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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Dissensions à Hamramba : Mohamed Abdoulatuf dément faire partie de la «majorité parlementaire»

1 Décembre 2016 , Rédigé par Aimons les Comores

Dissensions à Hamramba : Mohamed Abdoulatuf dément faire partie de la «majorité parlementaire»

alwatwan actu image

Par Abdallah Mzembaba

Décidemment c’est l’incertitude qui prédomine à l’Assemblée nationale. On apprenait sous peu l’existence de deux camps «dirigés» par Ali Mhadji (Crc), d’une part, et Abdou Ousseine (Updc), d’autre part. Et comme si cela n’était pas (déjà) suffisant, il existe désormais un troisième camp. Celui de «l’opposition que j’incarne moi-même».

Ces derniers mots sont de Mohamed Abdoulatuf, député du Radhi élu dans le Nguwengwe. L’autre député du Radhi, Ali Ahamada, se serait lui rangé du côté d’Abdou Ousseine et Maoulana Charif, respectivement président et vice-président de l’Assemblée nationale.

Cette situation laisse croire que la période difficile que traverse la formation politique de Houmed Msaidié n’épargne pas ses élus. Dans le même sens, Mohamed Abdoulatuf dit attendre les consignes de son parti.»Je suis pour l’intérêt de mon parti, mais vous n’êtes pas sans savoir que je suis député en grande partie grâce aux efforts d’Abodo Soefo et Abdoulkarim Mohamed», rappelle-t-il.

Et comme Abodo Soefo et Houmed Msaidié ne sont pas actuellement au même diapason le député du Nguwengwe se veut prévenant : «si  Soefo et Abdoulkarim me demandent de les suivre je le ferais indépendamment de la volonté du Radhi». Voila qui est claire. Il ne lui reste plus qu’à prier pour que les deux intéressés ne donnent pas deux consignes différentes. 

«Chacun court pour ses intérêts»

Mais pour l’heure «le Radhi est dans l’opposition». Qu’en est-il des autres députés ? «D’un côté il y a ceux qui soutiennent le pouvoir (le gouvernement) et de l’autre ceux qui soutiennent le super pouvoir (le président Azali Assoumani). En gros chacun court pour ses intérêts».

Mohamed Abdoulatuf explique, par ailleurs, que les deux camps disent soutenir les actions gouvernementales, mais «bloquent le fonctionnement de l’Assemblée. Il n’y a aucune logique»». Azali Assoumani doit prendre ses responsabilités et assumer ses fonctions de garant de la stabilité du pays. Il doit appeler les deux blocs pour qu’on puisse aller de l’avant.

Il faut qu’il y ait un compromis»,insiste notre interlocuteur. Arguant que «les 19 se concertent avec le gouvernement alors que Maoulana et Abdou Ousseine disent être en concertation avec le chef de l’Etat». Pendant ce temps, le rectificatif budgétaire et la loi des finances risquent d’en pâtir de cette situation. Sans compter que la session parlementaire, elle, sera close le 25 décembre.

Quand on lui demande pourquoi son nom figure sur la liste des 19 élus qui constitueraient «la majorité parlementaire» alors qu’il dit ne pas en faire partie, Mohamed Abdoulatuf déclare : «j’ignorais qu’il y figurait. Je ne suis pas allé à l’Assemblée depuis quelques jours». Peut-être bien mais dans le même temps Ali Mhadji affirmait dans notre édition d’hier que Mohamed Abdoulatuf «soutient le pouvoir.

Quand nous avons rencontré le gouvernement, il faisait partie de la délégation, il en était même un des porte-paroles». Il faut croire qu’aujourd’hui, pour des raisons encore inconnues, Mohamed Abdoulatuf «nie sa présence et sa prise de parole lors de la rencontre à Iconi entre «majorité parlementaire soutenant le gouvernement» et le gouvernement. Autant dire qu’il n’y a aucune certitude dans cette ambiance morose chez nos élus où «chacun court pour ses intérêts».

alwatwan

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