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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

La Fop répond aux accusations du syndicat de l’université

3 Février 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

La Fop répond aux accusations du syndicat de l’université

 

 

 

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Dans leurs revendications, les enseignants de l’Université des Comores affirment avoir perdu leurs matricules lors de l’ouverture de ladite université. Selon eux, ces mêmes matricules ont été attribuées à d’autres personnes à leur insu. Ahmed Charani, directeur général adjoint assurant la suppléance du directeur général de la Fonction publique (Fop) de l’Union, apporte quelques éléments de réponse à ces accusations.

Par Abdallah Mzembaba    

Le directeur général adjoint de la Fop qualifie les accusations du syndicat des enseignants de l’Udc de ‘‘fausses.’’ «Il y a deux sortes de matricules, l’une est professionnelle et l’autre liée aux postes budgétaires. La première, composée de cinq chiffres et lettres attribuée aux fonctionnaires de l’Etat, est unique et personnalisée pour chaque fonctionnaire, donc impossible d’être attribuée à quelqu’un d’autre, même quand son propriétaire initial est mort ou parti à la retraite. La seconde est attribuée à des postes budgétaires et non à des personnes. Un directeur, une fois suspendu, ne peut plus utiliser cette matricule, il sera utilisée par son successeur», explique Ahmed Charani. Pourtant, le Syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (Sneuc) croit dur comme fer qu’ils sont privés de matricules au point qu’ils n’excluent pas la possibilité de saisir la justice. 

Aucun vol de matricule

La Fop concède, cependant, que lors du passage du Recensement des agents comoriens (Rac) pour les soldes à la Gestion intégrée des structures et des effectifs (Gise) «il y a eu des erreurs techniques causant des pertes de matricules, mais nous avons réglé ce problème en leur attribuant de nouvelles». Dans le même temps, «il y a une troisième matricule pour les fonctionnaires, c’est celle de poste budgétaire mais celle-là, personne ne la connait, excepté les services de la Fop. Là non plus, aucune chance qu’elle soit donnée à quelqu’un d’autre». Ahmed Charani dément donc catégoriquement les allégations des enseignants de l’université. «On a continué à les payer en tant que professeurs certifiés pendant des années après l’ouverture de l’université», précise-t-il.

Le détachement des enseignants n’a eu lieu qu’après la mise en place du statut particulier de l’Udc. C’est à ce moment là qu’il y a eu la mise en place de l’autonomie et la constitution des différents corps de l’Udc. «Certaines personnes bénéficient du statut d’enseignants chercheurs ou de maitres de conférence alors qu’ils sont des administrateurs et  n’ont jamais exercé à l’Udc», se plaint le Sneuc.

C’est possible, admet Ahmed Charani. Sauf que les «nominations aux titres d’enseignants chercheurs et de maitres de conférences se font par dossiers à travers des décrets et des arrêtés. Nous, on se contente de respecter les textes en vigueur», dit-il. Qu’en est-il des indices ? Le Sneuc déclare, en effet, que l’indice des agents de l’université n’est pas le même à la Fop, à l’Udc et à la Caisse nationale de retraite. Ahmed Charani reconnait que c’est vrai, mais que «c’est à la Caisse de synchroniser les données. Nous ne nous occupons pas de ce genre de choses. La cotisation n’a rien à voir avec le numéro de matricule, mais l’indice».   

alwatwan

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