30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 22:22

HABARI ZA MPEMPEMPE

LE patron du MIREX reçoit les notables à 17 heure

Cet après-midi vers 17 heures, le ministre des affaires extérieures Mr ELARIF a organisé une réunion secrète avec certains notables de la région parisienne dans le 17 arrondissement de Paris, et pour parler de quoi? Probablement , pour parler de sa réussite du 4 sommet du COI qui s'est déroulé le 23 août dernier à Moroni et de les mobiliser autour de son projet de présenter aux élections législatives prochaines, un candidat issu de la diaspora. Mais qui sait peut être qu'il voudrait être ce candidat?   En tout cas une chose est sûre, les notables n'ont pas donné un chèque-en -blanc sur cette question du moment que la diaspora ne peut pas élire d'elle-même son représentant. Mbadakome

Cet après-midi vers 17 heures, le ministre des affaires extérieures Mr ELARIF a organisé une réunion secrète avec certains notables de la région parisienne dans le 17 arrondissement de Paris, et pour parler de quoi? Probablement , pour parler de sa réussite du 4 sommet du COI qui s'est déroulé le 23 août dernier à Moroni et de les mobiliser autour de son projet de présenter aux élections législatives prochaines, un candidat issu de la diaspora. Mais qui sait peut être qu'il voudrait être ce candidat? En tout cas une chose est sûre, les notables n'ont pas donné un chèque-en -blanc sur cette question du moment que la diaspora ne peut pas élire d'elle-même son représentant. Mbadakome

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 22:15

Lettre ouverte à Ahamada Madi Boléro!

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE DIRECTEUR DE CABINET DU PRESIDENT DE L'UNION DES COMORES, AHAMADA MADI BOLERO.

Objet : Si j'étais le Directeur de Cabinet du Président, j'aurais remis ma Démission, car des choses se font et se décident à votre insu.

Monsieur le Directeur de Cabinet,  Malgré que le ridicule ne tue pas, il serait honnête, de votre part, de remettre votre Démission au Président Ikililou Dhoinine, au lieu de servir de Boite aux lettres à la Présidence.   En effet,depuis la nomination de Monsieur Moustoifa Said Cheikh au Poste de Conseiller Politique du Chef de l'Etat, vous avez, presque, perdu le contrôle de l'Appareil présidentiel.Même le fameux Discours du Président, au Sommet de La COI, a été rédigé et prononcé sans votre coup d'oeil, je m'excuse des termes.Je préférerais mourir de faim que d'être mieux payé, véhiculé et logé dans l'humiliation totale.   Veuillez agréer,Monsieur le Directeur de Cabinet,l'assurance de ma très haute considération.   Hamidou Abdou

Monsieur le Directeur de Cabinet, Malgré que le ridicule ne tue pas, il serait honnête, de votre part, de remettre votre Démission au Président Ikililou Dhoinine, au lieu de servir de Boite aux lettres à la Présidence. En effet,depuis la nomination de Monsieur Moustoifa Said Cheikh au Poste de Conseiller Politique du Chef de l'Etat, vous avez, presque, perdu le contrôle de l'Appareil présidentiel.Même le fameux Discours du Président, au Sommet de La COI, a été rédigé et prononcé sans votre coup d'oeil, je m'excuse des termes.Je préférerais mourir de faim que d'être mieux payé, véhiculé et logé dans l'humiliation totale. Veuillez agréer,Monsieur le Directeur de Cabinet,l'assurance de ma très haute considération. Hamidou Abdou

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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 21:33

ORTC, le retour de la pensée unique!

La toute nouvelle direction de l’ORTC, en poste depuis bientôt deux mois, a décidé de bloquer l’antenne aux opposants du régime et aux auditeurs. Les reporters sont priés de ne plus couvrir les activités de l’opposition ou de parler des crises. Place à la penséeunique et aux éloges du régime du Dr Ikililou Dhoinine.
La nouvelle équipe qui dirige l’ORTC aurait décidé de ne plus ouvrir l’antenne nationale aux comoriens qui avaient jusqu’ici la possibilité de réagir sur l’actualité au jour le jour, notamment à travers « Ushe Ho Massiwani ». Cette émission matinale de l’ORTC a rendu l’âme depuis l’arrivée du nouveau directeur, Abdullah Saand et d’Ali Djaé, qui occupe le poste de directeur de l’Information.   Aucun des agents en poste n’a pu leur rappeler que le bâtiment, les équipements et le salaire qu’ils perçoivent, ne leurs ont pas été légués par leurs géniteurs et que l’ORTC est un établissement public qui fonctionne grâce à l’argent du contribuable. « C’est dommage. Ushe Ho Massiwani était une émission qui nous permettait à la fois de découvrir l’actualité nationale de bon matin et surtout de réagir. Les clients que je ramenais tous les matins à leurs boulots en raffolaient. Certains exigeaient même que je me branche à la radio nationale », a déclaré Mbaé Mouigni Abdoulkarim, un taximan nostalgique de ce programme qui présentait à la fois le journal, une interview et des réactions des auditeurs. « C’est regrettable et je suis sûr que l’audience a baissé depuis qu’ils ont mis fin à cette émission », a ajouté le taximan.   Dès sa prise de fonction, le directeur de l’Information de l’ORTC, Ali Djaé, aurait pris une série de mesures pour bloquer l’antenne à l’opposition, ainsi qu’à tous ceux qui pourraient critiquer la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion du pays et des sociétés publiques. Désormais, l’ORTC ne relate l’information que s’il y a un intérêt pour le gouvernement. La liberté d’expression est réduite à sa plus simple expression, pour ne pas dire piétinée.   Le fameux directeur de l’Information, qui a servi à la radio sous le régime autocratique d’Ahmed Abdallah, aurait pris les mauvaises habitudes. Plus question de couvrir les évènements et les conférences de presse des partis de l’opposition, ni même d’informer la population des crises sociales qui paralysent le quotidien des comoriens, n’en déplaise aux pourfendeurs de la corruption croissante, du déclin économique et de la mauvaise gestion. A quelques semaines d’importantes échéances électorales, c’est le retour à la pensée unique qui risque de porter atteint au principe de l’équilibre et du pluralisme de l’information !   « On leur serait reconnaissant de ne pas nous annoncer l’arrivée d’une cargaison d’hydrocarbures, parce qu’ils ne nous ont pas informé d’une pénurie », a fustigé, d’un ton moqueur, Akmal Halidi, un cadre habitant à la Coulée. La télévision et la radio perdent de plus en plus leur crédibilité et leur audience.   « Payer l’abonnement de l’ORTC, c’est de l’argent jeté par la fenêtre. Le jour où ils vont améliorer leur programme, je me réabonnerai », a indiqué Mahafidh Eddine, qui habite en France et qui a décidé de résilier son abonnement, tout comme d’autres comoriens de la diaspora.   A.A. Hamdi La Gazette des Comores

La nouvelle équipe qui dirige l’ORTC aurait décidé de ne plus ouvrir l’antenne nationale aux comoriens qui avaient jusqu’ici la possibilité de réagir sur l’actualité au jour le jour, notamment à travers « Ushe Ho Massiwani ». Cette émission matinale de l’ORTC a rendu l’âme depuis l’arrivée du nouveau directeur, Abdullah Saand et d’Ali Djaé, qui occupe le poste de directeur de l’Information. Aucun des agents en poste n’a pu leur rappeler que le bâtiment, les équipements et le salaire qu’ils perçoivent, ne leurs ont pas été légués par leurs géniteurs et que l’ORTC est un établissement public qui fonctionne grâce à l’argent du contribuable. « C’est dommage. Ushe Ho Massiwani était une émission qui nous permettait à la fois de découvrir l’actualité nationale de bon matin et surtout de réagir. Les clients que je ramenais tous les matins à leurs boulots en raffolaient. Certains exigeaient même que je me branche à la radio nationale », a déclaré Mbaé Mouigni Abdoulkarim, un taximan nostalgique de ce programme qui présentait à la fois le journal, une interview et des réactions des auditeurs. « C’est regrettable et je suis sûr que l’audience a baissé depuis qu’ils ont mis fin à cette émission », a ajouté le taximan. Dès sa prise de fonction, le directeur de l’Information de l’ORTC, Ali Djaé, aurait pris une série de mesures pour bloquer l’antenne à l’opposition, ainsi qu’à tous ceux qui pourraient critiquer la mauvaise gouvernance et la mauvaise gestion du pays et des sociétés publiques. Désormais, l’ORTC ne relate l’information que s’il y a un intérêt pour le gouvernement. La liberté d’expression est réduite à sa plus simple expression, pour ne pas dire piétinée. Le fameux directeur de l’Information, qui a servi à la radio sous le régime autocratique d’Ahmed Abdallah, aurait pris les mauvaises habitudes. Plus question de couvrir les évènements et les conférences de presse des partis de l’opposition, ni même d’informer la population des crises sociales qui paralysent le quotidien des comoriens, n’en déplaise aux pourfendeurs de la corruption croissante, du déclin économique et de la mauvaise gestion. A quelques semaines d’importantes échéances électorales, c’est le retour à la pensée unique qui risque de porter atteint au principe de l’équilibre et du pluralisme de l’information ! « On leur serait reconnaissant de ne pas nous annoncer l’arrivée d’une cargaison d’hydrocarbures, parce qu’ils ne nous ont pas informé d’une pénurie », a fustigé, d’un ton moqueur, Akmal Halidi, un cadre habitant à la Coulée. La télévision et la radio perdent de plus en plus leur crédibilité et leur audience. « Payer l’abonnement de l’ORTC, c’est de l’argent jeté par la fenêtre. Le jour où ils vont améliorer leur programme, je me réabonnerai », a indiqué Mahafidh Eddine, qui habite en France et qui a décidé de résilier son abonnement, tout comme d’autres comoriens de la diaspora. A.A. Hamdi La Gazette des Comores

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 21:56
Difficile de comprendre les nouveaux enjeux qui poussent l'Algérie de Bouteflika à renouer avec les Comores après l'embrouille de 1978. Ce pays contrairement à d'autres pays arabes comme la Libye, le Koweït ou l'Arabie Saoudite, n'a jamais considéré les Comores dans sa stratégie de politique extérieur. Probablement, en raison du rôle des militaires comoriens lors de sa guerre de libération qu'elle considère comme une double trahison.  La première relève de 1944, après l'appel de Brazzaville par le Général DEGAULLE, les officiers des pays colonisés ont négocié leur engagement à la guerre contre les indépendances à la fin de celle-ci. Chose plus ou moins appliquée pour l'Afrique noire et refusée à l'Indochine et à l'Algérie en raison du statut qui leur prévalait à l'époque. La deuxième, venait du fait que ces militaires étaient musulmans et étaient les seuls de l'Afrique francophone musulmane, les autres pays ayant acquis leur indépendance entre temps.  Et pourtant, sous le régime de Boumediene, l'Algérie a été le bailleur de tous les mouvements de Libération, du Frolima au Mozambique, du MPLA en Angola, de l'ANC en Afrique du Sud, du PEGC en Guinée Bissau et Cap Vert et du Molinaco aux Comores. Après les Indépendances, tous ces mouvements ont tourné le dos à l'Algérie, mais cela n'a jamais affecté leur détermination pour le développement du continent.  Les Comores faisaient exception à la règle, puisque le MOLINACO n'a jamais eu le pouvoir. Néanmoins, sans l'Algérie, au jour d'aujourd'hui, la configuration de l'état comorien que nous vivons ne serait pas le même.  Le coup d'état du 3 Août a crée au sein de l'ensemble d l'OUA, un malaise tellement profond qu'aucun pays ne voulait entendre parler du nouveau gouvernement. A Moroni, le gouvernement se contentait de stabiliser le régime, à Mayotte, toutes les conditions pour le détachement étaient réunies, personne ne songeait à la consolidation de l'indépendance.  C'est par une dépêche parvenue le 5 Août 1975 à l'ORTF, que l'annonce de la déclaration de départementalisation de Mayotte a été faite par Marcel Henry à l'AFP, alors qu'Ali Soilihi Mtsachiwa, Ali Toihir et Mohamed Hassanaly se trouvaient à Mayotte pour nég0cier la formation du gouvernement. Une fois Ali Soilihi, rentré bredouille, Salim Hadji Himidi a fait sa valise et a demandé à ne pas figurer dans le gouvernement.  Certes en politicien averti, il a compris avant l'heure, la situation qui prévalait. Lorsque je l'ai interrogé sur ce choix, il me disait réellement ce n'est pas le mien. Je marchais sur la route de Magoudjou pour me rendre à mon domicile, lorsque j'ai entendu la voix de ma mère m'interpellait : « Salim part, part au plus vite, le pays est en danger ». Sans réfléchir, il a continué sa route jusqu'à la banque de Madagascar et des Comores, a vidé son compte et a décidé de partir dès le lendemain.  Une fois en Tanzanie, personne ne voulait le recevoir étant membre du comité national de la Révolution, nommé au lendemain du coup d'état. Son frère et ami, Salim Ahmed Salim, est Ambassadeur à New York, il ne lui restait que le ministre des affaires étrangères, un autre camarade de promotion avec qui, ils ont passé le bac ensemble. Ce dernier a fini par le recevoir, sans que Salim Himidi, sache ce qu'il allait lui demander. Au cours de leurs discussions, le Ministre suggère à Salim Himidi, de mener une démarche en vue de l'admission des Comores à l'ONU, pour barrer les velléités de départementalisation. Il suggère une rencontre entre Salim Himidi et Bouteflika, le leader et doyen des ministres africains des Affaires étrangères. Parallèlement, il s'est engagé à solliciter de la Russie, par le biais de son collègue de République démocratique Allemande, le parrainage de la candidature au sein du Conseil de sécurité.  La démarche a abouti. Bouteflika pris le dossier en mains. Il a sollicité la Chine, en raison de sa position de neutralité dans les affaires intérieures des pays, plutôt que la Russie. C'est lui qui a rédigé la lettre de candidature des Comores, c'est encore lui, qui a présenté Salim Himidi à Kult WALDEIM, à l'époque, secrétaire général des Nations Unies, et c'est lui qui a mobilisé l'ensemble des délégations africaines pour soutenir la candidature.  Tout cela se faisait sur le dos du gouvernement comorien. Ali Soilihi se contentait de quelques nouvelles, sans réellement croire à l'aboutissement du processus. La règle d'admission jusque là étant, que c'est le pays colonisateur qui dépose la candidature.  Une fois les Comores admises au Conseil de sécurité en Octobre, il a été décidé d'organiser la cérémonie d'admission le 12 novembre. Ce qui fut fait en présence, des autorités comoriennes et au grand dame de Paris. Si la France n'a pas opposé son droit de veto, c'est grâce à la souplesse et à la fermeté, de Bouteflika, de Salim Ahmed Salim et d'un autre inconnu l'Ambassadeur de Guinée Conakry. Il s'est d'ailleurs proposé d'abriter la délégation comorienne à ses bureaux.  En Février1976, alors que la France a opposé son droit de veto à la résolution qui le condamnait pour son premier referendum à Mayotte, l'Ambassadeur d'Algérie a pris le flambeau en septembre en rédigeant la fameuse résolution soumise à l'Assemblée générale, qui condamne, le premier référendum et toute autre consultation en dehors du giron de son ensemble naturel. Cette résolution reste dans les annales car près d'une centaine de pays sont intervenus et les débats ont duré 3 jours au lieu de 3h prévues au départ.  Pourtant, l'Algérie malgré tout ça n'a jamais sollicité l'installation d'une Ambassade comme la Libye à l'époque, mais a préféré gardé des relations simplifiées. Vers la fin du mandat d'Ali Soilihi, l'Algérie s'est proposé pour former une centaine de cadres comoriens allant du niveau CAP au BTS. Certains élèves ont même bénéficié d'une admission sur titre dans ses universités.  Après 1978, la donne a changé. Ahmed Abdallah Abdérémane, devenu président, a privilégiés ses relations personnelles avec la famille du roi du Maroc. Il a lâché la question du Sahara Occidentale, mais par précaution, il a demandé à nos ministres des Affaires étrangères de s'abstenir à chaque fois qu'il y avait vote sur la question.  C'est Said Hassane Said Hachim, devenu Ministre des affaires étrangères sous Djohar, qui va briser cette stratégie en liant définitivement la position comorienne à celle du Maroc au détriment de l'OUA et de l'Algérie en particulier. Depuis les relations sont en grande froid.  A suivre...  Mohamed Chanfiou

Difficile de comprendre les nouveaux enjeux qui poussent l'Algérie de Bouteflika à renouer avec les Comores après l'embrouille de 1978. Ce pays contrairement à d'autres pays arabes comme la Libye, le Koweït ou l'Arabie Saoudite, n'a jamais considéré les Comores dans sa stratégie de politique extérieur. Probablement, en raison du rôle des militaires comoriens lors de sa guerre de libération qu'elle considère comme une double trahison. La première relève de 1944, après l'appel de Brazzaville par le Général DEGAULLE, les officiers des pays colonisés ont négocié leur engagement à la guerre contre les indépendances à la fin de celle-ci. Chose plus ou moins appliquée pour l'Afrique noire et refusée à l'Indochine et à l'Algérie en raison du statut qui leur prévalait à l'époque. La deuxième, venait du fait que ces militaires étaient musulmans et étaient les seuls de l'Afrique francophone musulmane, les autres pays ayant acquis leur indépendance entre temps. Et pourtant, sous le régime de Boumediene, l'Algérie a été le bailleur de tous les mouvements de Libération, du Frolima au Mozambique, du MPLA en Angola, de l'ANC en Afrique du Sud, du PEGC en Guinée Bissau et Cap Vert et du Molinaco aux Comores. Après les Indépendances, tous ces mouvements ont tourné le dos à l'Algérie, mais cela n'a jamais affecté leur détermination pour le développement du continent. Les Comores faisaient exception à la règle, puisque le MOLINACO n'a jamais eu le pouvoir. Néanmoins, sans l'Algérie, au jour d'aujourd'hui, la configuration de l'état comorien que nous vivons ne serait pas le même. Le coup d'état du 3 Août a crée au sein de l'ensemble d l'OUA, un malaise tellement profond qu'aucun pays ne voulait entendre parler du nouveau gouvernement. A Moroni, le gouvernement se contentait de stabiliser le régime, à Mayotte, toutes les conditions pour le détachement étaient réunies, personne ne songeait à la consolidation de l'indépendance. C'est par une dépêche parvenue le 5 Août 1975 à l'ORTF, que l'annonce de la déclaration de départementalisation de Mayotte a été faite par Marcel Henry à l'AFP, alors qu'Ali Soilihi Mtsachiwa, Ali Toihir et Mohamed Hassanaly se trouvaient à Mayotte pour nég0cier la formation du gouvernement. Une fois Ali Soilihi, rentré bredouille, Salim Hadji Himidi a fait sa valise et a demandé à ne pas figurer dans le gouvernement. Certes en politicien averti, il a compris avant l'heure, la situation qui prévalait. Lorsque je l'ai interrogé sur ce choix, il me disait réellement ce n'est pas le mien. Je marchais sur la route de Magoudjou pour me rendre à mon domicile, lorsque j'ai entendu la voix de ma mère m'interpellait : « Salim part, part au plus vite, le pays est en danger ». Sans réfléchir, il a continué sa route jusqu'à la banque de Madagascar et des Comores, a vidé son compte et a décidé de partir dès le lendemain. Une fois en Tanzanie, personne ne voulait le recevoir étant membre du comité national de la Révolution, nommé au lendemain du coup d'état. Son frère et ami, Salim Ahmed Salim, est Ambassadeur à New York, il ne lui restait que le ministre des affaires étrangères, un autre camarade de promotion avec qui, ils ont passé le bac ensemble. Ce dernier a fini par le recevoir, sans que Salim Himidi, sache ce qu'il allait lui demander. Au cours de leurs discussions, le Ministre suggère à Salim Himidi, de mener une démarche en vue de l'admission des Comores à l'ONU, pour barrer les velléités de départementalisation. Il suggère une rencontre entre Salim Himidi et Bouteflika, le leader et doyen des ministres africains des Affaires étrangères. Parallèlement, il s'est engagé à solliciter de la Russie, par le biais de son collègue de République démocratique Allemande, le parrainage de la candidature au sein du Conseil de sécurité. La démarche a abouti. Bouteflika pris le dossier en mains. Il a sollicité la Chine, en raison de sa position de neutralité dans les affaires intérieures des pays, plutôt que la Russie. C'est lui qui a rédigé la lettre de candidature des Comores, c'est encore lui, qui a présenté Salim Himidi à Kult WALDEIM, à l'époque, secrétaire général des Nations Unies, et c'est lui qui a mobilisé l'ensemble des délégations africaines pour soutenir la candidature. Tout cela se faisait sur le dos du gouvernement comorien. Ali Soilihi se contentait de quelques nouvelles, sans réellement croire à l'aboutissement du processus. La règle d'admission jusque là étant, que c'est le pays colonisateur qui dépose la candidature. Une fois les Comores admises au Conseil de sécurité en Octobre, il a été décidé d'organiser la cérémonie d'admission le 12 novembre. Ce qui fut fait en présence, des autorités comoriennes et au grand dame de Paris. Si la France n'a pas opposé son droit de veto, c'est grâce à la souplesse et à la fermeté, de Bouteflika, de Salim Ahmed Salim et d'un autre inconnu l'Ambassadeur de Guinée Conakry. Il s'est d'ailleurs proposé d'abriter la délégation comorienne à ses bureaux. En Février1976, alors que la France a opposé son droit de veto à la résolution qui le condamnait pour son premier referendum à Mayotte, l'Ambassadeur d'Algérie a pris le flambeau en septembre en rédigeant la fameuse résolution soumise à l'Assemblée générale, qui condamne, le premier référendum et toute autre consultation en dehors du giron de son ensemble naturel. Cette résolution reste dans les annales car près d'une centaine de pays sont intervenus et les débats ont duré 3 jours au lieu de 3h prévues au départ. Pourtant, l'Algérie malgré tout ça n'a jamais sollicité l'installation d'une Ambassade comme la Libye à l'époque, mais a préféré gardé des relations simplifiées. Vers la fin du mandat d'Ali Soilihi, l'Algérie s'est proposé pour former une centaine de cadres comoriens allant du niveau CAP au BTS. Certains élèves ont même bénéficié d'une admission sur titre dans ses universités. Après 1978, la donne a changé. Ahmed Abdallah Abdérémane, devenu président, a privilégiés ses relations personnelles avec la famille du roi du Maroc. Il a lâché la question du Sahara Occidentale, mais par précaution, il a demandé à nos ministres des Affaires étrangères de s'abstenir à chaque fois qu'il y avait vote sur la question. C'est Said Hassane Said Hachim, devenu Ministre des affaires étrangères sous Djohar, qui va briser cette stratégie en liant définitivement la position comorienne à celle du Maroc au détriment de l'OUA et de l'Algérie en particulier. Depuis les relations sont en grande froid. A suivre... Mohamed Chanfiou

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 21:40
Depuis un mois et demi, Anjouan et les anjouanais font l'amer constat de voir les principes de Droit constitutionnel et les dispositions réglementaires qui régissent un Etat organisé violés et bafoués par le déploiement dans les places publiques, les rues et les ruelles, les transports en commun inondés d,insignes d,une précampagne politique contribuant à faire les éloges et la promotion d'un parti politique de même que le culte de la personnalité d'un homme ; le Juwa de l'ancien raïs SAMBI' L'opinion anjouanaise s'interroge sur le silence conjugué des pouvoirs publics face aux graves entorses faites au code électoral comorien et d'aucuns vont jusqu'à conclure à une complicité délibérée des deux exécutifs ; l'exécutif de l'Union et celui de l'Île d'Anjouan' En tout état de cause, Juwa jouit au sein de la sphère politique publique du pays d'un traitement de faveur savamment entretenu par les 2 niveaux de pouvoirs' La campagne de propagande de grande envergure de Juwa avant terme, est la conséquence immédiate de gros moyens logistiques mis à disposition pour séduire l'électorat anjouanais voire comorien ou entacher de faux l'élection harmonisée de Novembre 2oL4; L'impunité est une des explications aux dérives totalitaires de Juwa dans notre pays' cette démonstration de force de Juwa a tout de même le mérite de laisser sur le carreau les autres formations politiques, toutes tendances confondues, pour avoir débuté prématurément en y mettant un capitalfinancier complètement hors norme. Le niveau de la défiance et de la provocation de Juwa sur le fonctionnement régulier de nos institutions est à son comble lorsqu'on sait que le processus électoral n,est pas en lui-même encore officiellement établi. Le président sAMBt cherche à prouver, si besoin est, qu'il fait de ce scrutin groupé une priorité absolue pour son come-back dans la gestion des affaires de l'Etat. Si d,ici là, rien n'est fait par nos gouvernants, par les juridictions compétentes et par les organes de gestion des élections pour rappeler à l'ordre Juwa, GNEC Rénové n'exclut pas l'idée de se faire assister par des avocats pour porter l'affaire devant la cour constitutionnelle des comores' Mutsamudu le 28 Aout 2014 Monsieur Saïd Abeid Abderemane Ancien Président de l'autorité d'Anjouan Co-signataire de l'accord de Fomboni Co-président de G N EC-Rénové Monsieur Djaanfar Salim Allaoui Ancien vice-premier ministre des Comores (2002) Ancien ministre de l'intérieur d'Anjouan Secrétaire général et porte-parole de GNEC Rénové

Depuis un mois et demi, Anjouan et les anjouanais font l'amer constat de voir les principes de Droit constitutionnel et les dispositions réglementaires qui régissent un Etat organisé violés et bafoués par le déploiement dans les places publiques, les rues et les ruelles, les transports en commun inondés d,insignes d,une précampagne politique contribuant à faire les éloges et la promotion d'un parti politique de même que le culte de la personnalité d'un homme ; le Juwa de l'ancien raïs SAMBI' L'opinion anjouanaise s'interroge sur le silence conjugué des pouvoirs publics face aux graves entorses faites au code électoral comorien et d'aucuns vont jusqu'à conclure à une complicité délibérée des deux exécutifs ; l'exécutif de l'Union et celui de l'Île d'Anjouan' En tout état de cause, Juwa jouit au sein de la sphère politique publique du pays d'un traitement de faveur savamment entretenu par les 2 niveaux de pouvoirs' La campagne de propagande de grande envergure de Juwa avant terme, est la conséquence immédiate de gros moyens logistiques mis à disposition pour séduire l'électorat anjouanais voire comorien ou entacher de faux l'élection harmonisée de Novembre 2oL4; L'impunité est une des explications aux dérives totalitaires de Juwa dans notre pays' cette démonstration de force de Juwa a tout de même le mérite de laisser sur le carreau les autres formations politiques, toutes tendances confondues, pour avoir débuté prématurément en y mettant un capitalfinancier complètement hors norme. Le niveau de la défiance et de la provocation de Juwa sur le fonctionnement régulier de nos institutions est à son comble lorsqu'on sait que le processus électoral n,est pas en lui-même encore officiellement établi. Le président sAMBt cherche à prouver, si besoin est, qu'il fait de ce scrutin groupé une priorité absolue pour son come-back dans la gestion des affaires de l'Etat. Si d,ici là, rien n'est fait par nos gouvernants, par les juridictions compétentes et par les organes de gestion des élections pour rappeler à l'ordre Juwa, GNEC Rénové n'exclut pas l'idée de se faire assister par des avocats pour porter l'affaire devant la cour constitutionnelle des comores' Mutsamudu le 28 Aout 2014 Monsieur Saïd Abeid Abderemane Ancien Président de l'autorité d'Anjouan Co-signataire de l'accord de Fomboni Co-président de G N EC-Rénové Monsieur Djaanfar Salim Allaoui Ancien vice-premier ministre des Comores (2002) Ancien ministre de l'intérieur d'Anjouan Secrétaire général et porte-parole de GNEC Rénové

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 22:00

Déclaration du IV sommet du COI commission de l'océan indien

Au Sommet de la COI, le président de la France n'a pas été efficace pour défendre les intérêts de La Réunion sur le point essentiel : l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et nos voisins.


Le 23 août à Moroni a eu lieu le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la Commission de l'océan Indien. C'est pour y assister que François Hollande est venu faire une tournée dans notre région, en passant par La Réunion et l'île de Mayotte avant de se rendre dans la capitale des Comores, Moroni. La présence d'un chef d'Etat français comme membre à part entière d'une rencontre d'Etats situés dans l'océan Indien peut étonner. Il faut savoir que la présence des autorités françaises dans la COI s'est faite par l'entremise de La Réunion. Mais La Réunion est utilisée pour défendre les intérêts de la France dans la région.
L'attitude du gouvernement français est donc non seulement une anomalie dans le processus de décolonisation, mais aussi à contre-courant de l'histoire.
Des partis progressistes à la COI
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, notre région est sous la domination de deux métropoles européennes : Londres et Paris. C'est au lendemain de la Seconde guerre mondiale que commence la décolonisation. Les Réunionnais obtiennent l'abolition du statut colonial en 1946 et l'alignement des mêmes loi qu'en France au 1er janvier 1947. Madagascar devient indépendante sous un quasi-protectorat de la France en 1960. C'est vers la fin des années 1960 et le milieu des années 1970 que prennent fin les colonies dans notre région. Le pouvoir pro-français de Madagascar est renversé en mai 1972. Cela aboutira à l'expulsion des militaires français en 1975. Maurice devient indépendante en 1968, les Comores en 1975 et les Seychelles en 1976.

C'est dans ce dernier pays, à Mahé, que se tient la première Conférence des partis progressistes de l'océan Indien. Le PCR en fait pleinement partie. Cette conférence rassemble tous les partis de notre région sous le mot d'ordre « Océan Indien zone de paix ». Tous affirment unanimement leur soutien à la lutte contre l'apartheid. L'anti-impérialisme est un point de convergence à partir duquel les partis frères de notre région réfléchissent à une organisation institutionnelle. Combats d'arrière garde Mais Paris n'avait pas dit son dernier mot et livrait des combats d'arrière garde. Aux Comores, le gouvernement français soutenait les manœuvres de déstabilisation, à commencer par la sécession de Mayotte et l'implication d'anciens membres de l'armée française dans les coups d'Etat à Moroni. A La Réunion, Paris refusait aux Réunionnais le respect du suffrage universel. Son but était d'empêcher le PCR d'arriver au pouvoir. La loi abolissant le statut colonial n'était pas appliquée, car les Réunionnais ne pouvaient pas s'exprimer librement.  Ces conditions n'ont pas permis à La Réunion et aux Comores de figurer parmi les fondateurs de l'organisation découlant des conférences des partis progressistes. C'est ainsi que seuls Madagascar, Maurice et les Seychelles ont lancé la Commission de l'océan Indien ; l'Accord de Victoria de 1982 vient de fêter ces 30 ans d'existence.  Puis La Réunion et les Comores furent admises, avec une réserve pour notre pays : la France a été acceptée, au nom de La Réunion, car notre île n'a pas le degré de souveraineté nécessaire. La Réunion exclue de la déclaration finale Dans ces conditions, il eut été logique que la représentation française s'efface, laissant les Réunionnais exercer la responsabilité au sein de la COI. La loi d'orientation pour l'Outre-mer votée en 2000 permet même aux élus de La Réunion de parler au nom de l'Etat membre dans les organisations régionales telles que la COI. D'ailleurs à plusieurs occasions, La Réunion a représenté la France. Tout semblait se passer entre responsables. Or, force est de constater que l'actuel Président français n'est pas venu au Sommet de la COI dans cet état d'esprit. Cela ressemble même à de l'usurpation. Jeudi matin, François Hollande assurait qu'il interviendrait à Moroni samedi pour discuter des « délimitations des frontières ». C'est un sujet à mille lieues des préoccupations réunionnaises. En effet, au niveau des relations internationales, la question est de négocier au mieux l'intégration de La Réunion dans la construction d'un marché régional. La déclaration finale du Sommet de la COI montre que le chef de l'Etat de la France a été inefficace sur ce point. Elle stipule en effet que :  « Le Sommet salue le rôle joué par la COI dans la conclusion des négociations de l'Accord de Partenariat Economique (APE) intérimaire avec l'Union européenne. Il demande une mise en œuvre efficace de cet accord avec le soutien de la COI et de ses partenaires. Les chefs d'Etat et de gouvernement souhaitent une conclusion rapide d'un APE complet dans lequel le groupe Comores – Madagascar – Maurice – Seychelles (CMMS) pourrait jouer un rôle significatif. Ils souhaitent également que la COI participe activement à sa mise en œuvre. La France y participera en qualité d'observateur. » L'intérêt français avant tout Cet APE permettra aux produits venant de chez nos voisins d'entrer sans quota ni droit de douane à La Réunion, car dans ces négociations notre île est considérée comme n'importe quelle région de l'Union européenne. C'est la porte ouvert à la faillite de ce qui reste de l'industrie réunionnaise, et c'est un coup porté au secteur des services. Des entreprises réunionnaises ont déjà anticipé : elles délocalisent la production à moindre coût à Maurice pour vendre ensuite à prix élevé à La Réunion. La Réunion n'est même pas citée dans le texte de la déclaration finale du sommet de la COI, alors qu'un fonctionnaire français « observera ». Ce n'est pas étonnant, ce sujet ne concerne pas la population française selon ses dirigeants. La présence de Paris dans la COI est un moyen de négocier pour les intérêts français la meilleure place dans le partage des richesses de notre océan, et elles sont considérables. Voilà qui montre bien les limites de la structure institutionnelle actuelle. Non seulement les Réunionnais ne peuvent pas défendre leur point de vue dans la COI, mais en plus leur pays est utilisé pour servir les besoins d'une ancienne métropole sur le déclin. C'est caractéristique de la persistance d'une relation héritée de la colonisation qui mène droit à l'impasse. C'est bien un véritable partenariat qu'il est nécessaire de mettre en œuvre, car sans La Réunion et les îles, la France n'a plus ce rôle politique artificiellement élevé par rapport à son véritable poids économique. M.M. Témoignages

C'est dans ce dernier pays, à Mahé, que se tient la première Conférence des partis progressistes de l'océan Indien. Le PCR en fait pleinement partie. Cette conférence rassemble tous les partis de notre région sous le mot d'ordre « Océan Indien zone de paix ». Tous affirment unanimement leur soutien à la lutte contre l'apartheid. L'anti-impérialisme est un point de convergence à partir duquel les partis frères de notre région réfléchissent à une organisation institutionnelle. Combats d'arrière garde Mais Paris n'avait pas dit son dernier mot et livrait des combats d'arrière garde. Aux Comores, le gouvernement français soutenait les manœuvres de déstabilisation, à commencer par la sécession de Mayotte et l'implication d'anciens membres de l'armée française dans les coups d'Etat à Moroni. A La Réunion, Paris refusait aux Réunionnais le respect du suffrage universel. Son but était d'empêcher le PCR d'arriver au pouvoir. La loi abolissant le statut colonial n'était pas appliquée, car les Réunionnais ne pouvaient pas s'exprimer librement. Ces conditions n'ont pas permis à La Réunion et aux Comores de figurer parmi les fondateurs de l'organisation découlant des conférences des partis progressistes. C'est ainsi que seuls Madagascar, Maurice et les Seychelles ont lancé la Commission de l'océan Indien ; l'Accord de Victoria de 1982 vient de fêter ces 30 ans d'existence. Puis La Réunion et les Comores furent admises, avec une réserve pour notre pays : la France a été acceptée, au nom de La Réunion, car notre île n'a pas le degré de souveraineté nécessaire. La Réunion exclue de la déclaration finale Dans ces conditions, il eut été logique que la représentation française s'efface, laissant les Réunionnais exercer la responsabilité au sein de la COI. La loi d'orientation pour l'Outre-mer votée en 2000 permet même aux élus de La Réunion de parler au nom de l'Etat membre dans les organisations régionales telles que la COI. D'ailleurs à plusieurs occasions, La Réunion a représenté la France. Tout semblait se passer entre responsables. Or, force est de constater que l'actuel Président français n'est pas venu au Sommet de la COI dans cet état d'esprit. Cela ressemble même à de l'usurpation. Jeudi matin, François Hollande assurait qu'il interviendrait à Moroni samedi pour discuter des « délimitations des frontières ». C'est un sujet à mille lieues des préoccupations réunionnaises. En effet, au niveau des relations internationales, la question est de négocier au mieux l'intégration de La Réunion dans la construction d'un marché régional. La déclaration finale du Sommet de la COI montre que le chef de l'Etat de la France a été inefficace sur ce point. Elle stipule en effet que : « Le Sommet salue le rôle joué par la COI dans la conclusion des négociations de l'Accord de Partenariat Economique (APE) intérimaire avec l'Union européenne. Il demande une mise en œuvre efficace de cet accord avec le soutien de la COI et de ses partenaires. Les chefs d'Etat et de gouvernement souhaitent une conclusion rapide d'un APE complet dans lequel le groupe Comores – Madagascar – Maurice – Seychelles (CMMS) pourrait jouer un rôle significatif. Ils souhaitent également que la COI participe activement à sa mise en œuvre. La France y participera en qualité d'observateur. » L'intérêt français avant tout Cet APE permettra aux produits venant de chez nos voisins d'entrer sans quota ni droit de douane à La Réunion, car dans ces négociations notre île est considérée comme n'importe quelle région de l'Union européenne. C'est la porte ouvert à la faillite de ce qui reste de l'industrie réunionnaise, et c'est un coup porté au secteur des services. Des entreprises réunionnaises ont déjà anticipé : elles délocalisent la production à moindre coût à Maurice pour vendre ensuite à prix élevé à La Réunion. La Réunion n'est même pas citée dans le texte de la déclaration finale du sommet de la COI, alors qu'un fonctionnaire français « observera ». Ce n'est pas étonnant, ce sujet ne concerne pas la population française selon ses dirigeants. La présence de Paris dans la COI est un moyen de négocier pour les intérêts français la meilleure place dans le partage des richesses de notre océan, et elles sont considérables. Voilà qui montre bien les limites de la structure institutionnelle actuelle. Non seulement les Réunionnais ne peuvent pas défendre leur point de vue dans la COI, mais en plus leur pays est utilisé pour servir les besoins d'une ancienne métropole sur le déclin. C'est caractéristique de la persistance d'une relation héritée de la colonisation qui mène droit à l'impasse. C'est bien un véritable partenariat qu'il est nécessaire de mettre en œuvre, car sans La Réunion et les îles, la France n'a plus ce rôle politique artificiellement élevé par rapport à son véritable poids économique. M.M. Témoignages

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 21:51
Son Excellence le docteur IKI, s'apprêterait à quitter Moroni demain pour prendre part à la Conférence sur les Petits États Insulaires en Développement (PEID) qui se tiendra, en début septembre, aux îles Samoa. Dans les valises du chef d'Etat, 3,4 milliards de francs de retard de paiement (deux mois d'impayés) pour les fonctionnaires de l'Etat. Le président ramènera aussi dans ses bagages à main une Commission électorale incomplète et à l'horizon, trois élections de plus en plus hypothétiques faute de moyens.  Mais, pour eux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour preuve, la délégation présidentielle n'a en tête que l'Assemblée générale des Nations Unies vers le 20 septembre. Cette même délégation qui s'est pavanée deux semaines durant dans le luxe des capitales occidentales dans la foulée du sommet Etats-unis-Afrique. Mais on va où? quand n'arrive plus à subvenir aux besoins élémentaires de sa population eau, électricité, carburant, salaires etc... Kamlala mwa ruwa pvo mliyo kwahata!  Toyb Ahmed (Facebook)

Son Excellence le docteur IKI, s'apprêterait à quitter Moroni demain pour prendre part à la Conférence sur les Petits États Insulaires en Développement (PEID) qui se tiendra, en début septembre, aux îles Samoa. Dans les valises du chef d'Etat, 3,4 milliards de francs de retard de paiement (deux mois d'impayés) pour les fonctionnaires de l'Etat. Le président ramènera aussi dans ses bagages à main une Commission électorale incomplète et à l'horizon, trois élections de plus en plus hypothétiques faute de moyens. Mais, pour eux, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour preuve, la délégation présidentielle n'a en tête que l'Assemblée générale des Nations Unies vers le 20 septembre. Cette même délégation qui s'est pavanée deux semaines durant dans le luxe des capitales occidentales dans la foulée du sommet Etats-unis-Afrique. Mais on va où? quand n'arrive plus à subvenir aux besoins élémentaires de sa population eau, électricité, carburant, salaires etc... Kamlala mwa ruwa pvo mliyo kwahata! Toyb Ahmed (Facebook)

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 21:05

La bonne nouvelle du 4e sommet de la COI !

Au cours de son discours prononcé à l’occasion du4ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission de l’Océan Indien (COI) qui s’est déroulé le 23 aout 2014 à Moroni, le Président français a glissé une phrasepour annoncer l’éventuelle découverte de ressources naturelles au large des côtes comoriennes. Cette phrase prononcée par le Président de la 5e puissance économique du monde qui s’acharne à garder des confettis de territoire dans l’océan indien, confirme ce que tout le monde soupçonnait depuis des décennies : l’existence des richesses naturelles dans l’océan qui entoure l’archipel des Comores. Cette présence explique sans nul doute, l’entêtement de cette puissance mondiale à garder envers et contre tout, l’île de Mayotte en se fondant sur des fallacieux argumentaires qui portent sur la « volonté des mahorais ». La France a gardé cette ile pour ses propres intérêts en manipulant les pauvres habitants de cette ile qui seront, dans un avenir proche, les dindons de la farce de cette politique stratégique de leur puissance tutrice. Car n’en déplaise aux râleurs et pessimistes de tout poils, les Comores seront à moyen terme, dans une ou deux décennies, un pays métamorphosé grâce aux revenus de ses ressources naturelles. Les Etats Unis, les pays du Golfe et les pays de la région l’ont déjà compris et la France souhaite rattraper son retard.

En dépit des difficultés du moment, le pays poursuit sa politique visant à prospecter les richesses qui se trouvent dansnos eaux territoriales. Pour l’instant, ce sont les compagnies anglophones notamment américaines qui ont pris de l’avance. L’Assemblée de l’Union des Comores a déjà approuvé le 17 mars 2014, deux contratspétroliers, relatifs au partage de production entre le Gouvernement de l’Union des Comores et lessociétés Bahari Ressources Limited/discover Exploitation Comores et Safari Petroleum/Wester Energy. Ainsi, conformément aux dispositions du code pétrolier, ces contrats sont entrés en vigueur dès la ratification de la loi autorisant l’approbation de ces contrats par le Chef de l’Etat. Les périmètresaccordés à Safari et Western Energy sont les blocs D, E et F d'environ 17.697 km2. Le contrat Bahari/Discover, avec la même superficie, a soumissionné dans les zones A, B et C d'environ 18.000 km2 réparties en trois blocs d’une superficie de 6.000 Km3 chacun. Des recherches sont déjà réalisées par la société et on attend les résultats. Le Comité exécutif en charge du contrat du partage de production pétrolier conclu entre le gouvernement et lessociétés Bahari Ressources Limited/discover Exploitation Comores s’est déjà réuni le 20 aout dernier. Selon le communiqué conjoint des deux parties, un programme de travail et un budget pour l’année 2014 – mars 2015 d’un montant de 6 millions de dollars ont été arrêtés. Selon toujours ce communiqué conjoint, les premières interprétations des données qui ont été relevées récemment dans les eaux territoriales comoriennes, laissent comprendre que « le couloir du réservoir qui accueille les grands gisements de gaz decouverts au Mozambique s’étend aussi aux Comores ».     Oui, le pays dispose des richesses naturelles. Le début de leur exploitation changera la donne politique et économique de notre région. Ce pays à l’histoire millénaire, honni et méprisé par ses voisins directs et ses compatriotes de Mayotte, occupera dans un avenir proche la place qu’il mérite en devenant pourquoi pas « la Guinée-Equatoriale » de l’océan indien.  Comoresdroit

En dépit des difficultés du moment, le pays poursuit sa politique visant à prospecter les richesses qui se trouvent dansnos eaux territoriales. Pour l’instant, ce sont les compagnies anglophones notamment américaines qui ont pris de l’avance. L’Assemblée de l’Union des Comores a déjà approuvé le 17 mars 2014, deux contratspétroliers, relatifs au partage de production entre le Gouvernement de l’Union des Comores et lessociétés Bahari Ressources Limited/discover Exploitation Comores et Safari Petroleum/Wester Energy. Ainsi, conformément aux dispositions du code pétrolier, ces contrats sont entrés en vigueur dès la ratification de la loi autorisant l’approbation de ces contrats par le Chef de l’Etat. Les périmètresaccordés à Safari et Western Energy sont les blocs D, E et F d'environ 17.697 km2. Le contrat Bahari/Discover, avec la même superficie, a soumissionné dans les zones A, B et C d'environ 18.000 km2 réparties en trois blocs d’une superficie de 6.000 Km3 chacun. Des recherches sont déjà réalisées par la société et on attend les résultats. Le Comité exécutif en charge du contrat du partage de production pétrolier conclu entre le gouvernement et lessociétés Bahari Ressources Limited/discover Exploitation Comores s’est déjà réuni le 20 aout dernier. Selon le communiqué conjoint des deux parties, un programme de travail et un budget pour l’année 2014 – mars 2015 d’un montant de 6 millions de dollars ont été arrêtés. Selon toujours ce communiqué conjoint, les premières interprétations des données qui ont été relevées récemment dans les eaux territoriales comoriennes, laissent comprendre que « le couloir du réservoir qui accueille les grands gisements de gaz decouverts au Mozambique s’étend aussi aux Comores ». Oui, le pays dispose des richesses naturelles. Le début de leur exploitation changera la donne politique et économique de notre région. Ce pays à l’histoire millénaire, honni et méprisé par ses voisins directs et ses compatriotes de Mayotte, occupera dans un avenir proche la place qu’il mérite en devenant pourquoi pas « la Guinée-Equatoriale » de l’océan indien. Comoresdroit

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 21:26

L'UPDC en panne de candidats

Le parti présidentiel peine à désigner ses candidats aux prochaines législatives. Le navire Mamadou-Bineta (Mohamed Ali Soilih et Nourdine Bourhane) prend l'eau. Les membres d'équipages conduits par le secrétaire général de ce machin, Mohamed Halifa errent dans tous les sens. A en croire Mohamed Halifa, ''le chef de l'Etat, Alhadj Ikililou Dhoinine, ne veut pas entendre parler de ce machin de l'UPDC, et met en garde Mamadou et Nourdine Bourhane, qui, il y a deux semaines ont profité de l'absence du chef de l'Etat à l'étranger pour réunir les directeurs généraux des sociétés d'Etat, pour leur imposer de financer les législatives avec l'argent de l'Etat, pourvu que l'UPDC gagne les législatives. Furieux d'apprendre une telle ânerie, Ikililou a rappelé à l'ordre ses vice-présidents et n'entend pas autoriser le décaissement de l'argent public pour financer la campagne.  Ceux qui prétendent connaître bien Iki, croient à sa version, mais ceux qui le côtoient jour et nuit, doutent de sa sincérité et promettent un holdup dans les caisses de l'Etat pendant ces législatives. Dans les rangs du parti présidentiel, tous les ministres sont imposés de se présenter dans leurs différentes circonscriptions. Une manière pour Mamadou qui sait dorénavant qu'un vote sanction attend cette bande de néants, mais pour se débarrasser de quelques uns devenus encombrants au sein du gouvernement tel est le cas du ministre des relations extérieures, le ministre de la production, celle de l'emploi, ou encore celui de l'éducation nationale, on leur impose la '' mort'' politique. Il est clair qu'aux yeux de l'opinion ces ministres partent perdants et surtout que la plupart sont des inconnus même si certains bénéficient de la protection de la première du premier ( Mma Halouoi). Tout ce que nous savons, les comoriens en ont marre de la gestion mafieuse du pouvoir et la révolution sonne à nos portes.  A suivre  MLIMADJI

Le parti présidentiel peine à désigner ses candidats aux prochaines législatives. Le navire Mamadou-Bineta (Mohamed Ali Soilih et Nourdine Bourhane) prend l'eau. Les membres d'équipages conduits par le secrétaire général de ce machin, Mohamed Halifa errent dans tous les sens. A en croire Mohamed Halifa, ''le chef de l'Etat, Alhadj Ikililou Dhoinine, ne veut pas entendre parler de ce machin de l'UPDC, et met en garde Mamadou et Nourdine Bourhane, qui, il y a deux semaines ont profité de l'absence du chef de l'Etat à l'étranger pour réunir les directeurs généraux des sociétés d'Etat, pour leur imposer de financer les législatives avec l'argent de l'Etat, pourvu que l'UPDC gagne les législatives. Furieux d'apprendre une telle ânerie, Ikililou a rappelé à l'ordre ses vice-présidents et n'entend pas autoriser le décaissement de l'argent public pour financer la campagne. Ceux qui prétendent connaître bien Iki, croient à sa version, mais ceux qui le côtoient jour et nuit, doutent de sa sincérité et promettent un holdup dans les caisses de l'Etat pendant ces législatives. Dans les rangs du parti présidentiel, tous les ministres sont imposés de se présenter dans leurs différentes circonscriptions. Une manière pour Mamadou qui sait dorénavant qu'un vote sanction attend cette bande de néants, mais pour se débarrasser de quelques uns devenus encombrants au sein du gouvernement tel est le cas du ministre des relations extérieures, le ministre de la production, celle de l'emploi, ou encore celui de l'éducation nationale, on leur impose la '' mort'' politique. Il est clair qu'aux yeux de l'opinion ces ministres partent perdants et surtout que la plupart sont des inconnus même si certains bénéficient de la protection de la première du premier ( Mma Halouoi). Tout ce que nous savons, les comoriens en ont marre de la gestion mafieuse du pouvoir et la révolution sonne à nos portes. A suivre MLIMADJI

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 21:23

COI: LES COMORIENS SONT ILS NULS EN STRATÉGIE?

Ce 23 08 2014, le maître F.Hollande est accueilli en héros par ses esclaves les comoriens, suite à sa visite dans l'océan indien. Tous les hommes du pouvoir sont unanimes : le chef des esclaves a bien parlé, il a osé dire à son maître que ses hommes souffrent et beaucoup perdent leur vie en cherchant à se sauver des champs de cannes à sucre. En suivant ce sommet, on est tenté de piailler, ''encore un président élu par des comoriens et qui reçoit les ordres ailleurs' 'Mais une fois qu'on a digéré son honneur d'un mna ikofia comme moi, on regarde la réalité en face ,notamment celle qui est en train de se déroule sous nos yeux aux Comores ,et on est tenté de s'écrier :''et si les maorais avaient raison !''par exemple, sur le problème ,plus qu'actuelle, de la géostratégie politique en Afrique ,un pays comme la France peut en un discours diviser un pays, l'humilier au sein même de notre représentation du peuple, s'approprier une partie des Comores contre la modique somme de 5 millions d'euros. Je ne rigole pas . Il ne faut jamais être naïf. Si la survie de la France passe par une recolonisation des Comores et la mainmise sur ses ressources naturelles vitales, cela se fera sans état d'âme. Ne croyez pas à ce machin , ces droits internationaux, et aux principes de paix, ce sont les faibles qui s'agrippent à cette utopie. Les prétendants à la magistrature suprême en 2016 sauront – ils tirer toutes les leçons de la triple humiliation vécue à Hamdramba ?

Il y a d'abord l'humiliation au niveau national. Les Comores ! Un pays qui en 1975 l'impérialisme a voulu imposé une indépendance surveillée A.Abdallah s'est révolté et à déclarer unilatéralement  l'indépendance des Comores. Une façon révolutionnaire d'accéder à notre souveraineté .On a soudain eu la forte impression que ce pays venait de reculer de 4 décennies !   Il y a ensuite l'humiliation au niveau sous – régionale. C'est toutes les îles de l'océan indien qui se sont montrés incapables  de défendre les Comores. A quoi servent donc tous ces sommets sous – régionaux sur la sécurité, si elles ne peuvent déboucher sur une stratégie politique d'ensemble pour soutenir et protéger nos pays des agressions extérieur. Mais la stratégie c'est l'art d'anticiper. Là encore les dirigeants comoriens n'étaient pas  à la hauteur des défis de l'heure. D'où la troisième humiliation, celle infligée par la France .Depuis 1975 un président  français avec arrogance  est venu défié les comoriens, Mayotte est dans la république et la république est à Mayotte. Les comoriens sont réduits à brandir le drapeau français dans les rues de notre capitale et à crier ''vive papa Hollande''. Pendant ce temps le ministre de l'affaire extérieure déclare: le sommet est une réussite parce que notre pays est capable d'organiser un dîner et d'assumer la propreté de la ville de Moroni. La liberté a un prix , et ceux qui ne sont pas prêts à le payer sont contraints à la servitude. Comme dirait l'autre ''colonisé parce que colonisable''. 39 ans après l'indépendance, les Comores ont accueilli un chef d'Etat français en héro et donateur. Avons-nous reculer ou avancer ? Il faut cesser de nous comporter comme des petits grands incapables de s'organiser pour se prendre en charge. La France n'a fait qu'occuper le vide créé par la somme de nos irresponsabilités nationales.  Notre pays  peut oublier le mot « souveraineté »pendant longtemps. Pour conclure: j'espère  vraiment  les comoriens auront conscience de de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'histoire nous démontre que la coexistence des peuples a été et sera toujours un rapport de force. Mais tant que nous aurons le genre de dirigeant comme Ikililou, il a fait un discours  le 06 juillet, un autre le jour de l'aïd et enfin ce samedi. Je mets au défi  à tous les comoriens de me citer une  et une seule idée ou proposition de ces trois discours. Depuis quand l'esclave dit à son maître  que les cravaches sont saignantes. Vous ne comprendrez jamais  que le respect  s'arrache par l'intelligence et la force. Le problème est que nous ressemblons un peu trop à nos dirigeants, et de ce fait nous les méritons ! Qu'est ce qui ne va pas avec nous les comoriens.   Femnawu wa kori wa dozi                              Mbadakome

Il y a d'abord l'humiliation au niveau national. Les Comores ! Un pays qui en 1975 l'impérialisme a voulu imposé une indépendance surveillée A.Abdallah s'est révolté et à déclarer unilatéralement l'indépendance des Comores. Une façon révolutionnaire d'accéder à notre souveraineté .On a soudain eu la forte impression que ce pays venait de reculer de 4 décennies ! Il y a ensuite l'humiliation au niveau sous – régionale. C'est toutes les îles de l'océan indien qui se sont montrés incapables de défendre les Comores. A quoi servent donc tous ces sommets sous – régionaux sur la sécurité, si elles ne peuvent déboucher sur une stratégie politique d'ensemble pour soutenir et protéger nos pays des agressions extérieur. Mais la stratégie c'est l'art d'anticiper. Là encore les dirigeants comoriens n'étaient pas à la hauteur des défis de l'heure. D'où la troisième humiliation, celle infligée par la France .Depuis 1975 un président français avec arrogance est venu défié les comoriens, Mayotte est dans la république et la république est à Mayotte. Les comoriens sont réduits à brandir le drapeau français dans les rues de notre capitale et à crier ''vive papa Hollande''. Pendant ce temps le ministre de l'affaire extérieure déclare: le sommet est une réussite parce que notre pays est capable d'organiser un dîner et d'assumer la propreté de la ville de Moroni. La liberté a un prix , et ceux qui ne sont pas prêts à le payer sont contraints à la servitude. Comme dirait l'autre ''colonisé parce que colonisable''. 39 ans après l'indépendance, les Comores ont accueilli un chef d'Etat français en héro et donateur. Avons-nous reculer ou avancer ? Il faut cesser de nous comporter comme des petits grands incapables de s'organiser pour se prendre en charge. La France n'a fait qu'occuper le vide créé par la somme de nos irresponsabilités nationales. Notre pays peut oublier le mot « souveraineté »pendant longtemps. Pour conclure: j'espère vraiment les comoriens auront conscience de de la force de l'union, de l'analyse et de l'anticipation. L'histoire nous démontre que la coexistence des peuples a été et sera toujours un rapport de force. Mais tant que nous aurons le genre de dirigeant comme Ikililou, il a fait un discours le 06 juillet, un autre le jour de l'aïd et enfin ce samedi. Je mets au défi à tous les comoriens de me citer une et une seule idée ou proposition de ces trois discours. Depuis quand l'esclave dit à son maître que les cravaches sont saignantes. Vous ne comprendrez jamais que le respect s'arrache par l'intelligence et la force. Le problème est que nous ressemblons un peu trop à nos dirigeants, et de ce fait nous les méritons ! Qu'est ce qui ne va pas avec nous les comoriens. Femnawu wa kori wa dozi Mbadakome

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