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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Le corps diplomatique accrédité à Moroni a accueilli à bras ouverts, le Président AHMADINEJAD

1 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


Le corps diplomatique accrédité à Moroni a accueilli à bras ouverts, le Président AHMADINEJAD
Très bien représentés à l'aéroport Prince Said Ibrahim, la Communauté internationale et les membres du corps diplomatique accrédité à Moroni, a réservé un accueil chaleureux au Président de la République Islamique d'Iran.
Ici sur cette image, l'Envoyé Spécial du Président de la Commission Africaine, l'Ambassadeur de Chine, l'Ambassadeur de France et l'Ambassadeur d'Afrique du Sud ;
Source : Beit-Salam

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MAYOTTE, LABORATOIRE DE LA FRANCE DE DEMAIN

1 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores

Auteur : Hervé Gouyer.

Avec la bénédiction des autorités, le maire d’une commune de Mayotte a incendié les cabanons d’un groupe de sans-papiers comoriens. Un exemple de la paix républicaine dont jouit cette miette d’empire français. Contre l’immigration venue des îles voisines, on y applique des solutions débridées : lois d’exception, rafles policières.

A l’aube du 27 octobre, un escadron de gendarmes arrive toutes sirènes hurlantes à Hamouro, petit hameau peuplé essentiellement de Comoriens d’Anjouan, l’île la plus proche de Mayotte. Tous les hommes sont embarqués pour un contrôle d’identité. On en arrête quatorze pour séjour illégal tandis que leurs femmes sont laissées sous la surveillance de trois gendarmes. C’est le moment choisi par le maire du coin pour se lâcher. A la tête d’une quinzaine de fonctionnaires municipaux, l’édile part incendier les vingt-huit paillotes où logeaient les Comoriens. « Nous avons profité que les maisons soient vides pour les détruire », expliquera-t-il laconiquement dans la presse locale. Pour un peu, on le remercierait de ne pas avoir grillé les sans-papiers au lance-flammes.

Dans un témoignage envoyé à CQFD, Maryanne, une habitante de la région, raconte « l’horreur de voir des gens errer parmi les débris, des souvenirs en fumée, de voir un enfant prendre un chat carbonisé dans ses bras et de le serrer comme s’il était encore vivant, de voir des femmes rassembler des morceaux de mousse sous la pluie afin de faire un matelas de fortune, de ramasser des casseroles inutilisables, des regard vides, juste la terreur, l’incompréhension. »

Les politiques se gardent bien de réagir. Il faudra attendre le 13 novembre, jour de la parution dans Libération d’un article sur cette affaire, pour que Mansour Kamardine, député UMP de Mayotte, se décide à monter au front. Non pour condamner le bûcher, bien sûr, mais sa médiatisation. « Comme souvent, l’agitation médiatique orchestrée autour de ces évènements occulte l’essentiel : je veux parler du fléau que constitue l’immigration clandestine à Mayotte. […]

J’affirme, sans esprit de polémique, que le seuil de tolérance est largement dépassé et qu’il est à la mesure de l’exaspération des Mahorais. » (Kwesi, 18/11/03). Dans l’art de jeter de l’huile sur le feu, le préfet Jean-Jacques Brot n’est pas mal non plus. Sa spécialité : inviter caméras et journalistes à assister à la destruction des embarcations sur lesquelles arrivent les clandestins. Une « agitation médiatique » qui, elle, ne dérange personne. Le 10 novembre, après l’incendie des paillotes, le préfet lançait dans le Quotidien de la Réunion : « L’invasion migratoire anjouanaise viole notre hospitalité. » Un vrai message d’apaisement…

Sarkozy est appelé au secours. Le 6 novembre, à l’Assemblée nationale, Mansour Kamardine appelle le ministre de l’Intérieur à aller plus loin dans la chasse à l’homme : « Les 5 266 reconduites effectuées à ce jour pour la présente année […] attestent de la détermination affichée par vos services. De même, la destruction des barques et quelques opérations coups de poing contribuent à une certaine dissuasion. Ma question est donc simple : [ ] quelles mesures d’urgence et quels moyens entendez-vous consacrer à lutter contre l’immigration clandestine ? ». Virer les étrangers de Mayotte ? Dans ce cas, la France devrait être la première à plier bagage.

Car en droit international, l’île est toujours considérée comme occupée. Son rattachement à la France fait suite à deux référendums organisés après à la déclaration d’indépendance de l’archipel des Comores, dont Mayotte fait historiquement partie. Un « coup » réalisé sous la pression des planteurs réunionnais mais aussi dans l’intérêt stratégique de la métropole : « Mayotte abrite aujourd’hui une partie de l’arsenal militaire malgache d’avant 1972, ainsi qu’un des plus grands centres d’écoute. Elle facilite aussi la surveillance de l’approvisionnement en hydrocarbures sur cette ancienne « route des Indes », devenue route du pétrole », explique l’historien Abdou-Salam Saadi. En 1982, l’ONU adoptait une résolution en faveur du retour de Mayotte aux Comores par cent dix voix contre une - celle de la France. Laquelle n’en a jamais tenu compte.

Un député : « Le seuil de tolérance est largement dépassé » Certes, la crise qui ravage l’archipel a de quoi dissuader Mayotte de revenir dans le giron comorien. Mais la France a une lourde responsabilité dans cette situation. Sur les vingt-six tentatives de coups d’Etat qui ont ébranlé les Comores depuis leur indépendance, certaines ont été dirigées depuis Paris. La France a non seulement soutenu des apprentis dictateurs, mais aussi encouragé les séparatistes d’Anjouan à faire sécession en 1997, poussant l’Organisation de l’union africaine (OUA) à décréter un embargo qui a déstabilisé davantage encore une économie en perdition.

A quoi s’ajoute l’interdiction à Mayotte des produits maraîchers comoriens au prétexte des normes phytosanitaires. En chassant les clandestins, qui fuient une misère à laquelle elle a grandement contribué, la France joue donc les pompiers pyromanes. Mais rien de tout cela ne perturbe le pouvoir de tutelle. En réponse au député Kamardine, Sarkozy a tenu un langage très clair : « Je n’oublie pas une chose : c’est que, une fois à Mayotte, pour beaucoup le voyage n’est pas terminé, si vous voyez ce que je veux dire… Mayotte, c’est une des frontières de la France. […]

Les tourments de Mayotte aujourd’hui, c’est les problèmes de la France métropolitaines après-demain. ». En somme, Mayotte doit servir de laboratoire. A elle d’expérimenter les politiques du pire visant à réprimer les mouvements de populations pauvres. A cet égard, Mayotte bat déjà des records : les reconduites y sont presque aussi nombreuses qu’en métropole, ce qui donne une idée de l’activité policière déployée sur ce territoire 1 400 fois plus petit. Les moyens consacrés à la répression des immigrés sont dix fois supérieurs à l’aide française dévolue au reste de l’archipel. Malgré ce zèle, l’île continuerait à enregistrer vingt mille entrées par an.

Au péril des exilés : une ONG estime à quatre mille le nombre de fugitifs noyés en mer depuis l’instauration du visa entre Mayotte et le reste des Comores en 1995. Mais ce n’est pas tout : Mayotte a aussi sa propre ordonnance sur l’entrée et le séjour des étrangers. Calquée sur celle de Sarkozy, elle s’offre une commodité supplémentaire : ici, la légalité des interpellations et des expulsions n’est plus soumise à aucun contrôle, ce qui ouvre la porte à toutes les dérives policières. « Les rafles sont vécues dans une routine quotidienne », constate Boris Noulin, un jeune géomètre récemment « immigré » à Mayotte. « Les flics débarquent, il y a une volée de moineaux au marché, ils en embarquent cinq ou six et personne ne dit rien. »

Et il ajoute : « Cette politique est soutenue par les Mahorais. » Comme à la rentrée dernière, quand des femmes ont violemment manifesté contre la scolarisation des enfants comoriens. Cette xénophobie, entretenue par les élites de la république, s’accommode néanmoins d’une grande tolérance pour les travailleurs anjouanais, qui fournissent, au noir, 80 % de la main d’oeuvre ouvrière. Hervé Gouyer

Publié dans le n°7 de CQFD, décembre 2003.



De : Jean Jacques . H
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L'Iran des mollahs poursuit son implantation en Afrique

28 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores

Iran Manif - Le président du régime iranien s'est rendu quelques heures le 25 février aux Comores, en provenance du Kenya, selon l'AFP. "La visite du président iranien permettra de concrétiser les accords existant entre l'Union des Comores et la République islamique d'Iran" a dit à la presse le ministre de la Justice Mmadi Ali.

Le problème reste qu'aucun accord ne sera concrétisé mais servira à renforcer le bataillon de la Force Qods des gardiens de la révolution déjà implanté sous diverses couvertures pour l'exportation du terrorisme et de l'intégrisme en Afrique. Mayotte étant à deux doigts des Comores, cela représente un risque sérieux pour la France. L'Afrique francophone étant déjà largement noyautée par  Téhéran.

L'Union des Comores a amorcé un rapprochement avec l'Iran des mollahs depuis l'élection à la tête de l'archipel en 2006 de M. Sambi, un chef religieux formé en Iran.

La fondation Khomeiny a des bureaux dans le pays ainsi que le croissant rouge iranien. Des "techniciens agricoles" iraniens sont en poste à Moroni. Quand on connait l'état catastrophique de l'agriculture en Iran, on ne se fait pas d'illusion sur l'identité des "techniciens agricoles" qui fleurent bon les pasdarans.

Cependant, la plupart des dirigeants religieux comoriens ne voient pas d'un bon oeil les relations avec l'Iran, qu'ils assimilent à une percée du chiisme aux Comores. Près de 98 % des Comoriens sont de confession musulmane sunnite.

L'Union des Comores constitue la dernière étape d'une tournée régionale qui a mené Ahmadinejad et une forte délégation d'hommmes d'affaires à Djibouti puis au Kenya, où le président iranien a signé avec son homologue Mwai Kibaki une série d'accords de coopération douanière et de promotion des investissements entre les deux pays.

Djibouti, place forte et stratégique s'il en faut des forces françaises et américaines, est en train de céder aux appels des sirènes iraniennes et offre un morceau de choix aux gardiens de la révolution qui forment le gros des "hommes d'affaires" de la délégation, puisque les pasdarans ont la mainmise sur l'économie du pays. Récemment ils ont installé des batteries de missiles près du port d'Assab en Erythrée dans le cadre d’accords bilatéraux signés à Asmara.

Le régime a amené ces forces et les équipements dans la région avec ses sous-marins. L'accord et le déploiement de forces et de missiles de longue portée dans le port d'Assab ont été effectués sous le couvert de la rénovation de la raffinerie de pétrole (une installation vétuste). Téhéran y opère sous le couvert de raffinage de brut. Il a également forgé de faux documents à cet égard.

Or une question demeure : Quel rapport il y a-t-il entre la rénovation d’une ancienne raffinerie et le déploiement de missiles ? C’est la question qui a suscité des doutes et des soupçons. Certaines sources indiquent que grâce à l'installation d’équipements militaires et de forces à Assab, le régime des mollahs a en fait l'intention de contrôler le détroit de Bab-el-Mandeb, situé à 3 km de l'Érythrée et du Yémen. Le détroit de Bab-el-Mandeb (La Porte des Larmes), est le point le plus proche du Golfe d'Aden, qui relie le canal de Suez et la mer Rouge à l'océan Indien. C’est en fait le passage des pétroliers et des cargos vers l’Afrique et l’Asie du sud-ouest. En tant que telle, cette région est d'une importance stratégique exceptionnelle. Le régime a pour objectif de perturber et saboter les pétroliers des pays de la région, comme l'Arabie saoudite, le Yémen et les pays africains, si dans un éventuel conflit militaire, le détroit d'Ormuz venait à être fermé aux pétroliers du Golfe Persique.

Ce passage est important parce que certains pays africains comme le Nigeria, le Soudan, le Gabon, l'Afrique du Sud, la Guinée, et le vaste désert entre l'Angola et le Nigéria sont très riches en pétrole, et que les compagnies pétrolières américaines sont en concurrence sur le terrain. Certains rapports estiment que la découverte du pétrole ces dernières années ont conduit les États-Unis à se procurer 25% de leur pétrole sur ce continent, passant essentiellement par le détroit de Bab-el-Mandeb.

L'opposition politique en Érythrée avait mis en garde contre des accords avec le régime des mollahs. Elle a annoncé que cette mesure permettant une présence militaire au régime sur un emplacement stratégique, avec des risques significatifs, revenait à jouer avec le feu. Outre l'importance vitale de cette région pour les États-Unis, le port d'Assab est également à proximité de la base française à Djibouti, un endroit où se trouvent un grand nombre de soldats de l'OTAN et la flotte américaine.
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Courrier des lecteurs: Mayotte

28 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores

La Réunion détient un certain nombre de records nationaux : celui de l’illettrisme (100 000 illettrés !), celui des collégiennes et lycéennes enceintes, celui du chômage. Il y a encore d’énormes problèmes de logement et de prix de desserte aérienne. L’injustice la plus criante perdure depuis 63 ans : quelques milliers de personnes seulement bénéficient d’un sursalaire de 30 % pour cause de vie chère. Comme si la vie n’était chère que pour ces personnes-là ! C’est dans ce contexte qu’Yves Jégo nous fait savoir qu’il compte départementaliser Mayotte le plus rapidement possible ! Pourquoi cette soudaine crise d’urticaire ? Quelle urgence y a-t-il à départementaliser Mayotte au plus vite ? N’est-on pas en droit de se demander quels enjeux se cachent derrière ce changement de statut et pour qui ? Visiblement, la France n’a pas grand-chose à gagner et, dans le contexte mahorais actuel, cette départementalisation semble tout à fait prématurée. Visiblement, M. Jégo veut mettre la charrue avant les bœufs. Pour que ce projet réussisse vraiment, il faudrait que la feuille de route de M. Jégo puisse précéder le changement de statut pendant une génération et non pas lui succéder. Mais ce serait faire fi d’une réalité géographique et aussi du bon sens le plus élémentaire et de la morale politique. Mayotte fait partie d’un archipel. La première erreur de la France a consisté à extraire Mayotte de l’ensemble comorien. Maintenant, en voulant la départementaliser, elle commettrait une erreur encore plus grande. Car un frère aurait la nationalité française et l’autre comorienne, une sœur serait anjouanaise et l’autre française. Un Mahorais n’aurait plus droit qu’à une seule femme alors que son frère comorien, lui, pourrait continuer à « profiter » de plusieurs femmes à la fois dans le respect le plus strict des lois comoriennes ! Mayotte profiterait de la surabondance de sous en provenance de l’Hexagone et les Comoriens seraient plongés dans une misère encore plus grande avec encore plus de kwassas-kwassas en direction de Mayotte. La France veut-elle faire payer aux Comoriens leur volonté d’indépendance ? Enfin, la nationalité française n’est pas qu’une photo d’identité sur un bout de papier. Comment pourrait-on devenir Français et Européens lorsqu’on déteste à la fois le cassoulet de Carcassonne, la choucroute d’Alsace, la potée berrichonne, le jésus de Lyon, le petit salé aux lentilles, les spaghetti carbonara et qu’on refuse de trinquer avec un bon verre de bordeaux, de bourgogne ou même de champagne ? Et comment pourrait-on se sentir l’âme d’Européens quand on ne ressent pas un brin d’émotion devant le Messie de Haendel ou la Messe en si de Bach ? Ne serait-il pas infiniment plus juste de restituer Mayotte aux Comores et de développer conjointement l’ensemble de cet archipel jusqu’à ce qu’il atteigne véritablement une stature européenne ?

A. G. (Saint-Denis)

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Arrestation de l'ancien conseiller à l'ambassade de Comores à Paris, devenu journaliste politique Ahmed Wadaane MAHAMOUD.

27 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores


Arrestation de l’ancien conseiller à l’ambassade de Comores à Paris, devenu journaliste politique Ahmed Wadaane MAHAMOUD.
Interpellé pour avoir mis en lumière des incohérences sur la devise officielle que doivent comporter les documents étatiques et pour avoir donné son point de vue sur la nouvelle législation comorienne octroyant la citoyenneté dite “citoyenneté économique”.

Ahmed Wadaane fut en effet arrêté à son arrivée à l'aéroport de Moroni-Hahaya le11 février 2009 par la police de l'air et des frontières et relâché au terme de 2heures d'interrogatoire.
Bienvenu Ahmed Waadane ! Une notification d'un ordre (de qui ?) le contraignant aux obligations d'un contrôle judiciaire journalier au tribunal de Moroni, s'en est suivie. Ainsi a été conclu l'épisode. Ahurissement, les quelques exemplaires de son journal, emportés probablement pour la promotion, lui ont été confisqués et seraient détruits sous ses yeux.
Que reproche-t-on à cet engagé politique et en même temps journaliste ?
Selon Ahmed Wadaane, contacté par un des ses proches ; dans son un journal qu'il vient de concocter au soutien de l'institution communale naissant aux Comores, journal qu'il a nommé justement “les Communes”, il lui serait reproché de s'être exprimé sur divers sujets d'actualité, en particulier sur cette notion de citoyenneté économique et sur les incohérences observées sur deux documents officiels qui sont la carte nationale d'identité et le passeport comoriens.
C'est très dommage qu'on en arrive à de telles coercitions gratuites. On ne peut que condamner de tels abus.

Nous ne le dirons pas assez. La démocratie et ses caractéristiques n'ont plus place aux Comores aujourd'hui. La chasse aux hommes est donc ouverte et malheur à celui ou celle qui tentera de se soustraire de la muselière officielle.

La police de l'air et des frontières des Comores, bien qu'elle soit sous la tutelle d'une autorité de l'Etat, n'est pas une police d' Etat. Elle est par nature une institution au service des citoyens et une Nation et non d'un pouvoir quelconque. Et surtout, lorsque le pouvoir semble avoir des ambitions qui ne sont pas celles de l'Etat de droit.

En attendant que le contrôle judiciaire imposé au journaliste Ahmed Wadaane soit clarifié au moyen des éléments à charge autres que ceux qu'il a laissés entendre à ses proches, il y a matière à crainte et à inquiétude. Une telle dérive de l'autorité relèverait des comportements inacceptables et se classerait parmi les forfaits de la provocation.

Est-ce un signe précurseur de l'autorité et de ce qui attend les réactionnaires face au fait accompli officiel qui préoccupe tant les démocrates comoriens en ce moment ?

Il est vrai, en régime de monarchie absolue, seule la culture de la personne du Roi est permise.
Journalistes réduis au silence et réacs, vous êtes prévenus. Nous traversons déjà une zone de turbulences et seul Allah en sait plus.
papa Aboudou Mohamed
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Mayotte : Le référendum du 29 mars pourrait-il être reporté? C'est du moins ce que sous-entend et préconise l'ancien premier ministre Edouard Balladur dans les colonnes du Figaro.

27 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores


Mayotte : Le référendum du 29 mars pourrait-il être reporté? C'est du moins ce que sous-entend et préconise l'ancien premier ministre Edouard Balladur dans les colonnes du Figaro.
Le quotidien a invité Edouard Balladur à s'exprimer sur les problèmes que traverse l'outre mer français actuellement alors qu'il va remettre au chef de l'État deux projets de loi-cadre reprenant les propositions du comité sur les collectivités territoriales.

A la question de savoir si la crise aux Antilles pourrait être résolue par une modification constitutionnelle, l'ancien premier ministre dit qu'il « est probable qu'à cette occasion la question de l'avenir du statut des départements et des régions d'outre-mer sera posée ».

Il reprend un voeu d'Yves Jégo de « réfléchir aux institutions de l'outre-mer français, dans le respect, bien entendu, du principe d'égalité ».

Mais surtout, il souhaiterait qu'« en attendant que se tiennent ces États généraux, [...] toute décision modifiant le statut actuel dans telle ou telle Région de l'outre-mer soit suspendue. » précisant, concernant Mayotte qu'il « pense au statut de Mayotte, dont la modification pourrait peut-être être reportée ».

Il s'en explique en avançant que « chacun pourrait le comprendre, jusqu'à ce qu'on y voie plus clair sur l'ensemble des institutions d'outre-mer ».

Il n'est cependant pas insensible aux problèmes que cela poserait : « je sais que cela pose le problème du respect du calendrier déjà fixé ».

Mais, rien n'est fait, « Le comité ne s'est pas prononcé sur ces questions et s'est borné à proposer qu'une Assemblée unique se substitue aux conseils régionaux et aux conseils généraux qui régissent le même territoire ». Une mesure qui apparaît déjà dans le projet de départementalisation de Mayotte qui ne disposerait effectivement que d'une seule assemblée, si le oui l'emporte.

Il est évident que si ce référendum devait être reporté, cela ne pourrait qu'exaspérer, à savoir dans quelles proportions, une population qui attend cette ultime consultation « depuis 50 ans ». Il semble peu probable que le gouvernement prenne ainsi le risque d'embraser le futur cinquième département d'outre-mer qui s'est fait très discret dans le conflit qui oppose les DOM au gouvernement depuis plus d'un mois.

E.T.
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Comores - Iran : Chut ! Ahmedinejad arrive demain !

27 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores


Comores - Iran : Chut ! Ahmedinejad arrive demain !



Les Comoriens n'ont été informés de la visite de Mahmoud Ahmedinejad que mardi 24, veille de son arrivée à Moroni. Mercredi matin, les Moroniens médusés assistaient au spectacle des agents de l'administration et des sociétés d'état mobilisés pour accrocher les drapeaux iraniens et les banderoles de bienvenue dans les rues. La veille la gendarmerie confisquait les véhicules administratifs, débarquant sans ménagement les conducteurs, sous les commentaires hilares des passants. La présidence avait besoin de beaucoup de voitures pour la suite de 100 personnes qui accompagnent le chef d'état iranien et les cadres de l'administration sommés de composer une foule enthousiaste à l'aéroport.

Tout se passe comme si Sambi conscient de son impopularité craignait que la population n'arrache les décorations et messages de bienvenue, s'ils étaient installés plusieurs jours à l'avance comme c'est le cas dans tous les pays quand on attend une visite officielle d'un président ami.

Ceux qui lisent la presse internationale étaient informés depuis des semaines, les préparatifs au Kenya et à Maurice autres escales du Président iranien allant bon train.

Les directions et clients de plusieurs hôtels de Moroni s'arrachaient les cheveux pour trouver des alternatives. Leurs chambres étaient réquisitionnées. Là aussi la réquisition signée par le secrétaire général de la présidence M. Nourdine Bourhane fut délivrée la veille. Les clients s'en souviendront longtemps des bonnes manières comoriennes.

Personne ne croit que la visite d'Ahmedinejad supposée booster la popularité de M. Sambi a été décidée à la dernière minute. Les banderoles et les drapeaux venus d'Iran étaient stockés à Moroni depuis une semaine au moins.


Le président de l'Assemblée de l'Union et la plupart des députés, les personnalités politiques et de la société civile réputées opposants, n'ont pas été invitées aux réceptions.

Personne ne croit que la visite d'Ahmedinejad supposée booster la popularité de M. Sambi a été décidée à la dernière minute. Les banderoles et les drapeaux venus d'Iran étaient stockés à Moroni depuis une semaine au moins.

Le président de l'Assemblée de l'Union et la plupart des députés, les personnalités politiques et de la société civile réputées opposants, n'ont pas été invitées aux réceptions.
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Un hôte de marque pour le Président Sambi

27 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores


Un hôte de marque pour le Président Sambi


Le président iranien au sécours des Comores

Visite surprise ou secret bien gardé, toujours est-il que très peu de gens s'attendaient à recevoir une telle personnalité. Au-delà de la controverse liée aux relations internationales, les Comoriens se sentent honorés de cette visite au lendemain de celle du prince Cheikh Jaber Al-Moubarak.

Venant du Kenya où il venait d'effectuer une visite d'Etat de 48 heures, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a foulé le tarmac de l'aéroport Prince Said Ibrahim de Moroni-Hahaya hier à 14 heures.
Après un tête-à-tête avec son homologue comorien au palais de Beit-salam, le président iranien a pu se rendre compte de sa popularité tout le long du parcours jusqu'au Palais du peuple où il devait s'exprimer devant un millier de personnes.
Dès son arrivée au pouvoir en mai 2006, Sambi a établi des relations privilégiées avec la République islamique d'Iran. Il y a deux ans, une délégation composée 5 ministres iraniens avait fait le déplacement à Moroni pour signer des accords dans le domaine de la pêche, de l'agriculture, de l'enseignement supérieur ainsi que dans la sécurité et la défense. Sambi lui-même a déjà effectué une visite officielle à Téhéran où il a été reçu avec tous les honneurs.
Ces relations ont apporté sur le plan économique des bateaux de pêche, des structures de formations techniques et professionnelles et surtout une importante convention pétrolière qui devrait permettre aux Comores d'acheter du Brut et le revendre.
Une trentaine d'experts iraniens avaient pris part au Forum international sur l'habitat aux Comores qui a clôturé ses travaux avant-hier.
Visite surprise ou secret bien gardé, on le saura plus tard. Toujours est-il que dans un communiqué, le gouvernement avait annoncé la création d'un comité spécial chargé de veiller au bon déroulement du séjour d'une importante délégation iranienne composée de quatre ministres. Lundi, Sambi en personne a invité les Comoriens à recevoir dignement des hôtes importants dans les prochains jours.

L'avenir des Comores est entre les mains des pays arabo-musulmans

Dès la diffusion de l'information, c'est tout le pays qui s'est mis en effervescence. Les autorités qui veulent tout organiser à la va vite, en particulier le dispositif protocolaire et sécuritaire, et les centaines de personnes qui convergeaient vers Moroni. Un groupe d'une vingtaine de jeunes rencontrés dans la descente du village de Salimani vers Moroni exprimait haut et fort son enthousiasme en scandant des slogans à la gloire de l'hôte du gouvernement : « nous sommes très honorés de recevoir un homme aussi important. C'est lui qui a osé braver les Américains et qui défend la cause des Palestiniens ».
Un haut fonctionnaire du ministère des Relations extérieures, débordé par les événements, dit avec émotion : « vous savez, c'est la première fois depuis Mitterrand en 1992 et Yasser Arafat en 1987 que nous recevons un chef d'Etat étranger. Et en plus, nous avons à gérer une délégation d'une dizaine de ministres et d'une centaine de haut fonctionnaires et d'opérateurs économiques ».
Lundi dernier, lors de l'inauguration de la Banque Fédérale du Commerce et l'hôtel Itsandra devenu un quatre étoiles grâce aux investissements du prince Cheikh Jaber Al-Moubarak à travers le puissant groupe “Comoro Gulf Holding”, le Président Sambi a dit que l'avenir des Comores est entre les mains des pays arabo-musulmans.
Il est avéré que les Comores sont membres de l'organisation de la conférence islamique et de la Ligue des Etats arabes depuis des décennies, mais c'est avec Sambi que cette proximité se fait sentir, même si elle n'est pas du goût de tout le monde.
Mahamoud Said, enseignant à l'Université, trouve que le contexte est mal choisi pour renforcer les liens avec des pays qui n'ont pas une bonne réputation sur le plan international : « les amitiés de Sambi risquent de nous isoler de nos partenaires alors que nous n'avons pas de vision claire sur l'avenir de ces nouvelles relations ».
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« Mayotte dans son espace politique et géographique naturel »

26 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores


Dans la conclusion de sa tribune libre, le CAAC appelle les Mahorais à voter "non" au referendum du 29 mars, et pose comme préalable à toute discussion la loyauté des parties.

Le mode de coopération choisi par le Président Sambi avec des pays du monde arabo-musulman est plus réaliste, puisqu’il élimine la présence des intérêts français, mais malheureusement, il est entaché d’arrières pensées politiques auxquelles la France ferait bien de prendre garde, et donc de consentir et initier des systèmes coopératifs entre les Comores et d’autres pays issus de la zone et des organisations africaines, voire de la Conférence Islamique, et de renoncer au système bilatéral. Le simple fait que le Président Sambi ait enterré les accords de Maurice aurait du l’alerter, à moins qu’elle n’ait voulu profiter du fait.
De la même façon, il nous apparaît déplacé que les pauvres consultations bilatérales n’aient lieu qu’en présence d’interlocuteurs de second plan, comme un sous-ministre des Colonies, et pas au niveau qu’impose un conflit entre deux nations souveraines, soit entre Ministres des Affaires étrangères ou chefs d’État. De même que dorénavant, ce soit des négociations tripartites qui soient engagées, avec la présence de l’exécutif mahorais, ce qui déséquilibre scandaleusement les délégations, la partie française étant représentée par deux entités.

Qui soutenait les tentatives de sécession ?

Notre professeur tend en tout point à désigner un État coupable et responsable de ses malheurs, qui serait les Comores et qui n’aurait d’autres opportunités et solutions que d’aménager son sort avec le premier responsable de ses misères. Nous n’avons pas évoqué le rôle joué par la France et des officines mahoraises dans les dernières tentatives de sécession dont les Comores ont été victimes.
On peut imaginer toutes les formes et les procédures possibles qui pourraient conduire à échéance plus ou moins lointaine au retour de l’île comorienne de Mayotte dans son espace politique et géographique naturel, mais tant qu’on n’aura pas posé comme préalable la loyauté des parties, la question restera conflictuelle et dangereuse pour la paix dans la région et partant dans le monde. C’est un aspect de la question que n’a pas abordé notre juriste. Le principal regret à sa lecture, c’est de voir un expert se mettre au service de l’idéologie de la loi du plus fort. Cela, c’est un autre problème ! Sans nous lancer dans une polémique malsaine, nous nous interrogeons sur les éventuelles officines au service desquelles, aurait pu se rapporter la publication de ces articles.
Il nous apparaît légitime que des voix citoyennes fassent enfin face aux experts, pour leur signifier que :
Jamais nous ne renoncerons à l’île comorienne de Mayotte, Jamais !
Nous appelons d’ailleurs nos compatriotes Mahorais à dire NON au référendum organisé par la puissance occupante, le 29 mars 2009 !

Fin

Le Collectif des Associations et des Amis des Comores (CAAC)
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Visite du président Ahmadinejad : Un accueil populaire

26 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores

Moroni, mercredi 25 février 2009 (HZK-Presse) – Le président de la république islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, est arrivé à Moroni ce mercredi, à 16 heures, en provenance de Nairobi, pour une visite de travail de 24 heures. Le numéro un iranien a été très chaleureusement accueilli dès sa descente d’avion, à l’aéroport international Prince Said Ibrahim, en présence des plus hautes autorités de l’Etat et d’une foule nombreuse brandissant des petits drapeaux iraniens et des banderoles de bienvenue.

On remarquera toutefois l’absence des exécutifs des îles autonomes de Ngazidja et de Mwali ainsi que des présidents des Assemblées de l’Union et de l’île de Ngazidja. Une absence prévisible, dit-on, en raison du climat politique tendu lié au référendum constitutionnel du 22 mars prochain, initié par le président Sambi mais que l’opposition a décidé de boycotter, soupçonnant ce dernier de vouloir s’éterniser au pouvoir et de remettre en cause la présidence tournante et l’autonomie des îles.

La visite du président iranien n’a été pourtant officiellement annoncée que la veille de son arrivée, alors que le gouvernement avait déjà indiqué dans un communiqué daté du 19 février la venue à Moroni d’une « mission de haut rang, composée notamment de quatre ministres ».

Parlant au nom de la notabilité, le cadi d’Itsandra Said Mohamed Othmane, rendra même hommage à Ahmed Abdallah Sambi, d’être « le premier président à avoir su prouver que notre Etat peut garder un secret », avant de lui demander de « poursuivre encore son œuvre de développement qu’il a entamé ».

Le chef de l’Etat, visiblement très ému, s’est dit « heureux » d’accueillir son « frère de la république islamique d’Iran qui a tenu personnellement à aller à la rencontre du peuple comorien ». Faisant une brève leçon d’histoire, le président Sambi rappelle à ses hôtes de marque que « les habitants de l’archipel des Comores sont d’origine africaine et arabe », mais l’on a parfois tendance à oublier que le sang « shirazien » [du nom des anciens habitants de la Perse] coule dans les veines de certaines familles comoriennes, depuis des siècles, notamment dans la ville de Domoni à Anjouan, où une mosquée porte encore le nom de Chiraze, dit-il.

Et le chef de l’Etat d’illustrer sa pensée en citant aussi l’exemple de la langue comorienne qui serait selon lui « un savant métissage de Swahili, arabe et farsi » [langue perse, parlée en Iran, ndlr]. Des mots tels que bandari (port), rangué (peinture), mbouzi (chèvre), etc., ont la même signification dans nos deux langues, affirme-t-il.

Le président Sambi, fier d’avoir effectué une partie de sa formation théologique au pays de l’Imam Khomeiny, a chaleureusement félicité son homologue Ahmadinejad, d’être à la tête d’un « grand pays dont la langue et la civilisation ont rayonné jusque dans notre région » où les Comores sont le seul pays musulman.

Un islam pratiqué par toute la population, y compris à Mayotte où seuls 3% des habitants sont de confession différente fait-il observer. Evitant soigneusement d’évoquer le débat houleux sur la propagation du « chisme » aux Comores, dont l’accusent ses détracteurs politiques, Ahmed Abdallah Sambi rappelle « l’attachement des Comoriens au rite sunnite de l’Imam Chafii, à travers ses différentes confréries soufi… »

Il félicite l’Iran et ses dirigeants, qui fêtent cette année le 30ème anniversaire de la révolution islamique, « pour avoir réussi son propre modèle de développement malgré de longues années d’embargo international, jusqu’à envoyer dans l’espace son premier satellite », dit-il. Et le président Sambi de conclure son discours en demandant à ce pays ami deux aides essentielles : « le savoir et l’argent ».

« Pas d’aide sous forme d’aumône, mais de fonds d’investissement mutuellement bénéfiques pour nos deux pays, ajoute-t-il », notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie automobile ou touristique.

Prenant à son tour la parole, le numéro un iranien a axé son discours sur la disponibilité de son pays « à accompagner et à soutenir le contient africain en général et l’Union des Comores en particulier à prendre en charge leur propre développement, après plusieurs décennies durant lesquelles les occidentaux ont pillé leurs richesses ».

Il dénoncera les anciennes puissances coloniales de n’avoir pas permis à ces « peuples exploités de bénéficier des bienfaits de leurs propres richesses, mais dès lors qu’ils se sont libérés et recouvré leur dignité et indépendance, tout devient maintenant possible », lance Ahmadinejad, sous les applaudissements d’une salle comble, et plusieurs fois interrompu par les appels à dieu [Alla akbar].

Selon lui, « malgré l’embargo l’Iran a atteint ses objectifs et n’attend rien de l’occident ». Il terminera son allocution, en plaidant la solidarité islamique, en déclarant que « seules la foi et la fraternité qui unissent nos deux peuples viendront à bout des difficultés, malgré la distance géographique qui nous sépare ».

La république d’Iran sera au coté des Comores, assure-t-il, avant de confirmer la signature d’importants accords de coopération multisectoriels, justifiant le déplacement avec lui à Moroni de cette forte délégation, comprenant plusieurs ministres, hauts fonctionnaires et techniciens.
Pour la circonstance, le chef de l’Etat comorien a décoré son homologue du « Grand Croissant de l’ordre du Croissant vert ». M. Mahmoud Ahmadinejad quittera Moroni demain jeudi à destination de Djibouti.
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