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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

LA TENSION RESTE VIVE :AFFAIRE MALOUZINI/ICONI/MORONI

31 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


 LA TENSION RESTE VIVE :AFFAIRE MALOUZINI/ICONI/MORONI
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Le gouvernement de l'UNION a mis en place une cellule de crise chargée d'une mission de médiation en vue de règlement du conflit foncier opposant les deux agglomérations urbaines:ICONIet MORONI.Des réunions de la notabilité se succèdent sans relâche pour parvenir à un compromis ,mais les négociations s'avèrent difficiles,de part et d'autre.Le plus choquant c'est que depuis l'origine du conflit il y a une semaine,toute la population d'ICONI est interdite de quitter sa ville.Les Iconiens sont totalement restés chez eux et, mesurer donc les conséquences de cet immobilisme.

Le conflit a dégénéré par des affrontements violents entre des jeunes des deux villes ,ayant entrainé d'importants dégâts matériels et des actes de vandalisme.On déplore un mort et une dizaine de blessés parmi les protagonistes.Plus d'une soixantaine d'habitations et magasins appartenant à des habitants des deux communes urbaines et situés dans la zone litigieuse ont été saccagés ,brulés et pillés.Toute la ville d'ICONI vit recluse ,dans l'impossibilité de pouvoir se rendre dans la capitale devenue infranchissable pour raison de sécurité .Les forces de l'ordre qui craignent de nouveaux affrontements entre les jeunes des deux localités multiplient les filtrages ,contrôle d'identité et fouille des véhicules sur toutes les entrées au sud de MORONI.Au cours d'une grande réunion tenue place BADJANANI dans la capitale,la notabilité de la VILLE et les jeunes ont convenu de maintenir la pression jusqu'au règlement définitif du contentieux foncier qui continue de déchirer les habitants des deux agglomérations depuis une vingtaine d'années.

Notons que SAID ALI KEMAL ,député maire d'ICONI ,avait été retenu quelques heures ,mercredi 25mars ,par un groupe de jeunes de quartiers de la capitale, qui voulaient obtenir la libération d'une femme séquestrée à ICONI.

ELHAD SAID OMAR.
REDACTEUR EN CHEF DE LA GAZETTE DES COMORES.
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COMORES: LA LIGUE ARABE REJETTE "L'OCCUPATION FRANÇAISE" DE MAYOTTE

31 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


DOHA - Les dirigeants des 22 membres de la Ligue arabe, dont les îles Comores, ont rejeté "l'occupation française" de Mayotte, après le référendum de dimanche faisant de cette île de l'océan indien un département français, selon leur document final rendu public mardi.
Les dirigeants arabes proclament leur "rejet de l'occupation française et demandent à la France de poursuivre le dialogue avec le gouvernement comorien pour parvenir à un règlement qui garantit le retour de l'île Mayotte sous la souveraineté des Comores".
Cette position est exprimée dans le texte des résolutions finales adoptées par le 21e sommet arabe tenu lundi à Doha en présence du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi.
L'île de Mayotte a décidé dimanche par 95,2% de "oui" à un référendum d'acquérir le statut de département français et de s'arrimer un peu plus à Paris, malgré les îles voisines des Comores qui ont dénoncé la "politique coloniale" de la France.
Les 72.035 électeurs inscrits ont décidé de faire de Mayotte en 2011 le 101e département français -et le 5e département d'outremer (DOM)- étape ultime d'un processus entamé en 1974, lorsque les Mahorais avaient décidé de rester français, quand les trois autres îles des Comores optaient pour l'indépendance.
Dans leur document final, les dirigeants arabes disent "ne pas reconnaître les résultats de ce sondage" et "considérer les mesures que prendrait la France en vertu de ce sondage comme illégales, nulles et non avenues".
S'adressant lundi au sommet de Doha, le président Ahmed Abdallah Sambi avait appelé ses pairs arabes à exprimer "leur solidarité avec le peuple des îles Comores dans la défense de son droit légitime, juridique et souverain à recouvrer l'île de Mayotte et à publier, à l'instar de l'Union africaine, un communiqué rejetant le référendum nul".
"L'île de Mayotte est un territoire arabe occupé et toutes les mesures prises par l'Etat d'occupation sont nulles et non avenues", a-t-il poursuivi.
Le gouvernement des Comores, avec le soutien de l'UA, considère cette consultation dans un "territoire occupé" comme "nulle et non avenue". Il a constamment mais vainement demandé à Paris de renoncer à un tel projet, qui éloigne encore plus la perspective d'une "réunification" de l'archipel de l'océan Indien.
A Mayotte, les principaux partis politiques avaient appelé à voter oui, et une vaste campagne a été menée en français et dans les deux principales langues locales.
Source : www.romandie.com/
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Comores: Adieu Mayotte. Bonjour Maore

31 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


Mayotte est partie, certes, mais Maore reviendra aussi vrai que la pierre lancée en l’air retombe sur la terre, aussi vrai que l’aigle au plus haut des cieux finit par retourner dans son nid. C’est que Maore a une histoire et une culture propres sans lien aucun avec celles de ses colonisateurs, ouverts ou déguisés. Le Mahorais n’existe pas que par l’euro et, comme tout esclave enchaîné, il finira bien un jour par prendre conscience de la nature de ses chaînes.

Les autorités françaises, gouvernement et parlement, ont enfin réalisé leur rêve qui date de 1841 à savoir l’annexion de Mayotte contre le bon sens, le droit international, et la réprobation d’une certaine Communauté internationale.
Encore une fois la France a usé de la ruse pour empêcher toute velléité de manifestation contre le référendum du 29 mars. En effet comme par hasard l’artère Ikoni Moroni où se trouvent les intérêts visibles de la France, l’ambassade et l’école française Henri Matisse s’est trouvée sécurisée par l’armée comorienne à cause des événements entre Ikoni et Moroni qui n’ont jamais autant duré et qui ont ainsi pallié le referendum du 22 mars reporté, lequel a tout de même occupé les esprits et la classe politique pendant de longues semaines, les détournant du 29 mars.
Quelle que soit la méthode de manipulation utilisée, le résultat est là, Mayotte est partie ce dimanche 29 mars.
Mayotte est partie, certes, mais Maore reviendra aussi vrai que la pierre lancée en l’air retombe sur la terre, aussi vrai que l’aigle au plus haut des cieux finit par retourner dans son nid. En effet, Mayotte n’est pas la Guadeloupe, ni la Martinique encore moins la Réunion et le retour de Maore se trouve inscrit dans les prémisses mêmes du départ de Mayotte notamment dans la ségrégation par rapport au Rmi et autres avantages fiscaux lies à la départementalisation.
Les vingt-cinq ans données par le colonisateur pour tester l’assimilation des Mahorais ne finiront pas que les exactions inhérentes au comportement imbu de supériorité propre à toute race colonisatrice, les discriminations qui s’en suivront de plus en plus criantes, l’écart des inégalités de plus en plus grandes entre les Mzungu et les autres vont inéluctablement réveiller chez le peuple maorais l’envie puis la volonté de retrouver sa liberté. En effet contrairement aux autres Dom Maore a une histoire et une culture propres sans lien aucun avec celles de ses colonisateurs, ouverts ou déguisés. Les Mahorais vont se retrouver dans la même situation que les pays colonisés juste avant les indépendances, c’est-à-dire qu’une élite consciente et frustrée sous la férule des chefs mzungu quelles que seront leurs appellations va poser la question de son identité, de sa dignité et de son indépendance.
En effet, et malheureusement pour les nécolonisateurs français et leurs acolytes mayottés, le Mahorais ne vit pas que d’euros et comme tout esclave enchaîné, il finira bien un jour par prendre conscience de la nature de ses chaînes.
Les récents événements des anciens Dom tendent à me donner raison et je reste convaincu que l’indépendance de Maore est pour bientôt. A moins qu’on ne vide l’île des ses habitants originels pour en faire un grand Mzunguland qui ne pourra pas être contesté par des indigènes absents.
Mais même dans cette hypothèse, ce serait compter sans l’évolution du monde et de ses institutions. Peut être que l’impuissance actuelle des Nations unies et de l’Ua devant le rapt de Maore par la France, ne sera pas toujours d’actualité!

* Photo : Au siège du Conseil général à Mayotte

Aboubacar Ben Said Salim
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LE PRESIDENT COMORIEN APPELLE A UN REJET ARABE DU NOUVEAU STATUT DE MAYOTTE

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


LE PRESIDENT COMORIEN APPELLE A UN REJET ARABE DU NOUVEAU STATUT DE MAYOTTE
DOHA (AFP) — Le président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, a appelé lundi à Doha ses pairs arabes, réunis en sommet, à rejeter le nouveau statut de département français de Mayotte, après le référendum de dimanche dans cette île de l'océan indien.
Dans un discours, M. Sambi a appelé les membres de la Ligue arabe à exprimer, "leur solidarité avec le peuple des îles Comores dans la défense de son droit légitime, juridique et souverain à recouvrer l'île de Mayotte et à publier, à l'instar de l'Union africaine, un communiqué rejetant le référendum nul".
L'île de Mayotte a décidé dimanche par 95,2% de "oui" à un référendum d'acquérir le statut de département français et de s'arrimer un peu plus à Paris, malgré les îles voisines des Comores qui ont dénoncé la "politique coloniale" de la France.
Les 72.035 électeurs inscrits ont décidé de faire de Mayotte en 2011 le 101e département français -et le 5e département d'outremer (DOM)- étape ultime d'un processus entamé en 1974, lorsque les Mahorais avaient décidé de rester français, quand les trois autres îles des Comores optaient pour l'indépendance.
Le gouvernement des Comores, avec le soutien de l'UA, considère cette consultation dans un "territoire occupé" comme "nulle et non avenue". Il a constamment mais vainement demandé à Paris de renoncer à un tel projet, qui éloigne encore plus la perspective d'une "réunification" de l'archipel de l'océan Indien.
A Mayotte, les principaux partis politiques avaient appelé à voter oui, et une vaste campagne a été menée en français et dans les deux principales langues locales.
"La France est le pays des institutions démocratiques, de la devise 'Liberté, égalité, fraternité'. Où sont passés ces slogans? Pourquoi la France n'organise-t-elle pas un sondage pour savoir si les habitants de la Corse française veulent se séparer de la France", s'est interrogé le président comorien.
"Mon pays s'en tiendra à son droit légitime et souverain. Il demande à votre honorable assemblée (sommet arabe) d'être solidaire du peuple des Comores dans son droit historique immuable, sa souveraineté nationale et son intégrité territoriale", a-t-il ajouté.
"L'île de Mayotte est un territoire arabe occupé et toutes les mesures prises par l'Etat d'occupation sont nulles et non avenues", a-t-il poursuivi.
Source : AFP
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Mayotte au sommet de Doha

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


Mayotte au sommet de Doha
Le président Ahmed Abdallah Sambi

Le président comorien Ahmed Abdallah Sambi qui se trouve actuellement au Qatar pour pour assister au sommet annuel de la Ligue arabe vient de faire une importante déclaration devant ses pairs.Le Chef de l'Etat comorien a dans son allocution interpellé la France sur le référendum organisé hier dans l'île comorienne de Mayotte sur la départementalisation de cette île.Le président Sambi,tout en ironisant la France ,pays des droits de l'homme et du droit international a sollicité le soutien des pays arabes pour faire face au défi français.
Le président Sambi a par ailleurs en guise de soutien au président soudanais exprimé son étonnement à l'initiative de la CPI qui a émis contre lui pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour un mandat d'arrêt.Et lui d'ajouter qu'il croyait que le président El Bachir allait être proposé pour le prix Nobel de la paix en vue de récompenser les efforts qu'il a déployés pour la libération de l'île comorienne d'Anjouan.
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Une journée de mobilisation contre la départementalisation de Mayotte à Moroni

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


Une journée de mobilisation contre la départementalisation de Mayotte à Moroni
Mayotte est comorienne, la France dehors », c'est par ce cri, qu'environ 400 personnes ayant bravé la pluie qui s'abattait sur la capitale comorienne ce matin, ont parcouru les quelques centaines de mètres qui séparent la place de l'indépendance à l'ambassade de France à Moroni, pour manifester leur indignation contre le référendum sur la départementalisation de Mayotte.


Devant le siège de l'ambassade sécurisé par des éléments de la gendarmerie nationale, les manifestants ont procédé à une lecture collective du coran et entonner l'hymne national avant de partir. Un drapeau français a été aussi brûlé par des manifestants.

Cette marche a été précédé par un rassemblement à la place de l'indépendance au cours duquel un seul discours, celui du président du comité maoré, a été prononcé. A la tribune, on a noté la présence de quelques membres du gouvernement fédéral notamment le ministre chargé des relations extérieures, Ahmed Ben Saïd Djaffar, son homologue de la justice et de la fonction publique, Mmadi Ali mais aussi celui de l'éducation nationale Kamalddine Afraitane ,des hauts dignitaires ainsi que les membres du Comité maoré. Plusieurs banderoles dénonçant la départementalisation de Mayotte ont été déployées sur place pour la circonstance. « Référendum de Mayotte est nul et non avenu », pouvait-on lire sur l'une d'entre elles ou encore « Référendum à Mayotte égal rupture avec la France ».

« Après le visa criminel, la France va franchi un nouveau palier dans sa volonté de balkanisation de notre pays. Notre devoir à nous, citoyens, est de démontrer notre détermination à défendre l'intégrité territoriale de notre archipel », a déclaré, Idriss Mohamed devant la foule massée à la place de l'indépendance. Ce membre du Comité maoré qui a estimé qu'avec l'organisation de ce référendum à Mayotte la France venait d'effectuer « un pas supplémentaire » dans sa logique d'intégration de Mayotte au sein de la république française. Il garde toutefois espoir dans un vote négatif de la ratification de ce projet par l'assemblée nationale française. « Si nous arrivons à bien ficeler notre stratégie nous obtiendrons des bons résultats d'ici là », a-t-il estimé. Quoi qu'il en soit « La France quittera Mayotte. Si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera demain ou après demain », a-t-il encore martelé.

Le rassemblement de ce matin succède à plusieurs initiatives entreprises ces derniers mois par différents acteurs de la vie publique comorienne pour dénoncer la départementalisation de Mayotte considérée comme illégale dans les trois îles indépendantes de l'archipel des Comores. Samedi dernier, peu avant de quitter l'archipel pour se rendre au sommet de la ligue des Etats arabes à Doha au Qatar, le président Sambi, a même « conseillé aux Mahorais de ne plus se présenter dans les bureaux de vote au risque de le regretter dans l'avenir ».

« Votre avenir est du côté des Comores », a-t-il affirmé en s'adressant aux Mahorais. Déjà, Vendredi après-midi, un rassemblement similaire à celui de ce dimanche était organisé sur la même place. Plusieurs discours ont été prononcés ce jour là. « Nous, peuple comorien, réuni ce 27 mars à la place de l'indépendance condamnons à l'unanimité le référendum sur la départementalisation de Mayotte », affirmait Djaé Ahamada, le directeur du journal Alwatwan, lisant un mémorandum destiné à l'ambassade de France aux Comores. « Nous n'acceptons pas et n'accepterons jamais que Mayotte soit un département français », indiquait pour sa part Mmadi Ali, le ministre chargé de la justice. Des propos qui démontrent s'il en était besoin la détermination des Comoriens à défendre l'intégrité territoriale de leur archipel. « Depuis notre indépendance en 1975, nous avons subi les humiliations de toutes genres de la part de la France. Alors, aujourd'hui, on se demande si la France est notre amie ou notre ennemie », s'interroge le cardiologue Sounhadj Attoumani. Avant d'ajouter « si elle est notre ennemie, alors qu'elle s'en aille ».

Faissoili Abdou
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Kamar Ezzamane : « On nous verse 321 au lieu de 404 millions»

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores

ImageMinistre des finances et porte-parole du gouvernement de Ngazidja depuis novembre 2008, Kamar Ezzamane a répondu à nos questions sur les arriérés de salaires et l’engagement des autorités de Ngazidja au côté des « dinosaures ».

Des incohérences ont été constatées au niveau des paiements des arriérés de salaires lors des deux derniers paiements. A quoi cela est-il dû ?

Il n’y a pas d’incohérences. C’est comme s’il y a une volonté du gouvernement central de déstabiliser le pouvoir de Ngazidja. Et parmi leurs armes c’est le problème des salaires. La masse salariale de Ngazidja est de 404 millions de francs par mois. Depuis mai, à chaque paiement on nous verse 321 millions. C’est donc 80 millions de gap. Je suis obligé de combler ces gaps pour payer tout le monde les mois entiers. C’est une gymnastique difficile qui m’a amené à avoir des décalages au niveau des paiements de certains fonctionnaires. Actuellement, j’ai un gap pour plus de 30% des agents en août, et pour tous les services en septembre sauf la santé et l’enseignement.

Vous vous êtes engagé à une réduction significative des dépenses à Ngazidja, où en êtes-vous ?
On est les seuls à pouvoir voter une loi de finances pour 2009. Notre politique économique consiste à réduire les dépenses, surtout en biens et services qui vont baisser de 9%. En matière de salaires, nous menons un combat contre les fantômes de la fonction publique, les doublons et les salaires indument perçus. Par contre, nous prévoyons une hausse de la masse salariale de 3% qui va concerner essentiellement l’éducation et la santé. 

Le chef de l’Etat vient de valider les cadres organiques et décider une baisse de la masse salariale à l’échelle de l’Union, avez-vous un commentaire ?

Cette mesure ne tient pas compte de la réalité de notre pays. On ne peut pas traiter la question de la masse salariale au niveau des entités. L’Union compte, il faut le savoir, 3. 400 agents alors qu’on ne parle que d’un peu plus de 2 400. A Ngazidja, nous avons 3. 700 fonctionnaires. Les 80% relèvent seulement de quatre départements. Si on me demande de réduire les enseignants ou le personnel médical, c’est impossible. Je crois qu’il faut revoir globalement cette question pour parvenir à un équilibre. On peut par exemple embaucher des enseignants à la place des militaires.    

Le pays est engagé dans le dossier post-conflit auprès du FMI. Etes-vous toujours partie prenante ?
Nous avons été les premiers à manifester notre bonne volonté pour la réussite de ce dossier. Le 2 décembre, nous avons signé les deux arrêtés préalables. Mais jusqu’aujourd’hui, rien n’a été respecté par le gouvernement de l’Union, notamment le mécanisme de répartition des recettes à partager. Alors si le FMI constate qu’au bout de trois mois, on n’a pas avancé, il faudra savoir qui est responsable !

Etes-vous toujours en bras de fer avec l’Union dans le cadre de la gestion des sociétés d’Etat ?
Nous assistons petit à petit à leur faillite sans qu’on comprenne les raisons. Ces sociétés disposent de monopoles, et pourtant elles connaissent d’énormes difficultés liées à la mauvaise gestion. Si ça continue comme ça, à la fin du mandat de Sambi elles vont toutes déposer les bilans. Comores hydrocarbures par exemple n’arrive pas à payer les taxes de l’Etat, ses fournisseurs, n’en parlons plus du fonds routier. Elle doit, rien qu’à Ngazidja, 350 millions. Si nous exigeons d’avoir un œil sur ces sociétés, c’est par souci de transparence et de bonne gestion.

Le gouvernement de Ngazidja s’est engagé dans l’opposition aux côtés des ce qu’on appelle les « dinosaures ». N’avez-vous pas peur de la confusion ?

Il y a un partenariat politique qui s’est constitué depuis le coup d’Etat à la cour constitutionnelle entre les deux tours de l’élection présidentielle d’Anjouan pour défendre l’Etat de droit et la démocratie. Mais la gestion du pouvoir de Ngazidja est une chose et ce partenariat en est une autre. On se retrouve pour essayer d’arrêter ceux qui n’hésitent à rien pour se maintenir au pouvoir. De toute façon parmi ceux que vous appelez dinosaures, soutiennent le président Sambi. 


Ali Mmadi:Albalad/30 mars 2009

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Mayotte, ce 101e département français en chantier

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores

Débarquement sur le port de Dzaoudzi, sur l'île de Mayotte, le 17 octobre 2005
Débarquement sur le port de Dzaoudzi, sur l'île de Mayotte, le 17 octobre 2005/Richard Bouhet AFP/Archives



DOM - Les habitants de cette petite île de 374 km2 votent dimanche sur l'avenir de leur île. La victoire du «oui», qui arrimera un peu plus le territoire à la France, semble assurée...

«Tout le monde votera oui, parce que nous voulons devenir des vrais Français, avec tout ce que cela implique de droits équivalents. J'ai vécu 16 ans à la Réunion: je vois bien la différence avec ce que nous vivons ici.» Mohamed Atiki, fonctionnaire de 39 ans, résume le sentiment qui anime les Mahorais à 10.000 kilomètres de Paris et à moins de 48 heures d’un référendum décisif, qui décidera si leur île doit devenir un département ou pas.

La départementalisation, voilà la dernière étape d'un processus entamé en 1974, lorsque Mayotte, aujourd’hui simple «collectivité d’outre-mer à caractère départemental» de 186.452 habitants, a choisi de rester française alors que les trois autres îles de l'archipel des Comores optaient pour l'indépendance. De nouveau consultés en 1976, les Mahorais, pour la quasi totalité musulmans, signifient clairement leur volonté d’être français à... 99,4%. En juillet 2000, ils ont accepté à 73% le statut spécial proposé par le gouvernement Jospin, grand pas vers la départementalisation.

Dimanche, les chiffres du oui devraient largement voguer dans les mêmes eaux. Dans une rare unanimité, tous les partis politiques représentés au conseil général, présidé par l'UMP, mais aussi les syndicats et les patrons, font campagne commune. Ils organisent des rassemblements en plein air, où les femmes en tenue traditionnelle, le salouva, viennent chanter pour le «oui» sous des fanions bleu-blanc-rouge.

La fin de la polygamie

Mayotte, où le revenu annuel des ménages était de 9.337 euros en 2005 contre 29.696 euros en métropole, espère tirer bien des bénéfices sociaux de la départementalisation. Et d’abord des minimas sociaux. Les Mahorais ne peuvent toucher que deux des huit allocations existantes en métropole. Place maintenant au revenu de solidarité active (RSA), à l'allocation de parent isolé ou encore à l'allocation de solidarité spécifique, mais progressivement. Les minimas ne seront mis en place qu'à partir de 2012. Et à un niveau qui sera seulement le «quart», au départ, de ce qu'ils représentent en métropole. Et Il faudra attendre sans doute atteindre 25 ans pour que l'égalité soit atteinte.

Parallèlement, certains impôts aujourd'hui inexistants vont apparaître à partir de 2014, comme la taxe foncière et la taxe d'habitation. Pour cette fiscalité locale, il va falloir élaborer un cadastre, définir des titres de propriété inexistants, évaluer les parcelles et les constructions. Une tâche qui promet d’être complexe, notamment dans les bidonvilles, et pourrait aussi causer des problèmes aux propriétaires les plus pauvres, qui devront vendre pour payer les impôts fonciers.

Autre changement de taille, celui des pratiques culturelles, le droit commun devant remplacer le droit ancestral. Cela signifie la fin définitive de la polygamie, la disparition du tuteur matrimonial («wali») et la réduction des attributions des «cadis», ces 22 juges musulmans encore chargés de régler certains actes de la vie quotidienne.

200 millions d’euros par an pour l’Etat pendant au moins 20 ans

Ces chantiers, ajoutés aux travaux d’infrastructure nécessaires (logement, santé, éducation avec la construction d’un collège et d’un lycée par an sur une île très jeune), nécessiteront 200 millions d’euros d’investissement par an de l’Etat, selon Yves Jégo. L’intégration complète de Mayotte, d’ici 20 à 25 ans, est à ce prix.

Hormis quelques responsables religieux pratiquant un islam modéré, qui craignent une certaine «acculturation», le camp du non est faible. A l'extérieur, en revanche, le scrutin est vu d'un très mauvais oeil par le gouvernement de l'Union des Comores, soutenu par l'Union africaine. La départementalisation doit en effet mettre fin à toute possibilité de retour dans son giron de la quatrième île de l'archipel.

Le vote ne concerne pas les quelque 60.000 immigrés clandestins (Anjouanais, Comoriens, Africains des Grands Lacs) qui vivent sur l'île et participent à l’économie informelle du pays tout en bénéficiant d’un accès relatif à l’éducation et la santé. L’avenir de la départementalisation est pourtant lié à la résolution de leur situation. 16.040 clandestins ont été renvoyés par la police en 2008 contre 8.536 en 2004.
20minutes.fr avec agence
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Libération de dix militaires proches du colonel Mohamed Bacar

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores

APA-Moroni (Comores) La justice comorienne vient de libérer et de placer sous contrôle judiciaire, le 25 mars, dix militaires proches de Mohamed Bacar, l'ex-homme fort de l'île d'Anjouan, chassé du pouvoir en mars 2008 à la suite d'une intervention conjointe des forces de l'Union Africaine et de l'armée comorienne.
Cinquante-huit (58) militaires de la Force de gendarmerie d'Anjouan (FGA), l'ancien bras armé du régime Bacar, avaient été arrêtés et faits prisonniers par l'armée comorienne au cours de cette opération militaire.
Selon une source militaire, cette libération ne signifie pas que ces dix militaires sont exempts de charges. « Ils ne sont pas innocentés et l'instruction se poursuit », dit-on à Kandani, siège de l'état-major de l'Armée Nationale de Développement (AND).
"La détention des ex-rebelles anjouanais plombe le budget de l'armée comorienne qui assure la ration quotidienne et les dépenses de santé de ces prisonniers. On ne peut pas entretenir éternellement ces militaires », ajoute la même source militaire.
Ces derniers mois, les parents et proches des militaires pro-Bacar, arrêtés à Anjouan et dont la plupart sont transférés à Moroni, ont organisé des manifestations à Anjouan pour exiger que justice soit faite le plus vite possible.
Le président Ahmed Abdallah Sambi, originaire d'Anjouan, est toujours saisi de la question une fois de passage sur l'île.
IM/od/APA 29-03-2009
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Le drapeau français brûlé par des manifestants à Moroni

30 Mars 2009 , Rédigé par aimons les comores


Le drapeau français brûlé par des manifestants à Moroni
APA-Moroni (Comores) Une manifestation rassemblant près de 2.000 personnes et au cours de laquelle le drapeau français a été brûlé, s'est déroulée ce dimanche à Moroni, au moment où Mayotte se prononce par référendum sur l'initiative de la France de départementaliser l'île que Moroni et l'Union africaine considèrent toujours comme partie intégrante de l'ensemble comorien.
M. Idriss Mohamed, porte-parole de Comité Maoré, une organisation qui milite en faveur du retour de Mayotte aux Comores, a appelé le gouvernement comorien « à cesser de voir en la France un partenaire fiable ».
« L'acte que la France pose ce dimanche en organisant ce prétendu référendum d'autodétermination prouve qu'elle ne peut pas être notre amie » a-t-il ajouté.
Le drapeau français a été brûlé, ainsi que des portraits du président Nicolas Sarkozy.
Une marche pacifique est partie de la Place de l'Indépendance, au centre de Moroni, jusqu'à l'ambassade de France devant laquelle les manifestants ont entonné l'hymne national comorien avant de se disperser.
Le vendredi 27 mars, à l'appel des autorités comoriennes, une manifestation s'est tenue à la même Place de l'indépendance. L'ancien ministre Mohamed Issimaila avait alors déclaré que « le développement des Comores ne sera jamais assuré aussi longtemps que Mayotte restera sous administration française ».
IM/od/APA 29-03-2009
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