Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 20:00
Comores: La lutte anti-corruption s'avère de la daupe!

 

 
La lutte contre la corruption peine à s'engager. Aussi bien à la justice qu'au niveau de la Commission anti-corruption, le combat semble s'enliser sur des questions de procédures et de démarches. Malgré les engagements et la détermination affichés, les résultats de l'action de la Commission anti-corruption se font toujours attendre, plus de cinq mois après son installation.
Plusieurs dossiers de malversations financières et de détournements, qui avaient défrayé la chronique, aux mains de la justice, attendent toujours un procès. Il s'agit, entre autres, de l'affaire Snpsf avec plus de 500 millions fc détournés, du dossier Dgi avec un préjudice subi qui se chiffrerait en une centaine de millions, détournement de plus de 36 millions à Comores télécom et malversations financières à l'Union des Sanduks de Ngazidja, pour un détournement présumé de près de 160 millions fc.
ENGAGEMENT ET DETERMINATION AFFICHES

Malgré les engagements du procureur de la république de Moroni, Youssouf Ali Djaé, pour la tenue des procès à partir de fin décembre 2011, les choses ne semblent pas vraiment bouger. Le premier procès sur l'affaire Snpsf, concernant l'informaticien, au mois de janvier dernier, n'a visiblement pas encore touché le c½ur du dossier. La justice a revu à la baisse le montant du préjudice de la Snpsf impliquant l'informaticien 179 millions fc au lieu de 236 millions. Mais les avocats de la société avaient interjeté appel. En revanche, l'autre partie du dossier, impliquant les deux receveuses, attend toujours à être jugé. Le juge d'instruction aurait demandé, avant tout procès, une contre-expertise sur le montant annoncé du préjudice subi par la Snpsf. Ce que refusent, dit-on, les avocats de la société qui ne veulent entendre parler de toute réévaluation du préjudice déjà annoncé. « La justice veut traîner les pieds et cherche toujours mille raisons pour se justifier », a regretté un des avocats de la banque postale.

LA COMMISSION A BESOIN D'AGIR AU PLUS VITE SINON, ELLE RISQUE DE DISPARATRE DANS LES OUBLIETTES


Mais le procureur de la république avait répliqué en expliquant que « les affaires financières de plusieurs centaines de millions sont des dossiers complexes. Elles demandent du temps avec des enquêtes approfondies et des expertises ». Donc pas encore de date pour le procès. Au niveau de la Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (CNPLC), en dehors des communications faites ici et là sur des démonstrations mineures, rien de tangible n'a pu encore être produit. La CNPLC avait dit avoir recensé, à ce jour, plus de 30 cas de corruption, sans en préciser la nature. Mais l'allumage de son action tarde à se déclencher. Cette lenteur pousse une bonne partie de l'opinion à se poser la question de savoir si la Commission peut aller jusqu'au bout des dossiers. Parce que, estime l'ancien ministre Kamar Ezamane, « ce ne sont pas les dossiers de corruption qui manquent. Mais nombreux sont ceux qui doutent de l'approche engagée et de la détermination des membres d'aller jusqu'au bout. »
Toutefois les membres de la Commission expliquent la lenteur "supposée" par des questions de procédures. "Nous souhaitons d'abord voir comment faciliter le transfert des dossiers à la justice. Mettant ainsi en place une chaîne pénale et de contact avec les autorités concernées", avait soutenu le responsable de la communication du CNPLC, Moissuli Mohamed. Selon lui, sa Commission prévoit de faire des descentes dans des « services suspects ».
Composée de deux unités (sensibilisation et investigation), la Commission a dit privilégier d'abord les campagnes de sensibilisation. " Parce que la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine et il faut commencer par la base",

LA JUSTICE TRAINE LES PIEDS ET VEUT TROUVER MILLE RAISONS POUR SE JUSTIFIER

avait soutenu Saïd Mohamed dit Mao, l'un des commissaires à la CNPLC. Mais d'autres, comme Houmed Msaidié, estiment cependant que « la Commission a besoin d'agir au plus vite. Sinon, elle risque de disparaitre dans les oubliettes comme d'autres avant elle.»
Beaucoup laissent croire que ces cas qui attirent davantage les projecteurs ne sont que la partie émergée d'une délinquance financière qui a été érigée en système de gestion des entreprises et des administrations publiques. " Il suffit de diligenter un audit indépendant dans la gestion des sociétés et établissements publics, pour vous rendre compte de l'ampleur des dégâts ", a fait observer un expert en audit comptable des sociétés. Alors, la CNPLC doit agir vite en conséquence. Parce que l'hémorragie continue : des contrats biaises, des factures fantaisistes, des passations de marchés irrégulières, des appels d'offres complaisants, des fausses déclarations, des réceptions fictives de matériels détournés.

MMADI MOINDJIE
Par Aimons les Comores
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 20:00
Comores: La lutte anti-corruption s'avère de la daupe!

 

 
La lutte contre la corruption peine à s'engager. Aussi bien à la justice qu'au niveau de la Commission anti-corruption, le combat semble s'enliser sur des questions de procédures et de démarches. Malgré les engagements et la détermination affichés, les résultats de l'action de la Commission anti-corruption se font toujours attendre, plus de cinq mois après son installation.
Plusieurs dossiers de malversations financières et de détournements, qui avaient défrayé la chronique, aux mains de la justice, attendent toujours un procès. Il s'agit, entre autres, de l'affaire Snpsf avec plus de 500 millions fc détournés, du dossier Dgi avec un préjudice subi qui se chiffrerait en une centaine de millions, détournement de plus de 36 millions à Comores télécom et malversations financières à l'Union des Sanduks de Ngazidja, pour un détournement présumé de près de 160 millions fc.
ENGAGEMENT ET DETERMINATION AFFICHES

Malgré les engagements du procureur de la république de Moroni, Youssouf Ali Djaé, pour la tenue des procès à partir de fin décembre 2011, les choses ne semblent pas vraiment bouger. Le premier procès sur l'affaire Snpsf, concernant l'informaticien, au mois de janvier dernier, n'a visiblement pas encore touché le c½ur du dossier. La justice a revu à la baisse le montant du préjudice de la Snpsf impliquant l'informaticien 179 millions fc au lieu de 236 millions. Mais les avocats de la société avaient interjeté appel. En revanche, l'autre partie du dossier, impliquant les deux receveuses, attend toujours à être jugé. Le juge d'instruction aurait demandé, avant tout procès, une contre-expertise sur le montant annoncé du préjudice subi par la Snpsf. Ce que refusent, dit-on, les avocats de la société qui ne veulent entendre parler de toute réévaluation du préjudice déjà annoncé. « La justice veut traîner les pieds et cherche toujours mille raisons pour se justifier », a regretté un des avocats de la banque postale.

LA COMMISSION A BESOIN D'AGIR AU PLUS VITE SINON, ELLE RISQUE DE DISPARATRE DANS LES OUBLIETTES


Mais le procureur de la république avait répliqué en expliquant que « les affaires financières de plusieurs centaines de millions sont des dossiers complexes. Elles demandent du temps avec des enquêtes approfondies et des expertises ». Donc pas encore de date pour le procès. Au niveau de la Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (CNPLC), en dehors des communications faites ici et là sur des démonstrations mineures, rien de tangible n'a pu encore être produit. La CNPLC avait dit avoir recensé, à ce jour, plus de 30 cas de corruption, sans en préciser la nature. Mais l'allumage de son action tarde à se déclencher. Cette lenteur pousse une bonne partie de l'opinion à se poser la question de savoir si la Commission peut aller jusqu'au bout des dossiers. Parce que, estime l'ancien ministre Kamar Ezamane, « ce ne sont pas les dossiers de corruption qui manquent. Mais nombreux sont ceux qui doutent de l'approche engagée et de la détermination des membres d'aller jusqu'au bout. »
Toutefois les membres de la Commission expliquent la lenteur "supposée" par des questions de procédures. "Nous souhaitons d'abord voir comment faciliter le transfert des dossiers à la justice. Mettant ainsi en place une chaîne pénale et de contact avec les autorités concernées", avait soutenu le responsable de la communication du CNPLC, Moissuli Mohamed. Selon lui, sa Commission prévoit de faire des descentes dans des « services suspects ».
Composée de deux unités (sensibilisation et investigation), la Commission a dit privilégier d'abord les campagnes de sensibilisation. " Parce que la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine et il faut commencer par la base",

LA JUSTICE TRAINE LES PIEDS ET VEUT TROUVER MILLE RAISONS POUR SE JUSTIFIER

avait soutenu Saïd Mohamed dit Mao, l'un des commissaires à la CNPLC. Mais d'autres, comme Houmed Msaidié, estiment cependant que « la Commission a besoin d'agir au plus vite. Sinon, elle risque de disparaitre dans les oubliettes comme d'autres avant elle.»
Beaucoup laissent croire que ces cas qui attirent davantage les projecteurs ne sont que la partie émergée d'une délinquance financière qui a été érigée en système de gestion des entreprises et des administrations publiques. " Il suffit de diligenter un audit indépendant dans la gestion des sociétés et établissements publics, pour vous rendre compte de l'ampleur des dégâts ", a fait observer un expert en audit comptable des sociétés. Alors, la CNPLC doit agir vite en conséquence. Parce que l'hémorragie continue : des contrats biaises, des factures fantaisistes, des passations de marchés irrégulières, des appels d'offres complaisants, des fausses déclarations, des réceptions fictives de matériels détournés.

MMADI MOINDJIE
Par Aimons les Comores
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 19:45

Le Président de la République est invité au sommet de Doha sur le thème « Connecter le monde arabe au haut débit »

Le Président de la République, SE Dr Ikililou Dhoinine, a reçu ce jeudi 23 février 2012, au Palais de Beit-Salam, M. Ebrahim Al-HADAD, Directeur régional de l’IUT pour les Etats arabes, accompagné du Directeur Technique de l’ANRTIC M. Taoufik Mbaé.

Le Directeur régional était porteur d’un message du Secrétaire Général de l’UIT confirmant l’invitation envoyé par l’Emir du Qatar au Chef de l’Etat comorien, à prendre part au sommet de Doha sur le thème « Connecter le monde arabe au haut débit », du 5 au 7 mars 2012.

Ce sommet, le 3ème du genre, qui sera ouvert par SA l’Emir du Qatar, verra la participation de plusieurs institutions bancaires internationales telles que la Banque Mondiale, la Banque Islamique de Développement, le Fonds Koweitien, le Fonds Saoudien et la BAD.

Le Chef de l’Etat a montré le grand interet pour les Comores à prendre part à ce Sommet. Il a expliqué que le pays qui est déjà relié depuis à la fibre optique, qui offre de grandes opportunités de création d’emplois n’en tire pas les avantages, faute d’accès des utilisateurs au haut débit.

La participation du Chef de l’Etat à ce sommet serait ainsi l’occasion pour plaider la cause comorienne.

Le Président de la République a saisi cette occasion pour saluer le travail actuellement accompli par l’IUT, en collaboration avec l’ANRTIC, pour connecter les écoles, renforcer les capacités, et mettre en œuvre l’E-gouvernement et la télémédecine.

« Les Comores sont un pays ouvert à toutes les technologies. La fibre optique qui est là, est un lourd investissement assuré par l’Etat, mais, jusqu’alors, la population n’en tire pas profit. Pourtant, avec cette fibre optique, on pourrait développer la télémédecine qui réduirait sensiblement les évacuations et permettrait ainsi au pays, de faire d’importantes économies » a déclaré le Chef de l’Etat.

Le Président de la République a par ailleurs, annoncé que le Qatar travaille en collaboration avec l’université de Turin sur un projet d’installation d’un réseau de communication pour la santé aux Comores.

Le Chef de l’Etat a ainsi salué les efforts déployés de part et d’autre, pour développer les techniques d’information et de communication en Union des Comores, pour mettre le pays dans les normes internationales.

Le Chef de l’Etat a enfin expliqué à ses interlocuteurs, que son vœu le plus cher est « qu’un grand nombre de comoriens, pas seulement une catégorie des gens aisés, aient accès à l’internet, puisqu’ils y ont tous contribué ».

Par Aimons les Comores
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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 19:07

COMORES / ANJOUAN : Décès d'ALI HOUZAM (Ba Golo)

C'est avec une grande tristesse que nous venons d'apprendre le décès de notre cousin Ali HOUZAM  alias GOLO, survenu ce matin, 
dans sa ville natale Mutsamudu. L'enterrement aura lieu  cet après-midi après la prière d' Al-Asr à Mutsamudu.
En cette pénible et douloureuse circonstance l'équipe Wongo présente ses sincères condoléances à toute la famille HOUZAM. Que Dieu Tout Puissant accueil le défunt en Son Vaste Paradis.
INNA LILLAH WA INNA ILAYHI RADJIOUNE.
 
 Equipe wongo
Par Aimons les Comores
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Samedi 25 février 2012 6 25 /02 /Fév /2012 21:52

Marseille : Le comorien Abdallah tué et un autre blessé

 

Règlement de comptes à la cité Le Mail  

 

 

Un jeune homme de 21 ans, connu des services de police pour de petits délits, a été abattu, jeudi vers 23H, dans une cité des quartiers Nord de Marseille et un autre âgé de 19 ans a été blessé dans le dos, a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.

 

Selon les premières constatations des enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire, un homme seul et casqué a fait irruption dans un snack de la cité "Le Mail", petit ensemble immobilier du quartier du Merlan (14e), tirant à une vingtaine de reprises à l'aide d'un pistolet-mitrailleur "Skorpio" de calibre 7,65.

La principale victime, qui a été touchée à deux reprises en pleine tête, était connue de la justice pour de petits délits, tout comme le blessé léger, selon la source proche de l'enquête.

Le préfet de police, Alain Gardère, qui a fait de la lutte contre le trafic de drogue dans les cités l'axe principal de son action, s'est rendu sur place. Selon M. Gardère, joint par l'AFP, il est "prématuré" d'évoquer la piste du trafic des stupéfiants, qui semble "étonnante" dans ce quartier.

Il s'agit du premier règlement de comptes mortel cette année à Marseille après une série noire fin 2011. En décembre, des tirs de kalachnikov avaient fait plusieurs morts dans l'agglomération et quatre cadavres avaient été retrouvés dans des voitures en flamme. Fin novembre, un policier avait été tué dans une course-poursuite et les forces de l'ordre avaient abattu un braqueur qui leur tirait dessus à la sortie d'un magasin, en plein jour.

En 2011, 20 règlements de comptes ont été recensés dans les Bouches-du-Rhône (29 victimes dont 16 décédées), dont 15 à Marseille (23 victimes dont 13 décédées), selon les chiffres de la préfecture.

 

Gérard Julien- AFP – MARSEILLE

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