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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

L'Ile Autonome de Mwali se tourne désormais vers l'avenir après l'échec du dialogue

1 Juin 2010 , Rédigé par aimons les comores

Après l'échec du dialogue inter comorien, contrairement à ce qu'on raconte ici et là, la Coordination des Forces Vives dans l'Ile Autonome de Mwali se préparerait à annoncer des nouvelles propositions de sortie de crise qui "sauvegarderaient l'unité nationale et l'intégrité de nos frontières"! Un Communiqué l'annonçant vient de nous parvenir et en voici la teneur:

COMMUNIQUE
La Coordination des Forces Vives dans l'Ile Autonome de Mwali dans la délégation du Chef de l'Exécutif de l'Ile, a pris part au dialogue inter comorien tenu à Moroni du 25 au 27 mai 2010 sous la facilitation de la communauté internationale et de l'Union Africaine.
La Coordination des Forces Vives dans l'Ile Autonome de Mwali et l'Exécutif de l'Ile n'ont pas ménagé leurs efforts pour que du dialogue inter comorien naisse un consensus national autour de deux questions fondamentales à l'ordre du jour, à savoir l'organisation des élections et la mise en place des mécanismes et garanties devant régir la période intérimaire ouverte depuis le 26 mai 2010 à minuit suite à l'expiration du mandat de l'ancien Président de l'Union Ahmed Abdallah Mohamed Sambi élu en 2006 pour un mandat de quatre ans.
Pour cet objectif d'intérêt supérieur de la nation, la Coordination des Forces Vives dans l'Ile Autonome de Mwali et l'Exécutif de l'Ile ont fini par accepter, pour le premier point à l'ordre du jour, la proposition faite par la délégation de l'ancien Président de l'Union et signée par celui-ci, selon laquelle les élections consensuelles et harmonisées devaient être organisées en novembre 2010, pour que les Comores reviennent à la normalité constitutionnelle dans les meilleurs délais.
Cependant, ils regrettent profondément que l'ancien Président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, ait choisi encore une fois, le mensonge au peuple comorien et le mépris à l'égard de la population de Mwali pour rester au pouvoir en dépit de l'Arrêt N° 10-05/CC de la Cour Constitutionnelle du 08 mai 2010.
Ils condamnent la formation d'un Gouvernement fantôme alors que durant la période intérimaire, c'est dans une "démarche consensuelle" que les affaires de l'Etat doivent être coordonnées et décidées.
La Coordination des Forces Vives dans l'Ile Autonome de Mwali et l'Exécutif de l'Ile avertissent les partenaires de l'Union des Comores que ce Gouvernement illégal n'a aucun droit de représenter le peuple comorien souverain et encore moins de décider pour lui.
Ils s'adresseront à la communauté internationale notamment à l'Union Africaine dans les jours qui viennent pour des nouvelles propositions devant permettre aux Comores de sauvegarder leur unité et l'intégrité de leurs frontières dans une autre forme d'Etat qui garantirait le respect des droits des minorités et pour qu'aucune Entité n'ait plus les moyens de ravir aux autres Entités leurs droits constitutionnels naturels.
La Coordination des Forces Vives dans l'Ile Autonome de Mwali et l'Exécutif de l'Ile exhortent la population de l'Ile de rester vigilante tout en continuant à défendre ses droits par tous les moyens.

Fomboni, le 29 mai 2010.
La Coordination
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QUATRES ETRANGERS ARRÊTES A DOMONI ANJOUAN

1 Juin 2010 , Rédigé par aimons les comores

QUATRES ETRANGERS ARRÊTES A DOMONI ANJOUAN

Quatre étrangers arrêtés à Domoni Anjouan
Publié par: HZK-Presse: 31/05/2010

La gendarmerie a entre ses mains quatre étrangers arrêtés dans la plage de Domoni à Anjouan. Ils sont reprochés d’être entrés illégalement dans le territoire comorien. C’est un débarquement illégal ce vendredi après-midi sur les cotes de Mtsanga Oumbeli à Domoni. Quatre personnes dont un français, un malgache travaillant pour une maison de location de vedette et un couple dont le mari est un métisse indien-malgache. Ce groupe débarque avec leur vedette à Domoni, et lorsqu’ils accostent devant, on a vu déjà la présence de la population comme s’elle venait accueillir ces quatre passagers.


La gendarmerie arrive sur les lieux pour pouvoir comprendre les raisons de cette présence inattendue. Les quatre personnes sont conduites à la brigade de Domoni pour une enquête. Le français explique aux gendarmes « qu’il est tout d’abord agent employé dans une maison de location de vedettes à Nossy-Bé ». Ce dernier montre ainsi « qu’ils sont partis de Nossy-bé, c’est le couple qui a loué le bateau pour des vacances chez un ami de Ouani à Anjouan ».

Effectivement, à leur arrivée sur la plage de Domoni ils ont tenté de joindre la personne mais faute de réseau, elle était injoignable. « Nous avons bien rempli nos formalités avec la PAF de Nossy-bé avant de venir ici et même le propriétaire du bateau nous a même délivré un bon de partance pour circuler et venir ici », martèle le mari.

Au début, ils avaient souhaité entrer directement au port de Mutsamudu, mais avec le mauvais temps très nuageux, ils se sont perdus et ce sont des pêcheurs qui les auraient conseillés d’accoster sur la plage à Domoni.

Le bateau porte des écrits qu’il appartient à une agence de location à Nossy-bé. Mais alors comment se fait-il que tous les passeports de nos passagers n’ont plus de visa de sortie au départ de Madagascar ? Pourtant, ils disent ici avoir rempli toutes les formalités. Ce groupe risque d’être poursuivi pour entrée illégale sans autorisation sur un territoire étranger. Et déjà cet après midi leur vedette avec les deux moteurs de 140 chevaux chacun, a été saisi par la gendarmerie. L’embarcation est ramenée au camp militaire d’Ongoni.

L’enquête de ces quatre étrangers s’est poursuivie toute la nuit à la brigade de gendarmerie de Domoni sous la supervision de la police judiciaire. Pour des raisons d’enquête, leur argent et les passeports ont été confisqués en attendant leur jugement devant le tribunal de Mutsamudu. Ces quatre personnes doivent comparaitre ce samedi.
Naouir Eddine Papamwegne

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ET SI ON METTAIT FIN A L'UNION DES COMORES?"

1 Juin 2010 , Rédigé par aimons les comores

ET SI ON METTAIT FIN A L'UNION DES COMORES?"


Suite aux derniers évènements et à la situation d'instabilité permanente qui prévoit aux Comores,ne pratiquons pas la politique de l'autruche,ayons le courage de constater l'échec de l'union des Comores.Ce pays n'a plus de raison d'être.Selon le philosophe Ernest Renan, l'élément constitutif d'une nation,c'est la volonté de « vivre ensemble ».Puisque cette volonté n'existe pas à Moheli,Anjouan et Mayotte,la nation comorienne ne peut pas exister.

Cet échec des Comores s'explique tout simplement par le fait qu'en dehors de l'île de Ngazija.Les trois autres îles des Comores pensent qu'ils peuvent à tout moment décider de ne plus d'être comorien.Comment peut on bâtir un pays avec des populations qui pour un oui ou pour un non,affirment ne plus être comoriens?

Ce fut le cas à Mayotte après que la capitale soit transférée a Moroni dans les années 50,c'est lorsqu'ils ont perdu la capitale qu'ils se sont rendus compte soudainement qu'ils n'avaient rien à voir avec les 3 autres îles.
Pourtant depuis le milieu du 19éme siècle,c'est à dire pendant presque 100 ans,les Comores s'appelaient "Mayotte et dépendances." cela n'a gêné aucun mahorais que les autres îles soit sous leur administration.
C'est lorsqu'ils ont perdu la capitale que étrangement,le fait d'être sous la même administration que les autres îles est devenu un problème.

Le même scénario s'est reproduit à Anjouan avec les séparatistes,qui prirent le contrôle de l'île à partir de 1997.Depuis l'indépendance des Comores,un président anjouanais Ahmed Abdallah Abderemane était au pouvoir jusqu'en 1989.C'est à dire durant 13 ans.Cela n'a gêné aucun anjouanais d'être sous le même état que Ngazija et Moheli.Après l'assassinat de ce président c'est Djohar qui fut au pouvoir,originaire de Ngazija ,il s'était marié à Anjouan,avait vécu la bas,et donc son accession au pouvoir ne dérangea pas les anjouanais.

C'est lorsque le pouvoir leur échappa avec l'arrivée de Taki,un président issue de Ngazija élu démocratiquement,que soudain,comme par magie les anjouanais se sont rendus compte qu'ils n'étaient pas des comoriens.Et ont fait subir aux Comores les pires humiliations en hissant des drapeaux français jusqu'à sur les minarets des mosquées. Ils cessèrent de fêter le 6 juillet et ont célébré le 14 juillet.Presque tous les politiciens anjouanais rivalisaient à qui insultera le plus les wangazijas,sur les ondes radio anjouanaises.

Depuis quelques jours à Moheli la même chose se produit.Des drapeaux tricolores fleurissent sur les barricades de rues moheliennes.Bien que les moheliens subissent une injustice en étant privés de leur tour,réclamer que Moheli redevienne française est la preuve s'il en fallait que les 3 autres îles ne se sentent pas profondément comoriennes.

Depuis 1996,L'île de Ngazija est donc en permanence soumise aux chantages des différentes îles.Certains wangazijas sont prêts a céder à tous les caprices des autres dans le but de sauver l'unité du pays.

Voilà plus de 14 ans que le problème du séparatisme sévit aux Comores.Il n'existe pas une solution qui n'a pas était utilisée.Nous sommes passés de la république fédérale islamique des Comores à l'union des Comores,Nous avons changé de drapeau,nous avons installé une présidence tournante,nous avons fait un débarquement militaire à Anjouan.Nous avons adopté une nouvelle constitution,nous avons révisé la nouvelle constitution que nous avons adopté auparavant. Pourtant malgré tout cela,le séparatisme n'a pas était vaincu et le problème demeure.

Il est donc temps de se séparer,que chaque île se prenne en charge,et l'histoire jugera.Soit chaque île réussira a se développer et tant mieux,soit les populations des îles se rendront compte par eux même de la nécessité d'unir nos forces,et que nous ne pouvons pas nous passer les uns des autres.

Ainsi naitra la volonté de « vivre ensemble » qui manque tant aux Comores et qui est pourtant indispensable pour constituer une nation selon la définition d'Ernest Renan.

http://ngazija.skyrock.com/
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LA DELEGATION MOHELIENNE CONTESTE LA LEGITIMITE DU PRESIDENT SAMBI

1 Juin 2010 , Rédigé par aimons les comores

LA DELEGATION MOHELIENNE CONTESTE LA LEGITIMITE DU PRESIDENT SAMBI

La délégation mohélienne conteste la légitimité du président Sambi
Publié par: HZK-Presse: 31/05/2010


La délégation mohélienne conduite par Hamada Madi Boléro a regagné Mohéli ce vendredi après avoir passé 4 jours à Moroni au palais du peuple de Hamramba, dans le cadre d’un dialogue institutionnel qui n’a abouti à rien, malgré les attentes des comoriens et de la communauté internationale, pour la fixation d’un calendrier consensuel des élections harmonisées et la gestion de la période intérimaire ouverte depuis le 26 mai à minuit. Il était 10h 30 mn lorsque le signal a été donné dans la capitale Fomboni, pour appeler les gens à se rassembler sur la place publique de Mferedjini pour écouter le compte rendu des membres de la délégation.


« Ils ont accompli leur noble mission mais comme nous n’avons pas obtenu ce que l’on voulait, les gens ne sont pas motivés à aller les accueillir à l’aéroport » s’explique le président du « Mouvement des jeunes patriotes » qui n’est autre que le maire de la capitale Elamine Ali Mbaraka.

Les voitures qui les ont conduits étaient contraintes de se frayer un chemin au bord de la plage pour arriver à cette place historique, à cause des barricades qui jonchent l’artère principale du centre ville.

« Depuis 48h notre pays n’a ni un président ni un gouvernement »

Hamada Madi Boléro était le premier à prendre la parole devant plusieurs centaines de personnes, jeunes, hommes et femmes toutes catégories confondues. « Je tiens tout d’abord à vous annoncer que depuis 48h notre pays n’a ni un président ni un gouvernement » indique le chef de la délégation. « Nous sommes allés là-bas pour deux choses : fixer le jour des élections et discuter de la période de l’après 26 mai » a-t-il poursuivi dans son tempérament habituel.

Sans micro ni mégaphone, aucun mot n’a échappé à son auditoire. Selon cet ancien premier ministre le point
d’achoppement fut la date des élections harmonisées « après qu’on se soit mis d’accord pour le mois de novembre 2010, on avait finalement convenu de faire un texte commun précisant les élections harmonisés au mois de novembre et le faire signer au président Sambi et aux chefs des exécutifs des îles chose faite », précise-t-il, en faisant lecture du mandat de Sambi et celui de Mohamed Ali Saïd.


« Mais nous avons constaté que lorsque nous avons fait sortir le mandat de Mohamed Ali Said, ils n’étaient pas de bon humeur croyant que le chef de l’exécutif de Mwali n’allait pas accepter de raccourcir son mandat, comme on leur a fait croire au début. Ils nous ont même demandé l’originale puisqu’ils ne croyaient pas leurs yeux », poursuit-il avant d’ajouter que « le coup de théâtre c’est lorsque Msaidié de la délégation de Ngazidja a demandé que nous fixions la date de l’investiture en ce mois de novembre, car Mohamed Bacar Dossar a tenté d’expliquer que les élections harmonisés en novembre 2010 signifie des élections en juin 2011 ».

« Finalement la communauté internationale qui n’était pas certaine d’avoir compris, a jugé utile de s’approcher de l’auteur du document, l’ex président Sambi, pour tenter de comprendre ensemble le texte » explique Hamada Madi Bolero. A l’en croire, la communauté a laissé sous entendre que Sambi a décidé de ne plus quitter le pouvoir jusqu’en novembre 2011 car les anjouanais ne vont pas le comprendre, et que wangazidja ont dirigé 7 ans, wamwali vont diriger 5 ans comment il pourrait faire 4 ans ?

« Quant au gouvernement consensuel, Sambi leur a dit qu’il ne peut pas attendre et qu’il a laissé deux places pour Mohamed Ali Said et Mohamed Abdoulwahabi » rapporte Boléro. Après Boléro, l’ancien président de l’assemblée Said Dhoifir Bounou a aussi pris la parole puis Ali Hassanaly, Abacar Hassanaly et enfin Mme Andhoimatie Mikidadi.

Dans tous les cas aucune solution n’est encore préconisée pour le moment « nous devons nous concerter pour faire des actions qui seront efficaces » conclut l’ancien ministre Ali Asssanaly.

Mouayad Salim

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Comores: "être un vrai Mohélien" ou "quitter l'île"

30 Mai 2010 , Rédigé par aimons les comores

Comores: "être un vrai Mohélien" ou "quitter l'île"
Un manifestant agite un drapeau français, le 27 mai 2010 à Fomboni, capitale de Mohéli, aux Comores

Comores: "être un vrai Mohélien" ou "quitter l'île"




FOMBONI — A Mohéli, foyer de l'opposition au prolongement du mandat du président de l'Union des Comores Ahmed Abdallah Sambi, les Anjouanais sont montrés du doigt et mis en demeure de choisir: "être un vrai Mohélien ou quitter l'île".
Leur tort: être originaire de l'île d'Anjouan, comme le président Sambi, dans un contexte où la population de Mohéli réclame avec force la présidence des Comores comme le prévoit le système de "présidence tournante" de cet archipel de l'océan Indien.
M. Sambi, dont le mandat de quatre ans prenait fin le 26 avril, a obtenu en mars la prolongation de sa présidence jusqu'à fin 2011, au terme d'une réforme constitutionnelle contestée et d'un Congrès boycotté par l'opposition.
Depuis, la défiance d'une partie des Mohéliens envers les Anjouanais installés dans leur île s'est aggravée. Archipel de 630.000 habitants qui figure parmi les pays les plus pauvres de la planète, les Comores sont composées de trois îles (Grande Comore, Mohéli, Anjouan).
En début de semaine, un groupe de manifestants a envahi le petit marché de Fomboni, la "capitale" de Mohéli, pour chasser les commerçants anjouanais qui constituent la majorité des vendeurs, saccageant leurs échoppes et leurs stands. Le marché est à présent quasiment déserté.
«Lorsque j?ai vu les jeunes s?exciter et proférer des menaces contre les Anjouanais, j?ai fermé mon magasin et je suis rentré tranquillement à la maison", témoigne Abdallah Hauthou, commerçant d?origine anjouanaise installé sur l?île depuis bientôt sept ans.
Selon lui, une commerçante anjouanaise installée quelques mètres plus loin a été contrainte de fermer son magasin, installé dans un conteneur, sous les menaces des jeunes émeutiers parce qu?"elle a voulu leur tenir tête".
M. Hauthou relativise toutefois les menaces pesant contre les Anjouanais de Mohéli: "Beaucoup ont pris femme ici, avec des enfants, des liens se sont naturellement noués depuis longtemps. Je ne crois pas à des représailles contre les Anjouanais" qui représentent environ 30% de la population mohélienne.
"Tous mes amis, politiciens ou simples gens, sont des Mohéliens! C?est à Mohéli que je gagne ma vie. On défend les intérêts de Mohéli, je défends la tournante mohélienne", dit-il en désignant son magasin bien achalandé d?environ 20 m2.
Fundi Hassan, lui, a reçu cette semaine dans sa menuiserie du quartier Salamani à Fomboni la visite d?un groupe de femmes venues l?avertir de faire un choix, "être un vrai Mohélien ou quitter l'île", avant que le groupe ne se rende au marché répéter le même message.
"Je ne fais plus de politique en faveur de Sambi!", se défend-il. "Mon tort, c?est vrai, c?est d?avoir participé à son élection en soutenant ici son vice-président Ikililou Dhoinine. Tout ce beau monde nous a lâchés, mais l?image de Sambi me colle toujours à la peau", se désole cet Anjouanais installé à Mohéli depuis 1992.
Hamada Mmadi, chef du quartier Salamani, a été lui aussi menacé d?expulsion par un groupe de jeunes. Il n?est pourtant pas Anjouanais, mais Grand-Comorien: son tort est d?être l?ami de Hassan.
Dans les quartiers à dominante anjouanaise comme Kanaleni ou Hadoudja, les Anjouanais restent peu loquaces et soulignent que, pour l'instant, il s'agit surtout de menaces verbales.
"Ce sont des choses politiques, nous on est là pour travailler. Mais quand il y a des problèmes, on cherche les petits comme nous", témoigne l'un d'eux, qui a requis l'anonymat.

(AFP) –
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Crise aux Comores: un gouvernement en exil se constitue en France

30 Mai 2010 , Rédigé par aimons les comores

Crise aux Comores: un gouvernement en exil se constitue en France



MARSEILLE — Des membres de la communauté comorienne de France ont constitué un gouvernement d'union nationale en exil pour obtenir le départ du président Ahmed Abdallah Sambi, et en appellent à la France pour mettre fin à la crise politique de l'archipel, a-t-on appris dimanche auprès d'eux."Depuis le 27 mai, il n'y a plus de président légal aux Comores. Nous avons constitué ce gouvernement pour qu'il serve de barrage, de garde-fou. Le président Sambi doit partir, sous peu. On ne s'accapare pas le pouvoir comme ça", a déclaré à l'AFP Moissuli Mansoibou, 44 ans, vice-président du gouvernement en exil, qui vit à Marseille.

"La France a une part de responsabilité importante dans la résolution de la crise et le retour de la stabilité dans le pays", a-t-il ajouté, précisant qu'une délégation de la communauté comorienne de Marseille, la plus importante de France, se rendrait lundi à Nice où s'ouvre le 25e sommet Afrique-France, avec l'intention d'interpeller la France et les gouvernements africains sur la situation politique aux Comores.
Il s'agit aussi "de contrecarrer toute tentative de coup d'Etat", a déclaré M. Mansoibou au micro de France 3 Provence-Alpes.

Selon un communiqué, ce gouvernement en exil a été constitué à l'initiative des partis Mwashiwa et Jirma, ainsi que des femmes mohéliennes de France, originaire de l'île de Mohéli, l'une des trois îles de l'archipel des Comores où la crise politique actuelle suscite le plus de tensions.Il est présidé par Amina Binti Hassani Ali, 56 ans, originaire de Mohéli et membre du collectif de Paris. Il comprend en tout dix membres habitant Marseille, Villeurbanne (Rhône), Aix-les-Bains (Savoie) et Mayotte.

Les négociations pour définir un calendrier électoral, après la fin mercredi des quatre ans de mandat du président de l'Union des Comores ont échoué. M. Sambi avait nommé un nouveau gouvernement dans la nuit de mardi à mercredi pour gérer une période "intérimaire" pleine d'incertitude.

AFP
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SAMBI LE PUTSHISTE USURPATEUR

30 Mai 2010 , Rédigé par aimons les comores

SAMBI LE PUTSHISTE USURPATEUR



Les accords qui ont permis de ramener un semblant de calme dans l’Archipel, en 2001, prévoyaient une rotation à la magistrature suprême. La Grande Comore a eu son tour, et Anjouan le sien. Mohéli ne se résigne pas à l’idée de devoir renoncer, même temporairement, à son tour de donner un président à cette République islamique.

Ahmed Aballah Sambi, qui a succédé au colonel Azali Assoumani, en mai 2006, aurait dû passer la main cette semaine. Au lieu de cela, il a multiplié les manœuvres, pour faire proroger son mandat, sous l’ahurissant prétexte d’une harmonisation du calendrier électoral aux Comores. Un bonus de dix-huit mois, que la Cour constitutionnelle a fini par invalider, sans pour autant avoir la témérité d’indiquer à l’usurpateur le chemin de la sortie.


Sambi prétend gérer, à présent, une période intérimaire, dont lui seul connaît le terme. Qu’est-ce qui peut justifier que cet homme s’accroche ainsi, alors que l’état des Comores laisse penser que diriger un tel pays ne peut être qu’une source permanente de violents maux de tête ?



Même en plein milieu de l’océan Indien, les Comores ne baignent pas dans la prospérité. L’incurable cupidité de sa classe politique a valu à ce peuple d’être avili au-delà du tolérable, les élites ayant longtemps fait de leur patrie un repaire de mercenaires. L’instabilité chronique dans laquelle ils ont ainsi installé les Comores n’est pas sans rapport avec la misère dans laquelle croupissent encore aujourd’hui bien des Comoriens. La jeunesse en est réduite à risquer sa vie en mer pour gagner Mayotte, improbable eldorado, demeuré dans le giron français.


A le voir s’accrocher si frénétiquement au pouvoir, on en vient à penser que la misère des peuples doit receler des trésors insoupçonnés, dont seuls les dirigeants détiennent la clé. C’est valable pour Sambi. Cela est pour ceux qui l’ont précédé, et sans doute pour beaucoup d’autres, ailleurs en Afrique.


Le temps est peut-être venu, pour la société civile, de chercher à savoir. A comprendre. Qu’il s’agisse de trafics de drogue, d’armes ou de diamants du sang, c’est une œuvre de salubrité publique que de le dire haut et fort, avant que le continent ne soit entièrement livré à des Noriega africains et aux cartels sud-américains. Il est surprenant que sur ce continent, personne, même pas le fisc, ne s’interroge jamais sur les richesses miraculeuses. Sauf lorsque le pouvoir décide de régler ses comptes avec tel ou tel de ses protégés, tombé en disgrâce.

Par Jean-Baptiste Placca  RFI

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Gouvernement d'Union Nationale en Exil

30 Mai 2010 , Rédigé par aimons les comores

Gouvernement d'Union Nationale en Exil
COMMUNIQUE COMMUN DES PARTIS MWASHIWA & JIRMA ET DES FEMMES MOHELIENNES DE FRANCE

La Cour Constitutionnelle, dans son Arrêt N° 10-05/CC du 08 mai 2010, a stipulé sans équivoque la fin du mandat légal du président Sambi au 26 mai 2010 à 00h00. Pour être on ne peut plus clair, il est précisé que la loi votée par le congrès prolongeant le mandat du Président Sambi jusqu'au 11 novembre 2011 est annulée. Le verdict est tombé SAmbi ne partira pas et cela n'est une surprise pour personne.

Son allocution d'hier prouve à quel point Sambi et les siens s'obstinent à transgresser les lois pour s'éterniser au pouvoir alors que l'époque des coups d'état est révolu, celle de l'arrogance, de la provocation, du mépris de ceux et celles qui refusent de lui lécher les pieds. Sambi campe sur ses positions et n'obéit qu'à ce que ses acolytes lui dictent, en l'occurrence sa fameuse loi référendaire.

Dans la mesure où l'ancien pouvoir a manqué à ses obligations du bon fonctionnement des institutions, et n'a pas su trouvé de compromis avec les différents protagonistes réunis au palais du peuple pour une sortie de crise, il est évident qu'un vide juridique s'installe en Union des Comores, alors que devait s'ouvrir une période intérimaire de 6 mois avec un gouvernement de transition.

Pendant cette période, ce gouvernement aurait la lourde tache d'organiser les élections pour que l'équilibre et la stabilité soit retrouver et ainsi permettre à un frère mohélien d'accéder à la magistrature suprême du pays avant la fin de l'année 2010.

Cette démarche aurait permis à l'Ile sœur de Mwali de jouir de ses droits constitutionnels au sein de l'ensemble comorien, dans des conditions d'équité, de sérénité et de cohésion nationale. Tout devait être mis en œuvre pour obtenir le plus rapidement possible l'investiture de celui ou celle qui deviendrait le troisième président de l'union des Comores depuis les accords de Fomboni qui ont été à l'origine du nouvel ensemble comorien. Cette période marquerait ainsi la fin du mandat du Président SAMBI.

Suite aux capotages des pourparlers menés ces derniers jours au palais du peuple, les partis Mwashiwa et JIRMA, les femmes de Mohéli résidant en France se déclarent farouchement opposés aux intentions malfaisantes du président Sambi et mettra tout en œuvre pour empêcher la continuité de son pouvoir au-delà des limites fixées par le droit constitutionnel.

Les propos qu'il a tenus hier lors de la table ronde dépassent le cadre du défi, c'est une déclaration de guerre. Mais nous ne voudrions pas en arriver à ce stade:

- Nous rejetons les prolongations des négociations infructueuses
- Nous appelons le vaillant peuple comorien à déloger par voies et moyens tout intrus qui occuperaient en ce moment les locaux de Beit Salam.
- En tant que mouvement politique, nous sommes appelés à combler le vide juridique et institutionnel dans lequel se trouve notre pays

De ce fait, nous avons été contraints d'asseoir un gouvernement en exil dont voici la composition :




1- PRESIDENCE:

- Mme Amina Binti HASSANALY
- Mr MANSOIBOU Moissuli (vice- président du gouvernement en exil)
- Hakim KAMAL (Directeur de cabinet à la présidence)
-Mariama Ahmed Zoubert (secrétaire général)

2- AFFAIRES ETRANGERES:
AHAMADA Saadi

3-INFORMATIONS ET COMMUNICATION:
Ali MANSOIBOU

4-COOPERATION:
Chocola BEN ALLAOUI Ingénieur architecte

5-INTERIEUR
Kassim AHMED

6-ENSEIGNEMENT:
Rahmatou ALLAOUI

7- SANTE:
Ali MOHAMED

8- FINANCES:
FARIDI Msaidié

9- TRANSPORT ET TOURISME
Nourdine ABDALLAH

10- CHARGE DE LA DIASPORA
MARCEL Toioussi
IANJOUANPRESID
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COMMUNIQUE : COMMUNAUTE INTERNATIONALE ACCREDITEE A MORONI

30 Mai 2010 , Rédigé par aimons les comores

COMMUNIQUE : COMMUNAUTE INTERNATIONALE ACCREDITEE A MORONI

COMMUNAUTE INTERNATIONALE ACCREDITEE A MORONI
Sous la Coordination de l’Union Africaine




Le 20 mai 2010, après 4 jours de négociations, le dialogue inter-comorien a été suspendu.

La Communauté Internationale se félicite qu’un consensus ait pu être dégagé sur les élections harmonisées du Président de l’Union et des Chefs des Exécutifs des îles autonomes.

Elle constate que les parties comoriennes n’ont pas abouti à la fixation des dates des élections et d’un calendrier électoral.


La facilitation internationale, coordonnée par l’Union Africaine, regrette que, malgré ses efforts pour rapprocher les positions des différentes délégations, aucun accord n’ait pu être trouvé sur la gestion de la période intérimaire ouverte le 26 mai 2010 à 0h00 par l’arrêt n°10-05/CC du 8 mai 2010 de la Cour Constitutionnelle.

Pour autant, elle poursuivra ses efforts avec les différentes parties prenantes au dialogue, afin de dégager la voie vers un consensus sur les questions non résolues et permettre la reprise, dans les meilleurs délais possibles du nécessaire dialogue entre l’Union et les Exécutifs des îles.

Elle réitère son attachement au respect de la Constitution de l’Union des Comores et au bon fonctionnement des institutions comoriennes qui doivent tout faire pour préserver la paix et l’unité du pays.

Elle appelle toutes les forces vives de la nation comorienne au calme et au respect mutuel, afin d’assurer la stabilité et le développement des Comores.

Moroni, le 28 mai 2010.

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LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE CONSTATE L'ECHEC

30 Mai 2010 , Rédigé par aimons les comores

LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE CONSTATE L'ECHEC

La communauté internationale constate l’échec
Publié par: HZK-Presse: 29/05/2010 -

Tout en se félicitant d’avoir obtenu un consensus « sur des élections harmonisées du président de l’Union et des Chefs des Exécutifs des îles autonomes », la communauté internationale se résigne à constater l’échec des négociations, dans un communiqué de presse parvenu à HZK-Presse hier vendredi 28 mai. La médiation internationale coordonnée par l’Union Africaine, déplore qu’au terme de 4 jours de discussions, les parties comoriennes ne parviennent pas à s’entendre sur « la fixation des dates des élections et d’un calendrier électoral ».


Les auteurs du communiqué regrettent en outre « qu’aucun accord n’ait pu être trouvé sur la gestion de la période intérimaire ouverte le 26 mai 2010 à 0h00 par l’arrêt n°10-05/CC du 8 mai 2010 de la Cour Constitutionnelle ».

Une allusion sans doute à la décision du chef de l’Etat de mettre en place le 26 mai dernier un nouveau gouvernement dit « d’ouverture », sans concertation avec les autres protagonistes de la crise comorienne.

Mais la communauté internationale entend poursuivre « ses efforts avec les différentes parties prenantes au dialogue », dans l’espoir d’arracher « un consensus sur les questions non résolues » et relancer « dans les meilleurs délais possibles [le] nécessaire dialogue entre l’Union et les Exécutifs des Îles ».

Un dialogue entamé le 24 mai 2010, et qui avait abouti à un début de compromis sur la tenue d’élections harmonisées du président de l’Union et des gouverneurs en novembre 2010. Il s’agissait d’un préalable pour la délégation de Mwali, appuyée par celle de Ngazidja, qui considère que le mandat du président Sambi expirait le 26 mai 2010, et qu’un mohélien devait lui succéder dans un délai n’excédant pas 6 mois.

Le chef de la délégation de Mwali, Hamada Madi Bolero, a même déclaré à son retour à Fomboni hier vendredi que « les mohéliens ne reconnaissent plus la légalité d’Ahmed Abdallah Mohamed Sambi comme président de l’Union ».

Craignant une radicalisation de la crise politique, la communauté internationale « appelle toutes les forces vives de la nation comoriennes au calme et au respect mutuel, afin d’assurer la stabilité et le développement des Comores », conclut le communiqué.

El-Had Said Omar

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