Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 23:03

Koussoy Abdallah : “Je combattrai le chiisme comme j’ai combattu le séparatisme”Vous faites partie du Collectif des ulémas et notables de Ndzuwani qui combat l'implantation d'autres courants religieux, autres que le sunnisme dans le pays. Vous avez même échangé avec le président de la République à ce sujet. Qu'en est sorti de cette rencontre?Nous avons effectivement rencontré le chef de l'Etat jeudi dernier. Nous lui avons fait part de notre inquiétude face à la multiplication des sectes religieuses à Ndzuwani. Nous lui avons rappelé la Conférence islamique des ulémas, tenue à Doha en 2008, qui a interdit le prosélytisme chiite en milieu sunnite et vice-versa. Il s'est dit persuadé du problème que ce phénomène pourait poser à long terme. D'ailleurs, la veille de notre rencontre, le président de la République avait reçu une délégation conduite par le président du Conseil des oulémas, qui l'aurait interpellé sur le même sujet. Finalement, il nous a dit qu'il allait en parler avec le Mufti avant de nous revoir. Nous attendons donc...Pourquoi ne supportez-vous pas l'existence d'autres religions ou d'autres courant religieux aux Comores?Il ne s'agit pas de religion, mais de sectes. Ces sectes viennent perturber la vie harmonieuse de la population comorienne, en apportant de la confusion. Les Comoriens pratiquent, depuis des lustres, un Islam de rite chaféite que nous n'avons même pas assez exploré. Ce n'est donc pas la peine de nous apporter d'autres idéologies qui viendront bouleverser les rapports entre les gens, entre les communautés... Ces nouvelles croyances ont la particularité de provoquer la désunion des Comoriens, et cela est très dangereux. Je l'ai toujours dit: il est plus facile de juguler un conflit politique qu'un conflit confessionnel.Vous combattez surtout la propagation du chiisme. Est-il plus répréhensible que les autres courants religieux?Les chiites dénigrent les compagnons du Prophète (s.a.w); ils insultent son épouse, et malgré tout, ils racontent qu'ils vénèrent sa famille. Si ceux qui ont suivi cette voie l'avaient fait par foi, cela ne m'inquiéterait pas beaucoup. Mais tout est lié au profit matériel. Les gourous de ces courants gagnent de l'argent à répandre ces idées. Il ne faut donc pas laisser ces gens prendre racine avec leurs idées néfastes. Personnellement, je ne me lasserai jamais de ce combat, comme je ne me suis jamais lassé de combattre le séparatisme durant la décennie qu'il s'était invité à Ndzuwani.Il y a un verset du Saint Coran qui dit: “A vous votre religion, et à nous la nôtre”. N'est-ce pas la preuve que l'Islam tolère la cohabitation des croyances?Le verset parle de religions, or le chiisme, à mon avis, n'est qu'une secte. Les sectes sont dangereuses: leurs leaders exploitent la précarité ou l'ignorance des gens pour les enrôler. La preuve que ces gens roulent, avant tout, pour l'argent. Ce sont ces festivités grandioses, avec de la nourriture à gogo, à toute occasion qui se présente, pour attirer les gens. Je connais des personnes à qui on a même ouvert des commerces, juste pour les rallier.A votre avis, pourquoi s'est-on trouvé aujourd'hui dans cette situation?C'est difficile à expliquer. Il y a tout un tas de circonstances qui ont favorisé l'implantation de ces autres courants religieux dans le pays. Il y a, comme je l'ai dit, la pauvreté... On dit par ailleurs, et je le croyais moi aussi, que c'était à cause de ces nouveaux arrivants [les étudiants venus de Médine, d'Iran etc., ndlr]... Mais cela ne me convainc pas non plus. Moi-même j'ai étudié en Libye. J'y ai passé seize années de mon existence sans que j'aie apporté, à mon retour ici, une propagande malékite!Propos recueillis

 parSardou Moussa

Par Aimons les Comores - Communauté : Arab-Vox
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 22:32
Quand la haine, la rancœur et l’amateurisme s’invitent dans nos malheursDe
 
Quand la heine, la rancoeur et l'amateurisme s'invitent dans nos malheurs : Yemtroumé
 
Paris à Marseille, en passant par Lyon, Dunkerque, Nice, l'Île de la Réunion et dans d'autres villes, tous les comoriens se mobilisent pour venir en aide aux malheureux sinistrés des pluies torrentielles qui ont repris encore et qui font que la situation devient chaotique. Certes, c'est du devoir de chacune et chacun de se déployer pour la bonne cause, mais on ne veut pas manquer de remercier toutes et tous parmi nos compatriotes de la diaspora, et surtout les amis des Comores qui continuent à répondre à nos doléances dans cette période difficile. 

Les images qu'on ne cesse de nous montrer sont alarmantes et au lieu de verser la haine et la rancœur mobilisons nous et ne créons pas de problèmes là où il n'y en a pas. L'heure est à la solidarité. Ici à Marseille, on suit avec une très grande attention l'évolution de la situation, et on est choqué par quelques interventions d'ordre égoïstes qui polluent les efforts des uns et des autres. Comment on pourrait empêcher des comoriens d'aller frapper à des portes soit disant ils n'habitent pas dans ces lieux-là, et pire, on exige une concertation de la part des '' propriétaires'' de ces lieux ? Voyez-vous, c'est de la foutaise et de l'immaturité. Ce que nous lisons ici et là, nous effraie et il faut que ça s'arrête car la politique ne doit absolument s'inviter dans cette douleur. On est tous attachés à des convictions politiques différentes et c'est ce qui fait le jeu de la démocratie. On ne doit pas nous interdire de tendre la main à quelqu'un qui s'associe à nos malheurs parce que, on ne partage pas les mêmes valeurs politiques. C'est de l'absurdité. A Marseille, on se félicite de la multiplicité de candidatures aux législatives de nos compatriotes qui s'engagent en politique, et y adhérent celles et ceux qui partagent encore une fois les mêmes idées politiques. D'autres feront campagne pour d'autres candidats qui ne seront pas forcément des comoriens, et toujours dans l'élan démocratique. 

Dans tous les coins de la France, toutes les initiatives sont prises et toutes les tendances politiques nous ont tendu la main. Si nos gouvernants ont été capables de mettre la main dans les caisses de l'Etat, on ne serait pas arrivés là. Ces dernières sont vides, et on n'a pas été capable d'assurer les premières nécessités. Il a fallu faire appel à l'extérieur. Des personnes mal intentionnées mènent une campagne destructrice et commencent à douter de la sincérité des compatriotes qui se sont déployés dans tous les coins du monde pour aider les nôtres. S'il y a des personnes à reprocher et à mettre en cause, ça serait les autorités comoriennes qu'on accueille ici tous les jours, les bras ouverts, alors quelles ont ruiné le pays. On a notre part de responsabilité. A l'ambassade des Comores à Paris, s'est formé un club d'experts sous l'autorité de son excellence, Abdallah Mirghane, ambassadeur des Comores à Paris, et qui laisse entendre qu'il a la situation en mains, alors que c'est du ''pipo'' comme disait l'autre. Cette ambassade est à l'image du pays, et il faut arrêter de prendre les comoriens comme des débiles. Ces experts habitent dans des régions en France où ils peuvent faire autant comme les autres, mais se contentent de s'accaparer des efforts de celles et ceux qui mouillent les chemises sur le terrain, et sortent toutes les deux minutes, de communiqués fantaisistes comme si les patriotes qui courent auprès des donateurs ne seraient pas capables de le faire. Cerise sur le gâteau, tous s'affichent sur une photo dans le journal Alwatwan pour laisser faire croire qu'ils sont au boulot. Pauvres Comores ! 

Tout ce qu'on peut dire à nos compatriotes engagés dans la politique, c'est d'être dignes dans leurs convictions et leurs engagements, éviter les erreurs de ceux qui leur ont précédé, et qui, emportés dans leurs désirs personnels, ont été radié de leurs partis politiques. Nous vous encourageons dans le sens du militantisme car grâce au dévouement de certains, on récolte les fruits dans nos villages, nos villes et dans tout le pays. Plus de haine et de rancœur car ce n'est pas le moment.

Ben Ali Echata

Marseille
Par Aimons les Comores - Communauté : Arab-Vox
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 22:22

Holland François est élu président de la République française. Tant mieux pour les Français qui se sont sentis divisés les uns contres les autres par certain comportement de la majorité sortante.Ce tout nouveau locataire de L'Elysée a fait un bon score en Union des Comores. Les cousins de Molière qui résident à Moroni, dans la capitale des Comores, ont voté massivement en faveur du candidat socialiste. L'ancien premier secrétaire du ps a recueilli (80,1%) des voix contre à peu près 18 %pour le candidat ump. François Hollande l a emporté aussi en Algérie à 87% des vois, soit le plus haut score du candidat à l'étranger.

 

Dans la plupart des pays africains, il est très largement majoritaire chez les expatriés, tout comme en Turquie (72,8%). En Europe, hormis l'Islande déjà citée, Hollande dépasse 60% des voix parmi les Français installés au Danemark, en Serbie, en Grèce et en Slovénie. En Allemagne, son score monte à 56,4%, en Italie à 55,2%, et il obtient tout juste la majorité au Royaume-Uni (50,8%) et en Espagne (50,3%).

 

C'est un message de paix et de dignité de ces pays musulmans, souvent sentis humilés , qui a été envoyé  à ump et au fn. Meme si Nicolas Sarkozy est majoritaire dans les grands pays comme les Etats-Unis d'amérique ou encore en Israél où il a remporté à plus de 92 % des voix.

 

A l'étranger, la gauche ne fait toujours pas le plein. François Hollande n'a en effet réuni que 46,95% des suffrages des Français installés hors du pays, loin des 51,6% qu'il a totalisés sur l'ensemble du territoire.

AHMED HASSANI BLOG

 

Par Aimons les Comores - Communauté : Arab-Vox
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 22:34

Etat d’urgence aux Comores : nouvel appel aux dons 

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Iles sinistrées, régions dévastées, coulées de boue, inondations (...). Les intempéries qui ont frappé les Comores au mois d’avril ont causé des dégâts considérables. Face à l’urgence de la situation, le Collectif Réunionnais pour les sinistrées des Comores lance un nouvel appel aux dons.


Ecole, maisons, commerces, orphelinats ravagés... La situation est catastrophique aux Comores suite aux pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’île dès le 20 avril dernier. es premières évaluations faites par la Direction Générale de la Protection Civile en partenariat avec les institutions du Système des Nations Unies et du Croissant Rouge Comorien font état "de 58000 personnes sinistrées dont 3 morts et 9228 personnes sans abris(cf Linfo.re "Intempéries : 3 morts et 58000 sinistrés aux Comores"). 

Cet après midi, le Collectif Réunionnais pour les sinistrés des Comores a fait appel à a presse afin de relayer un nouvel appel à la solidarité. Pour Saïd Larifou, qui s’est rendu sur place afin d’évaluer l’ampleur des dégâts, "la situation est catastrophique" et il y a urgence. 

Pour répondre au plus vite aux besoins de la population sinistrée, le collectif réunionnais pour les sinistrés lance une action dès demain au Jumbo Score du Port. Des bénévoles seront mobilisés tout au long de la journée afin de récolter des denrées alimentaires ainsi que des vêtements qui seront directement envoyés aux Comores. 

Le collectif réunionnais pour les sinistrés des Comores (CRSC) a été créé le 1er mai 2012 et a pour unique objet l’aide humanitaire aux victimes des pluies diluviennes qui se sont abattues aux Comores durant le mois d’avril. Le CRSC s’engage à re-distribuer les dons récoltés et à reverser, dans son intégralité, les fonds récoltés au Croissant Rouge aux Comores. Parallèlement à ces actions, la plate-forme d’intervention Régionale de l’Océan Indien (PIROI) a activé son dispositif d’urgence en cas de catastrophes naturelles au bénéfice de l’archipel des Comores. 25 tonnes de matériel humanitaire ont d’ores et déjà été envoyées dans les zones touchées. 

En ce qui concerne l’appel aux dons du collectif réunionnais pour les sinistrés des Comores, il s’agit avant tout de récolter des produits de première nécessité : 

- Moustiquaires 
- Kits pédagogiques 
- Kits scolaires 
- Serviettes hygiéniques 
- Kits hygiène 
- Matelas 
- Draps 
- Eau potable 
- Sucre 
- Farine 
- Huile 
- Sardine 
- Sac de riz 
- Bougies 
- Marmites 
- Assiettes 
- Pelles 
- Râteaux 
- Balais brosse 
- Seaux 


Contact du CRSC :collectifintemperies@gmail.com
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 22:07
Energie : Ma-Mwe et Petrolines signent un mémorandum

COMORES : Droit de réponse accordé à Mamwe : à propos de “dignité”…

Les directeurs généraux de Ma-mwe et du groupe soudanais  Petrolines étaient hier à Beit-salam pour la seconde fois. L’objectif de cette rencontre avec le président était de chiffrer et donner les délais d’exécution des travaux que doivent conduire la société nationale soudanaise de transport de pétrole sur le secteur de l’énergie aux Comores.

 

Selon un mémorandum, élaboré suite aux réunions de travail entre techniciens soudanais et comoriens, les axes d’interventions de Petrolines recouvrent les deux secteurs production et distribution en eau et en électricité. L’objectif avancé serait d’arriver à des résultats “palpables“ à partir du mois de juillet prochain qui correspond au début de Ramadhwani. “C’est un mois sacré pour tous les musulmans et toutes les conditions doivent être réunies pour les Comoriens“, a déclaré le chef de l’Etat..

 

 Il s’agirait, dans le court terme, de réhabiliter les stations de pompage et les réseaux de distribution existants. Pour le moyen et long terme, Petrolines projette d’augmenter et moderniser les systèmes de production et de distribution, de mener des travaux de forage de douze puits au niveau de chaque île, de changer le réseau existant et de construire des laboratoires équipés en instruments d’analyse des eaux.

 

Solutions d’urgence

Nous estimons que l’eau et l’électricité sont la priorité des priorités dans pareilles situations pour éviter la prolifération des maladies,a remarqué le directeur général dePetrolines, faisant allusion aux inondations.A sa sortie de Beit-salam,Nassurdine Mohamed Ahmed avaitajouté mardi que “c’est pour cette raison qu’un département de Petrolines s’occupe uniquement du dossier Comorien, en attendant l’arrivée, sous peu, des équipements par bateau.

 

 L’urgence en provisionnement, surtoutdans la capitale Moroni, s’estaccentuée avec les dégâts enregistrésà la station de pompage de Vuvuni,suites aux inondations. Des mesures d’urgences sont d’ailleurs en cours pour remédier à cette situation qui,selon le président Ikililou, exposeplusieurs milliers de personnes à des risques de maladies comme les diarrhées, la conjonctivite, la typhoïde, le choléra ou les maladies dermatologiques“. Une commande depompes, d’une valeur de près de quatre- vingt-dix millions de francs a, d’ores- et-déjà, été lancée.

 

Et les sources de production

En ce qui concerne le second axe, le secteur de l’électricité, les deux parties se sont convenues, dans le court terme, sur des révisions et une remise en état des groupes électrogènes au niveau des centrales de production électrique. La réhabilitation, la sécurisation et la modernisation des réseaux de distribution ont aussi été programmées.

Egalement, une étude comparative sur la diversification des sources de production d’électricité, notamment le fuel  lourd, devrait être menée dans le moyen et long terme. “Notre objectif est la recherche d’une issue à cette situation de paralysie actuelle afin de pouvoir approvisionner les populations en eau et en électricité de façon provisoire. Nous sommes donc ouverts à tous les propositions et apports”,a soutenu le directeur général de Ma-mwe.On nous a demandé de recevoir des techniciens du groupe privé saoudien Al Sharif, nous l’avons fait. Nous travaillons encore avec la société nationalesoudanaise Petrolines.

 

Ces deux partenariats, dont chacun porte ses nuances, relèvent de décisions des autorités nationales“, a répondu SaïdAhmed Cheikh Salah-Eddine. Seulement ces deux partenaires, Petrolines et Al Sharif, mettent sur le plateau presque les mêmes propositions. A quel prix? Difficile de répondre. Ce qui est sûr, la situation ne laisse pas de répit. La puissance de production en électricité, rien qu’à Ngazidja, est passée de 20 à 5 mégawatts.

 

Al-watwan

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