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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Le mystère persiste sur la date de la partielle de Nyumakélé

17 Janvier 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le mystère persiste sur la date de la partielle de Nyumakélé

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«Nous sommes dans le cadre de l’exécution d’un ordre de la Cour constitutionnelle. Par conséquent, l’absence d’un ou de plusieurs membres ne remet nullement en cause l’organisation de cette élection. Certaines tâches plus ardues nécessitent des décisions validées par un quorum, mais dans le cas de cette élection, nous n’en avons pas besoin», a déclaré la vice-présidente de la Ceni, Nadjahi Allaoui.

Par Mohamed Youssouf

On ne sait toujours pas quand aura lieu l’élection partielle dans la 35ème circonscription de Ndzuani. Cette circonscription de Nyumakélé se trouve dépourvue de représentant au conseil de l’île depuis la déchéance de Nourdine Soula de son mandat d’élu pour ‘‘usurpation d’identité et faux et usage de faux.’’Dans l’article 9 de son arrêt No 16-032, la Cour constitutionnelle a ordonné «aux autorités compétentes, chacune en ce qui la concerne, d’organiser une élection partielle dans la 35emecirconscriptiondans les délais prévus par l’article 186 de la loi électorale», à savoir trente jours. Il appartenait donc à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et au ministère de l’Intérieur de réunir les moyens tant humains, matériels que financiers pour organiser ce scrutin.

Pour le directeur de cabinet du ministère de l’Intérieur, Anzaouir Ben Alioiou, interrogé récemment par Al-watwan, aucune décision n’est encore prise dans la mesure où les projets de chronogramme, de budget et de collège électoral doivent préalablement être validés en conseil des ministres. Du côté de la Ceni, on affirme que techniquement, tout est fin prêt. «Nous avons soumis trois propositions au ministre de l’Intérieur portant sur le chronogramme et déroulement du scrutin, des moyens financiers à mettre en œuvre et la date de convocation du collège électoral.

Nous avons pris toutes les dispositions, mais seul le ministère chargé des élections peut déclencher le processus. Nous travaillons uniquement sur la base des textes légaux et nous avons agi en respectant les délais exigés par la loi», a fait savoir la vice-présidente de l’institution, Nadjahi Allaoui. Outre le travail technique que les agents de la Ceni disent avoir parachevé, le matériel électoral serait aussi disponible (isoloirs et urnes). Il ne manquerait que les bulletins et les documents électoraux. Selon un membre de la Ceni, Latuf Abdou, «pour que les élections aient lieu, il ne manque que la volonté politique des autorités. Dès que celle-ci sera effective, les opérations commenceront dans les plus brefs délais». Il faut dire que cette partielle aurait du se tenir avant le 5 janvier. Deux semaines plus tard, malin est celui qui peut prétendre savoir quand elle se tiendra.

Des absences non préjudiciables

Depuis quelques jours, des voix s’élèvent pour mettre en doute la légitimité de la Ceni à organiser cette élection étant donné que certains membres du bureau sont poursuivis pour détournement de fonds alors que la loi exige de la «probité, une bonne moralité et un sens patriotique». Mais, pour Nadjahi Allaoui, «certes, ils sont poursuivis pour détournement de fonds, il faut éviter, cependant, les amalgames et faire la différence entre l’institution et les membres qui la composent. Nous sommes dans le cadre de l’exécution d’un ordre de la Cour constitutionnelle. Par conséquent, l’absence d’un ou de plusieurs membres ne remet nullement en cause l’organisation de cette élection. Certaines tâches plus ardues nécessitent des décisions validées par un quorum, mais dans le cas de cette élection, nous n’en avons pas besoin». La Ceni estime qu’elle n’a jamais reçu de notification judiciaire sur cette affaire qui concerne ses membres poursuivis par la justice. Pour organiser cette élection, elle n’aurait pas besoin d’être au complet bien que Latuf Abdou «rappelle que le bureau est composé de treize membres, avec des suppléants pour assurer la permanence. Les agents peuvent être éparpillés partout sans que cela obstrue le fonctionnement de l’institution».

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