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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

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Azali Assoumani :« Telma a déjà acquis la licence et nous n’allons pas la leur refuser »

5 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Dans un entretien qu’il a accordé à la Gazette des Comores, le président de la République assure que la licence attribuée à Telma ne sera pas retirée. Les libertés religieuse et sexuelle, la position des Comores sur le rejet de la candidature de l’Arabie Saoudite par l’OIF, figurent parmi les sujets abordés au cours de cet entretien qui a eu lieu à Antananarivo au  lendemain du 16ème sommet de la Francophonie.
 
Question (Q) : Cinq candidatures au total étaient déposées pour intégrer l’Organisation Internationale de Francophonie (OIF). Seule celle de l’Arabie n’a pas été retenue. Quelle est la position des Comores face à ce rejet ?
 
Azali Assoumani (AA).Ça nous a vraiment choqués. Nous avons soutenu activement l’Arabie Saoudite mais nous sommes  arrivés à un stade où nous menons le combat pour la prochaine fois (Sommet de 2018, Ndlr). Donc, nous ne pouvions faire autrement. Nos amis les Saoudiens ont demandé d’entrer (au sein de l’OIF, Ndlr), tout comme Qatar y  est entré. Je ne vois pas la raison de refuser à Arabie Saoudite son intégration. Mais il semble qu’il y ait des éléments qui ne sont pas encore complets, raison pour laquelle une mission sera dépêchée à Arabie Saoudite pour une évaluation. Ainsi, au prochain sommet en Arménie le dossier sera-t-il examiné à nouveau. Mais nous, nous avons une position en  béton. Et ça sera ainsi jusqu’à ce que Arabie Saoudite intègre (la Francophonie, Ndlr). Cela va de notre intérêt car elle impose un respect dans le monde entier. Et en plus, la diversité culturelle figure parmi les atouts de l’Organisation.
 
Q.  Au cours du Sommet, la plupart des allocutions ont été axées sur les libertés individuelles notamment sexuelle et religieuse. Aux Comores, le gouvernement est intransigeant face à ceux qui appartiennent à une branche religieuse autre que le sunnisme. Que pensez-vous des  appels des dirigeants des pays de l’OIF aux autres membres de la famille francophone ?
 
AA. Il ne faut pas faire de l’amalgame. S’il vous plait, soyez sérieux. Tu veux qu’on accepte  qu’une femme couche avec une femme ? Un homme avec un homme ? C’est ça la liberté que vous voulez ?  Nous sommes là, chacun a ses valeurs que nous allons partager. Mais parmi ces valeurs il y a celles que nous allons partager et d’autres que nous n’allons pas le faire. Est-ce que les blancs accepteraient la polygamie ? Soyez intelligent. Ils veulent rejeter la polygamie, mais nous, devrions-nous accepter qu’une femme couche avec une femme ? Liberté religieuse, d’accord. Tu veux qu’on devienne comme le Liban, nous entretuer ? Tu veux qu’on soit comme les pays qui s’affrontent, c’est ce que vous voulez ?La liberté religieuse n’est pas interdite, c’est une affaire personnelle. Mais chaque Etat a sa propre politique. Aux Comores il y a eu une loi en ce sens. Laquelle loi ce n’est pas moi qui l’ai votée. Elle fixe comme doctrine officielle Ahli’sunnat waldjama’an et le madh’hab, le chafiisme(*1).On n’empêche personne de pratiquer sa religion. Et personne n’entrera chez toi pour dire que tu es catholique. D’ailleurs l’Islam interdit de se mêler de la vie privée d’autrui. Mais partout c’est comme ça(…). [La France] a fait que sa religion c’est le catholicisme(*2), c’est l’officiel. Les autres (branches ou religions, Ndlr) peuvent être[pratiquées en] privé. Comment vous vous laissez tomber dans le piège que la France peut interdire le Hidjab, mais nous, nous devons accepter les leurs (les valeurs de la France) ? Vous êtes des journalistes, mais du tiers monde. Ayez donc des mesures dans vos questions…Aux Comores il n’y a jamais eu un quelconque problème avec les catholiques. Nous avons une religion de tolérance bien installée. C’est une aubaine que nous nous devons de préserver. Ce qui se passe dans les autres pays, nous devons en tirer les leçons. Ahlis’sunnat waldjamaan c’est l’officiel tant que c’est voté par l’assemblée. Tout ce qui se passera en privée, personne n’y mettra son nez mais officiellement, toute personne qui déroge (la loi, Ndlr), aura  commis une faute (…)
 
Q.    Vous avez démontré qu’il ne sera pas gêné celui qui pratique sa religion en privée. A Anjouan il y a eu plusieurs arrestations pourtant
 
AA. Comment ça à Anjouan ? Quel policier s’est-il rendu dans une résidence pour arrêter quelqu’un ? Ils (les adeptes d’autres doctrines que le Ahlisunawaldjama’an, Ndlr) ont voulu organiser une manifestation populaire. Ils ont voulu se mutiler publiquement et ils en ont été  empêchés.
 
Q.    A Moroni,  il y a eu une arrestation d’une personne qui n’avait ni organisé une manifestation populaire ni tenté de se mutiler publiquement
 
AA. Ne me fais pas entrer dans ces détails (rires).
 
Q.    Nous avons eu vent d’une information selon laquelle vous avez rencontré ici à Madagascar les responsables de la société Telma. Le processus suit-il son cours ? Telma ouvrira effectivement le 12 décembre ? 
 
AA. Je n’ai pas rencontré Telma… En revanche, ce n’était pas normal qu’en période électorale on ait signé un contrat d’une telle envergure. Pas normal. Pas normal que le gouvernement l’ait fait, mais Telma aussi, ils étaient conscients. Toute personne douée d’une intelligence n’aurait jamais signé un contrat de 10 milliards en période électorale. Qu’ils ne nous prennent pas pour des idiots.
 
Q.    Vous voulez dire que c’est la période pendant laquelle le contrat est signé qui pose problème mais le contrat en soi, et ses procédures, sont dans les normes ?
 
AA. Mêmes les procédures. Il y a plusieurs vices dans les procédures. Même l’assemblée s’est déclaré que les procédures n’ont pas été respectées. Et effectivement si les procédures n’ont pas été respectées c’est parce ce que les préoccupations c’était les élections durant cette période. Malheureusement, nous sommes dans un pays où l’on n’a pas encore la capacité de maîtriser plusieurs situations en même temps. A chaque période électorale, on abandonne l’administration pour ne se concentrer que sur les élections, contrairement aux autres pays. En période électorale, on ne ramène pas un dossier aussi important pour le faire signer, car là soit on se trompe soi-même, soit on trompe les autres. C’est ce qui s’est malheureusement passé. Toutefois, Telma a déjà acquis la licence et nous n’allons pas la leur refuser. Actuellement le monde est dans la concurrence, fini les monopoles. On n’osera pas dire aujourd’hui que Comores Telecom doive garder le monopole. Non, c’est impossible. Et ce, bien que je sois contre le système (d’attribution de la licence à Telma, Ndlr). Parce que moi, j’aurais demandé qu’ils (Telma, Ndlr) entrent dans le capital de Comores Telecom à 50%, voire à 60% mais c’est le pays qui allait gagner. Avec cette licence qui vient affronter Comores Telecom, nous aurions du nous préparer à la concurrence. Et on n’a pas pu le faire, hélas. Mais puisqu’ils sont déjà venus, aucun souci. Mais nous allons quand-même en discuter.
 
 
Propos recueillis par Toufé Maecha, depuis Antananarivo 

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE RECOIT LES MAIRES A BEIT SALAM!

5 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE RECOIT LES MAIRES A BEIT SALAM!

Le Président de l’Union des Comores Monsieur Azali Assoumani a reçu, ce lundi, à Beit-Salam les Maires de l’Union des Comores. C’était l’occasion pour les élus communaux de soumettre au Président Azali Assoumani une série de propositions visant à aboutir à une parfaite collaboration entre eux et lui mais aussi en vue de réfléchir sur un bon fonctionnement des communes. D’entrée le porte-parole des Maires Djoumoi Said Abdallah Maire de la région de Ngouegwe, qui est aussi le Président de l’Association des Maires de Ngazidja, a déploré le manque de légitimité Constitutionnelle dont sont victimes les communes. « Les collectivités territoriales décrites à l’article 7.3 de la Constitution de l’Union des Comores et régies par les Lois de la décentralisation promulguées depuis avril 2011 ne bénéficient pas encore de la légitimité Constitutionnelle et légale, indispensable au bon fonctionnement de l’institution » a fait savoir le Président des Maires de Ngazidja au chef de l’Etat. Les Maires ont formulé au chef de l’Etat cinq (5) principales questions qu’ils estiment indispensables pour le bon fonctionnement de leurs communes. Ils demandent entre autres la tenue et la prise en charge des congrès des Maires, tournante sur 5 jours au début du mois de juin de chaque année, la mise en application effective et respect des Lois 11-005/AU et 11-006/AU relatives à la décentralisation. Sur ce dernier point le Maire Djoumoi Said Abdallah précise qu’il s’agit là de la limite de pouvoir (Compétences) entre les Maires et les Préfets en vue d’une bonne collaboration. Les Maires proposent également au Président Azali Assoumani l’adoption du statut de l’élu local par un projet de Loi ou par décret et la prise en compte des Communes dans la Loi des finances en créant une ligne budgétaire des Communes et en intégrant de surcroit, les comptes des communes dans la hiérarchie du Compte unique de l’Etat. « Au nom des Maires, je vous remercie d’avoir donné les instructions aux autorités financières et budgétaires de prendre en considération la requête des Communes pour la création d’une ligne budgétaire des Communes dans la Loi des finances » s’est réjoui le Président de l’association des Maires de Ngazidja. Ce porte-parole a conclu ses propos en émettant le souhait que le chef de l’Etat crée dans son prochain gouvernement un Secrétariat d’Etat chargé des collectivités territoriales et de coordination des Mairies, au sein du ministère en charge de la décentralisation.
Pour sa part, le Président Azali Assoumani, qui a salué cette initiative d’échange entre lui et les Maires, a manifesté sa volonté et sa disponibilité à travailler main dans la main avec eux pour un développement durable de notre pays. « Je veux être très proche de vous et travailler ensemble pour l’intérêt du pays et je suis prêt à participer au congrès des Maires » a indiqué le chef de l’Etat. Le Président Azali a demandé aux Maires de mettre le paquet pour lutter contre la délinquance dans nos localités. Le chef de l’Etat a aussi promis aux Maires de donner suite à leurs propositions dans un délai raisonnable. « Je vais avec mes conseillers nous pencher sur vos propositions et y apporter les réponses justes et appropriées » a-t-il déclaré. Et le chef de l’Etat de conclure « Dans tous les cas, j’appelle à une meilleure collaboration avec vous pour un développement durable et assuré dans les différentes régions du pays »

BEIT  SALAM

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE RECOIT LES MAIRES A BEIT SALAM!
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Enseignement : Un arrêt de travail de 72 heures

5 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Enseignement : Un arrêt de travail de 72 heures

 

 

 

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Mchami Ibrahim, secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants, estime que le gouvernement veut passer outre ses doléances. «Le ministre de l’Education nous a dit que si nous voulions avoir une solution, nous devrions appeler les ministres des Finances et de la Fop pour discuter, or nous ne sommes pas les personnes habilitées à le faire. C’est lui en tant que ministre de l’Education qui est notre partenaire direct ; c’est donc à lui de contacter ses pairs».

Par Abouhariat Saïd Abdallah

L’intersyndicale des enseignants observe dès ce lundi un arrêt de travail de 72h. Selon Moussa Mfoungulié, secrétaire général du Syndicat national des enseignants et de l’intersyndicale, les acteurs de l’éducation (enseignants, encadreurs pédagogiques et autres administrateurs) se sont convenus d’observer un arrêt de travail de 72h à partir de ce lundi 5 décembre.

«Si d’ici au 19 décembre, début des vacances scolaires, nos doléances ne sont pas prises en compte, nous adresserons au ministre de la Fonction publique et à celui de l’Education un préavis de grève. Autrement dit, nous ne reprendrons pas le chemin des écoles qu’après satisfaction de nos revendications», prévient-t-il. 
Et de rappeler que l’intersyndicale avait signé deux protocoles d’accord en 2013 et 2015, restés sans effet, sur le respect de la nouvelle grille indiciaire et le versement des 50% des avancements de certains agents de l’éducation.

Il faut dire que l’application de cette nouvelle grille a été suspendue sous la présidence de Sambi après trois mois seulement d’expérimentation. «Nous avons demandé à ce que la suspension soit levée, et dans le protocole de 2013, le gouvernement s’est engagé à envoyer un projet de loi à l’Assemblée pour que cette suspension soit effectivement levée. Et jusqu’à maintenant rien n’a été fait», déplore le secrétaire général de l’intersyndicale. Selon toujours Mfoungoulié, l’autre protocole, signé en 2015,stipule que les 50% des avancements des enseignants et du personnel éducatif devaient être effectifs à partir de janvier 2016. Ce qui n’est toujours pas le cas.

A l’en croire, le gouvernement aurait du informer les députés de l’incidence financière de cette mesure pour qu’ils puissent l’intégrer dans le budget de 2017 ; malheureusement, le projet n’a pas été envoyé. «Nous avons donné au gouvernement d’Azali une période de grâce. Nous avons rencontré le nouveau ministre de l’Education et lui avons fait part de nos doléances. Il nous a promis de rencontrer le ministre de la Fop et celui des finances.

Nous avons écrit au ministre pour lui exprimer notre inquiétude vu que le débat est au point mort alors que les députés vont fermer la session. Mais, lors de notre  dernière rencontre avec le ministre de l’Education, il nous a mal reçus. Nous sommes déçus de sa réaction car tout a été ficelé dans les deux protocoles, ce que nous attendions, c’est que le gouvernement nous dise ce qui peut se faire maintenant.»

Mchami Ibrahim, secrétaire général adjoint du syndicat des enseignants, estime que le gouvernement veut passer outre ses doléances. «Le ministre de l’Education nous a dit que si nous voulions avoir une solution, nous devrions appeler les ministres des Finances et de la Fop pour discuter or nous ne sommes pas les personnes habilitées à le faire. C’est le ministre de l’éducation qui est notre partenaire direct et c’est à lui de contacter ses pairs.

Il s’agit d’un cri d’alarme. Si le gouvernement veut qu’on discute, c’est mieux, mais si nous en sommes arrivés là, c’est le ministre de l’Éducation qui nous a poussés», dit il. 
Pour sa part, la directrice de cabinet du ministre de l’Education a indiqué que le ministre avait introduit le sujet en conseil, qui a renvoyé le dossier aux trois ministères compétents. Selon Fatma Elyas, «c’est la fonction publique qui embauche et les finances qui paient, la question des salaires ne nous revient pas directement, même si ça nous préoccupe», dit-elle.

Le commissaire à l’Education de Ngazidja, qui sortait d’un entretien avec le ministre de l’Education nationale, a déclaré que c’était le département de l’Union le mieux approprié pour parler du sujet. Mais Abdou Mhamadi a, pourtant, dit n’avoir pas été mis au courant de cet arrêt de travail des enseignants, ni reçu aucune note ou communiqué de ce genre. 

alwatwan

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Ma-mwe : 9 groupes pour une puissance installée de 18 mégas

5 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Ma-mwe : 9 groupes pour une puissance installée de 18 mégas

 

 

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«Pour nos estimations, le besoin de Ngazidja est de près de 14 mégas. Avec ces 18 mégas, la centrale va pouvoir alimenter quotidiennement la quasi-totalité de l’ile et avoir une réserve de deux groupes», a fait savoir le directeur technique de Ma-mwe.

Par Nazir Nazi

Une semaine après l’arrivée des groupes électrogènes à la centrale de Vwadju, tout le monde se demande quand ils seront mis en marche et quelle est la capacité actuelle de production de Ma-mwe. Selon le directeur technique du distributeur public comorien de l’électricité, Nassurdine Ali Soilih, si les neuf nouveaux générateurs sont opérationnels, Ma-mwe disposera d’une puissance largement suffisante pour satisfaire les besoins énergétiques de l’île de Ngazidja, soit 18 mégawatts.

Chaque groupe serait, en effet, capable de produire deux mégas.«Pour nos estimations, le besoin de la grande île est de près de 14 mégas. Avec ces 18 mégas, la centrale va pouvoir alimenter quotidiennement la quasi-totalité de Ngazidja et avoir une réserve de deux autres groupes», a fait savoir le même directeur technique.

Au sujet de la consommation en gazole, Nassurdine Ali Soilih a démontré qu’un groupe de deux mégawatts aurait besoin de 360 à 370 litres par heure. Contrairement aux anciens groupes de 1,6 méga qui consommaient chacun 300 litres par heure.

Du coup, sur la base du prix de 300 francs le litre de gazole, Ma-mwe devra débourser près de 18 millions de francs comoriens par jour pour alimenter Ngazidja 24 heures sur 24. Par rapport à la répartition des groupes entre les îles, le directeur technique a répondu que les deux groupes de marque «Mitsubishi», actuellement au port de Moroni, seraient acheminés, l’un à Ndzuani et l’autre à Mwali.

«C’est au gouvernement d’en décider», a-t-il vite rectifié. Quant au démarrage des nouveaux groupes, il a dit que techniquement, cela revenait aux techniciens de la société Caterpillar-France de dresser un chronogramme qui permettra de savoir la date exactede démarrage. Toutefois, «les recommandations de l’équipe de Caterpillar qui ont été adressées à Ma-mwe sont presque arrivées à terme, en particulier les travaux de génie civile», a tenu à préciser Nassurdine Ali Soilih.

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L'ancien régime rattrapé par la justice

5 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)- 

La justice comorienne pourrait bien rattraper les anciens dirigeants politiques. Quelques mois après l'élection du président Azali, deux vice-présidents de l'ancien régime se retrouvent accusés dans une affaire de marchés publics octroyés illégalement pour plus de trente millions d'euros.
 
Deux anciens vice-présidents et l'entreprise Colas aux Comores sont accusés de violation de la loi sur les marchés publics fixant à 60 000 euros le montant maximal d'un marché avant d'être soumis à un appel d'offres. Les contrats avec Colas ont été signés en 2011 et 2012 pour un montant total de dix-huit milliards de francs comoriens soit trente-six millions d'euros.

C'est l'objet de la requête au tribunal administratif de Mahamoudou Ali Mohamed, directeur général de l'entreprise CBE. « Nous sommes trois sociétés dans ce pays. Donner dix-huit milliards à l’une des trois sociétés. S'il y avait eu appel d'offres, moi ou l'autre aurions eu un peu, ne serait-ce qu'un demi-milliard. Je sais ce que j'aurais pu gagner donc moi je réclame la marge que je n'ai pas eue en ayant été bafoué par les procédures », explique-t-il.
 
La violation de la loi sur les marchés publics par le vice-président Mohamed Ali Soilihi avait déjà été un argument de campagne contre lui à l'élection présidentielle.
De G à D: Nourdine et Mamadou


Des allégations portées à l'époque par le candidat Fahmi Saïd Ibrahim, aujourd'hui ministre de la Justice. « Je ne renie pas ce que j'ai dit en période électorale. Il y a eu gabegie. Il y a eu détournements. En revanche, étant ministre de la Justice aujourd'hui, je me dois de protéger l'institution judiciaire et toutes les parties. Et il appartient à eux de soumettre leurs prétentions auprès du juge et au tribunal de trancher. Il ne me revient pas à moi de me substituer à l'une ou l'autre pour accompagner cette procédure », justifie-t-il. Par RFI

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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Aérien: L'Airbus A320 d'Int'Air Îles attendu aujourd'hui à l'Aéroport Prince Said Ibrahim

4 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)- 

Seffoudine INZOUDINE, Directeur Général Int'Air Îles et son directeur commercial Mountaka AHMED INZOUDINE sont arrivés samedi 03 décembre 2016 à Johannesburg, capitale de la province de Gauteng (Afrique du Sud), pour la livraison de l'Airbus A320 de la compagnie comorienne Int'Air Îles. L'Airbus fera son premier atterrissage à l'aéroport international Moroni Prince Said Ibrahim à 12h45. 

Comme nous l'avions déjà annoncé dans un précédent article dans Habarizacomores.com, cet Airbus A320 d'Int'Air Îles ouvrira des vols entre Moroni - Dzaoudzi - et Pierrefonds à La Réunion. 
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Palais de Hambramba : Une sortie de crise à l'Assemblée national

4 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Palais de Hambramba : Une sortie de crise à l'Assemblée national

Palais de Hambramba : Une sortie de crise à l'Assemblée national
 

Enfin la crise qui a secoué l'institution parlementaire ces derniers jours vient de connaître sa fin.
Sous recommandations du chef de l'État garant de la stabilité institutionnel, une médiation conduit par son Directeur de Cabinet, le ministre d'Etat Fahmi Said Ibrahim, le ministre de l'intérieur, charge des institutions Mohamed Daoudou et autres hautes personnalité de l'État ont parvenu à un dénouement honorifique de cette crise qui a paralysé l'institution parlementaire.
Les parties se sont convenues d'apaiser la tension après plusieurs jours de négociation.
Trois points sont retenus au cours de cette négociation :
 
1-      Le gouvernement de l'Union reconnaît l'illégitimité et l'illégalité du bureau actuel de l'Assemblée.
2-       Le gouvernement de l'Union fait appel à la reprise dès ce lundi des travaux parlementaires dans les meilleures conditions et la sérénité totale.
3-      Le gouvernement de l'Union exige la tenue des élections avant la fermeture de la session actuelle pour le renouvellement du bureau de l'Assemblée.
mbadakome

 

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Faut-il fermer l'aéroport de Bandar-Salam à Mohéli ?

3 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

En lisant il y a quelques mois sur le internet q'un aéroport international allait se construire à Mohéli, je n'ai pu m'empêcher de me poser un certain nombre de questions. Avec une telle politique, un tel projet est-il vraiment réalisable à Mohéli ?

En Patriote préoccupé par la gestion de l’île, je n'ai pu m'empêcher de prendre ma plume pour partager mes soucis et inquiétudes avec mes compatriotes et surtout avec les principaux acteurs à savoir ceux qui travaillent dans le secteur de l'aéronautique. Cet aéroport de Bandar Salam Mohéli a été construit par les français avant l’indépendance des Comores et fut plusieurs fois rénové.
 
Cet aéroport a vieilli et les Mohéliens qui ont eu la chance d'avoir vu des aéroports modernes d'Europe, d'Amérique, d'Asie, d'Australie et même certains d'Afrique conviennent avec moi que ce n'est rien d´autre qu´une gare pour avions, un piste à moto wolof pour désigner un poulailler ou enclot pour chèvres tant ses installations sont obsolètes, ses toilettes sales, ses chariots des cercueils roulants… Les arnaqueurs d'aviation civile, vendeurs ambulants qui restent à la même place toute l'année font peur à beaucoup de Moheliens qui reviennent au bercail et constituent une menace pour les touristes et étrangers qui foulent le sol Mohélien.
 
Le premier contact avec l'étranger, le visiteur bref le voyageur avec son pays d´accueil s'il voyage avec un avion. Enfin, vouloir coûte que coûte empêcher la construction d’un aéroport international sur Mohéli, cela signifie que notre pays ne veut pas le développement des Comores surtout de l’île de Mohéli. À mon avis donc il est très dangereux de miner la construction de cet aéroport.
 
Rappel: Le Président de la République qui arrive dans cet aéroport, la nécessité et le désir des Mohéliens de cet aérogare, c’est une démarche qui n’est pas importante et où il sait que l’absence d’un développement économique fiable à Mohéli est en grande partie causé par cet aéroport.
Comme je l'ai écrit plus haut, parfois j’ai l´impression qu´il y a trop de politiciens qui veulent se précipiter pour s'enrichir avec la spéculation foncière et immobilière au détriment des intérêts supérieurs de la nation et des meilleurs conditions de vie des générations futures.
 
Beaucoup de pays ont plus de 3 aéroports et même 4 et le trafic aérien s'en réjouit. Cela fera plus de travail pour les jeunes qui galèrent car le transport aérien n'est pas seulement le tourisme. Il y a le fret aérien. Les Mohéliens peuvent vendre et exporter des poissons, des crevettes, des fruits, légumes, produits horticoles brefs beaucoup de produits très vite périssables.
 
Nous n'avons pas besoin de citer des affaire à Moroni ! Les Comores ne se limite pas seulement à Moroni. Il faut construire à Mohéli et désengorger Moroni. La plus grave ERREUR serait de vouloir définitivement empêcher le développement Mohéli. Avoir deux aéroports internationaux fera baisser les taxes aéroportuaires et les compagnies viendront. Et, il y aura du travail pour ceux qui sont dans le secteur de l´aéronautique et les autres...
Par Mohamed Bacar

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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Bras de fer à l'Assemblée Nationale: Et s'il ouvrait à Azali une voie à la dissolution?

3 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)-

 
La tension électrique qui règne, ces derniers jours à l’Assemblée nationale et défraie la chronique, n’a pas permis l’hémicycle de Hamramba d’accueillir, hier après-midi, les ministres convoqués à la traditionnelle séance de questions orales au gouvernement.
 
La tradition démocratique et républicaine a tourné plutôt en combat de chiffonniers. A peine ouverte, la séance sera levée quinze minutes plus tard par le président de l’institution. Abdou Oussene se verra privé de micro et les listes de présence des élus arrachées des mains des secrétaires de séance. 
 
La revendication d’une partie des députés à l’Assemblée nationale d’un renouvellement du bureau de l’institution fédérale n’a pas faibli depuis le matin. Les députés demandeurs du renouvellement du bureau imposent leur volonté par la force
 
Youssouf Hamidou Ibrahim et Ali Abdou, envoyés spéciaux d'Alwatwan à l'Assemblée

Vers une dissolution de l'Assemblée Nationale et une convocation d'élections législatives aux Comores? Il n'y aurait pas une autre issue selon Mohamed Elarif Saadi, un internaute exaspéré par le comportement de certains députés dites de la majorité. Pour lui, "il est temps de mettre certains dehors par la voix des urnes sauf que M. Azali n'aura pas le courage politique de le faire car il sait qu'il aura perdu d'avance." Pour Ali Mmadi, directeur de communication du gouverneur de Ngazidja, ce bras de fer ouvre la voie au président Azali de dissoudre cette Assemblée. 

ALI  MMADI

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Crise à l’Assemblée nationale. Le camp des demandeurs du renouvellement du bureau engage l’épreuve de force

2 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Crise à l’Assemblée nationale. Le camp des demandeurs du renouvellement du bureau engage l’épreuve de force

 

 

 

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Par Ali Abdou

La revendication d’une partie des députés à l’Assemblée nationale d’un renouvellement du bureau de l’institution fédérale n’a pas faibli, hier matin. Les députés demandeurs du renouvellement du bureau imposent leur volonté par la force. Premier et grave incident de la journée, le chauffeur du vice-président Dhoihir Dhoulkamal serait molesté, suite à une altercation pour lui prendre les clés du véhicule de fonction de son patron.

Selon le député d’Itsandra Nord et allié du camp pour le renouvellement du bureau, Abdallah Tocha Djohar, l’épreuve de force est engagée suite au constat des députés de la «majorité parlementaire» que rien de leurs revendications n’a été prise en compte par le bureau de l’Assemblée. Il a insisté que son camp campe toujours sur sa position de voir le bureau de l’institution renouvelé.

Pour Tocha Djohar, «le bureau devrait remettre les biens de l’Assemblée aujourd’hui (jeudi, Ndlr)». Mais il a été constaté que ce n’était pas le cas. C’est ce qui a heurté les députés de cette «majorité parlementaire» qui ont passé à la vitesse supérieureen prenant par la force les clés du bureau du vice-président Maoulana Charif (Crc) et dégonflé les pneus de sa voiture de fonction à défaut des clefs de celle-ci. Mais ils ont affronté la résistance du chauffeur du vice-président Dhoihir Dhoulkamal qui a refusé de lâcher les clefs. Scène pathétique en si haut lieu de la République.

alwatwan actu image

Le vice-président Dhoihir Dhoulkamal déplorera cet incident commis par des élus de la Nation envers un simple chauffeur. Pour lui, si les députés du camp de renouvellement du bureau voulaient vraiment les clés de sa voiture de fonction, mise à disposition par l’Assemblée, ils auraient du s’adresser à lui ou au président de l’Assemblée au lieu de s’en prendre à un simple chauffeur.

Quant au président du parlement national, Abdou Oussen, il a condamné les actes commis par les députés qui, selon lui, souillent l’image de l’Assemblée nationale. Il confiera, en outre, que s’il y a un problème qui relève de l’administration, c’est à l’administrateur principal, qui est le président de l’Assemblée, de le régler. Il a rappelé que les députés ont deux missions qui consistent à voter les lois de la République à l’hémicycle et à contrôler l’action gouvernementale avec les questions réponses au gouvernement. «Les députés s’octroient un rôle de syndicat qui n’est pas le leur, mais quelqu’un qui est confié une mission par le peuple», soutient-il.

Abdou Oussene a déclaré, enfin, que «cet acte je ne le condamne pas seulement, puisque c’est un père de famille hospitalisé, mais il a été agressé dans mon institution et je n’aurai qu’à porter plainte contre ces agresseurs».

alwatwan

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