Samedi 7 novembre 2009

La Communauté internationale et les Comores
La Communauté internationale est présente aux Comores avant même l'accession de l'archipel à l'indépendance en 1975.Sitôt après l'adhésion du pays au concert des Nations et après que la France ait coupé les vivres, le gouvernement comorien s'est dirigé vers la Chine pour lancer son développement socio - économique. Cet élan sera contrecarré par une autre partie de la Communauté internationale, en l'occurrence, l'Europe. Mais laquelle ? Celle des mercenaires de Bob Denard, des réseaux Foccard, des coups d'Etat militaires, des partis uniques, ....Aujourd'hui, l'action extérieure de l'Europe cherche encore ses marques dans sa relation avec les Comores. Même si certains de ses Etats membres cherchent à entretenir avec ce pays des relations privilégiées qui aboutissent à un trop plein et à des résultats contre-productifs qui portent atteinte à l'image de l'Europe et à son influence en Afrique et dans la zone de l'Océan Indien convoitée par d'autres puissances.

L'Union Européenne et l'Union des Comores entretiennent des relations qui se vivent à travers les relations bilatérales que la France cultive avec son ancienne colonie mais aussi par le biais des accords de coopération au développement dont l'Accord de Partenariat de Cotonou.L'Europe est aussi présente aux Comores à travers les Organisations régionales, dont les Comores sont membres , notamment l'Union Africaine et la COI.

L'échec des politiques de développement depuis l'indépendance a conduit l'Union Européenne à proposer cette démarche d'intégration comme outil de progrès économique mais aussi de prévention des conflits. Or, la mise en chantier d'interdépendances économiques transnationales n'a jamais porté ses fruits aux Comores. Ici, on peut dire tout simplement que l'échec est dû du fait que l'Europe avance les yeux fermés car c'est la France qui dispose à elle seule le baromètre du développement de ce pays en tenant les autres partenaires – européens, asiatiques, africains et arabes- qui veulent aider le pays à sortir du sous développement. Le conflit opposant la France à l'Etat comorien au sujet de la question de Mayotte en est pour quelque chose. Les conflits internes qui menacent de temps à temps l'unité du pays sont aussi pour quelque chose .Les embargos à Mohéli ou le séparatisme à Anjouan, le conflit comoro bétsirébaka à Madagascar, le conflit Sambi-Mohamed Bacar sont tous aussi pour quelque chose.

Où passe donc l'aide de l'Union Européenne? L'institution se refuse de financer l'Université des Comores, première infrastructure de développement d'un pays .Elle ne s'intéresse pas à l'entretien et à la rénovation des principaux hôpitaux du pays fermant les yeux pour les gens qui périssent entre Mayotte et Anjouan dans leurs aventures à la recherche de la santé à Mayotte.

L'argent des contribuables européens est orienté ailleurs. La bonne gouvernance. Mais la quelle ?Il ne s'agit pas de renforcer les capacités de la justice comorienne et encore moins du ministère des Finances .Il s'agit plutôt de financer des élections à travers le financement des observateurs de l'Union africaine pour des processus électoraux dont les résultats sont connus d'avance. Le référendum sur les réformes constitutionnelles aux Comores visant à mettre dans les placards les Accords de Fomboni et la Constitution de 2001, deux outils qui ont ramené une stabilité relative dans le pays est applaudi par l'Union Européenne représentée aux Comores par la France.

Et si c'était un marché donnant- donnant, gagnant-gagnant ?Après tout, dans un pays sans budget depuis un an et sans parlement, la France appuie cette bonne gouvernance dans les Institutions de Breton Woods,permettant au pays d'encaisser 23 millions de dollars américains. Mais à vrai dire tout le monde aura gagné car Mayotte est désormais aux oubliettes, grâce à la diplomatie de Sambi Ahmed Abdallah.

L'Union hésite encore à financer les législatives de décembre 2009 malgré la pression de la France. Aucune garantie de transparence dans ce processus selon l'Europe. Mais du côté de Paris, tout va bien tant que Sambi ne dépasse pas 2011, date de la départementalisation officielle de Mayotte. Après cette date, Sambi sera dans les oubliettes car il aura fini d'accomplir une sale mission que ses prédécesseurs n'ont jamais accepté d'en assumer. Dans cette dynamique troublante, le Représentant Résidant du PNUD aux Comores est devenu le porte parole de l'Union Européenne et de la France et, a apparemment à trois mois de la fin du mandat de Sambi, réussi à faire en sorte que personne ne peut parler de la tournante.La Communauté internationale est d'un grand secours pour cet archipel en voie de balkanisation.

Jean Claude Marcel
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Samedi 7 novembre 2009


Elections. La France apporte 150 millions de Fc au budget


A la proche de l'ouverture officielle, le 14 novembre, de la campagne pour l'élection des députés fédéraux et des conseillers insulaires le financement des opérations électorales peine à se concrétiser. Pour un budget avoisinant le milliard de francs comoriens, les partenaires des Comores traînent le pas à apporter leurs contributions. Hier vendredi, en début de soirée, la France a remis une enveloppe de 300.000 dollars (environ 150 millions de francs comoriens) au Pnud, la structure chargée de la collecte et de la gestion des fonds octroyés par les partenaires des Comores.
Le gouvernement comorien avait versé, auparavant, près de 100 millions de francs, ce qui aurait permis aux structures chargées de l'organisation du scrutin de lancer les préparatifs du vote. Il s'agit d'un double scrutin concernant l'élection de 24 députés, devant siéger au parlement fédéral, et de 51 conseillers appelés à siéger aux assemblés insulaires.




Source: Al-watwan N° 1437 du 6 novembre 2009
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Samedi 7 novembre 2009


PELERINAGE 2009. Pas d'avion ni plan de vol pour nos pelerins.
La mission d'organisation du pèlerinage confiée à NAS GLOB par le ministère de la Justice chargé des Affaires islamiques a finalement été un véritable fiasco."La Commission nationale a, lamentablement, échoué ",nous confiait hier soir le président du syndicat national des agences de voyage(SNAV),entourés d'un groupe de représentants d'agences ,qui déplorent 'l'attitude irresponsable " des autorités en charge du dossier.

Le ministre ABDOUROIHMAN IBRAHIM était toujours injoignable ,et aucun représentant des agences n'avait réussi à le rencontrer malgré les nombreuses tentatives de convoquer une réunion de crise afin de trouver une solution.Jusqu'à jeudi soir, le gouvernement qui avait pourtant assuré ,à travers les médias publics,qu'un premier contingent partirait ce vendredi 6 novembre,n'a communiqué ni le nom de l'avion,ni son plan de vol.

Pire encore,le ministre des affaires islamiques aurait fait pression sur le directeur de YEMENIA ,arrivé spécialement à MORONI à la demande du SNAV,pour qu'il renonce à toute opération de transport des pèlerins comoriens ,alors que les agences regroupées au sein du SNAV avaient déjà obtenu in extremis auprès de cette compagnie un accord de principe pour le transport de leur 460 clients inscrits dont les vols seraient programmés entre le 10 et 12 novembre prochain.

Or sans confirmation de cet accord de la dernière chance,c'est toute l'opération de pèlerinage qui sera définitivement compromise ,sachant que les aéroports saoudiens fermeront vers le 15 novembre et que la délégation saoudienne chargée de la délivrance des visas s'en va aujourd'hui sans avoir accompli sa mission.Il appartient à présent au chef de l'État d'en tirer les conséquences de cette gestion hasardeuse et opaque de l'édition 2009 du 5émé pilier de l'islam dont seront hélas privés les quelques 600 candidats du contingent comorien.Une première dans le pays ,le ministre ABDOUROIHMAN a-t-il encore sa place au gouvernement après une telle compétence?
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Vendredi 6 novembre 2009


Mission de la Dnst à Mayotte, la vérité sur un échec
Léchec de la mission menée, le 28 octobre dernier, par la Direction nationale de la sûreté du territoire (Dnst) à Mayotte dans le cadre d'une opération d'enrôlement et d'identification des ressortissants Comoriens résidant dans l'île sœur, montre à quel point les questions de circulation des personnes restent sensibles dans cette partie convoitée de notre territoire. Les responsables de la Dnst à Moroni, se disent étonnés de ce “revirement” de dernière minute des autorités françaises en place dans l'île ; alors que la mission avait trouvé l'approbation de Paris. “Contrairement à ce qui a été convenu dans l'accord, les autorités préfectorales de l'ile ont refusé d'annoncer notre présence et de mettre à notre disposition un local en dehors de la préfecture. Des gestes dont l'objectif était de saboter notre travail”, a déclaré Mirhane Bourhane du Ministère comorien des Relations extérieures et chef de la mission. “Les autorités préfectorales ont laissé entendre que dans le cadre de notre travail, tous les dossiers devaient être examinés par un de leurs agents. Ce qui laissait à penser que ce sont les autorités françaises qui allaient décider qui est comorien et qui ne l'est pas”, a-t-il ajouté. Cette tentative d'ingérence a précipité le départ de la mission. Les autorités de l'ile auraient soupçonné une opération d'identification des comoriens des trois autres iles qui résident à Mayotte depuis plus de cinquante ans. Ces dernières ont, aux yeux des autorités mahoraises le statut de “clandestins”. “Ces soupçons sont infondés ; puisque nous avions posé comme préalable pour l'octroi d'un passeport la présentation d'un justificatif de domicile dont un avis d'imposition, factures etc. Donc je ne vois comment peut-on parler d'enrôlement de clandestins”, a déclaré Abou Achirafi, Contrôleur général de la Dnst. Ce sentiment de suspicion n'est-il pas fondé sur le fait que cette opération d'identification risquait de révéler au grand jour la vérité sur le nombre de comoriens des autres iles résidant à Mayotte ? Il y a environ 50 à 70 milles comoriens des autres iles résidant à Mayotte, selon des sources comoriennes et mille cinq cent à deux milles à la Réunion. Le ministère français des Affaires étrangères a expliqué cet échec dans une correspondance, en date du 28 octobre 2009, adressée au ministre comorien des Relations extérieures que “l'opération ne visait qu'à faciliter dans l'urgence la participation au Haj des citoyens comoriens résidents dans l'île. Il ne s'agissait en aucun cas de la mise en œuvre générale d'une proposition comorienne de délivrance de document biométrique à Mayotte”. Par contre cette proposition aurait été évoquée dans le cadre du Groupe de travail de haut niveau (Gthn), reconnaissent les autorités françaises dans cette missive, mais elle est restée “non tranchée”.
Par ailleurs, il est important de rappeler que dans le cadre du même accord des agents de la Dnst sont dans l'ile de la Réunion pour les mêmes opérations d'identifications des comoriens qu'y résident. D'autres opérations de ce genre ont déjà été menées par les services de migration comorienne à Madagascar, en Egypte, à Dubaï, en Tanzanie, à Marseille et Paris.
Kamardine Soulé

Source : Al-watwan N° 1437 du 6 novembre 2009
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Vendredi 6 novembre 2009


Les îles Comores et le Président Sambi – Le Changement est-il Enfin Amorcé ?
Avec 60% de sa population vivant en dessous du seuil de pauvreté, Le Président des îles Comores, Sambi, pourra-t-il apporter le changement si essentiel? Nous sommes revenus sur ses promesses électorales et jusqu'à présent, il s'attache à les respecter.


(PRWEB) Novembre 6, 2009 –
Le peuple des Comores (dont le nom officiel est L'union des Comores) paie depuis longtemps pour son passé de violence politique et son instabilité, mais pour la première fois, l'espoir renaît pour l'avenir du pays et ses habitants. Même si les Comores ressemblent à un véritable paradis, c'est un pays désespérément pauvre et plus de 60% de sa population vivent actuellement en dessous du seuil de pauvreté. Lorsque le Président Ahmed Abdullah Mohamed Sambi a pris ses fonctions, il s'est fixé comme priorités, la croissance économique et la baisse de la précarité, et il semble vouloir tenir ses promesses. L'éducation est réformée, le système de santé est amélioré et le tourisme est largement encouragé afin qu'il devienne une réelle source de revenus nécessaires à ces îles d'une parfaite beauté picturale.
Le Président Ahmed Abdullah Mohamed Sambi, premier dirigeant élu démocratiquement aux Comores, a réussi à réunifier ces îles en un seul état grâce à un référendum. C'est la première fois qu'un échange de pouvoir se fait dans le calme et dans le respect de la démocratie, et qu'il apporte la stabilité et l'ordre dans un pays à l'histoire troublée. Le Président est déterminé à renforcer la place les Comores sur la carte du monde, et il parcourt inlassablement la planète pour participer à des réunions et à des congrès internationaux afin de plaider sa cause auprès des leaders mondiaux. Il se consacre tout entier à apporter un soutien international et financier au pays afin d'assurer son avenir.
Les relations internationales ont sans nul doute été améliorées. Le Président a établi des relations positives avec les pays européens, américains et particulièrement avec les nations arabes. Le président Sambi a rencontré les plus grands leaders internationaux comme Barak Obama, le Président des Etats-Unis, le Premier Ministre Turc, Recep Tayyip Erdogan afin de promouvoir son pays. Les portes de l'Union se sont ouvertes aux investissements arabes et des fonds commencent à affluer vers le pays, dans le cadre de nouvelles mesures concernant les investissements étrangers, contrôlés de près afin d'éviter toute corruption et tout mauvais usage. Depuis l'élection du Président Sambi, on peut constater les énormes changements des infrastructures du pays. De nouveaux chantiers de construction voient le jour quotidiennement pour améliorer les routes, les écoles, les hôpitaux et les hôtels.
Le peuple des Comores reste encore l'un des plus pauvres d'Afrique et dépend largement de l'aide internationale et des fonds envoyés par ses expatriés. Pourtant, l'espoir d'un avenir meilleur apparaît clairement à ce peuple, pour la première fois de son histoire. Le Président Sambi se consacre tout entier à inverser la tendance et s'il parvient à obtenir le soutien international ainsi que des financements, les Comores pourront enfin apparaît les changements dont elles ont tant besoin.


Source : http://www.earthtimes.org/
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