Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 23:13


Deuxième tour des législatives. Le Baobab est en position de force, l’opposition peut espérer une minorité de blocage

Dans toutes les circonscriptions, le Baobah, symbolisant la mouvance présidentielle aligne un candidat, avec souvent des duels favorables puisqu'elle va s'affronter avec des candidats qui se réclament aussi de la mouvance du président. Dans la région de Itsandra II, Naoufal Boina, du Baobab, va faire face à Hassan, candidat soutenu par le regroupement autour de “Kiki qui s'affiche proche de Sambi. Dans l'Itsandra I, l'avocat Fahami Said Ibrahm se trouve en face d'un candidat du même regroupement en la personne de Allaoui Said. Cette situation se répète dans les deux circonscriptions de Moroni-Sud et Moroni-Nord, sans que le président Sambi accepte de trancher dans cette bataille entre les siens.
Parmi les duels entre le pouvoir et l'opposition, on peut citer le Mbadjini Ouest où l'avocat Ibrahim Ali Mzimba part favori devant l'ancien député, Ibrahim Mohamed Sidi. Le second tour de deux “enfants” de la région de Hamahamet, entre Mohamed Ali Soilihi, ancien ministre des finances de Sambi et Hamidou Karihila, ancien ambassadeur des Comores en Arabie saoudite est à suivre de près.




source:al watwan
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 23:01

Lors de sa dernière intervention à la tribune de l'assemblée nationale, le député MoDem de Mayotte, Abdoulatifou Aly s'est prononcé contre le changement de statut de deux départements d'outre-mer, la Martinique et la Guyane.
Les 10 et 24 janvier prochains, les électeurs de Guyane et de Martinique auront à se prononcer sur le changement de statut de leur département. Cette consultation, si le oui l'emporte ferait passer ces deux départements de département d'outre-mer, régit par l'article 73 à celui de collectivité d'outre-mer régie par l'article 74. Ce changement de statut leur permettrait une plus grande autonomie par rapport à la métropole.
Le député mahorais a rappelé que Mayotte, par le référendum du 29 mars dernier, avait entramé le chemin inverse. Pour lui, les avantages de ce statut de département sont simples : « ancrage dans l'ensemble français, garantie de sécurité et égalité républicaine ».
Abdoulatifou Aly alerte ses compatriotes sur un processus d'autonomie qui, selon lui, revient à « éloignement par rapport à la métropole ».
Il va plus loin en affirmant que « le passage de deux des quatre actuels départements d'outre-mer à l'article 74 porte en germes un risque de délitement de l'équilibre institutionnel né de la loi de 1946 sur la départementalisation. Il ouvre la voie au règne de l'arbitraire de potentats ou de « roitelets » locaux ».
Il craint surtout que « en se limitant à garantir les droits antérieurement acquis, il porte le risque non seulement de priver les populations du bénéfice de lois nouvelles à leur avantage mais aussi de creuser le fossé entre l'hexagone et les DOM maintenus d'un côté et les deux territoires considérés de l'autre, fragilisant ainsi tout l'édifice ».
Le député de Mayotte appelle donc ses compatriotes des deux départements à rejeter ce projet en votant « non » à cette consultation.
Si le « non » l'emporte, la population sera consultée une nouvelle fois pour décider de la fusion du conseil régional et du conseil général en une assemblée unique, comme ce sera déjà le cas pour Mayotte, lorsque le processus de départementalisation sera engagé par les élections de cette assemblée unique en 2011.

Source : Malango Mayotte
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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 22:36
QUAND L'ARGENT DES CONTRIBUABLES COMORIENS DONNE DES AILES
Le président Sambi est mis à genoux devant Kiki de la République pourvu qu’il proroge son mandat. A Beit-Salam comme au ministère des finances personne ne parle pourtant des millions et des millions de francs comoriens sont distribués gratuitement par le directeur général des douanes Mohamed Daoud, alias Kiki de la République. Ce dernier défie tous y compris la Communauté internationale. Ses candidats qui portent la couleur orange sont quasiment sûrs d’être élus à Ngazidja.


A Mwali, le vice-président Ikililou a payé son entêtement auprès du tout puissant Kiki après avoir été soupçonné de vouloir défendre la Tournante à Moheli. Non seulement, les mohéliens sont déterminés à se battre aux côtés des compatriotes comoriens pour sauver la Tournante, mais il faut noter que Ikililou semble abandonner par Beit Salam car il a résisté aux injonctions de Kiki.


A Moroni, l’on s’achemine vers une guerre qui menace dans tous les coins de la capitale. Kiki de la République a réussi à corrompre le directeur général de la MAMWE, Ibrahim Alphonse, qui, à partir de 17h de dimanche, il a ordonné à ses employés de procéder à une coupure de courant. Tout est falsifié et même ses adversaires relevant du pouvoir en ont profité eux aussi de cette coupure volontaire.


Au sein de la mouvance présidentielle c’est la cacophonie. Soilih Mohamed Soilih et Razida, des piliers de la mouvance ont obligé le président Sambi de se prononcer dans ce second tour si non ils vont lâcher le navire. Ils s’estiment victimes du ‘’ système Kiki’’ et aboient partout dans la capitale. Kiki menace Sambi de lui retirer ses hommes s’il cède au chantage de Soilih et Razida. Entre Fatahou Said qui porte les couleurs de Kiki de la République et Ibrahim Mohamed Soulé qui porte les couleurs de Barwane, le climat se dégrade. Ils s’accusent mutuellement de tricherie et de vol. Le spectacle est beau mais les membres de la Cour constitutionnelle font l’oreille sourde et tant que les deux camps favorisent Sambi, ils ferment les yeux et avancent vers une victoire entachée. Quelle honte pour ces soit disant ‘’ sages’’ qui contribuent au désordre et à l’anarchie ?


Le président Sambi continue à répéter à qui veut l’entendre que la victoire des uns comme celle des autres parmi ces vendus l’arrange et entend les utiliser pour son propre soulagement et seront remerciés comme le député sortant Mondoha, alias Ndjizi, qui, après avoir été utilisé lors du passage au forceps de la loi sur la citoyenneté économique, on lui a dit de se contenter de ce qu’il a eu pendant le vote et en particulier ces millions qu’il a ramené du Koweit comme son ami Sidi.


En attendant le prochain feuilleton, Kiki défie tout le monde avec notre argent et tant pis pour les naïfs.

Soilih Idjabou, Moroni, Magoudjou
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 22:13
Flash Infos : M. Saïd Ahamadi, votre parti se bat pour la justice sociale à Mayotte. Qu'avez-vous pensé des manifestations contre la vie chère qui ont secoué la Petite- Terre ?

Raos : Cela nous donne la force de continuer notre combat. D'ailleurs, je suggère aux Citoyens perdus de prendre leur carte au PSM. Ils ne seraient pas perdus comme les citoyens de Koungou aujourd'hui, s'ils m'avaient confiance aux législatives en 2007. La population ne voit pas le fruit de son engagement politique car les élus s'entourent de gens qui n'ont pas le niveau aux profits de leurs proches. Je comprends et soutient l'angoisse des Mahorais et plus particulièrement des Petits-Terriens. Mais je n'accepte pas le prix démagogique de 0,75€. Il doit être revu à la hausse, mais les familles en désespérance sociales doivent avoir un traitement spécial. Chacun doit payer en fonction de ses revenus. Dans l'Hexagone, les chômeurs ne paient pas le transport et certaines entreprises mettent la main à la poche pour aider leurs salariés. Mais ce qui est en jeu, ce n'est pas le tarif piéton, mais bien le tarif des marchandises, qui risque d'être répercuté dans les magasins. Dans cette affaire, l'Etat doit injecter un maximum d'argent, car de 1977 à 2004, c'est lui qui gérait le STM et ce service est en déficit perpétuel depuis 1990. Il aurait du prendre les mesures nécessaires pour sa viabilité. Comme par hasard, aujourd'hui, il est géré par la collectivité et ce sont les Noirs qui sont stigmatisés injustement.
FI : Que pensez-vous des mesures annoncées par la ministre de l'Outremer Marie- Luce Penchard au profit de la CDM ?
Raos : Ce sont des mesurettes, des matsembé (les mauvais grains de riz issus du pilage et distribués aux poussins) qui ne font qu'atténuer la faim des Mahorais ! La vie est chère pour tout le monde ici, mais seuls les fonctionnaires ont des indemnités. La faim est structurelle et doit être traitée en profondeur pour que d'autres soulèvements soient évités. Ces aides ne pallieront pas à la situation catastrophique des entreprises qui ne sont plus payées, qui ne paient plus leurs salariés et empêchent l'activité économique. La dotation globale de fonctionnement des collectivités n'est pas à la hauteur des enjeux de ce pays.

FI : Ne pensez-vous pas que certains élus ont réalisé des abus ayant provoqué cette mauvaise passe de la CDM ?

Raos : S'il y a eu des excès, je les condamne, mais les élus de Mayotte ne sont pas des élus de seconde zone, ils doivent être considéré avec les mêmes honneurs que n'importe quel élu de France et de Navarre ! Je suis d'accord avec M'hamadi Abdou pour dire que nos élus ne sont pas des élus de pacotille, même si sur la forme, il a été maladroit. Le tribunal administratif a fait annuler l'alignement sur le droit commun des indemnités des maires, conseillers municipaux et délégués de syndicat intercommunaux. Les élus de Mayotte sont les moins bien indemnisés de la République. Il y a deux poids deux mesures. Dans certains cas, on nous applique le droit commun, dans d'autres non, je condamne cette lecture territoriale de la fonction d'élu
Source : Flash info n°°2447 du mercredi 9 décembre 09
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Mardi 8 décembre 2009 2 08 12 2009 22:02


L'OPPOSITION DENONCE UNE GRANDE FRAUDE CODIFIEE PAR LE REGIME SAMBI

Réaction de l'Union de l'opposition

Houmed Msaidié : « La fraude a été codifiée par l'ordonnance du chef de l'Etat »

Moroni, mardi 8 décembre 2009 (HZK-Presse) – Réagissant au nom de l'union de l'opposition, Houmed Ali Msaidié, secrétaire général de la Convention pour le renouveau des Comores (Crc) accuse le régime du président Sambi d'avoir organisé une fraude électorale, au 1er tour des législatives du 6 décembre dernier en vue de proroger le mandat présidentiel après mai 2010. Voici l'interview qu'il a accordée hier à La Gazette des Comores et HZK-Presse.

Question : En votre qualité de membre de l'opposition nationale quelle est votre impression par rapport à la tenue du premier tour des élections des députés de l'Union et des conseillers des îles ?

Houmed Ali Msaidié : Premièrement, je m'inquiète plus particulièrement à Ngazidja du taux d'abstention élevé qui est de l'ordre de 60%. Deuxièmement, j'appelle les autorités compétentes à revoir la formule de liste commune qui entraîne une certaine confusion pour les gens d'un certain âge et les analphabètes que ce soit en Français ou en Arabe. Je félicite ceux qui ont gagné à la loyale. Maintenant, je me réjouis qu'en dépit d'une absence criante de moyens, l'opposition d'une manière générale l'a emporté au niveau des conseillers, en tout cas, selon les résultats provisoires, à Ngazidja et à Mwali. Au niveau des députés, sur 11 circonscriptions à Ngazidja, l'opposition est en présence sur sept dont trois en ballottage très favorable et qu'à Mwali sur les quatre circonscriptions, l'opposition est en ballottage favorable. Je constate qu'Anjouan est encore bunkerisée. Puisque le manque de moyen n'explique pas, à lui tout seul, la déconfiture de l'opposition dans cette île. Certains avancent des fraudes. Nous enquêtons. J'étais très surpris de voir qu'à Itsandra et à Moroni, dès le début du dépouillement des suffrages, il y a eu une rupture d'électricité. La lumière a été rétablie juste pour apprendre que les candidats de la mouvance présidentielle dans ces quatre circonscriptions sont en première position.

Question : Insinuez-vous qu'il aurait eu des fraudes ?

H.A.M. : En tout cas c'est bizarre. D'autant plus que pour certaines circonscriptions sur ces quatre, les résultats ne reflètent en rien ce qu'il s'est passé dans la campagne électorale où certains candidats étaient pratiquement invisibles. Nous enquêtons là, aussi. Pas forcément pour la cour constitutionnelle mais pour l'avenir.

Question : Vous faites partie des membres qui composent le comité de vigilance et de transparence (Cvt) des élections. Quelle appréciation en faites-vous de cette instance ?

H.A.M. : Cette structure a été très utile. Elle a permis de limiter les dégâts en matière de fraude électorale. Laquelle fraude a été codifiée par l'ordonnance du chef de l'Etat qui a été heureusement cassée par la cour constitutionnelle.

Question : Quelles sont les faiblesses dont vous avez pu constater relevés par rapport à cette structure ?

H.A.M. : La grande défaillance du Cvt, c'est de n'avoir pas pu prendre des dispositions pour combattre toutes les formes de corruption des électeurs. Nous allons tenter pendant ce deuxième tour d'en limiter les effets.

Question : Qu'est ce que l'opposition va entreprendre pour assurer un succès à ses candidats pour ce deuxième tour ?

H.A.M. : Comme il y a eu un important taux d'abstention nous allons remobiliser les électeurs pour se rendre aux urnes. Nous allons essayer de travailler à une plus grande cohésion de l'opposition afin de barrer la route aux candidats de la mouvance partout ou cela sera nécessaire.

Question : Quelle sera votre stratégie pour arriver à cet objectif ?

H.A.M. : Il y a d'abord notre unité. L'implication de tous sur le terrain, mais aussi l'adaptation du discours aux aspirations profondes de la population.


Propos recueillis par SA
081209/sa/hzkpresse/12h00
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