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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Said Salim Dahalani, secrétaire général de la vice-présidence chargée des Transports : «Après Ethiopian, Saudian Airlines commencera bientôt à desservir les Comores»

31 Octobre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Said Salim Dahalani, secrétaire général de la vice-présidence chargée des Transports : «Après Ethiopian, Saudian Airlines commencera bientôt à desservir les Comores»

alwatwan actu image

Le ministère des Transports annonce  la création prochaine d’une société de transport maritime qui sera dénommée Coconav (Compagnie comorienne de navigation). «Parmi les priorités du chef de l’Etat, c’est de réduire les conditions de vie des Comoriens, notamment au niveau du fret», a soutenu le secrétaire général de la vice-présidence chargée des Transports.


Propos recueillis par Ali Abdou

A partir du 2 novembre, Ethiopian Airlaines (EA) va commencer à desservir Moroni. Pourquoi les négociations entre les deux parties ont-elles pris autant de temps ?

Depuis que nous avons repris le dossier, il ne s’est pas passé beaucoup de temps. C’est un dossier qui date de 2011. Le gouvernement comorien et l’Etat éthiopien ont signé une convention bilatérale pour que les vols d’Ethiopian Airlines puissent desservir les Comores. Mais, à notre arrivée au pouvoir, nous avons accéléré les négociations.

Ethiopian Airlines va commencer à desservir Moroni à partir du 2 novembre prochain. Mais, comme vous le savez,dans des négociationsde ce genre, il y a des clauses qui doivent être discutées au préalable entre les deux parties.

La rumeur prétend que l’Anacm se serait opposée à cette arrivée d’Ethiopian Airlines. Qu’en est-il exactement ?

C’est faux. C’est l’Anacm qui, à travers le journal Al-watwan, a annoncé l’arrivée d’Ethiopian Airlines aux Comores. C’est aussi elle qui a délivré toutes les autorisations nécessaires. L’Anacm qui est chargée de la sûreté et de la sécurité des vols, est dans son droit quand elle pose des questions et demande à avoir des réponses.

La population a tellement envie que cela se fasse le plus rapidement possible qu’elle accuse l’Anacm d’obstruction. Il fallait étudier le dossier en profondeur et c’est ce que l’Anacm a fait. Elle a fait le travail comme nous lui avons exigé.

Les tarifs que propose Ethiopian Airlines seraient intéressants. Pourquoi y aurait-il de différence des tarifs entre Ethiopian et les autres compagnies? Quel rôle peut jouer l’Etat dans ce cas ?

Sur les vols internationaux, chaque compagnie aérienne a le droit de fixer ses tarifs comme elle l’entend. Et le ministère n’a pas un rôle à y jouer, surtout pas quand il s’agit de compagnies aériennes étrangères.

On parle de l’arrivée d’autres nouvelles compagnies aux Comores. Si cela est vrai, quelles sont-elles ?

La compagnie Précision Air, qui avait arrêté de desservir les Comores, a repris ses vols. Nous espérons que d’ici peu de temps, Saoudian Airlines va aussi desservir notre pays. Il s’agit d’une très grande compagnie aérienne. Nous sommes en négociations avec toute compagnie qui présente des garanties de sureté et de sécurité.

C’est la nouvelle politique du ministère des Transports à travers le gouvernement du colonel Azal Assoumani, c’est-à-dire ouvrir le ciel de l’Union des Comores aux grandes compagnies aériennes.

Le ministère des Transports est aujourd’hui chargé de la gestion du bateau acquis sur fonds publics. L’Autorité portuaire des Comores (APC) demande que cette gestion lui soit transférée. Où en est-on?

A ma nomination, la gestion de ce bateau était entre les mains du ministère des Transports. Maintenant, la démarche retenue est de créer une société de transport maritime qui sera dénommée Coconav (Compagnie comorienne de navigation). Parmi les priorités du chef de l’Etat, c’est d’améliorer les conditions de vie des Comoriens.

Jusqu’ici, les Comores ne disposent pas d’une société de navigation qui puisse prendre en charge nos conteneurs depuis l’étranger. Finalement, ce sont les compagnies qui fixent les tarifs. Nous souhaitons donc diminuer le coefficient des frais de transport. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de créer cette société de navigation.

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Un conflit oppose l’Asecna à la compagnie Inter Iles au sujet de la taxe aéroportuaire de Dzaoudzi. Entre l’Asecna dont les Comores font partie et Inter-Iles qui refuse de considérer Mayotte comme une desserte internationale, quelle est la position du ministère des Transports ?

Les sociétés domestiques doivent prendre en compte,dans la fixation des tarifs de leurs billets, le trajet entre les îles. Or, on m’a informé que le tarif Anjouan-Mayotte était de 100 mille francs alors que celui de Ndzuani-Ngazidja oscillerait entre 30 à 35 mille francs. Il n’y a donc aucun rapport entre les deux trajets.

Donc, Inter îles ne peut pas nous dire qu’elle considère Mayotte comme une desserte domestique. Si la compagnie avait la même politique tarifaire dans les quatre îles, on serait sensible à ses doléances. Nous ne savons pas si l’Asecna fixe ses taxes aéroportuaires en fonction des tarifs des compagnies aériennes.

Un des appareils de la compagnie AB Aviation a été cloué au sol pour non-conformité aux normes de sécurité. Pourtant, ce même appareil a opéré pendant plusieurs mois et a même transporté l’équipe nationale à l’extérieur. N’y a-t-il pas eu un manque de vigilance de la part du ministère ?

Un avion est comme une voiture ; le nombre d’heures de révisions est en fonction du temps. Si au moment où il doit faire une révision, il se dérobe, notre devoir c’est de l’arrêter. Le ministère ne badine pas avec les questions de sûreté et de sécurité des vols. Chaque deuxième jour, tous les départements ministériels liés aux questions de sécurité et de sûreté se retrouvent pour plancher sur ces interrogations. On ne va jamais mélanger sureté, sécurité et politique. Chacun doit prendre ses responsabilités.

alwatwan

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