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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

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Assemblée de l'Union: Un Séminaire Parlementaire Régional

23 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Communique de presse du Président de l’Assemblée de l'Union Lors d'un point ce vendredi à 14h30' au palais du peuple de Hamramba, devant les médias et tous les élus de la nation.
 
Au nom de la représentation nationale, j'ai le plaisir de pouvoir compter sur vos médias pour informer l'ensemble de la population sur la tenue au Palais du peuple de Hamramba les 29 et 30 avril 2017, d'un Séminaire parlementaire régional sur "la pratique parlementaire au service de la bonne gouvernance".
 
Cet événement majeur pour notre pays réunira autour des élus et des cadres comoriens, d'éminents représentants des parlements de Madagascar, de Maurice, des Seychelles, au Sénégal, du Togo, ainsi que d'experts de l'Union interparlementaire (UIP), de l'association des parlements francophone (APF) et du parlement arabe.
 
Ce séminaire, le deuxième du genre depuis celui de 2005, réitère le souci permanent de Assemblée de l'Union, de renforcer ses capacités à assurer pleinement son rôle dévolu par la constitution. Ce séminaire est encouragé par Son Excellence le chef de l'Etat Azali Assoumani, qui espère que ces travaux contribuent d'une part, à promouvoir la démocratie parlementaire, et d'autre part, à traduire sa volonté d'engager les pays dans la voie de l'émergence économique, à l'horizon 2030.
 
Alors que notre pays continue de vivre des évolutions institutionnelles rapides dans un contexte mondial qui est lui même en plein mutation, ce séminaire est une opportunité d'échanges d'expériences avec les États voisins et avec les partenaires, dans la perspective d'une nécessaire modération du fonctionnement de notre parlement. C'est également l'occasion pour les comoriens de réfléchir ensemble sur des modèles d'organisations susceptibles d'apporter des réponses aux enjeux économiques, écologiques et sociétaux auxquels doit faire face notre pays.
 
C'est ainsi que nous avons placé ce séminaire régional sous le thème de "la pratique parlementaire au service de la bonne gouvernance". Les communications des experts et les travaux en atelier vont se pencher sur les " rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif", sur les outils et procédures de "contrôle de l'action gouvernementale" et sur la "relation majorité - opposition".
 
En ce moment, où vos journaux parlent de difficultés à l'Assemblée depuis le début de l'actuelle session parlementaire, les thèmes de ce séminaire semblent être la meilleur réponse pour un fonctionnement responsable et efficace de notre institution.
 
C'est pourquoi, je voudrais compter sur votre professionnalisme, pour assurer une large couverture sur les véritables enjeux du pays.
 
Service Communication
Assemblée de l'Union

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Mardi 25 avril: la police nationale veille au respect des prix homologués

22 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Contrôler scrupuleusement le respect des prix homologués en Union des Comores a été la consigne du jour donnée​ par le Ministre de l'intérieur, Mohamed DAOUDOU à la Police Nationale.
Marché de Mutsamudu - Anjouan. Photo d'archives 
Ainsi les éléments de la Police Nationale seront redéployés à compter de ce mardi, 25 avril sur les lieux de commerce dans l'ensemble du territoire national, pour renforcer le contrôle des prix et sanctionner les contrevenants.
 
La décision du Ministre fait suite au rapport d'activités du comité mixte d'homologation des prix en Union des Comores, rendu samedi 22 avril. 
 
En effet, ce comité a enquêté sur les prix des produits de première nécessité et taxes douanières. Il a constaté zéro augmentation pouvant justifier cette hausse des prix sur le marché. C'est une mesure qui consiste à accompagner et à rendre plus concret les engagements de SEM, Azali Assoumani, Chef de l'Etat de vouloir en finir avec la vie chère. ©Ministère de l'intérieur 
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر
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Y'a t-il des oreilles pour l'entendre, des yeux pour le lire et une foi pour le comprendre?

22 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Un immense conseiller de la Cour Constitutionnelle des Comores, encore en exercice sort un témoignage poignant, révélant clairement des horribles vérités sur le fonctionnement d'une institution qui devrait servir d'exemple dans le respect des lois et la protection de la démocratie.
ANTOY ABDOU, originaire de Bimbini, ancien Ministre, ancien candidat à la présidence de l'île d'Anjouan, ancien Secrétaire Général du PSN/RDD, cadre de haut niveau suffoquait sur le "silence, on corrompt" de la Cour Constitutionnelle et a fini par dévoiler les injustifiables manipulations et manquements de la Cour Constitutionnelle.
 
Les pressions exercées contre sa désignation simplement car il est une des rares personnalités incorruptibles, l'isolement qu'il a subi de la part de ses paires cachent mal une volonté du Chef de l'Etat IKILILOU à faire de cette noble institution, une tribune de délibération de l'exécutif. Dans son livre témoignage d'un engagement sans retenu, ANTOY ABDOU nous entraîne dans une sorte de mafia politico-juridique où les conseillers métamorphosés en Chefs de gangs rivalisent sur les complots, les détournements des fonds et l'irrationnel. 
 
J'invite les comoriens à lire ce grand livre par son importance et à méditer sur l'avenir de notre pays. J'invite le Président AZALI, sans grande conviction, à être réactif étant le garant de notre constitution de ce pays qu'il veut émmergent. " la Cour Constitutionnelle, une institution à réformer en toute urgence" est simplement un monument sur l'histoire de la Cour Constitutionnelle sous IKILILOU, signé par ANTOY ABDOU; un témoignage qui devrait interpeller le régime AZALI, au nom de la continuité de l'Etat. Croisons les doigts! Lisez ce livre et faites le vôtre par un examen de votre conscience. 
 
Je profite de l'occasion de saluer l'auteur de ce livre-témoignage, de l'esprit d'intégrité qu'il inspire à la jeune génération et de l'appeler à encore s'investir pour défendre notre pays. J'espère que loin d'être un Adieu, ce livre pose les jalons d'un appel au respect des institutions et du droit. BEN ALI
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Fop Ngazidja: La grosse gaffe de Hassani Hamadi

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

L’île de Ngazidja est financièrement à bout de souffle. Les 700 agents recrutés à tour de bras depuis juin 2016 ne touchent aucun salaire. Les doléances de Hassani Hamadi ne semblent pas encore infléchir l’argentier de l’Etat devant qui le gouverneur s’agenouille. 
 
Le gouverneur Hassani Hamadi se rend compte de ses erreurs et se livre à son baroud d’honneur. Parue lundi dernier dans le journal Al-watwan, la lettre ouverte adressée au ministre des finances signée le secrétaire général du commissariat aux finances de Ngazidja en dit long sur la situation difficile dans laquelle se trouve l’île de Ngazidja.
En effet, Abdoulfatah Ali, le secrétaire général parle de « 300 enseignants contractuels [qui] ont déserté les classes faute d’être payés ». Mais ça, c’est l’aspect visible. Sur la partie cachée de l’iceberg, environ 500 autres agents repartis essentiellement dans le corps médical ne perçoivent eux non plus leur salaire.
 
En tout, ça fait près 700 agents dont le salaire mensuel tourne autour de 72 millions de nos francs. Leurs points communs : recrutés par l’actuel régime et sans salaire. « Nous, nous les avons recrutés dans l’espoir de pouvoir les rémunérer. En tout cas, nous venons de les insérer dans notre fichier pourvu que le gouvernement se montre flexible », concède une source bien informée, dont nous tairons volontairement le nom.
 
Il faut dire qu’avant le 1er janvier 2017, la masse salariale de l’île de Ngazidja s’élevait à 480 millions versés par le gouvernement central. « Depuis le 1er janvier, le gouvernement verse sur cette base sans tenir compte des nouveaux contrats », déplore-t-on dans l’entourage du gouverneur.
 
Parmi les agents qui ne touchent plus de salaire, il y aussi cette catégorie appelée « hors cadre » par la direction régionale de la fonction publique. En effet, Hassani Hamadi a procédé dès son investiture à des nominations sans tenir compte d’aucun organigramme que ce soit. Ces « malheureux », on les trouve à Mrodju, à la régie des travaux publics ou encore à Radio Ngazidja. On ignore, pour le moment, si ces postes « hors cadre » font partie des 700 agents dont le salaire s’élève à 72 millions ou s’il s’agit d’une autre paire de manches.
Quand à leur nombre, les informations divergent. Sur la liste de la direction de la Fop dont nous disposons copie, ils ne sont que cinq tandis qu’une autre source soutient que le nombre a grimpé en flèche : 85 personnes concernées nous dit-on.
 
Quel que soit leur nombre, c’est une faute grave qu’a commise le gouverneur de Ngazidja qui, pourtant, fut un temps ministre des finances et de l’économie de l’Union. Il est censé maitriser les rouages administratifs et budgétaires, notamment le respect du principe de la discipline budgétaire.
 
Toufé Maecha, La Gazette des Comores

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Coopération décentralisée: Le docteur Salami en visite au Maroc

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le Gouverneur de Ndzuwani, accompagné de ses techniciens, effectue un séjour au Royaume du Maroc où il signera une convention de Coopération Décentralisée qui liera la Région Rabat-Salé-Kenitra à l'île Autonome de Ndzuwani, autour de 10 axes prioritaires.
Rappelons que cette union a été voulue par les deux responsables, lors du Sommet des Elus locaux tenu à Marrakech en novembre 2016.
 
La délégation anjouanaise a été reçue ce matin du 20 avril au Siège du Conseil Régional de Rabat où, en présence du Président et des Vice-président de la Région, du Consul Général des Comores, de l'ancien représentant de l'ISESCO aux Comores, le débat a été ouvert pour les premières actions à mener en marge de la signature.
 
Le deux régions se sont mis d'accord de débuter avec la question de la formation professionnelle/ formation des métiers ainsi qu'avec les énergies renouvelables.©Dar Nadjah 

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Contrôle physique à la caisse de retraite: Un consultant engagé pour 11 millions

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Sans appel d’offre ni appel à candidature, la caisse de retraite a engagé un consultant statisticien pour le contrôle physique des retraités pour un contrat de 11 millions. Recruté par relation de copinage, Nassur Saïd Cheick professeur en statistique à l’université des Comores, n’a ni agence ni cabinet spécialisé dans ce domaine.
Directrice la caisse de retraite Charif Assiata ©Alwatwan
Encore une fois, la loi sur la passation de marché est bafouée. La directrice de la caisse de retraite vient de donner de gré à gré un marché de 11 millions à un ami de son mari le vice-président de l’assemblée le Dr Maoulana Charif. Sans appel d’offre ni appel à candidature, pourtant les agences spécialisées dans ce domaine n’y manquent pas, c’est juste une décision émanant de la directrice de cette société. « Effectivement ce contrat est passé inaperçu, et sans s’appel mais juste par amitié. Ce qui est grave pour notre démocratie, la gouvernance par transparence et le respect de loi. Mais le chef c’est le chef, ce qu’elle dit c’est un ordre », a-t-il expliqué une source de la société.
 
Visiblement comme machine à bouffer de l’argent, la direction de la caisse de retraite a dépensé un million de nos francs pour une simple réunion de quelques heures avec les maires au restaurant Nassib. « C’est aussi vrai d’ailleurs Nassib a refusé de prendre un chèque, ils entaient obligés de payer en espèce », a-t-il confirmé notre source.
 

 

Minée dans une affaire de détournement organisé, notre source à révélé qu’il y a une fuite qui parle d’un détournement de l’argent des pensionnaires qui ne se présentent pas à la caisse de retraite. « Selon des informations que j’ai dispose, la Directrice Général Adjoint s’est estampillé l’argent des pensionnaires pour aller faire du commerce Dubaï. Ce qui est grave pour l’image de notre institution », a-t-il renchérie notre source, avant d’ajouter que « le pire dans tout ça, en est que la Directrice Général ne traite jamais un dossier au bureau mais plutôt à la maison avec son mari. On ne sait pas si c’est une incompétence ou une manipulation mais en tout cas ce n’est pas un bon signe », a-t-il martelé notre source.
 
Nakidine Hassane

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De l’électricité 24h/24 à Anjouan

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Inauguration de deux Groupes Électrogènes à Anjouan

Enfin, les anjouanais peuvent savourer l’électricité 24h/24. En complément des installations existantes de la centrale de Trénani, viennent s’ajouter 2 groupes électrogènes de la marque Caterpillar. Ces groupes sont installés et sont en capacité de produire l’énergie que tout le monde attendait. L’inauguration des nouveaux groupes s’est tenue ce jeudi sous l’égide du président de la république.
 
Cela n’a certes pas été sans difficulté de les mettre en œuvre mais l’essentiel est là, les groupes fonctionnent. Ces groupes ne doivent pas être une finalité mais un début. Le début d’une ère nouvelle qui doit conduire la population anjouanaise à une fiabilisation de la production d’énergie mais également de son transport et de sa distribution.
 

Les autres moyens de production de la centrale d’Anjouan arrivent en fin de vie et doivent être rapidement remplacés. Les deux groupes neufs ne peuvent pas suppléer l’arrêt des autres générateurs, question de mettre en garde dès à présent la société EDA à réfléchir à un avenir proche pour rénover la centrale. ©Naouir Eddine Papamwegne

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Fermeture du petit port de Hoani : Le trafic entre Mwali et Ngazidja fortement affecté

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Fermeture du petit port de Hoani : Le trafic entre Mwali et Ngazidja fortement affecté

image article une
Le petit port du transport inter-îles de Hoani, à Mwali, est fermé jusqu’à nouvel ordre par les autorités insulaires. Selon la même décision, les départs et arrivées des embarcations se feront sur le rivage en face du marché de Fomboni.

 

Le petit port de Hoani assure principalement la desserte maritime entre l’île de Mwali et Chindini, au sud de Ngazidja. Mais un conflit s’est invité, depuis un temps, dans la gestion financière de ce trafic, opposant le comité de gestion local et le maire de la commune de Moimbassa dans laquelle est implanté l’embarcadère.

Habituellement, la traversée entre les petits ports de Chindini et Hoani, en aller comme en retour, revenait à 10.500 fc au voyageur. Dans ce prix, la taxe de 500 fc revenait, initialement, au comité de gestion du village avant qu’elle soit intégrée dans la liste des impôts que prélève la mairie.

Ce que ne veut pas céder le comité villageois qui conteste, à tort ou à raison, la gestion du maire. Ce climat délétère rend les déplacements en vedettes rapides, de type ‘’kwasa’’, difficiles, au départ comme à l’arrivée à Mwali.

Surtout pendant que le comité de gestion du port de Chindini joue la solidarité avec Hoani en fermant le trafic à toute embarcation en provenance de Mwali. Par conséquent, les passagers doivent désormais faire un itinéraire Fomboni-Moroni, plus de deux fois plus long en termes de distance et de durée que Chindini-Hoani.

Et les armateurs, estimant qu’ils consomment beaucoup de carburant dans le nouveau trajet, ont aussi fait grimper le prix de la traversée. Il est fixé à 15.500 fc, se rapprochant beaucoup plus à celui d’un avion. Un certain malaise s’installe ainsi chez les voyageurs qui ne se retrouvent pas dans cette situation.

L’inquiétude est d’autant plus grande à l’approche du ‘’miradji’’ et du mois de ramadan, quand il est de tradition d’expédier, d’un sens vers un autre et vice versa, un petit colis de soutien aux familles et amis à Ngazidja ou à Mwali.

Certainement, la traversée Chindini-Hoani rendait cette action plus facile. Quant aux armateurs, ils craignent une éventuelle baisse du flux des voyageurs dans un trafic toujours dynamique. D’autant plus que l’hypothèse d’une entente entre la communauté locale, la mairie et l’autorité insulaire peut ne pas être pour demain.

L’entêtement s’enlise d’un côté comme de l’autre entre la localité et la municipalité. La commune ne compte pas lâcher du lest sur l’unique source qui lui fera des recettes et l’autorité insulaire veille pour éviter que des villages situés aux principales entrées dans l’île, port et aéroport, ne s’érigent en percepteurs de droits. En attendant un dénouement de la crise, tout le monde, à savoir la localité de Hoani, la commune de Mombassa et les usagers, y laisse des plumes. 

alwatwan

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La crise à l’Assemblée de l’Union, du déjà vu !

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

La crise à l’Assemblée de l’Union se poursuit. Depuis l’ouverture de la session ordinaire le 8 avril dernier, les travaux de l’Assemblée sont suspendus. Cette crise a l’assemble nous rappelle celle qui a sévi dans cette même institution en 2012.
Discussion entre le ministre de l'intérieur et députés Juwa ©HZK
Le 6 avril 2012, la session ordinaire de l’Assemblée de l’Union a été ouverte aussi le sur fond de crise. En effet, le 23 mars 2012, une pétition avait été signée par l’ensemble des députés pour réclamer la démission du Président de l’Assemblée de l’Union de l’époque, Bourhane Hamidou. Les députés reprochaient à leur président une « gestion opaque et une violation du règlement intérieur de l'Assemblée ». Le Président de l’Assemblée avait répliqué en accusant les députés frondeurs d’avoir bafoué l’honneur du pays et transgressé la constitution. Lors d’une cérémonie publique organisée au Palais du peuple le samedi 31 mars dernier, il avait accusé les députés de « semer les germes d'une déstabilisation de l'Etat ».
 
Cette crise interne de l’Assemblée, déballée en public à coup de banderoles, de conférence de presse et de réunions de « soutien » au Président de l’Assemblée, avait discrédité cette haute institution. Les accusations de malversation financière portées à l’encontre des élus par le Président de l’Assemblée n’honoraient pas cette assemblée qui devrait être absoute de tout soupçon de corruption.
 
En s’accrochant au perchoir jusqu' à la fin de son mandat, le Président de l’Assemblée de l’époque, désavoué par ses pairs, n’avait pas rendu un grand service à l’institution qu’il présidait. Certes l’article 20 de la constitution de l'Union auquel le Président de l’Assemblée de l’Union se réfère dispose que « le Président de l’Assemblée de l’Union est élu pour la durée de la législature », mais rien n’interdit à ce qu’il démissionne de son poste. Des cas similaires se sont présentés dans d’autres assemblées en Afrique. Ainsi en République Démocratique du Congo, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a été contrait de déposer sa démission en mars 2009, après avoir été désavoué par sa famille politique. L’actuel Président élu du Sénégal, Macky Sall a été contraint à la démission en novembre 2008 après avoir été désavoué par sa famille politique, le Parti démocratique sénégalais (PDS). Ainsi, les arguments juridiques avancés par le Président de l’Assemblée de l’Union pour se maintenir à son poste, ne tenaient pas. Il était désavoué par non seulement sa famille politique, mais par l’ensemble des députés de l'Union. Il a tenu bon et a fini son mandat.
 
Lors du renouvellement du bureau de l’Assemblée, le 13 avril 2012, les candidats présentés par les députés frondeurs ont tous été élus. Les 3 vice-présidents élus, Djaé Ahamada, Attoumane Allaoui et Ahmed Daroumi, ont rempilé pour un second mandat.Idem pour les questeurs Abdoul Fatah, Mouhtar Elhad, et Abdallah Sarouma qui ont été réélus. Les cinq secrétaires élus sont les députés Soudjay Yassine, Hassane Mouigni, Mohamed Said Houmadi, Nourdine Fadhula et Bianrifi Tarmidi. Le Président de l’Assemblée de l’Union s’est ainsi vu infligé par les députés frondeurs un camouflé.
 
Pour résoudre ce conflit ouvert à l’Assemblée de l’Union, le Président de l’Union de l’époque, Ikililou Dhoinine entouré des vice-présidents et des Gouverneurs était intervenu personnellement pour résoudre cette crise qui s’est transformée en pugilat entre les élus de la nation par médias interposés. Cette résolution de cette crise parlementaire au forceps avait humilié le Président de l’Assemblée qui a été condamné lors de la séance ordinaire du mois d’avril à ne pas présider les séances plénières au mépris des textes qui régissent cette institution. C’est un vice-président qui était chargé de présider les séances.
5 ans après, l’Assemblée de l’Union revit la même crise avec cette fois ci un « autre » Président de l’Assemblée de l’Union » élu par une majorité de ses pairs. Le nouveau Président de l’Union va-t-il encore siffler la fin de la recréation de nos élus ? Décidemment le ridicule ne tue pas. ©ComoresDroit

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Inauguration des nouveaux générateurs d’Eda Azali Assoumani : «Nous sommes ici pour tenir une promesse»

21 Avril 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Inauguration des nouveaux générateurs d’Eda Azali Assoumani : «Nous sommes ici pour tenir une promesse»

image article une
Après la fin des travaux d’installation et les essais concluants effectués cette semaine, le président Azali Assoumani, son gouvernement au complet et une foule massive de la population de l’île de Ndzuani ont officiellement inauguré les deux nouveaux générateurs Caterpillar de la centrale thermique de Trenani.

 

La cérémonie, faite de discours et de chants, a duré toute la matinée d’hier, jeudi 20 avril, dans l’enceinte du centre universitaire de Patsy, avant la coupure officielle du ruban à Trenani. Dans son allocution en français, le président de la République a dit être là pour «tenir une promesse», celle de «mettre fin à une obscurité devenue banalité de la vie quotidienne, vécue comme une fatalité et un coup du sort par la population comorienne».

Il poursuivra : «J’ai pris l’engagement de fournir à mes compatriotes de l’électricité d’une façon régulière, en quantité suffisante, non seulement pour qu’ils puissent faire face à la vie quotidienne, mais pour réaliser les petites et moyennes entreprises de notre pays, relancer notre économie mais aussi et surtout se préparer à faire mieux face à ces secteurs leviers de croissance comme le tourisme, l’industrie, qui sont nécessairement énergivores».

De son côté, le représentant du groupe Caterpillar et responsable de l’exploitation des nouvelles centrales (Eda et Ma-mwe), Olliaro Bernard, a indiqué que «les groupes sont installés et en capacité de produire l’énergie que vous attendez tous», mais ils «ne doivent pas être une finalité mais au contraire un début». Autrement dit, «le début d’une ère nouvelle qui doit vous conduire vers une fiabilisation de la production d’énergie, mais également de son transport et de sa distribution».

A son avis, le gouvernement comorien doit «d’ores et déjà réfléchir à un proche avenir pour rénover» la «centrale de Trenani», car «les autres moyens de production de la centrale arrivent en fin de vie et doivent être rapidement remplacés», vu que «ces deux groupes neufs ne pourront suppléer l’arrêt des autres générateurs».

Pour revenir aux propos du chef de l’État, ce dernier a soutenu qu’«à travers la résolution de la crise de l’énergie avec des fonds propres aux Comores, nous avons apporté la preuve à nous-mêmes mais aussi à nos amis et partenaires (…) que nous avons la volonté de nous aider nous-mêmes d’abord avant de demander l’aide des autres».

Et d’annoncer que «très prochainement nous allons nous atteler à l’énergie stratégique, ce qu’on appelle aujourd’hui les énergies renouvelables». Pour Azali Assoumani, le soutien de nos partenaires part, notamment, de la résolution du problème énergétique. «Les signaux que nous envoyons au monde sont entendus par de nombreux pays amis, nos partenaires au développement et nos voisins, comme l’île Maurice», avec qui l’Union des Comores va «dans quelques jours signer un accord de partenariat économique gagnant-gagnant».

 

Le président a dans ce même volet annoncé que des «grandes entreprises multinationales» sont «disposées à réaliser de gros investissements pourvoyeurs d’emplois et créateurs de croissance», et «cela nous réconforte dans notre ambition de transformer notre pays et de le mettre sur les voies de l’émergence». Le chef de l’État avait aussi réservé une pique envers une catégorie de gens pas clairement identifiés.

«Je félicite et remercie l’ensemble de la population anjouanaise, bien conscient des enjeux et insensible aux cris insistants des oiseaux de mauvais augure, qui tentent tant bien que mal de réveiller les vieux démons pour mieux exister, par une campagne de désinformation, de calomnie et de mensonge sur la volonté qu’est la mienne de lutter contre la pauvreté sur l’ensemble du territoire national et sans exclusion», a-t-il dit. Ces derniers ne sont en tous cas pas les gouverneurs des îles autonomes, dont le chef de l’État «remercie la volonté» pour leur « accompagnement». 

alwatwan

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