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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Loi sur les partis politiques : les formations exclues demandent la révision de la loi

13 Janvier 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Loi sur les partis politiques : les formations exclues demandent la révision de la loi

 

 

 

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«C’est une loi réactionnaire et antidémocratique. D’ailleurs, nous étions choqués de constater le caractère solennel que la réunion avait, alors qu’on annonçait la mort de nos partis. La loi remet en cause l’existence des partis et en ce sens, elle est contre la constitution. Elle a sélectionné les partis de l’argent et a légitimé la corruption», a ainsi réagi le leader du Front démocratique.

Par Mohamed Youssouf

Au lendemain de l’entrée en vigueur de la loi portant organisation et fonctionnement des partis politiques, les leaders des formations non retenues font entendre leurs voix. Il faut dire qu’en vertu de ce texte, des partis historiques tels que Udzima, Front démocratique, Chuma, Ridja ou encore Fnj sont condamnés à disparaitre. «Nous sommes choqués par cette décision, basée sur une interprétation littéraire et non juridique du ministre de l’Intérieur. La loi pose des conditions claires alternatives et non cumulatives. Nous ne nous attendions pas à être écartés dans la mesure où, nous avons engrangé plus de 5% lors de la primaire», s’étonne le secrétaire général du parti Ridja, MeAhamada Mohamed Baco.

Pour qu’un parti politique soit reconnu par la nouvelle loi, il doit obtenir soit un minimum 5% aux élections présidentielles, communales ou législatives, ou disposer de quatre élus au niveau national ou de deux élus au niveau insulaire. Au grand dam du parti Ridja, le texte ne considère pas le scrutin primaire comme une consultation nationale.Pour MeBaco, «la décision du ministre de l’Intérieur d’écarter le Ridja de la scène politique manque d’élégance. Orange ne remplit aucune condition et pourtant il demeure en place. La démocratie a été bafouée et nous ferons en sorte que cette démocratie soit respectée. Cette loi est antidémocratique et on se pose la question de son applicabilité».
A l’en croire, la primaire fait partie des deux tours de la présidentielle et on ne peut donc l’exclure du champ d’application de la loi. L’avocat parle d’une interprétation ‘‘en contradiction avec le jeu démocratique.’’ L’inamovible leader du Front démocratique, Moustoifa Said Cheikh qualifie la loi d’anticonstitutionnelle. 

Inconstitutionnalité de la loi

Elle demande donc sa révision. «C’est une loi réactionnaire et antidémocratique. D’ailleurs, nous étions choqués de constater le caractère solennel que la réunion avait, alors qu’on annonçait la mort de nos partis. La loi remet en cause l’existence des partis et en ce sens, elle est contre la constitution. Elle a sélectionné les partis de l’argent et a légitimé la corruption», a-t-il fait savoir, non sans une pointe d’amertume.

A ses yeux, c’est tout simplement absurde de rayer d’un trait de plume des partis qui ont aussi bien combattu la colonisation que le mercenariat. «Cette loi va perpétuer l’amnésie des Comoriens qui ont tendance à négliger leur histoire. Il convient d’améliorer cette loi pour qu’elle prenne une connotation démocratique. Pour y parvenir, nous comptons sur la volonté du chef de l’État,AzaliAssoumani, car, semble-t-il, il prône la démocratie». Du côté du Chuma, son secrétaire général, DrAhamadaTadjiri, parle d’une «mascarade» et d’une «tricherie.» «La loi aurait du être vulgarisée avant pour que les acteurs politiques prennent connaissance de son contenu. Tout ce que nous constatons, c’est une loi rédigée par des hommes limités intellectuellement et qui va à l’encontre de la constitution», dit-il.    

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