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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

watwan vous souhaite bonne et heureuse année 2009

1 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores

Que notre pays se relève ....
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Ibrahime Hamza prend la présidence de la deuxième institution bancaire du pays

1 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores

Le Lacka Lodge sur les bords de la paradisiaque baie de Nyimashiwa avec ses célèbres îlots, a servi de décor à une réunion du conseil d’administration de l’Union des Meck en vue de la passation administrative de service entre le président sortant, Allilioifa Mohamed, et Ibrahime Hamza élu le 30 novembre dernier. Alliant l’utile à l’agréable, les sept membres du conseil assistés, comme à l’accoutumée du directeur général, se sont penchés sur la faisabilité des recommandations issues de la dernière assemblée générale. Ainsi il a été décidé, pour compter du premier janvier prochain, l’instauration de frais de gestion de compte d’un montant mensuel de vingt cinq francs, de lancer un appel à candidature en vue de la sélection d’un cabinet d’audit qui remplacerait le malgache Delta Audit dont le contrat arrive à expiration. Il a été aussi passé au peigne fin diverses conventions qui devront lier l’Union des Meck avec des institutions comme l’Opaco, le Cidr, la maison des épices et Money Gramm.
Le président sortant devenu membre du comité de contrôle, s’estime ‘‘satisfait’’ du climat qui a prévalu lors de la séance de travail et juge ‘‘globalement atteints’’ les objectifs fixés.
Revenant sur les trois années de présidence, il nous a déclaré qu’il a été placé à la tête de l’Union avec une double mission à savoir la consolidation et la professionnalisation. Pour ce qui est du premier point, ‘‘la structure bancaire se porterait bien avec plus de cinq mille membres, plus de neuf milliards d’épargne et trois milliards de crédits en cours’’. Sa grande fierté est que l’Union des Meck, au départ, une structure du projet Aieb, a pu se pérenniser et devenir une structure autonome. Pour l’heure, il estime que l’objectif de l’Union des Meck doit être ‘‘le maintien au deuxième rang des institutions bancaires du pays et se renforcer en vue de faire face à la concurrence de plus en plus vive’’.

MN
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Sambi promet des grandes réalisations pour l’année 2009

30 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

Une intervention au cours de laquelle il a abordé plusieurs questions relatives à la vie de la nation. Au lieu de faire un bilan de son activité de l’année 2008, le chef de l’Etat a préféré « annoncer aux Comoriens les actions qui seront entreprises au cours de l’année 2009 ». Une année, qui promet-il, sera celle « des fondations ».

L’eau, l’électricité, les routes et un habitat décent figurent parmi les priorités du pays pour cette année 2009, selon le chef de l’Etat.

Il a aussi annoncé la construction très prochaine d’un aéroport international dans l’île de Ndzouani et un port en eau profonde à Ngazidja. Des travaux qui seront en grande partie financés à partir des fonds dégagés de l’accord qui lie les Comores et le Fond monétaire international (FMI) ainsi que la banque mondiale mais aussi du projet de la citoyenneté économique.

« Mohéli a 25 villages en tout. Je souhaite que tous ces villages soient électrifiés avant fin 2009 », a plaidé le président Sambi.

Ndzouani et Mohéli bénéficieront également d’un projet d’électrification à partir de l’énergie hydroélectrique. A Ngazidja, un projet basé sur la géothermie serait aussi en cours.

Dans son allocution, le chef de l’Etat a encore une fois pointé du doigt l’architecture institutionnelle de l’archipel, avec « quatre exécutifs, quatre gouvernements, quatre assemblées et quatre constitutions » qui à ses yeux est « très budgétivore ». Dans cette optique, il annoncera son intention « d’organiser un référendum pour la retouche de la constitution ». Et, il a surtout dévoilé les trois points essentiels qu’il souhaiterait être amendés, notamment la réduction des institutions, l’uniformisation des mandats des différentes institutions et le couplage des élections. Un autre projet consisterait à redonner à l’assemblée nationale le pouvoir de censurer le gouvernement et au chef de l’Etat le pouvoir de dissoudre cette assemblée.

Le président a aussi émis le souhait de voir son mandat prolongé d’un an pour organiser des élections générales en 2011 ou en 2012 dans le cadre de cette reforme constitutionnelle.

 «  Soit on prolonge d’un an mon mandat et dans ce cas les président des îles verront les leurs réduits d’un an, soit j’avance jusqu’en 2012, pour finir le mien en même temps que les leurs », a-t-il souligné.

Abordant la question de Mayotte où le gouvernement français projette d’organiser un référendum en mars 2009, le chef de l’Etat a déclaré : « nous n’avons pas les moyens de les empêcher mais qu’il sache une chose : qu’il le fasse ou non Mayotte est et restera comorienne ».

« Ces consultations ont été rejetées par l’ONU mais s’ils le font, c’est peut-être parce qu’ils sont puissant que nous », a-t-il dénoncé avant de promettre qu’il défendra cette île par « la diplomatie, l’intelligence et la volonté ».

Faissoili Abdou

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L’assemblée fédérale a élu un nouveau bureau depuis le 28décembre

30 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

Il s'agit d'une procédure normale, le mandat des bureaux de l’Assemblée étant d’un an.

Ce vote intervient un mois, jour pour jour, après l’adoption très controversée de la loi sur la citoyenneté économique. Et le moins que l’on puisse dire à la première lecture de cette nouvelle configuration du bureau de l’assemblée c’est que ce vote a beaucoup influé sur le choix des nouveaux membres. En effet, les partisans de cette fameuse loi n’ont pas été reconduits dans leurs fonctions à l’image du premier vice président Mhoumadi Sidi, remplacé à ce poste par Djoueirya Binti Abdallah.

«Le camp des partisans de la loi sur la citoyenneté économique a été sanctionné », note le député Said Hamid Mlatamou après l’élection.

Interrogé sur la possibilité de pouvoir enfin adopter la loi de finance 2009, qui traîne encore au bureau de l’assemblée, le député dit « ne voir aucune chance de pouvoir le faire maintenant, quelque soit la volonté des uns et des autres », la fin de la session parlementaire étant fixée au 6 janvier 2009.

Faissoili Abdou

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DECLARATION DE SAID ALI MOHAMED A LA CLASSE POLITIQUE COMORIENNE

30 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores


DECLARATION DE SAID ALI MOHAMED A LA CLASSE POLITIQUE COMORIENNE


Moi, Said Ali Mohamed, natif de Bimbini à Anjouan (Union des Comores), ancien
responsable politique, et résidant actuellement en France ;
· Parce que les avidités de pouvoir, durant ces vingt dernières années, n'ont rien apporté
à notre peuple que mélancolie, haine et soif de vengeance ;
· Parce que les conflits de compétence qui entredéchirent nos dirigeants n'augurent rien
de bon, et que les surenchères politiques, les menaces et intimidations qui sont
relayées, sans discernement, par les médias, n'engendreront que des situations encore
plus regrettables que celles que nous avons connues jusqu'à présent ;
· Parce que quarante ans durant, j'ai oeuvré avec d'autres pour l'unité, la liberté et la
prospérité de mon pays et que je refuse de voir périr ce pourquoi je me suis battu
toutes ces années ;
Je ne peux résister à l'envie de saisir l'opportunité des échanges de voeux, pour attirer
votre attention, à vous, responsables politiques comoriens, les dirigeants comme les
opposants, les hommes comme les femmes, les anciens comme les jeunes, sur les dangers qui
guettent notre pays, en ce début d'année nouvelle et contre lesquels, nous devons unir nos
forces si nous voulons les surmonter :
· A commencer notamment par le référendum que le gouvernement français entend
organiser, le 29 mars 2009, dans l'île comorienne de Mayotte pour ancrer
irréversiblement cette partie de notre territoire national au sien, en tant que 101ème
département ;
· Suivi par l'obstination du Président Sambi à vouloir modifier seul, la constitution sans
concertation avec quiconque ;
· Ou encore la loi dite de citoyenneté économique, votée dans des conditions
équivoques, qui, pourtant, peut s'avérer une formidable opportunité pour ouvrir notre
pays aux investisseurs extérieurs autant qu'elle peut, aussi, se révéler compromettante.

Ces trois points constituent, à mon avis, trois enjeux majeurs, qui peuvent menacer à
terme, peut-être plus cruellement encore, l'unité, la paix et la stabilité de notre pays, si nous
n'y prenons pas garde.
Si, face à la puissante France, un pays membre permanent du Conseil de Sécurité,
nous ne pouvons rien qui puisse l'empêcher d'assouvir ses vils desseins de partitionner notre
minuscule Etat alors qu'elle a la responsabilité historique de l'unir et l'accompagner vers un
développement harmonieux ; Ne pourrions-nous pas, pour le moins, nous unir pour manifester
notre colère et notre désespoir à la face du monde qui nous observe ?
Si, face à la détermination du Président Sambi de modifier la constitution à sa
convenance, nous ne pouvons rien qui puisse le raisonner ; Ne pourrions-nous pas, pour le
moins, nous retrouver, nous, responsables politiques et représentants de la société civile, dans
le cadre d'un dialogue national, pour repenser les institutions de notre pays de manière à
empêcher Sambi d'imposer son diktat ? Car, s'il est vrai que celui-ci prétexte la lourdeur des
institutions pour ménager la constitution à son profit, il n'en est pas moins que celle-ci est
inadaptée au contexte de notre pays et qu'elle nécessite des aménagements, d'une manière ou
d'une autre.
Si, face au sous-développement de notre pays et à la misère qui accable nos
populations, nous ne nous sentons pas en mesure de repousser ceux qui prétendent vouloir
nous aider, ne pourrions-nous pas pour autant saisir, ensemble, l'opportunité de la loi sur la
citoyenneté économique pour poser les conditions d'une véritable ouverture de notre pays à
l'investissement étranger pour un développement réel et durable ?
Pour toutes ces raisons, j'appelle tous les responsables politiques de mon pays, le
pouvoir et l'opposition, à taire leurs querelles stériles et à cesser leurs coups bas, pour asseoir,
ensemble, les bases d'un sursaut national.
J'appelle son Excellence, le Président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah
Mohamed Sambi, à donner le bon exemple, en convoquant sans délai, conformément à son
engagement devant les Chefs d'Etat de l'Union africaine, le 1er février 2008, une conférence
inter-comorienne, pour que nous puissions ensemble réfléchir à l'avenir de notre pays, son
développement, ses institutions, la consolidation de son unité nationale, la défense de son
intégrité territoriale et la viabilité de ses relations internationales. Et je prends l'engagement
de lui apporter tout mon concours à cet effet.
Mes chers compatriotes,
Les disparitions en mer, mépris, humiliations et maltraitances dont les ressortissants de
Ngazidja, Mwali et Ndzuani font l'objet à Mayotte et l'indifférence dont fait preuve notre
gouvernement face à cette situation ;

Cette déclaration compromettante, signée le 9 décembre 2007, par notre ministre des
finances, Mohamed Ali Soilihi, au nom du gouvernement comorien, avec Monsieur Louis
Michel, Commissaire européen en charge du développement et dans laquelle je relève
notamment ce paragraphe :
« Situé au nord du canal de Mozambique, l'archipel des Comores comprend
quatre îles dont trois: Grande Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzouani) et Mohéli
(Mwali), qui couvrent 1 861 km2, constituent l'Union des Comores; l'île de
Mayotte (Maoré) est restée française à l'indépendance ».
(Extrait document de stratégie pays et programme indicatif national pour la période 2008-2013)
Sont autant pour moi des motifs réels de préoccupation qui doivent interpeller la conscience
de tout un chacun.
Mes chers compatriotes,
Le salut de notre pays ne peut venir que de nous-mêmes, par une prise de conscience
collective de l'ampleur des menaces qui pèsent sur notre destin commun et de la nécessité de
nous rassembler pour réfléchir aux voies et moyens de les surmonter.
À l'aube de cette année 2009, comprenez que je ne puisse formuler à votre endroit,
autres voeux que celles de vous voir privilégier les voies du dialogue pour sortir le pays de
l'impasse.
Il est, en effet, des moments où, dans la vie d'un peuple, les intérêts collectifs doivent
primer sur les intérêts individuels, où, les gens doivent pouvoir se poser et réfléchir - mesurer
le chemin parcouru et celui qui reste à parcourir - mettre de côté ce qui divise pour ne
considérer que ce qui unit - prendre exemple sur l'histoire pour bâtir l'avenir. Ce moment est
arrivé ; nous devons le saisir.
Qu'ALLAH TOUT puissant vous bénisse tous.

Fait à Paris, le 29 décembre 2008.
Said Ali Mohamed
Ancien Premier ministre.
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Le directeur de cabinet chargé de la Défense et de la sûreté écrit au ministre de l'intérieur de Ngazidja

30 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

Monsieur le ministre,
Suite à votre courrier dont les références sont reprises en objet, j'ai l'honneur, tout d'abord, de vous marquer mon étonnement, voir mon indignation de voir le contenu de votre courrier repris dans un des derniers numéros du journal La Gazette des Comores. Le procédé est, on ne peut plus, singulier. Je ne peux que le déplorer. Je me réserve le droit de vous répondre par la même voie médiatique.
Vous rapportez un certain nombre d'événements impliquant des éléments de l'Armée nationale de développement (And) au cours desquels des heurts avec la police de l'île se sont produits. Je puis vous assurer que chaque fois que des militaires ont été reconnus coupables d'actes répréhensibles de quelques natures que ce soit, les autorités militaires ont pris les mesures qui s'imposaient. Les présumés coupables ont été systématiquement traduits en conseil d'enquête. Des mesures sévères ont été prises allant jusqu'à la radiation pure et simple. Je ne pense pas que l'Etat-major de l'And puisse être accusé d'une quelconque complaisance, en outre il n'a jamais reçu d'instruction de notre part en vue de protéger un militaire qui se serait rendu coupable d'un quelconque délit.
Par contre, monsieur le ministre, permettez- moi de vous dire qu'il est un peu simple de présenter tous les policiers de l'île comme des victimes innocentes. Vous passez sous silence les exactions que commettent régulièrement certains de ces agents censés faire respecter l'ordre public (Cf. les cas des deux jeunes vendeurs battus à mort par les policiers lors des affrontements du 22 novembre 2008). Il ne me semble pas qu'à l'instar des autorités militaires de l'And votre ministère ait pris des mesures pour punir les coupables de ces monstruosités.
Vos déclarations publiques peuvent être interprétées comme un encouragement. Ce faisant vous manquez à l'essentiel de votre devoir qui est de veiller à l'ordre et la sécurité des personnes et des biens de tous les habitants de la Grande-Comore, notamment de la capitale, sans distinction d'origine. Je comprends, mais je n'approuve pas, que certains militaires soient excédés de voir leur frères spoliés de leurs biens et traités comme des apatrides dans leur propre pays, alors qu'eux mêmes se sont mis au service de l'armée nationale et ont fait vœux du sacrifice suprême pour la sauvegarde de l'union.
Je peux vous assurer, monsieur le ministre, de mon engagement ferme à ne pas laisser l'impunité gagner l'Armée nationale de développement mais aussi à sauvegarder les droits élémentaires de tous les citoyens comoriens, qui sont de pouvoir aller et venir librement et vaquer à leurs occupations sans être inquiétés. Je vous engage pour votre part, monsieur le ministre, à faire en sorte que les agents de la police de l'île méritent le respect de nos concitoyens.
Acceptez, monsieur le ministre, l'expression de mes sentiments distingués”.
Mohamed Bacar Dossar
Source : Al-watwan N° 1224 du 30 décembre 2008
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MONSIEUR LES PRESIDENT SAMBI VEUT PROLONGER SON MANDAT D'UNE ANNEE

29 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

LE PRESIDENT COMORIEN VEUT PROLONGER SON MANDAT D'UNE ANNEE !


APA-Moroni (Comores)
Le président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, a émis le vœu de prolonger son mandat d'une année dans un souci de regrouper les échéances électorales en 2011 dans son adresse à la nation à l'occasion du nouvel an musulman, lundi.
Elu en 2006 pour un mandat de quatre ans, M. Sambi ne cache pas, depuis plusieurs mois, sa volonté de modifier la constitution comorienne pour porter à cinq ans tous les mandats électifs (présidentiels et législatis).
Convaincu que la situation des Comores ne permet pas d'organiser à intervalles réguliers une élection, le président comorien justifie son projet par des motivations financières.
M. Sambi s'est, en outre, félicité de l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi de citoyenneté économique accordant la nationalité comorienne à des apatrides et à des hommes d'affaires koweitiens souhaitant investir aux Comores contre un pactole estimé à plusieurs milliards de francs comoriens.
«A partir de janvier 2009, vous commencerez à voir les retombées de ce projet », a-t-il dit.
Cette loi controversée a été rejetée par les députés en première et seconde lectures.
Ce sont les parlementaires proches du pouvoir qui se sont réunis à huis clos dans l'hémicycle, en l'absence du président de l'assemblée, pour faire adopter au forceps le projet de loi.

IM/aft/APA
29-12-2008
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"Les solutions improbables au différend franco-comorien sur l'île de Mayotte" - 2 -

29 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

L'improbabilité d'un règlement du différend franco-comorien sur l'île de Mayotte par la voie juridictionnelle Après avoir expliquer comment le cas singulier de Mayotte, une question de droit public international, place la France dans une position inconfortable sur le plan diplomatique (voir ici), la deuxième partie de la libre-opinion d'André Oraison démontre pourquoi la France ne voudra jamais que ce cas soit tranché par une juridiction internationale. L'hypothèse d'un règlement du contentieux franco-comorien sur Mayotte par une juridiction internationale arbitrale ou "judiciaire" a bien été envisagée par le Gouvernement central de Moroni, dès 1975. Mais bien que souhaitable, cette forme de règlement du conflit franco-comorien nous paraît irréaliste parce que la France l'a toujours rejetée. À ce sujet, plusieurs observations peuvent être formulées. D'abord, c'est un principe bien établi que nul État indépendant ne peut être traîné devant le prétoire international sans son consentement. Cette règle a été énoncée très tôt par les juridictions internationales arbitrales, dès le 19ème siècle. Par la suite, elle a été confirmée au 20ème siècle par les deux Cours universelles qui se sont succédé au Palais de la Paix à La Haye et d'abord par la Cour permanente de Justice internationale (CPJI) dans un avis consultatif rendu le 23 juillet 1923 à propos de l'affaire du Statut de la Carélie orientale. Dans un dictum jamais démenti, la CPJI déclare en effet ce qui suit : "Il est bien établi en droit international qu'aucun État ne saurait être obligé de soumettre ses différends avec les autres États soit à la médiation, soit à l'arbitrage, soit enfin à n'importe quel procédé de solution pacifique, sans son consentement". C'est constater - notamment avec les éminents professeurs Patrick Dailler et Alain Pellet -qu'à la différence de la situation des individus devant les tribunaux internes, "les États ne sont soumis à la juridiction de la Cour pour un litige donné que pour autant qu'ils y consentent" (5) [2]. Le litige sur Mayotte a fort peu de chance d'être débattu dans l'enceinte du Palais de la Paix à La Haye C'est par ailleurs un autre constat que les États hésitent à faire trancher leurs litiges territoriaux par une instance tierce -si prestigieuse soit-elle- parce qu'ils ne veulent jamais courir le risque de perdre leur procès dans des domaines qui mettent en jeu ce qu'ils appellent leur "honneur" ou leurs "intérêts vitaux". De fait, les cas d'adjudication d'un territoire disputé entre deux États par une juridiction internationale sont rarissimes. Certes, il est possible de citer un cas survenu au cours de la décennie "90". Il concerne la "bande d'Aouzou" qui avait été placée à l'origine sous la souveraineté du Tchad en vertu d'un Traité d'amitié et de bon voisinage conclu le 10 août 1955 entre la République française et le Royaume-Uni de Libye. Occupée par la force en 1973, puis annexée par les Libyens, elle a fait l'objet d'un conflit entre le Tchad et la Libye qui a été tranché en faveur du Tchad par la Cour internationale de Justice (CIJ) dans un arrêt "Différend territorial" en date du 3 février 1994. Mais il faut bien reconnaître que ce territoire saharien était dépourvu de populations humaines sédentaires et ne présentait aucun intérêt économique pour la Libye. Dans ce contexte et en ayant conscience d'être en opposition totale avec l'ensemble de la Communauté internationale sur son interprétation singulière du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, la France - qui n'est d'ailleurs plus liée par la déclaration unilatérale et facultative de juridiction obligatoire de la CIJ depuis le 10 janvier 1974 -exclut jusqu'à nouvel ordre la voie juridictionnelle pour régler le "cas mahorais". Elle est en effet convaincue qu'elle serait condamnée par une quelconque juridiction arbitrale ou "judiciaire" qui ne pourrait qu'appliquer le droit international coutumier de la décolonisation forgé par les États du Tiers Monde dans la seconde moitié du XXe siècle et non la conception spécifique que la France a de la mise en œuvre du droit d'autodétermination externe depuis la décision de principe rendue par le Conseil constitutionnel le 30 décembre 1975 à l'occasion de l'affaire "Autodétermination des Comores". On peut penser que la position de la France sur ce point précis restera immarcescible. Elle n'acceptera jamais que le différend qui l'oppose depuis plus de trente-trois ans aux Comores à propos de "l'île au parfum d'ylang-ylang" soit tranché par une juridiction internationale. C'est dire que le litige sur Mayotte a fort peu de chance d'être débattu dans l'enceinte du Palais de la Paix à La Haye. De même, il est improbable que la France restitue Mayotte aux Comores sans consultation préalable de sa population (II). André Oraison Source : Témoignages du lundi 29 décembre 2008 (5) Voir Patrick Daillier et Alain Pellet , Droit International Public, Éditions LGDJ, Paris, 2002, p. 895.
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Mwali. Mohamed Ali Said revendique la tutelle des succursales des sociétés d'Etat

29 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

Mwali. Mohamed Ali Said revendique la tutelle des succursales des sociétés d'Etat


La hache de guerre enterrée le samedi 20 décembre par le président Mohamed Ali Said à l'occasion d'un discours public à Wanani dans le Djandro, n'a passé que soixante douze heures sous terre. Elle a été en effet déterrée par le même chef de l'exécutif de Mwali à l'occasion d'une réunion au palais de Bonovo le mardi 23 où étaient conviés des notables venus des divers coins de l'île.

L'homme fort de l'île ne veut pas jouer aux méchants Sioux. Ce qu'il veut c'est juste que lui revienne la tutelle des succursales des sociétés d'Etat. Il s'est même plutôt présenté comme une victime devant l'assistance. En effet la main sur le cœur, il a affirmé avoir joué toutes les souplesses pour avoir un ''compromis des braves
'' avec les autorités de l'Union ''qui font la sourde oreille devant mes bonnes volontés''. ''J'ai même proposé en vain qu'ils gardent les Hydrocarbures, me restituent la Mamwe et que chaque entité nomme un directeur à la douane'', aurait ajouté le président mohélien. C'est donc sur le terrain des sociétés d'Etat où il y a achoppement entre les deux entités et il ne semble pas qu'il y ait un rapprochement en vue. Au contraire. Selon des sources autorisées, il semblerait que les autorités de l'Union s'apprêteraient à nommer à la mi janvier des directeurs à Comores télécoms et la Société nationale des postes et services financiers. Enfin le président Mohamed Ali Said affirme qu'il restera en contact avec Moroni pour seulement les questions ayant trait aux intérêts de Mohéli.
Par un décret du président Mohamed Ali Said, Bouchrati Abdoulhalime vient d'être nommée coordinatrice à la promotion du genre et à la population. L'ancienne Déléguée à la santé, population, environnement, promotion du genre, protection de l'enfant et des droits de l'homme du précédent gouvernement, va continuer selon des sources dignes de foi à occuper le même bureau, à disposer d'un cabinet et percevra un salaire identique que lors de son précédent poste. Abdoulhalime Hilali précédemment Délégué à la fonction publique par sa nomination en qualité de conseiller technique au ministère des affaires sociales, ne semble pas avoir été logé à la même enseigne que sa collègue.
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URGENT / CONSEIL DE MINISTRES / MAYOTTE

28 Décembre 2008 , Rédigé par aimons les comores

A l'issue du conseil hebdomadaire de ministres du mercredi 24 décembre 08, le gouvernement de l'union demande, au sujet de la situation qui prévaut à Maore, au ministre des Affaires étrangères ''de mettre en place un cadre de concertation qui regroupera le gouvernement, la société civile, l'assemblée de l'Union pour défendre l'intégrité nationale et étudier la situation du référendum'' et ''de saisir la communauté internationale pour les informer'' sur le projet français de départementalisation de cette île.

Source : Al-watwan N° 1223 du 26 décembre 2008
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