28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 22:04

Israel-Paléstine: Pour cause de gisements gaziers à Gaza !

La face cachée d'une guerre!

La face cachée d'une guerre!

La guerre de Gaza cache-t-elle, derrière un alibi militaire, la volonté israélienne de reprendre une zone géographique permettant à l’Etat hébreu de revendiquer les gisements gaziers? Le débat avait été lancé dès la découverte des gisements sous-marins au début de ce siècle, mais la nouvelle offensive de Tsahal relance la polémique.

Voici quelques jours, le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, avait annoncé que l’opération militaire contre le Hamas s’étendrait "par tous les moyens à notre disposition… Le prix payé par l’organisation –le Hamas- sera très lourd". Mais, rapportait le Guardian du 9 juillet, dès 2007, juste avant l’opération militaire "Plomb Fondu" dirigée contre la bande de Gaza, le même Moshe Ya’alon s’inquiétait déjà d’une source de gaz naturel découverte en 2000 au large des côtes de Gaza. L’actuel ministre avait dit craindre, à l’époque, que cette source potentielle de revenus ne serve pas à aider à la construction d’un Etat palestinien, mais bien à financer des attaques terroristes contre Israël. Il avait alors évoqué la possibilité, pour le Hamas, d’utiliser ces fonds pour attaquer le Fatah: "Sans une opération militaire permettant de chasser le Hamas des postes de commande de Gaza, aucun forage ne peut débuter sans l’accord du mouvement islamistes radical ". L’opération Plomb Fondu n’avait, à l’époque, pas permis d’atteindre ses buts (éradiquer le Hamas), mais avait coûté la vie à près de 1400 Palestiniens dont 773 civil et 9 Israéliens (dont 3 civils). Selon un spécialiste des enjeux énergétiques mondiaux que nous avons interrogé mais qui a voulu conservé l’anonymat, la découverte de champs gaziers au large de la bande de Gaza remonte à l’an 2000. Les campagnes de recherches assurées par British Gaz (BG) ont mené dans un premier temps à la découverte de gaz naturel au large de Gaza et, ensuite dans les zones offshore israélienne et chypriote. A ce jour, à cause de la situation politique de la région, aucune des ressources de la zone de Gaza n’a pu être mise en exploitation. "Les conditions globale ne le permettent pas. BG a essayé de définir les règles d’exploitation, mais cela n’a jamais été possible et les tentatives ont été abandonnées il y a quelques années", nous a déclaré notre interlocuteur. En 2009, Jean-Michel Vernochet, journaliste et géopolitologue français déclarait dans une interview que "British Gaz s’est chargé des opérations et dispose d’un contrat d’exploitation de recherche de 25 ans." Ce contrat aurait été négocié avec les Palestiniens, puis renégocié avec l’Etat Israélien. Selon d’autres sources, des négociations auraient aussi eu lieu entre l’Autorité Palestinienne et le russe Gazprom pour développer le champ gazier de Gaza.   Du gaz pour renforcer la Palestine ou financer le Hamas ? La seule certitude est que depuis la découverte en 2000 de ces ressources gazières, la guerre de l’énergie donne un nouveau visage au conflit dans un contexte où les besoins énergétiques d’Israël sont en croissance. On peut lire dans le Guardian que Mark Turner, fondateur de Research Journalism Initiative explique le siège de Gaza par l’ambition d’Israël d’éliminer la puissance du Hamas dans la bande de Gaza afin de "générer un climat politique permettant de mener à un accord sur le gaz". Cela passerait donc par la reprise du pouvoir du Fatah et de Abbas sur la bande de Gaza. En 2012, le premier ministre Benjamin Netanyahu appelait aussi de ses vœux un accord sur le gaz de Gaza. Mais déjà à l’époque le Hamas, exclu des négociations, avait rejeté par avance la légitimité de cet éventuel accord qui n’est d’ailleurs jamais intervenu. La position du ministre Ya'alon (du moins celle qu’il exprimait en 2007) est plus catégorique. Il craignait que, même dans la perspective d’une éradication du Hamas de la bande de Gaza, le contrôle par la Palestine de ses propres ressources de gaz n’augmente fondamentalement l’influence de l’Etat Palestinien. Les gisements découverts constituent un élément géostratégique important. Et parmi eux les "Leviathan field” situés plus au nord, loin des côtes de Gaza. Les ressources sont estimées à près de 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Un tel volume pourrait transformer Israël en exportateur net vers l’Europe, la Jordanie et l’Egypte. Le problème est que ces dizaines de milliards de mètres cubes de gaz et 1,6 milliard de barils de pétrole se trouvent dans une zone marine frontalière que plusieurs pays se disputent: Israël le Liban et Chypres.   Tamar : l’indépendance énergétique d’Israël Depuis un an (mars 2013) Israël peut compter sur des ressources gazières propres grâce à la mise en œuvre du champ de Tamar, situé dans la zone israélienne. Outre la consommation nationale, cette poche de gaz naturel va permettra à Israël d’exporter une partie de la production vers la Jordanie. Israël ne dispose pas encore de ressources pétrolières, mais une campagne de recherche a débuté cet été sous la poche de gaz de Tamar dans l’espoir d’y trouver des gisements pétroliers. Après des débats politiques, Israël pourrait ainsi exporter jusqu’à 60% de ses réserves, le solde servant à assurer ses propres besoins en gaz, nous a déclaré un spécialiste du commerce gazier mondial. Mais comme rien n’est simple, des scientifiques israéliens ont mis le gouvernement en garde contre l’insuffisance de ces ressources pour supporter à la fois sa consommation interne et ses exportations. Durant les prochaines décennies “Nous pensons que la consommation domestique en gaz naturel augmentera d’ici 2020 et qu’il ne faudrait pas exporter" peut-on lire dans le Guardian. Dans le même sens, Gary Luft – un conseiller de l’US Energy Security Council a pour sa part écrit dans le journal of Energy Security qu’Israël pourrait être confronté à une crise énergétique d’ici quelques années. Il incite Israël à diversifier ses sources d’approvisionnement. Entre la volonté d’Israël d’assurer son indépendance énergétique et le scénario d’une guerre de défense qui servirait en réalité à s’attribuer le gaz offshore de Gaza, les spéculations vont bon train. L’auteur Jean-Michel Vernochet établit un parallèle avec le Golan qui, selon lui, est moins un promontoire aux atouts militaires qu’une vaste réserve d’eau. Raison de son intérêt stratégique pour Israël. Plus que jamais, l’énergie (et son contrôle) reste un pion essentiel du jeu d’échec diplomatique et militaire qui se joue au Moyen-Orient.   Jean-Claude Verset  -www.rtbf.be/info/monde

Voici quelques jours, le ministre israélien de la Défense, Moshe Ya’alon, avait annoncé que l’opération militaire contre le Hamas s’étendrait "par tous les moyens à notre disposition… Le prix payé par l’organisation –le Hamas- sera très lourd". Mais, rapportait le Guardian du 9 juillet, dès 2007, juste avant l’opération militaire "Plomb Fondu" dirigée contre la bande de Gaza, le même Moshe Ya’alon s’inquiétait déjà d’une source de gaz naturel découverte en 2000 au large des côtes de Gaza. L’actuel ministre avait dit craindre, à l’époque, que cette source potentielle de revenus ne serve pas à aider à la construction d’un Etat palestinien, mais bien à financer des attaques terroristes contre Israël. Il avait alors évoqué la possibilité, pour le Hamas, d’utiliser ces fonds pour attaquer le Fatah: "Sans une opération militaire permettant de chasser le Hamas des postes de commande de Gaza, aucun forage ne peut débuter sans l’accord du mouvement islamistes radical ". L’opération Plomb Fondu n’avait, à l’époque, pas permis d’atteindre ses buts (éradiquer le Hamas), mais avait coûté la vie à près de 1400 Palestiniens dont 773 civil et 9 Israéliens (dont 3 civils). Selon un spécialiste des enjeux énergétiques mondiaux que nous avons interrogé mais qui a voulu conservé l’anonymat, la découverte de champs gaziers au large de la bande de Gaza remonte à l’an 2000. Les campagnes de recherches assurées par British Gaz (BG) ont mené dans un premier temps à la découverte de gaz naturel au large de Gaza et, ensuite dans les zones offshore israélienne et chypriote. A ce jour, à cause de la situation politique de la région, aucune des ressources de la zone de Gaza n’a pu être mise en exploitation. "Les conditions globale ne le permettent pas. BG a essayé de définir les règles d’exploitation, mais cela n’a jamais été possible et les tentatives ont été abandonnées il y a quelques années", nous a déclaré notre interlocuteur. En 2009, Jean-Michel Vernochet, journaliste et géopolitologue français déclarait dans une interview que "British Gaz s’est chargé des opérations et dispose d’un contrat d’exploitation de recherche de 25 ans." Ce contrat aurait été négocié avec les Palestiniens, puis renégocié avec l’Etat Israélien. Selon d’autres sources, des négociations auraient aussi eu lieu entre l’Autorité Palestinienne et le russe Gazprom pour développer le champ gazier de Gaza. Du gaz pour renforcer la Palestine ou financer le Hamas ? La seule certitude est que depuis la découverte en 2000 de ces ressources gazières, la guerre de l’énergie donne un nouveau visage au conflit dans un contexte où les besoins énergétiques d’Israël sont en croissance. On peut lire dans le Guardian que Mark Turner, fondateur de Research Journalism Initiative explique le siège de Gaza par l’ambition d’Israël d’éliminer la puissance du Hamas dans la bande de Gaza afin de "générer un climat politique permettant de mener à un accord sur le gaz". Cela passerait donc par la reprise du pouvoir du Fatah et de Abbas sur la bande de Gaza. En 2012, le premier ministre Benjamin Netanyahu appelait aussi de ses vœux un accord sur le gaz de Gaza. Mais déjà à l’époque le Hamas, exclu des négociations, avait rejeté par avance la légitimité de cet éventuel accord qui n’est d’ailleurs jamais intervenu. La position du ministre Ya'alon (du moins celle qu’il exprimait en 2007) est plus catégorique. Il craignait que, même dans la perspective d’une éradication du Hamas de la bande de Gaza, le contrôle par la Palestine de ses propres ressources de gaz n’augmente fondamentalement l’influence de l’Etat Palestinien. Les gisements découverts constituent un élément géostratégique important. Et parmi eux les "Leviathan field” situés plus au nord, loin des côtes de Gaza. Les ressources sont estimées à près de 500 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Un tel volume pourrait transformer Israël en exportateur net vers l’Europe, la Jordanie et l’Egypte. Le problème est que ces dizaines de milliards de mètres cubes de gaz et 1,6 milliard de barils de pétrole se trouvent dans une zone marine frontalière que plusieurs pays se disputent: Israël le Liban et Chypres. Tamar : l’indépendance énergétique d’Israël Depuis un an (mars 2013) Israël peut compter sur des ressources gazières propres grâce à la mise en œuvre du champ de Tamar, situé dans la zone israélienne. Outre la consommation nationale, cette poche de gaz naturel va permettra à Israël d’exporter une partie de la production vers la Jordanie. Israël ne dispose pas encore de ressources pétrolières, mais une campagne de recherche a débuté cet été sous la poche de gaz de Tamar dans l’espoir d’y trouver des gisements pétroliers. Après des débats politiques, Israël pourrait ainsi exporter jusqu’à 60% de ses réserves, le solde servant à assurer ses propres besoins en gaz, nous a déclaré un spécialiste du commerce gazier mondial. Mais comme rien n’est simple, des scientifiques israéliens ont mis le gouvernement en garde contre l’insuffisance de ces ressources pour supporter à la fois sa consommation interne et ses exportations. Durant les prochaines décennies “Nous pensons que la consommation domestique en gaz naturel augmentera d’ici 2020 et qu’il ne faudrait pas exporter" peut-on lire dans le Guardian. Dans le même sens, Gary Luft – un conseiller de l’US Energy Security Council a pour sa part écrit dans le journal of Energy Security qu’Israël pourrait être confronté à une crise énergétique d’ici quelques années. Il incite Israël à diversifier ses sources d’approvisionnement. Entre la volonté d’Israël d’assurer son indépendance énergétique et le scénario d’une guerre de défense qui servirait en réalité à s’attribuer le gaz offshore de Gaza, les spéculations vont bon train. L’auteur Jean-Michel Vernochet établit un parallèle avec le Golan qui, selon lui, est moins un promontoire aux atouts militaires qu’une vaste réserve d’eau. Raison de son intérêt stratégique pour Israël. Plus que jamais, l’énergie (et son contrôle) reste un pion essentiel du jeu d’échec diplomatique et militaire qui se joue au Moyen-Orient. Jean-Claude Verset -www.rtbf.be/info/monde

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 21:52

Le départ de Philippe Lacoste relève de la rotation normale.

Le départ de Philippe Lacoste relève de la rotation normale des diplomates

Dans les pays développés, l’affectation d’un Ambassadeur à un poste dure 3 à 4 ans

Par ARM

   Ibrahim Ahmed Kassim de Djoiezi, Mohéli, m’a fait parvenir un article signé «F.A.», et publié sur le site comoresessentiel.wordpress.com le mercredi 23 juillet 2014, avec pour titre, «France-Comores/Diplomatie“Le remplacement de Lacoste est une sanction”». Cet article est écrit avec une réelle volonté de nuire et de salir l’image de Philippe Lacoste, Ambassadeur de France à Moroni, ainsi que celle de Mme Rabia Bekkar Lacoste, son épouse, à un moment de surenchère francophobe gratuite liée à la tentative d’organisation de la conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Commission de l’océan Indien à Moroni. L’auteur de cet article nous apprend que «trois courtes années et puis s’en va.[…].En poste depuis 2011, Philippe Lacoste n’aura passé que trois années de mission dans l’archipel. […]. Et pourtant, à Moroni, nombreux sont ceux qui pensent que ce remplacement est en fait, “une sanction”. “Lacoste est sanctionné. Normalement, il était prévu qu’il parte en 2015. Il n’a pas à ce jour d’affectation. Il va dans un placard à moins qu’il arrive à plaider sa cause lors du passage de Hollande à Moroni”, rapporte une source bien informée sous couvert de l’anonymat». C’est quand même étrange quand, maintenant, les secrets de l’Élysée n’ont trouvé de terrain d’analyse et d’interprétation qu’à Moroni. C’est étrange de constater que les meilleurs experts des affaires politiques et diplomatiques françaises sont à Moroni. Et pourquoi employer l’expression «dans un placard»? Pour avoir travaillé sur la Diplomatie de 1988 à 2003 et de 2005 à 2013, je tiens à signaler à l’auteur de l’article en question que la durée de l’affectation d’un Ambassadeur d’un État bien organisé auprès d’un pays étranger est justement de 3 à 4 ans. Pourquoi? Parce qu’on estime que quand l’Ambassadeur passe plus de 3 ans dans une capitale étrangère, il se fait le complice d’un certain nombre d’autorités de l’État accréditaire, et son jugement s’émousse, perdant son objectivité et sa rationalité.          Il existe quelques exceptions. Au XIXème siècle, dans un contexte diplomatique de grandes rivalités entre les grandes puissances occidentales sur le Maroc, Hay John Drummond Hay avait été le Consul général britannique avec des attributions d’Ambassadeur pendant 40 ans à Tanger, la capitale diplomatique du Maroc. Naturellement, il s’agit d’une aberration. On peut citer aussi le cas du Docteur Youssef Benabbès, qui a été Ambassadeur du Maroc en France de 1972 à 1990, mais dans un contexte diplomatique très spécial, après une violente rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et la France de 1965 à 1969. Il y a aussi le cas de Moulay Driss Alaoui, qui a été Ambassadeur du Maroc au Gabon pendant 15 ans et le chef de la mission diplomatique du Maroc en Libye, de 1989 à son départ à la retraite en 2005. Chaque fois que son départ était envisagé, Mouammar Kadhafi demandait son maintien à son poste, compte tenu de ses relations avec lui. Mais, les trois cas cités sont les exceptions qui confirment la règle.          Il n’y a donc pas de sanctions visant l’Ambassadeur Philippe Lacoste, dont la présence à Moroni n’a été à l’origine d’aucune crise entre la France et les Comores, ni d’aucun scandale. Aucun Comorien ne peut l’accuser d’écart de langage ou de comportement. Et pour comprendre l’absence de toute sanction, il suffirait à peine de récapituler la durée de la mission des divers Ambassadeurs de France accrédités aux Comores. En commençant par les plus récents, nous constatons que Christian Job a été en poste aux Comores de 2005 à 2008, soit 3 ans, exactement comme Philippe Lacoste, et à son départ, personne n’avait parlé de «sanctions». Luc Hallade a été Ambassadeur France à Moroni de 2008 à 2011, soit 3 ans comme Philippe Lacoste, et personne n’a parlé de «sanctions» à son sujet, et personne ne peut en parler puisqu’il a été accrédité à Kinshasa, Congo RDC, un poste plus important et plus prestigieux que Moroni. En remontant plus loin, depuis l’instauration des relations diplomatiques entre les Comores et la France en 1978, nous constatons que Claude Copin a été Ambassadeur de France aux Comores de 1978 à 1980, soit 2 ans, moins que Philippe Lacoste. Pierre Sarazin a été Ambassadeur de France à Moroni de 1980 à 1983, soit 3 ans comme Philippe Lacoste. Alain Deschamps a été Ambassadeur de France aux Comores de 1983 à 1987, soit 4 ans, la première exception. La deuxième exception est celle de Robert Scherrer, qui a été en poste à Moroni de 1987 à 1991. Jean-Luc Sibiude a été Ambassadeur de France aux Comores de 1991 à 1994, soit trois ans, comme Philippe Lacoste. Didier Ferrand a été en poste à Moroni de 1994 à 1996, soit 2 ans, donc moins que Philippe Lacoste. Gaston Le Paudert est la troisième exception, car ayant été le chef de la mission diplomatique française à Moroni de 1996 à 2000, soit 4 ans. Le record est battu par Jean-Pierre Lajaunie, qui a été en poste de 2000 à 2005, soit 5 ans. Ces statistiques permettent de constater objectivement que la durée normale de la présence d’un Ambassadeur de France dans une capitale est en moyenne de 3 ans. Ces statistiques sont très parlantes et n’ont pas besoin de faire l’objet d’exégèses trop longues et d’interprétations superfétatoires.          Nous savons, pour l’avoir déjà signalé, que le samedi 19 juillet 2014, le Préfet de l’Oise, sur instruction directe de François Hollande, Président de la République française, a remis à Hamada Madi Boléro la Médaille de la Légion d’Honneur, la deuxième pour un Mohélien, après celle reçue en son temps par Hadj Boinariziki (le grand-père paternel de la Première Dame des Comores), pour son comportement exemplaire et son dévouement envers la France au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Maintenant, entrons dans les arcanes de la diplomatie et posons-nous une question et une seule: qui a suggéré le nom de Hamada Madi Boléro à François Hollande? Le seul et unique Philippe Lacoste, et j’en ai eu la preuve absolue sous mes yeux, en plus du fait que je sais qu’en diplomatie, ça se passe toujours de cette manière. François Hollande n’est pas un spécialiste des affaires comoriennes et de Hamada Madi Boléro. Il ne prend pas de décisions sur les Comores sans consulter le chef de la mission diplomatique française aux Comores. C’est ainsi. Alors, il faudra maintenant qu’on nous explique pourquoi un Ambassadeur qui serait en «disgrâce» serait écouté par son Président, surtout dans le domaine hautement sensible des décorations? Qu’on nous l’explique. Donc, la théorie de la «sanction» ne tient pas la route.        Nous voilà arrivés à Mme Rabia Bekkar Lacoste, présentée par les détracteurs comme une femme «au comportement insupportable», «la Présidente bis» de l’Université des Comores, qui «a humilié bon nombre d’enseignants comoriens», que beaucoup de Comoriens et de Français ont alerté la France sur le danger représenté par cette femme, qui serait à l’origine du renvoi de son époux. Eh bien! Moi, je connais un Ambassadeur dont l’épouse s’est bagarrée en présence d’étrangers au cours d’une cérémonie culturelle à l’étranger avec la femme du ministre des Affaires étrangères de son pays et qui a pris du galon, en devenant ministre. Cela étant, arrêtons de traiter les affaires touchant la France comme s’il s’agissait de nos histoires domestiques de manioc et de banane à la noix de coco. J’ai en ma possession 4 documents signés en septembre 2013 de la main d’un enseignant-chercheur comorien de l’Université des Comores connu pour sa compétence et son professionnalisme qui devait aller préparer en France une Habilitation à diriger les Recherches (HDR) et qui dit justement que c’est Mme Rabia Bekkar Lacoste qui a tout fait pour l’aider et que le blocage est venu d’une personnalité comorienne très influente au sein de cette Université. Et puis, strictement entre nous: une Ambassadrice qui refuse de se cantonner à ses obligations protocolaires pour s’investir à l’Université, ça ne court pas les rues. L’Ambassadrice (c’est ainsi qu’on appelle l’épouse de l’Ambassadeur) n’a pas besoin d’aller se chamailler avec les enseignants à l’Université des Comores pour gagner sa vie.         Ce faisant, il ne serait pas mauvais que nous autres Comoriens arrêtions nos fantasmes pavloviens quand il s’agit de la France. Il serait salutaire de reconnaître qu’on n’a pas besoin d’être un horrible «vendu» pour défendre la personnalité et l’honorabilité d’un diplomate français en poste aux Comores.   www.lemohelien.com

Ibrahim Ahmed Kassim de Djoiezi, Mohéli, m’a fait parvenir un article signé «F.A.», et publié sur le site comoresessentiel.wordpress.com le mercredi 23 juillet 2014, avec pour titre, «France-Comores/Diplomatie“Le remplacement de Lacoste est une sanction”». Cet article est écrit avec une réelle volonté de nuire et de salir l’image de Philippe Lacoste, Ambassadeur de France à Moroni, ainsi que celle de Mme Rabia Bekkar Lacoste, son épouse, à un moment de surenchère francophobe gratuite liée à la tentative d’organisation de la conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de la Commission de l’océan Indien à Moroni. L’auteur de cet article nous apprend que «trois courtes années et puis s’en va.[…].En poste depuis 2011, Philippe Lacoste n’aura passé que trois années de mission dans l’archipel. […]. Et pourtant, à Moroni, nombreux sont ceux qui pensent que ce remplacement est en fait, “une sanction”. “Lacoste est sanctionné. Normalement, il était prévu qu’il parte en 2015. Il n’a pas à ce jour d’affectation. Il va dans un placard à moins qu’il arrive à plaider sa cause lors du passage de Hollande à Moroni”, rapporte une source bien informée sous couvert de l’anonymat». C’est quand même étrange quand, maintenant, les secrets de l’Élysée n’ont trouvé de terrain d’analyse et d’interprétation qu’à Moroni. C’est étrange de constater que les meilleurs experts des affaires politiques et diplomatiques françaises sont à Moroni. Et pourquoi employer l’expression «dans un placard»? Pour avoir travaillé sur la Diplomatie de 1988 à 2003 et de 2005 à 2013, je tiens à signaler à l’auteur de l’article en question que la durée de l’affectation d’un Ambassadeur d’un État bien organisé auprès d’un pays étranger est justement de 3 à 4 ans. Pourquoi? Parce qu’on estime que quand l’Ambassadeur passe plus de 3 ans dans une capitale étrangère, il se fait le complice d’un certain nombre d’autorités de l’État accréditaire, et son jugement s’émousse, perdant son objectivité et sa rationalité. Il existe quelques exceptions. Au XIXème siècle, dans un contexte diplomatique de grandes rivalités entre les grandes puissances occidentales sur le Maroc, Hay John Drummond Hay avait été le Consul général britannique avec des attributions d’Ambassadeur pendant 40 ans à Tanger, la capitale diplomatique du Maroc. Naturellement, il s’agit d’une aberration. On peut citer aussi le cas du Docteur Youssef Benabbès, qui a été Ambassadeur du Maroc en France de 1972 à 1990, mais dans un contexte diplomatique très spécial, après une violente rupture des relations diplomatiques entre le Maroc et la France de 1965 à 1969. Il y a aussi le cas de Moulay Driss Alaoui, qui a été Ambassadeur du Maroc au Gabon pendant 15 ans et le chef de la mission diplomatique du Maroc en Libye, de 1989 à son départ à la retraite en 2005. Chaque fois que son départ était envisagé, Mouammar Kadhafi demandait son maintien à son poste, compte tenu de ses relations avec lui. Mais, les trois cas cités sont les exceptions qui confirment la règle. Il n’y a donc pas de sanctions visant l’Ambassadeur Philippe Lacoste, dont la présence à Moroni n’a été à l’origine d’aucune crise entre la France et les Comores, ni d’aucun scandale. Aucun Comorien ne peut l’accuser d’écart de langage ou de comportement. Et pour comprendre l’absence de toute sanction, il suffirait à peine de récapituler la durée de la mission des divers Ambassadeurs de France accrédités aux Comores. En commençant par les plus récents, nous constatons que Christian Job a été en poste aux Comores de 2005 à 2008, soit 3 ans, exactement comme Philippe Lacoste, et à son départ, personne n’avait parlé de «sanctions». Luc Hallade a été Ambassadeur France à Moroni de 2008 à 2011, soit 3 ans comme Philippe Lacoste, et personne n’a parlé de «sanctions» à son sujet, et personne ne peut en parler puisqu’il a été accrédité à Kinshasa, Congo RDC, un poste plus important et plus prestigieux que Moroni. En remontant plus loin, depuis l’instauration des relations diplomatiques entre les Comores et la France en 1978, nous constatons que Claude Copin a été Ambassadeur de France aux Comores de 1978 à 1980, soit 2 ans, moins que Philippe Lacoste. Pierre Sarazin a été Ambassadeur de France à Moroni de 1980 à 1983, soit 3 ans comme Philippe Lacoste. Alain Deschamps a été Ambassadeur de France aux Comores de 1983 à 1987, soit 4 ans, la première exception. La deuxième exception est celle de Robert Scherrer, qui a été en poste à Moroni de 1987 à 1991. Jean-Luc Sibiude a été Ambassadeur de France aux Comores de 1991 à 1994, soit trois ans, comme Philippe Lacoste. Didier Ferrand a été en poste à Moroni de 1994 à 1996, soit 2 ans, donc moins que Philippe Lacoste. Gaston Le Paudert est la troisième exception, car ayant été le chef de la mission diplomatique française à Moroni de 1996 à 2000, soit 4 ans. Le record est battu par Jean-Pierre Lajaunie, qui a été en poste de 2000 à 2005, soit 5 ans. Ces statistiques permettent de constater objectivement que la durée normale de la présence d’un Ambassadeur de France dans une capitale est en moyenne de 3 ans. Ces statistiques sont très parlantes et n’ont pas besoin de faire l’objet d’exégèses trop longues et d’interprétations superfétatoires. Nous savons, pour l’avoir déjà signalé, que le samedi 19 juillet 2014, le Préfet de l’Oise, sur instruction directe de François Hollande, Président de la République française, a remis à Hamada Madi Boléro la Médaille de la Légion d’Honneur, la deuxième pour un Mohélien, après celle reçue en son temps par Hadj Boinariziki (le grand-père paternel de la Première Dame des Comores), pour son comportement exemplaire et son dévouement envers la France au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Maintenant, entrons dans les arcanes de la diplomatie et posons-nous une question et une seule: qui a suggéré le nom de Hamada Madi Boléro à François Hollande? Le seul et unique Philippe Lacoste, et j’en ai eu la preuve absolue sous mes yeux, en plus du fait que je sais qu’en diplomatie, ça se passe toujours de cette manière. François Hollande n’est pas un spécialiste des affaires comoriennes et de Hamada Madi Boléro. Il ne prend pas de décisions sur les Comores sans consulter le chef de la mission diplomatique française aux Comores. C’est ainsi. Alors, il faudra maintenant qu’on nous explique pourquoi un Ambassadeur qui serait en «disgrâce» serait écouté par son Président, surtout dans le domaine hautement sensible des décorations? Qu’on nous l’explique. Donc, la théorie de la «sanction» ne tient pas la route. Nous voilà arrivés à Mme Rabia Bekkar Lacoste, présentée par les détracteurs comme une femme «au comportement insupportable», «la Présidente bis» de l’Université des Comores, qui «a humilié bon nombre d’enseignants comoriens», que beaucoup de Comoriens et de Français ont alerté la France sur le danger représenté par cette femme, qui serait à l’origine du renvoi de son époux. Eh bien! Moi, je connais un Ambassadeur dont l’épouse s’est bagarrée en présence d’étrangers au cours d’une cérémonie culturelle à l’étranger avec la femme du ministre des Affaires étrangères de son pays et qui a pris du galon, en devenant ministre. Cela étant, arrêtons de traiter les affaires touchant la France comme s’il s’agissait de nos histoires domestiques de manioc et de banane à la noix de coco. J’ai en ma possession 4 documents signés en septembre 2013 de la main d’un enseignant-chercheur comorien de l’Université des Comores connu pour sa compétence et son professionnalisme qui devait aller préparer en France une Habilitation à diriger les Recherches (HDR) et qui dit justement que c’est Mme Rabia Bekkar Lacoste qui a tout fait pour l’aider et que le blocage est venu d’une personnalité comorienne très influente au sein de cette Université. Et puis, strictement entre nous: une Ambassadrice qui refuse de se cantonner à ses obligations protocolaires pour s’investir à l’Université, ça ne court pas les rues. L’Ambassadrice (c’est ainsi qu’on appelle l’épouse de l’Ambassadeur) n’a pas besoin d’aller se chamailler avec les enseignants à l’Université des Comores pour gagner sa vie. Ce faisant, il ne serait pas mauvais que nous autres Comoriens arrêtions nos fantasmes pavloviens quand il s’agit de la France. Il serait salutaire de reconnaître qu’on n’a pas besoin d’être un horrible «vendu» pour défendre la personnalité et l’honorabilité d’un diplomate français en poste aux Comores. www.lemohelien.com

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 21:17

Un braconnier de tortues marines sacrifié...

Lors d’une chasse aux braconniers de tortues marines à Itsamia, le commandant de la vedette poursuivi a, tout comme les autres, plongé dans l’eau en pleine mer. Ses quatre coéquipiers, lorsqu’ils sont attrapés, n’ont pas évoqué la disparition de leur commandant. Trois ans de prison ferme avec une amande de 300.000 fc chacun, requis par le procureur.
A Itsamia, village de tortues marines, les braconnages de ces reptiles en voie de disparition sont devenus monnaies courantes et ce, malgré la mise en place d’une brigade de surveillance sur les sites de ponte. Ce mardi, 5 braconniers sont attrapés à mi-chemin entre Bimbini et Itsamia avec 15 tortues vivantes à bord. La chasse aux braconniers cette fois-ci est surtout marquée par cette attitude sans scrupule éprouvé par ces aventuriers. Lorsqu’ils sont attrapés en pleine mer entre Bimbini et Itsamia, les 4 braconniers parmi les 5, ont plongé dans l’eau. Et lorsque 3 d’entre eux sont remontés, ils n’ont rien dit à propos de leur commandant qui était le quatrième dans l’eau. « On leur avait demandé combien ils étaient, ils avaient répondu 4 » explique Dhoihirdine, le secrétaire générale de l’ADSEI (association pour le développement socioéconomique d’Itsamia), la structure qui protège contre vents et marrées les Chélonia mydas. Le bon Dieu qui a voulu que ce commandant ne finisse pas ses jours en mer, a fait qu’au retour l’équipe d’écogarde avec leurs prisonniers se sont trompé de chemin et ont pris la mauvaise direction vers Ndzouani. « Et c’est lorsqu’ils ont repris le bon chemin vers Mohéli qu’ils ont entendu des cris, c’est alors que les prisonniers ont parlé du commandant qui est rapidement sauvé » a poursuivi Dhoihir. C’est juste à la rupture du jeûne ce lundi, que les écogardes en patrouille ont constaté, selon la même source, qu’il y a eu prise des tortues. Et quelques minutes après ils ont entendu, de l’autre coté le moteur de la vedette des braconniers. « Beaucoup de temps s’est écoulé avant que la poursuite ait commencé » précise Dhoihir. Au tribunal de première instance de Fomboni ce mercredi, le procureur de la république a requis trois ans de prison ferme avec une amande de 300.000 fc chacun, contre ces natifs de Bimbini, Sima et Mirongani à Anjouan. La date du délibéré est fixée au 7 juillet prochain. Il est à noter qu’une tortue peut s’acheter à Anjouan jusqu’à 75.000 fc à raison de 1500 fc le kilo. Mouayad Salim La Gazette des Comores

A Itsamia, village de tortues marines, les braconnages de ces reptiles en voie de disparition sont devenus monnaies courantes et ce, malgré la mise en place d’une brigade de surveillance sur les sites de ponte. Ce mardi, 5 braconniers sont attrapés à mi-chemin entre Bimbini et Itsamia avec 15 tortues vivantes à bord. La chasse aux braconniers cette fois-ci est surtout marquée par cette attitude sans scrupule éprouvé par ces aventuriers. Lorsqu’ils sont attrapés en pleine mer entre Bimbini et Itsamia, les 4 braconniers parmi les 5, ont plongé dans l’eau. Et lorsque 3 d’entre eux sont remontés, ils n’ont rien dit à propos de leur commandant qui était le quatrième dans l’eau. « On leur avait demandé combien ils étaient, ils avaient répondu 4 » explique Dhoihirdine, le secrétaire générale de l’ADSEI (association pour le développement socioéconomique d’Itsamia), la structure qui protège contre vents et marrées les Chélonia mydas. Le bon Dieu qui a voulu que ce commandant ne finisse pas ses jours en mer, a fait qu’au retour l’équipe d’écogarde avec leurs prisonniers se sont trompé de chemin et ont pris la mauvaise direction vers Ndzouani. « Et c’est lorsqu’ils ont repris le bon chemin vers Mohéli qu’ils ont entendu des cris, c’est alors que les prisonniers ont parlé du commandant qui est rapidement sauvé » a poursuivi Dhoihir. C’est juste à la rupture du jeûne ce lundi, que les écogardes en patrouille ont constaté, selon la même source, qu’il y a eu prise des tortues. Et quelques minutes après ils ont entendu, de l’autre coté le moteur de la vedette des braconniers. « Beaucoup de temps s’est écoulé avant que la poursuite ait commencé » précise Dhoihir. Au tribunal de première instance de Fomboni ce mercredi, le procureur de la république a requis trois ans de prison ferme avec une amande de 300.000 fc chacun, contre ces natifs de Bimbini, Sima et Mirongani à Anjouan. La date du délibéré est fixée au 7 juillet prochain. Il est à noter qu’une tortue peut s’acheter à Anjouan jusqu’à 75.000 fc à raison de 1500 fc le kilo. Mouayad Salim La Gazette des Comores

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 23:03
En effet depuis l’instauration du visa BALLADUR à nos jours, environ 14 000 comoriens ont péri dans le bras de mer qui sépare l’ile comorienne de Mayotte et l’Ile d’Anjouan à bord des Kwasakwasa et pourtant aucune cellule de crise n’a jamais été créée à Beit-salam, ni aucune allocution solennelle à la mémoire de ces comoriens n’a jamais été présentée par nos présidents à la télévision nationale. Et pourtant à la création de l’humanité, les dieux ont interrogé le premier homme :  »Adam où es – tu ?  »,  »Où est ton frère ? »Sont les deux questions que dieu pose au début de l’histoire de l’humanité et qu’il adresse aussi à tous les hommes de notre temps, à nous aussi. Mais je voudrais que nous nous posions une troisième question: qui , de nous, a pleuré pour les disparus des kwasa kwasa? Pour la mort de ces frères et sœurs ? Qui a pleuré pour ces comoriens qui étaient sur les kwasas ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui partaient pour aller chercher quelque chose pour soutenir leurs familles ? Nous vivons dans une société qui a oublié  la tristesse, la douleur, la peine et le deuil de l’autre. Le crash du vol A H 5017 Alger – Ouagadougou avec 54 victimes françaises dont nous partageons la douleur des familles qui vivent une épreuve terrible, Hollande vient de nous donner une leçon d’humanisme et de compassion. Hollande a annulé le IV sommet de la COI. Il va recevoir les proches des victimes ce samedi au Quai d’Orsay.   Si un kwasa avait chaviré entre Anjouan et Mayotte avec 53 morts et 56 disparus : est-ce que notre président Ikililou aurait présidé une réunion de crise ? Resterait – il à Béitsalm tout  le temps nécessaire, reportant sine die un déplacement programmé en France ? Recevrait _ il les familles des victimes à Béitsalam ? Irait – il à Mayotte pour rapatrier les corps vers Moroni, Fomboni ou Mutsamudu ? Voilà des questions que les dirigeants qui nous gouvernent doivent cogiter.      Et si un kwasa avait fait naufrage ce vendredi avec son lot de morts habituels notre président  aurait osé reporter le sommet de la COI ? Ou the show must go on ! Depuis la France nous avons écouté le cri, les pleurs, la longue plainte: Hollande pleure ses enfants…parce qu’ils ne sont plus. La France a semé la mort pour défendre son hégémonie, érigé son mur de la honte. Et cela continue de tuer des milliers de comoriens.  En cette fin du mois béni demandons au seigneur de venir en en aide aux faibles. Demandons au seigneur la grâce de pleurer  sur notre indifférence, sur la cruauté qu’il y a dans ce monde, en nous, même chez ceux qui dans l’anonymat prennent des décisions socio-économiques, politiques qui ouvrent la voie à des drames comme celui du cimetière marin entre Anjouan et Mayotte.    Ya Allah, dans cette liturgie qui est une liturgie de pénitence, nous demandons pardon pour notre indifférence envers nos frères et sœurs dans nos eaux territoriales .Nous te demandons pardon  pour ceux qui nous dirigent, qui se sont fermés dans leur bien-être qui entraine l’anesthésie du cœur. Nous te demandons pardon par ceux qui par leurs décisions au niveau de l’océan indien ont créé des situations qui  conduisent au drame des comoriens. Et enfin, nous vous implorons de nous donner un guide, un président digne de son pays et de son peuple. Amen    FEMNAWU WA KORI WA DOZI                  Mbadakome Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

En effet depuis l’instauration du visa BALLADUR à nos jours, environ 14 000 comoriens ont péri dans le bras de mer qui sépare l’ile comorienne de Mayotte et l’Ile d’Anjouan à bord des Kwasakwasa et pourtant aucune cellule de crise n’a jamais été créée à Beit-salam, ni aucune allocution solennelle à la mémoire de ces comoriens n’a jamais été présentée par nos présidents à la télévision nationale. Et pourtant à la création de l’humanité, les dieux ont interrogé le premier homme : »Adam où es – tu ? », »Où est ton frère ? »Sont les deux questions que dieu pose au début de l’histoire de l’humanité et qu’il adresse aussi à tous les hommes de notre temps, à nous aussi. Mais je voudrais que nous nous posions une troisième question: qui , de nous, a pleuré pour les disparus des kwasa kwasa? Pour la mort de ces frères et sœurs ? Qui a pleuré pour ces comoriens qui étaient sur les kwasas ? Pour les jeunes mamans qui portaient leurs enfants ? Pour ces hommes qui partaient pour aller chercher quelque chose pour soutenir leurs familles ? Nous vivons dans une société qui a oublié la tristesse, la douleur, la peine et le deuil de l’autre. Le crash du vol A H 5017 Alger – Ouagadougou avec 54 victimes françaises dont nous partageons la douleur des familles qui vivent une épreuve terrible, Hollande vient de nous donner une leçon d’humanisme et de compassion. Hollande a annulé le IV sommet de la COI. Il va recevoir les proches des victimes ce samedi au Quai d’Orsay. Si un kwasa avait chaviré entre Anjouan et Mayotte avec 53 morts et 56 disparus : est-ce que notre président Ikililou aurait présidé une réunion de crise ? Resterait – il à Béitsalm tout le temps nécessaire, reportant sine die un déplacement programmé en France ? Recevrait _ il les familles des victimes à Béitsalam ? Irait – il à Mayotte pour rapatrier les corps vers Moroni, Fomboni ou Mutsamudu ? Voilà des questions que les dirigeants qui nous gouvernent doivent cogiter. Et si un kwasa avait fait naufrage ce vendredi avec son lot de morts habituels notre président aurait osé reporter le sommet de la COI ? Ou the show must go on ! Depuis la France nous avons écouté le cri, les pleurs, la longue plainte: Hollande pleure ses enfants…parce qu’ils ne sont plus. La France a semé la mort pour défendre son hégémonie, érigé son mur de la honte. Et cela continue de tuer des milliers de comoriens. En cette fin du mois béni demandons au seigneur de venir en en aide aux faibles. Demandons au seigneur la grâce de pleurer sur notre indifférence, sur la cruauté qu’il y a dans ce monde, en nous, même chez ceux qui dans l’anonymat prennent des décisions socio-économiques, politiques qui ouvrent la voie à des drames comme celui du cimetière marin entre Anjouan et Mayotte. Ya Allah, dans cette liturgie qui est une liturgie de pénitence, nous demandons pardon pour notre indifférence envers nos frères et sœurs dans nos eaux territoriales .Nous te demandons pardon pour ceux qui nous dirigent, qui se sont fermés dans leur bien-être qui entraine l’anesthésie du cœur. Nous te demandons pardon par ceux qui par leurs décisions au niveau de l’océan indien ont créé des situations qui conduisent au drame des comoriens. Et enfin, nous vous implorons de nous donner un guide, un président digne de son pays et de son peuple. Amen FEMNAWU WA KORI WA DOZI Mbadakome Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 22:46

Est-ce que la venue du président français aux Comores est plus humiliante que le report du sommet pour HOLLANDE ?

Il était 19h50 à Moroni lorsque les autorités ont appris la nouvelle sur l’annulation de la visite du président Français F.HOLLANDE à Moroni et cela suite au crash du vol  AH5017 d’air Algérie transportant 116 passagers dont 51français étaient abord. A l’heure  où la nouvelle est parvenue  au palais Beit-salam, l’émotion était à son comble, la tension était palpable  et vite une réunion de crise est organisée à la hâte ? Au cours de cette rencontre, il a été décidé le report de ce sommet en une date ultérieure, probablement vers la fin août.   Malgré la tristesse que les comoriens compatissent avec les familles de 118 victimes, il n’en demeure pas moins qu’ils s’interrogent sur les motivations qui l’ont conduit à ajourner  cette rencontre à quelques heures de l’ouvertures des travaux ? Les crypto-IKILILOU ont écrit que ce report du sommet est fait en solidarité avec la France. Alors dans ce cas, sommes-nous devenus le 102 département Français ? En prenant cette décision lourde de sens, son excellence IKILILOU a tenu compte de l’impact que celle-ci peut provoquer sur l’économie  comorienne et sur la crédibilité du pays vis-à-vis de ses homologues de l’océan indien ? IKILILOU, serait-il sûr que les présidents de la commission de l’océan indien répondront présent au prochain rendez-vous ? Ou tout simplement le président aurait  subi des fortes pressions ? Dans la quête de comprendre leur président, quelle que soit la venue de HOLLANDE ou le report du sommet pour faire allégeance à la France, le peuple comorien vient d’être humilié au plus profond de lui. Pourquoi non de Dieu, sommes-nous toujours gouverné par des individus qui s’en moquent foutrement de l’opinion public?   Ce qu’il faut retenir, tous les comoriens sont profondément touchés par cette triste nouvelle et partagent cette douleur avec les familles de ces victimes. Mais aussi, ils tiennent à rappeler aux autorités comoriennes qu’ALLAH est grand ! Et cela nous ne le dirons pas assez : le mois de ramadan est un mois de prêche et non de fanfaronnade, tout comme ALLAH a dit dans le saint coran que celui qui trouvera la mort en défendant l’intégrité territoriale de son pays ira tout droit au paradis ! Mbadakome Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

Il était 19h50 à Moroni lorsque les autorités ont appris la nouvelle sur l’annulation de la visite du président Français F.HOLLANDE à Moroni et cela suite au crash du vol AH5017 d’air Algérie transportant 116 passagers dont 51français étaient abord. A l’heure où la nouvelle est parvenue au palais Beit-salam, l’émotion était à son comble, la tension était palpable et vite une réunion de crise est organisée à la hâte ? Au cours de cette rencontre, il a été décidé le report de ce sommet en une date ultérieure, probablement vers la fin août. Malgré la tristesse que les comoriens compatissent avec les familles de 118 victimes, il n’en demeure pas moins qu’ils s’interrogent sur les motivations qui l’ont conduit à ajourner cette rencontre à quelques heures de l’ouvertures des travaux ? Les crypto-IKILILOU ont écrit que ce report du sommet est fait en solidarité avec la France. Alors dans ce cas, sommes-nous devenus le 102 département Français ? En prenant cette décision lourde de sens, son excellence IKILILOU a tenu compte de l’impact que celle-ci peut provoquer sur l’économie comorienne et sur la crédibilité du pays vis-à-vis de ses homologues de l’océan indien ? IKILILOU, serait-il sûr que les présidents de la commission de l’océan indien répondront présent au prochain rendez-vous ? Ou tout simplement le président aurait subi des fortes pressions ? Dans la quête de comprendre leur président, quelle que soit la venue de HOLLANDE ou le report du sommet pour faire allégeance à la France, le peuple comorien vient d’être humilié au plus profond de lui. Pourquoi non de Dieu, sommes-nous toujours gouverné par des individus qui s’en moquent foutrement de l’opinion public? Ce qu’il faut retenir, tous les comoriens sont profondément touchés par cette triste nouvelle et partagent cette douleur avec les familles de ces victimes. Mais aussi, ils tiennent à rappeler aux autorités comoriennes qu’ALLAH est grand ! Et cela nous ne le dirons pas assez : le mois de ramadan est un mois de prêche et non de fanfaronnade, tout comme ALLAH a dit dans le saint coran que celui qui trouvera la mort en défendant l’intégrité territoriale de son pays ira tout droit au paradis ! Mbadakome Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 22:36

COMMUNIQUE DE LA COI !

COMMUNIQUE DE LA COI

signe de solidarité avec la France,  le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la COI est reporté    Le 25 juillet 2014, Moroni, Union des Comores – Le IVème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’océan Indien (COI), prévu de se tenir le 26 juillet à Moroni, est reporté. Ce renvoi a été décidé compte tenu de l’émoi suscité par la catastrophe du vol Air Algérie, faisant plus de 116 victimes dont 51 Français.    Le président de la République Française, S.E.M. François Hollande, a informé le président de la République des Comores, S.E.M. Ikililou Dhoinine, hôte du Sommet, de la nécessité de reporter sa participation au Sommet et son déplacement dans l’océan Indien. Comprenant cette nécessité  et après consultation avec ses pairs, le président S.E.M. Ikililou Dhoinine a décidé de reporter le IVème Sommet de la COI.     Cette décision a été communiquée lors d’une réunion d’information, ce vendredi 25 juillet, par S.E.M El Anrif Said Hassane, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores. "La France, membre de notre organisation régionale, et partenaire privilégié de nos pays, a été durement touchée par cette catastrophe aérienne. C’est pourquoi, en signe de solidarité, la décision a été prise de reporter le IVème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement", a annoncé le ministre comorien.       La ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar et présidente du Conseil de la COI, S.E. Mme Arisoa Lala Razafitrimo, a souligné la vive émotion qu’a suscité la catastrophe aérienne et l’esprit de cohésion qui préside aux relations des pays membres de la COI.       Le Secrétaire général de la COI, S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, a rencontré le président de l’Union des Comores, S.E.M. Ikililou Dhoinine, peu avant la réunion d’information à laquelle ont participé l’ensemble des chefs de délégation des pays membres. Il a indiqué le souhait exprimé par le président de l’Union des Comores de réunir les chefs d’Etat et de gouvernement en Sommet dans le courant du mois d’août. La date exacte du report de l’évènement doit encore être discutée et agréée par tous les pays membres.       Le ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, S.E. Dr Arvin Boolell, et son homologue des Seychelles, S.E.M. Jean Paul Adam, ont également fait part de la sympathie de leur gouvernement respectif et salué les efforts consentis par l’Union des Comores pour l’organisation de cet événement. En effet, les autorités comoriennes ont déployé  des efforts conséquents et hautement appréciés pour faire de la rencontre prévue un succès. L’ensemble du travail accompli par l’Union des Comores servira utilement le Sommet qui se tiendra ultérieurement.      S.E. Mme Claudine Ledoux, Ambassadeur déléguée à la Coopération dans la zone de l’océan Indien, représentant la Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie de la République Française, a remercié les représentants des pays membres de la COI pour les "paroles de réconfort" et la compréhension, de tous, de la décision du président S.E.M François Hollande de reporter sa visite dans l’océan Indien et la tenue du Sommet. "La COI, c’est une famille. Quand l’un d’entre nous est blessé, c’est tout le monde qui souffre", a déclaré S.E. Mme Ledoux précisant que "la solidarité qui nous unit nous permet de traverser des épreuves  et de relever aussi les défis de notre avenir".    Vendredi 25 Juillet 2014 - 12:30
signe de solidarité avec la France,  le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la COI est reporté    Le 25 juillet 2014, Moroni, Union des Comores – Le IVème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’océan Indien (COI), prévu de se tenir le 26 juillet à Moroni, est reporté. Ce renvoi a été décidé compte tenu de l’émoi suscité par la catastrophe du vol Air Algérie, faisant plus de 116 victimes dont 51 Français.    Le président de la République Française, S.E.M. François Hollande, a informé le président de la République des Comores, S.E.M. Ikililou Dhoinine, hôte du Sommet, de la nécessité de reporter sa participation au Sommet et son déplacement dans l’océan Indien. Comprenant cette nécessité  et après consultation avec ses pairs, le président S.E.M. Ikililou Dhoinine a décidé de reporter le IVème Sommet de la COI.     Cette décision a été communiquée lors d’une réunion d’information, ce vendredi 25 juillet, par S.E.M El Anrif Said Hassane, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores. "La France, membre de notre organisation régionale, et partenaire privilégié de nos pays, a été durement touchée par cette catastrophe aérienne. C’est pourquoi, en signe de solidarité, la décision a été prise de reporter le IVème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement", a annoncé le ministre comorien.       La ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar et présidente du Conseil de la COI, S.E. Mme Arisoa Lala Razafitrimo, a souligné la vive émotion qu’a suscité la catastrophe aérienne et l’esprit de cohésion qui préside aux relations des pays membres de la COI.       Le Secrétaire général de la COI, S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, a rencontré le président de l’Union des Comores, S.E.M. Ikililou Dhoinine, peu avant la réunion d’information à laquelle ont participé l’ensemble des chefs de délégation des pays membres. Il a indiqué le souhait exprimé par le président de l’Union des Comores de réunir les chefs d’Etat et de gouvernement en Sommet dans le courant du mois d’août. La date exacte du report de l’évènement doit encore être discutée et agréée par tous les pays membres.       Le ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, S.E. Dr Arvin Boolell, et son homologue des Seychelles, S.E.M. Jean Paul Adam, ont également fait part de la sympathie de leur gouvernement respectif et salué les efforts consentis par l’Union des Comores pour l’organisation de cet événement. En effet, les autorités comoriennes ont déployé  des efforts conséquents et hautement appréciés pour faire de la rencontre prévue un succès. L’ensemble du travail accompli par l’Union des Comores servira utilement le Sommet qui se tiendra ultérieurement.      S.E. Mme Claudine Ledoux, Ambassadeur déléguée à la Coopération dans la zone de l’océan Indien, représentant la Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie de la République Française, a remercié les représentants des pays membres de la COI pour les "paroles de réconfort" et la compréhension, de tous, de la décision du président S.E.M François Hollande de reporter sa visite dans l’océan Indien et la tenue du Sommet. "La COI, c’est une famille. Quand l’un d’entre nous est blessé, c’est tout le monde qui souffre", a déclaré S.E. Mme Ledoux précisant que "la solidarité qui nous unit nous permet de traverser des épreuves  et de relever aussi les défis de notre avenir".    Vendredi 25 Juillet 2014 - 12:30

signe de solidarité avec la France, le Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la COI est reporté Le 25 juillet 2014, Moroni, Union des Comores – Le IVème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’océan Indien (COI), prévu de se tenir le 26 juillet à Moroni, est reporté. Ce renvoi a été décidé compte tenu de l’émoi suscité par la catastrophe du vol Air Algérie, faisant plus de 116 victimes dont 51 Français. Le président de la République Française, S.E.M. François Hollande, a informé le président de la République des Comores, S.E.M. Ikililou Dhoinine, hôte du Sommet, de la nécessité de reporter sa participation au Sommet et son déplacement dans l’océan Indien. Comprenant cette nécessité et après consultation avec ses pairs, le président S.E.M. Ikililou Dhoinine a décidé de reporter le IVème Sommet de la COI. Cette décision a été communiquée lors d’une réunion d’information, ce vendredi 25 juillet, par S.E.M El Anrif Said Hassane, ministre des Relations extérieures et de la Coopération de l’Union des Comores. "La France, membre de notre organisation régionale, et partenaire privilégié de nos pays, a été durement touchée par cette catastrophe aérienne. C’est pourquoi, en signe de solidarité, la décision a été prise de reporter le IVème Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement", a annoncé le ministre comorien. La ministre des Affaires étrangères de la République de Madagascar et présidente du Conseil de la COI, S.E. Mme Arisoa Lala Razafitrimo, a souligné la vive émotion qu’a suscité la catastrophe aérienne et l’esprit de cohésion qui préside aux relations des pays membres de la COI. Le Secrétaire général de la COI, S.E.M. Jean Claude de l’Estrac, a rencontré le président de l’Union des Comores, S.E.M. Ikililou Dhoinine, peu avant la réunion d’information à laquelle ont participé l’ensemble des chefs de délégation des pays membres. Il a indiqué le souhait exprimé par le président de l’Union des Comores de réunir les chefs d’Etat et de gouvernement en Sommet dans le courant du mois d’août. La date exacte du report de l’évènement doit encore être discutée et agréée par tous les pays membres. Le ministre mauricien des Affaires étrangères, de l’Intégration régionale et du Commerce international, S.E. Dr Arvin Boolell, et son homologue des Seychelles, S.E.M. Jean Paul Adam, ont également fait part de la sympathie de leur gouvernement respectif et salué les efforts consentis par l’Union des Comores pour l’organisation de cet événement. En effet, les autorités comoriennes ont déployé des efforts conséquents et hautement appréciés pour faire de la rencontre prévue un succès. L’ensemble du travail accompli par l’Union des Comores servira utilement le Sommet qui se tiendra ultérieurement. S.E. Mme Claudine Ledoux, Ambassadeur déléguée à la Coopération dans la zone de l’océan Indien, représentant la Secrétaire d’Etat au Développement et à la Francophonie de la République Française, a remercié les représentants des pays membres de la COI pour les "paroles de réconfort" et la compréhension, de tous, de la décision du président S.E.M François Hollande de reporter sa visite dans l’océan Indien et la tenue du Sommet. "La COI, c’est une famille. Quand l’un d’entre nous est blessé, c’est tout le monde qui souffre", a déclaré S.E. Mme Ledoux précisant que "la solidarité qui nous unit nous permet de traverser des épreuves et de relever aussi les défis de notre avenir". Vendredi 25 Juillet 2014 - 12:30

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:26

Sommet reporté sine die !

Le ministre des Rélations extérieures  vient d'annoncer que le IV sommet de la COI qui devait avoir lieu, ce samedi 26 juillet, à Moroni a été reporté sine die. T .A

Le ministre des Rélations extérieures vient d'annoncer que le IV sommet de la COI qui devait avoir lieu, ce samedi 26 juillet, à Moroni a été reporté sine die. T .A

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:14
Le président de l’Union des Comores vient d’ajourner le 4e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui devrait se tenir demain samedi 26 juillet à Moroni. Cette décision fait suite au crash du Vol 5017 d’Air Algérie qui a coûté la vie à 51 français. via : www.lagazettedescomores.com

Le président de l’Union des Comores vient d’ajourner le 4e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui devrait se tenir demain samedi 26 juillet à Moroni. Cette décision fait suite au crash du Vol 5017 d’Air Algérie qui a coûté la vie à 51 français. via : www.lagazettedescomores.com

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:08

Le 4ème sommet de la COI à Moroni, annulé !

Moroni comme un sou neuf mais Hollande pose un œuf

Depuis jeudi, où un vol de l’Air Algérie qui avait à son bord 116 passagers dont 51 français est porté disparu, le Président Hollande a perturbé son agenda. Son déplacement dans l’Océan Indien pour le 4ème Sommet de la Commission de l’Océan Indien devant se tenir aux Comores est reporté.

Depuis, des tractations se faisaient entre les  représentants  des Délégations des pays Madagascar, Seychelles, Maurice,  déjà présentes à Moroni et celles de La Reunion, par l'aritrage des Comores. Une réunion d’urgence a été convoquée ce vendredi matin aux Ministère des Relations Extérieures, pour apprécier la situation et prendre la décision appropriée. La résolution prise à l'issu de cette réunion est plus confuse que la situation elle même : "Le Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements des pays de la Commission de l’Océan Indien prévu au 26 juillet 2014 à Moroni, est reporté à une date ultérieure" selon le Mauricien Jean Claude de l'Estrac, il pourrait se tenir fin aout. Ceci est forcément lié à l’annonce qu’a faite le président Hollande en début de soirée du jeudi : « Je resterai donc ici à Paris tout le temps nécessaire. J'ai décidé de reporter le déplacement que je devais effectuer à La Réunion, à Mayotte et aux Comores ».   L’observateur politique aurait cru à un report de son déplacement à l’Océan Indien  mais pas à un report du sommet de la Commission de l’Océan Indien, composé de 5 Chefs d’Etats et de Gouvernements, dont le français qui représente La Réunion dans cette grand groupement régional.   Moroni était tout de même prête à accueillir  en fanfare ce sommet. La capitale de l’Union des Comores est embellie dans plusieurs recoins ; quelques infrastructures sont mises aux normes. La circulation a été régulée par un communiqué de la Gendarmerie Nationale ; des mesures protocolaires et de sécurité ont été prises et la population d'appretait bien qu'avec deux opinions qui s'opposaient à accueillir le président français.  Moroni maintiendra t – elle sa beauté et son apprêtement jusqu’à la prochaine date qui n’est même pas encore fixée ?     Ahamda A. Ibouroi  COMORES - KARIDJAPVENDZA

Depuis, des tractations se faisaient entre les représentants des Délégations des pays Madagascar, Seychelles, Maurice, déjà présentes à Moroni et celles de La Reunion, par l'aritrage des Comores. Une réunion d’urgence a été convoquée ce vendredi matin aux Ministère des Relations Extérieures, pour apprécier la situation et prendre la décision appropriée. La résolution prise à l'issu de cette réunion est plus confuse que la situation elle même : "Le Sommet des Chefs d’Etats et de Gouvernements des pays de la Commission de l’Océan Indien prévu au 26 juillet 2014 à Moroni, est reporté à une date ultérieure" selon le Mauricien Jean Claude de l'Estrac, il pourrait se tenir fin aout. Ceci est forcément lié à l’annonce qu’a faite le président Hollande en début de soirée du jeudi : « Je resterai donc ici à Paris tout le temps nécessaire. J'ai décidé de reporter le déplacement que je devais effectuer à La Réunion, à Mayotte et aux Comores ». L’observateur politique aurait cru à un report de son déplacement à l’Océan Indien mais pas à un report du sommet de la Commission de l’Océan Indien, composé de 5 Chefs d’Etats et de Gouvernements, dont le français qui représente La Réunion dans cette grand groupement régional. Moroni était tout de même prête à accueillir en fanfare ce sommet. La capitale de l’Union des Comores est embellie dans plusieurs recoins ; quelques infrastructures sont mises aux normes. La circulation a été régulée par un communiqué de la Gendarmerie Nationale ; des mesures protocolaires et de sécurité ont été prises et la population d'appretait bien qu'avec deux opinions qui s'opposaient à accueillir le président français. Moroni maintiendra t – elle sa beauté et son apprêtement jusqu’à la prochaine date qui n’est même pas encore fixée ? Ahamda A. Ibouroi COMORES - KARIDJAPVENDZA

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 21:37

Hollande repoerte son voyage aux Comores!

François Hollande a annoncé qu'il reportait son déplacement prévu à La Réunion, à Mayotte et aux Comores. "Je resterai donc ici à Paris tout le temps nécessaire.   J'ai décidé de reporter le déplacement que je devais effectuer à La Réunion, à Mayotte et aux Comores", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue d'une réunion de crise. François Hollande devait entamer vendredi à La Réunion une tournée de 72 heures dans l'océan Indien. Ridja blog

François Hollande a annoncé qu'il reportait son déplacement prévu à La Réunion, à Mayotte et aux Comores. "Je resterai donc ici à Paris tout le temps nécessaire. J'ai décidé de reporter le déplacement que je devais effectuer à La Réunion, à Mayotte et aux Comores", a déclaré le chef de l'Etat à l'issue d'une réunion de crise. François Hollande devait entamer vendredi à La Réunion une tournée de 72 heures dans l'océan Indien. Ridja blog

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