Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

INTERVIEW: MAÎTRE MAHAMOUD, AVOCAT A LA COUR

31 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

INTERVIEW: MAÎTRE MAHAMOUD, AVOCAT A LA COUR

Interview / Me Mahamoud Ahamada, Avocat à la cour
« A la lecture du réquisitoire contre le Dr Assad, aucune infraction ne figure nulle part »
Publié par: HZK-Presse: 30/07/2010


Me Mahamoud Ahamada, l’avocat du Dr Assad, ce médecin détenu depuis le 5 juillet dernier pour « faux témoignage », une affaire en relation avec l’assassinat du Lieutenant-colonel Combo, ne se lasse pas de demander une liberté provisoire au bénéfice de son client. Cela malgré le rejet qu’il a essuyé devant la chambre d’accusation le 27 juillet dernier. Voici les explications qu’il a données à La Gazette et HZK-Presse dans une interview exclusive que nous publions ici.

Question : Vous êtes l’avocat du Docteur Assad. Pouvez-vous nous faire le point sur l’évolution du dossier de votre client ?

Me Mahamoudou Ahamada : Le Docteur Assad est détenu depuis le 5 juillet pour complicité de faux témoignage. À la suite de cette détention provisoire le parquet avait fait appel contre l’ordonnance du juge d’instruction. Le docteur Assad a été entendu sur le fond par le juge d’instruction le 13 juillet. Le 15 juillet j’ai adressé une demande de mise en liberté provisoire assortie d’un contrôle judiciaire au juge d’instruction. Le 17 juillet, le juge a rejeté cette demande sollicitée au profit du Dr Assad malgré l’avis favorable du parquet de la République à la mise en liberté de mon client. Le même jour, j’ai interjeté appel contre l’ordonnance du juge d’instruction et le parquet a également interjeté appel car il ne s’y était pas opposé à sa mise en liberté.

Le 20 juillet 2010, l’affaire a été devant la chambre d’accusation, juridiction appelée à statuer sur les ordonnances du juge d’instruction, curieusement au cours de l’audience en chambre d’accusation, je me suis rendu compte que le parquet général a passé outre le principe de l’unicité et l’indivisibilité du parquet et a demandé la confirmation de l’ordonnance du juge d’instruction. La question que je me pose est celle de savoir pourquoi le parquet a-t-il fait appel si au final, il est allé jusqu’à confirmer une décision contre laquelle il a interjeté appel.

A la suite de cette réquisition la chambre d’accusation a, par un arrêt en date du 27 juillet 2010, confirmé la décision du juge d’instruction ayant maintenu le Dr Assad en détention. Je note au passage que je suis également surpris de voir qu’un juge d’instruction instruise sur des faits pour lesquels, il n’a pas été saisi par le parquet sans qu’au préalable, il ait demandé un supplétif d’information pour fait nouveau, puisque à la lecture du réquisitoire introductif l’infraction poursuivi contre le Dr Assad n’y figure nulle part.

Question : Que comptez-vous faire après cette décision de la chambre d’accusation ?

M.A. : Nous allons de nouveau, suivant l’opportunité, solliciter sa mise en liberté provisoire puisque cette détention n’est que provisoire comme son nom l’indique.

Question : Pourquoi insistez-vous sur cette demande de mis en liberté provisoire de votre client ?

M.A. : Puisque en matière pénale la liberté est le principe. Les faits reprochés à quelqu’un ne constituent pas le plus souvent un motif de détention provisoire. En plus, lorsque l’inculpé bénéficie de ce que l’on appelle des garanties de présentation tel qu’une adresse connue, un travail, une relation familiale ; eh bien, l’inculpé qui présente de tels garanties n’est pas forcément un mauvais citoyen à même d’être placé en détention provisoire. Sous d’autres cieux, les garanties de présentation sont des éléments intrinsèques à la procédure pénale et qui font que plusieurs mis en cause continuent de jouir de leur liberté malgré les procédures pénales.

Propos recueillis par Faissoili Abdou

Lire la suite

52 ème COMITE DES MINISTRES DE TUTELLES DE L'ASECNA

30 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

v

52 ème COMITE DES MINISTRES DE TUTELLES DE L'ASECNA

Coopération Régionale - 52ème Comité des ministres de tutelle de l’Asecna :Un tournant décisif pour l’agence
Publié par: HZK-Presse: 30/07/2010

Le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi a ouvert officiellement, hier matin, les travaux du 52ème comité des ministres de tutelle de l’agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) lors d’une cérémonie organisée au palais du peuple. Plusieurs ministres issus des pays membres de l’Asecna ont fait le déplacement à Moroni alors que d’autres ont été représentés par leur secrétaire général. La France est représentée à cette réunion par Luc Hallade, son ambassadeur aux Comores, en l’absence d’un ministre de la coopération après la démission d’Alain Joyandet.


Ces assises qui se tiennent, quatre mois après la signature de la Convention de Dakar révisée lors de la conférence diplomatique tenue à Libreville au Gabon le 28 avril dernier, revêtent une importance capitale pour l’avenir de l’organisation. Ils doivent aboutir à l’élection du directeur général de l’agence et la désignation du président du conseil d’administration.

Dans son discours, le Chef de l’Etat comorien qui a parlé du crash du Yemenia, cette « catastrophe aérienne la plus dramatique de notre histoire » dont les « causes probables ne sont pas encore élucidées », a « exhorté la communauté aéronautique internationale à s’impliquer davantage et à diversifier ses efforts en faveur de la recherche des causes des accidents ». « La série noire d’accidents d’aéronefs que le monde connaît ces derniers temps, doit nous interpeller tous », a-t-il insisté devant les ministres des transports des 18 pays membres de l’Asecna ainsi que la direction générale de l’agence.

Avant de poursuivre : « l’Asecna en sa qualité de modèle d’intégration régionale réussie, après cinquante années de progrès, n’a pas le droit de se détourner de sa mission première. Les efforts engagés et ceux consentis doivent se poursuivrent, pour un ciel africain entièrement sécurisé, répondant aux exigences mondiales, et capable de relever les défis contemporains en matière de transport aérien international ».

C’est au cours de cette cérémonie que le ministre burkinabé des transports, Me Gilbert Noël G. Ouedraogo a procédé à la passation des dossiers entre lui et son homologue comorien, le ministre Assane Assoumani qui va assurer la présidence du comité des ministres de tutelle pour une durée d’une année. Le ministre burkinabé a, à cette occasion, fait le bilan de la mandature de son pays et souhaité que les chantiers engagés soient complétés par son successeur. Pour Gilbert Noel G. Ouedraogo, « le mandat du Burkina Faso s’est inscrit d’emblée dans l’objectif de pacification de la communauté pour une confiance retrouvée de tous ses membres » a-t-il déclaré faisant allusion à la crise qui a secoué l’agence en 2007 et 2008 et qui la menaçait d’éclatement.

Une mission qui a été réussie car « l’intérêt général a eu raison de nos dissensions et divisions internes », a souligné ce responsable du pays des hommes intègres. C’est également durant cette mandature que les pays membres de l’Asecna ont adopté la déclaration politique de Ougadougou qui a abouti à la révision de la convention de Dakar et l’adoption d’un nouveau texte en vue de doter l’Asecna d’un véritable statut international. La signature de cette Convention le 28 avril dernier à Libreville au Gabon marque, selon le ministre Assani Assoumani, la volonté de nos Etats de moderniser notre instrument communautaire.

« Elle permet également à notre agence, non seulement de s’adapter aux nouvelles exigences internationales, d’un renforcement de la sécurité sous l’impulsion de l’OACI, mais également, ouvre la voie de la bonne gouvernance pour notre instrument commun », ajoute ce ministre comorien des transports.

Ce document qui vient renforcer les bases institutionnelles et juridiques de l’Asecna demande qu’il soit paraphé par au moins six Etats membres avant sa mise en application. A en croire, Ibrahim Kassim, la Guinée Bissau a déjà ratifié ce texte, les Comores vont le faire dans une semaine et nous attendons quatre autres pays pour permettre sa mise en application. Visiblement, la réunion de l’Asecna à Moroni constitue un tournant pour cette organisation.

Faissoili Abdou

Lire la suite

« Je peux être candidat à la vice-présidence... »

30 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

« Je peux être candidat à la vice-présidence… »
Revenu d'un long séjour à l'extérieur pour des soins médicaux, Mzé Abdou Soulé Elbak fait son entrée doucement dans la vie politique. Malgré son état jugé convalescent, ce leader du parti Doudja et ancien président de l'île autonome de Ngazidja [2002-2007] promet d'aller toujours de l'avant dans son combat. Il n'exclut pas de demander encore une fois les suffrages du peuple... dans un entretien à La Gazette.

Question : Comment va le président, coté santé ?


Mzé Abdou Soulé Elbak : Tu as parlé du président et le président est un Homme du peuple qui doit discuter avec ses concitoyens. Je remercie Dieu pour te dire que je suis en forme. Je prie le bon Dieu pour pouvoir accompagner les amis et partisans.

Question : Est-ce que Elbak a la même force qu'avant pour tenir le combat politique ?

M.A.S.E.
: Là aussi, je remercie Dieu car personne ne croyait que j'allais revenir à ce monde, parler, marcher avec les autres. Tu sais que la maladie attaque rapidement mais elle ne disparait pas aussitôt. Mais je te promets que je suis entré en scène et je ne manque pas aux différents rendez-vous politiques. Je suis sur le terrain, dans les villes, villages et quartiers.

Question : On avait déclaré votre décès ici à Moroni. Comment avez-vous vécu cette annonce ?

M.A.S.E. : Dieu merci, je suis musulman et je crois au destin. Donc, je demanderai à mes proches à ne pas se fâcher contre ceux qui ont dit que je suis mort. Je suis convaincu que cette personne n'a pas fait cette annonce par haine ou mauvaise foi. Mais cela vient peut-être de ceux avec qui je vivais cette situation et qui avait perdu espoir. Et quand ils ont parlé de mon état, les gens ont mal compris et mal transmis le message. Je comprends l'attitude de ces gens car j'étais dans un état critique. Mais Dieu a dit que personne ne mourra sans sa décision. La maladie était grave certes mais Dieu a décidé autrement.

Question : Maintenant que vous êtes de retour, quel est votre situation politique ?

M.A.S.E. : Ma conviction et ma foi sont restées intactes : le développement du pays et cela passe par une alternance politique dans le pays. Il faut qu'on décèle les menteurs et imposteurs. Sans ça, le pays ne peut pas changer. Donc, on est toujours dans le combat. On continue de faire la différence entre le pouvoir et la politique. Le pouvoir est une arme que les politiques utilisent pour propager leurs idées. On est resté les mêmes. On va toujours soutenir celui qui peut sauver le pays.

Question : Quel est votre regard de la situation politique au pays ?


M.A.S.E. : La population est consciente que le pays traverse des moments difficiles mais rien d'étonnant de mon coté. Depuis longtemps, j'ai alerté ceux qui étaient à mes cotés en disant que ce n'est pas la personne qu'il faut pour ce pays. Mais la majorité a décidé autrement et on s'est plié pour des raisons démocratiques. Mais ce n'est pas mauvais car désormais la population a compris. Elle peut faire la différence entre l'éloquence et le nationalisme. On va sans doute voter quelqu'un par son passé et son nationalisme comme ce qui se fait à l'extérieur. Ici, on vous nomme à un poste mais tu fais comme si c'est un bien personnel. Les gens l'adorent et pourtant ils sont les premières victimes. Malheureusement, notre conscience manque de maturité pour discerner le bon et le mauvais. Moi je suis conscient que c'est la faute aux politiques qui n'ont pas éduqué. Mais, on s'engage à faire le tout pour qu'on n'arrive pas à une situation pire que celle-ci.

Question : On s'approche à des élections. Est-ce que le parti Doudja [la vague] va présenter des candidats ?


M.A.S.E. : Le parti soutient un candidat à Mohéli. Doudja a fait des propositions de candidats aux élections de gouverneur dans les trois îles.

Question : Qui sont-ils ces candidats ?


M.A.S.E. : Depuis 4 ans, nous étudions un choix. Le candidat qui semble propre, sérieux et qui n'est pas mouillé ces 5 dernières années, c'est Mohamed Fazul. Maintenant, le parti réfléchit comment on va le soutenir. Mais le choix n'est pas totalement tranché.

Question : Justement, Fazul qui est aussi votre ami a des problèmes avec la justice ?


M.A.S.E. : Il y a un dicton comorien qui dit que lorsqu'on déteste quelqu'un, on ne manque pas d'accusation sur lui. On reproche à Fazul de n'avoir pas déposé de caution. Pour te faire comprendre, je vais te donner un exemple. Je n'étais pas ici, au moment de déposer ma première candidature [en mars 2002]. Au moment déposer la caution, celui que j'ai envoyé a été renvoyé par le trésorier. Ce dernier a expliqué que tout le monde est convaincu que c'est Elbak le vainqueur. Donc, il ne faut même pas déposer de caution car même si Elbak perd l'élection, il sera remboursé. Et le trésorier a demandé de repartir avec la caution. Moi, je ne savais rien de cette situation. De deux, chaque centime qui entre dans les caisses de l'Etat se fait sur la base des écritures. Où est la comptabilité publique car de la même manière les écritures existent pour ceux qui sont remboursés. Je ne suis pas juge mais je sais que cette personne frappé de 3 ans d'inéligibilité a fait appel depuis 4 ans. Cela veut dire que la sanction est purgée. Mais c'est un mauvais signe étant donné qu'ils ont peur et font tout pour lui mettre les battons dans les roues. Et je te jure que Fazul est clean en tout cas sur cette question.

Question : Avec les problèmes de santé, Est-ce que Elbak va à la retraite en restant chef de parti seulement ou il peut un jour être candidat ?

M.A.S.E. : A cette question, c'est comme si tu m'as planté un poignard sur le dos. A mon âge, je ne suis pas au seuil de la retraite. Si aux dernières élections, j'ai envoyé Hafoussoit et les autres, c'est par rapport à l'éducation que j'ai reçue. Lorsque j'ai été élu député pour la première fois [1992], Mroudjaé pouvait se présentait mais il a décidé de me laisser l'opportunité. J'ai été le plus jeune mais Mroudjaé m'a envoyé. A l'époque il avait à peine 50 ans. Comme c'est une éducation et un héritage, de la même manière, à 55 ans je dois aussi préparer la relève. Les responsabilités étatiques ne se résument pas au poste de député ou de gouverneur seulement. Il y a aussi la présidence ou vice-président. Je peux être candidat à la vice-présidence si le parti le décide. Comme je suis discipliné, je dois respecter les choix du parti.

Question : Et comment avez-vous perçu les accords politiques du 16 juin ?


M.A.S.E. : C'est le signe du mépris de Madeira sur les Comores. En premier lieu, ces accords ont mis en cause notre souveraineté internationale. Je me demande comment la cour constitutionnelle qui rend des décisions sans appel, prend un arrêt qui légalise un pouvoir en fin de mandat. C'est un mauvais accord qui ne résout rien. Ces accords sont venus donner à Sambi et consorts d'autres pouvoirs pour malmener le pays plus qu'ils ne l'ont fait ces 4 dernières années.

Propos recueillis A.A Mguéni
Lire la suite

Jeux de la Cjsoi à La Réunion. Les 64 athlètes comoriens quittent Moroni ce soir

30 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

Jeux de la Cjsoi à La Réunion. Les 64 athlètes comoriens quittent Moroni ce soir

Les soixante quatre athlètes comoriens s'envolent ce soir vers 22 heures pour le Département français de La Réunion où se déroule la 7e édition des Jeux de la Commission de la jeunesse et des sports de l'Océan Indien (Cjsoi). Vingt quatre heures avant leur embarquement, la délégation comorienne a reçu, à l'Institut national de la jeunesse et des sports à Moroni, la visite d'encouragement et de soutien du président Sambi. “Je vous souhaite tous bonne chance pour ces jeux régionaux”, a déclaré le chef de l'Etat. Après ce soutien de la plus haute autorité nationale, Frahaty Ahamada, l'une des grands espoirs de ces jeux déclare : “C'est un geste qui m'a touchée. Je compte ne pas le décevoir, ne pas décevoir non plus le peuple et moi-même. Je suis confiante et espère faire le maximum afin de ramener une médaille à la maison”. Pour rappel Frahaty est la championne en titre du semi-marathon national pour la catégorie féminine bien sûr. Dans le volet culture, quatre jeunes filles vont représenter l'archipel. “Nous sommes quatre et toutes des filles. On va intervenir à l'assemblée des jeunes”, affirme Oumilgheir Abdoulssalam Abdou, 14 ans et originaire de Ntsaweni. Bonne chance à vous tous et à vos marques !

Elie-Dine Djouma
Lire la suite

L'HERITAGE INSTITUTIONNEL DE L'ERE SAMBI

29 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

L'HERITAGE INSTITUTIONNEL DE L'ERE SAMBI

L’héritage institutionnel de l’ère Sambi

La fin d’un mandat est généralement le début des inventaires. Avec les développements qui suivent, on essaie de dresser l’inventaire de l’héritage institutionnel que le Président de l’Union va, à son départ, léguer au pays. Cet héritage résulte essentiellement de la révision constitutionnelle du 17 mai 2009.

Nul n’ignore que la révision d’une constitution est une décision importante pour un pays. C’est pourquoi, généralement la procédure est strictement encadrée et l’initiative est le plus souvent dévolue aux détenteurs de deux pouvoirs les plus éminents du pays : le chef de l’exécutif et les parlementaires.

Il est vrai que la constitution de 2001 octroie le pouvoir de révision au Président de l’Union et un tiers de parlementaires. Contrairement à une opinion rependue, ce n’est pas une compétence exercée conjointement par les deux pouvoirs mais plutôt une compétence concurrente ; c'est-à-dire que le Président de l’Union peut prendre l’initiative de cette révision comme les parlementaires ont la possibilité d’exercer cette compétence toutes les fois qu’ils le jugent nécessaire. En même temps cet article pose trois limites à l’exercice du pouvoir de révision : ne pas porter atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à l’autonomie des îles.

C’est comme si on marche sur des œufs et il faut prendre toutes les précautions.

Malheureusement la révision de mai 2009, qui allait pourtant bouleverser l’architecture institutionnelle du pays, fut entreprise sur l’unique initiative du chef de l’exécutif de l’Union et dominée par la pensée unique du régime en place après l’échec de la table ronde inter-comorienne organisée à cette occasion. C’est une révision qui allait changer sensiblement le système politique comorien établi par la charte fondamentale du 23 décembre 2001. Il semble important de ne pas ignorer que l’accord-cadre de réconciliation nationale de Fomboni du 17 février 2001 avait pour objectif de réintégrer l’Île d’Anjouan dans un régime de type fédéral lui garantissant une large autonomie. Avec cette reforme constitutionnelle, on est passé du système fédéral à autre chose, à un système hybride (qualifiez-le comme vous voulez !) dont même les personnes les plus avisées se perdraient aisément dans la recherche d’une qualification juridique.

Avec l’avènement de cette reforme contestable sur bien d’aspects, les entités fédérées ressemblent plutôt à des entités décentralisées, les lois fondamentales deviennent de lois statutaires, là où on parlait de lois et décrets, on parle d’arrêtés et enfin le Gouverneur élu au suffrage universel direct sera chaperonné par le Vice-président qui coordonnera l’action du pouvoir central dans l’île.

Les chefs des exécutifs des îles sont devenus des Gouverneurs, les Assemblées des îles des Conseils des îles et les ministres de commissaires dont le nombre est limités à six.Les pouvoirs des îles autonomes sont destitués, leur autonomie juridique est entamée et l’autonomie financière annihilée.Après la promulgation de cette loi constitutionnelle, la perte de pouvoirs et prérogatives des entités autonomes est devenue une réalité, en tout cas pour certaines d’entre elles. Et contrairement à ce qu’on veut nous faire croire, les conflits entre les deux niveaux de pouvoirs sont loin d’être jugulés.

il a été annoncé que la reforme avait pour objectif de dissiper le spectre des conflits de compétences qui opposaient l’Union aux îles autonomes en identifiant clairement et exclusivement les matières qui relèveront de la compétence des Gouvernorats, de réduire le nombre des institutions périphériques et la fréquence des élections en harmonisant les mandats et de procéder à la réunification des fonctions publiques dans le dessein de faire des économies budgétaires. Seulement on note, non sans regret, que les compétences des îles autonomes sont réduites à la portion congrue. Vous consentirez aisément que s’occuper de la voirie, des foires et des marchés, de la pêche artisanale et des routes secondaires…ressemblent beaucoup plus à des compétences dévolues à une municipalité dans un cadre d’une décentralisation qu’à des matières attribuées à des Etat fédérés dans un système fédéral.

Le plus risible est que dans l’avenir, on risque d’avoir d’autres conflits qui vont opposer les gouvernorats et les municipalités, notamment à propos de la gestion des ordures et des marchés.
Le président de l’Union a semblé oublier que l’autonomie accrue des îles est un compromis devant calmer les ardeurs indépendantistes de la population anjouanaise. Sauf si aujourd’hui cette population aurait renoncé à cette prétention « autonomiste », le temps de soutenir leur champion…


Le risque que la flamme séparatiste s’allume dés la fin du règne anjouanais n’est pas à exclure.
On ne veut pas jouer à l’oiseau de mauvais augure, mais l’amenuisement considérable des compétences des îles autonomes pourrait servir de prétexte à une autre sécession.


C’est une chose que de vouloir réguler les conflits de compétences, instaurer une certaine ascendance de l’Union sur les îles autonomes et réduire les charges publiques, et c’en est une autre que de changer radicalement l’esprit des institutions en gommant sa principale doctrine, en l’occurrence l’autonomie insulaire. Agir de la sorte pourrait se révéler dangereux pour l’unité nationale et l’intégrité territoriale.

Plus rien ne sera comme avant.

Cette reforme a abouti à une concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un seul homme, le Président de l’Union. Et celui-ci ne manque pas d’en user et d’en abuser selon les circonstances. On a vu, par exemple, le Président de l’Union, lors d’un « deal » avec le chef de l’exécutif de Mohéli, autoriser celui-ci à nommer des directeurs régionaux de sociétés d’Etat, en violation de la constitution reformée qui en fait une compétence exclusive de l’Union, et de l’autre interdire l’exercice d’un tel pouvoir à l’exécutif de Ngazidja et s’employer à asphyxier celui-ci en bloquant son budget de fonctionnement. Alors qu’on a une île où les sociétés d’Etat placées sous la gestion insulaire prennent même de dénominations autres que celles de sociétés mères et où le Président exhortait, lui-même, le maintien de cette autonomie. Qu’adviendra le pays une fois qu’on cherchera à appliquer la constitution reformée à la lettre ?

L’Assemblée élue est devenue une chambre d’enregistrement inféodée au diktat de ce « monarque constitutionnel » qui peut la dissoudre chaque fois que l’envie le saisira. « Il ne manquait plus que ça au Président » pour faire la pluie et le beau temps dans le pays.

Le régime, lui, est resté présidentiel avec tous les ingrédients d’un régime parlementaire, plutôt ceux de mécanismes du régime parlementaire qui confortent le pouvoir du Président à l’instar du droit de dissolution. En effet le président de l’Union dispose d’un droit de dissolution de l’Assemblée alors que celle-ci n’a de contrepartie qu’un simple droit de pétition, avec laquelle elle ne peut que demander au Président de l’Union de mettre fin aux fonctions d’un ou plusieurs ministres ou autres membres du gouvernement (et pas le gouvernement entièrement en tant organe collectif), et non une motion de censure, le pendant classique du droit de dissolution.

Ce n’est pas une constitution qui est faite pour un pays, c’est la constitution « revancharde » d’un homme en croisade avec tout ce qui lui résistait. Le risque est que cette constitution s’effondrera comme un château de carte avec le départ de cet homme. Et à l’heure actuelle il est difficile de prévoir ce que cela pourrait faire comme dégât pour la stabilité du pays.

On avait feint d’oublier que cette autonomie large octroyée aux îles n’est pas un simple caprice du constituant de 2001, mais une veritable nécessité devant répondre à une revendication portée et défendue bec et ongles par une certaine partie de la population comorienne. On avait feint d’oublier que les chefs des exécutifs des îles étaient élus au suffrage universel, que leurs pouvoirs étaient fixés par la loi fondamentale du pays et qu’il fallait avoir, au moins leur adhésion dans ce projet de dissolution de leurs pouvoirs.

La vraie question est la suivante : y’avait-il une bonne foi dans la reforme constitutionnelle du 17 mai 2009, ou celle-ci constituait tout simplement un subterfuge dont la finalité était de prolonger le mandat du président en exercice ?

La loi du congrès de mars 2010 sur l’harmonisation des calendriers électoraux, l’interprétation faite par le pouvoir de la décision de la cour constitutionnelle censurant cette loi du congrès et l’intransigeance du pouvoir à établir un véritable gouvernement consensuel de transition suscite un certain scepticisme quant aux intentions véritables de la reforme de mai 2009.

Quid de l’avenir de l’unité de l’Union des Comores après l’ère Sambi ? La question est légitime et mérite d’être posée avec acuité. Est-ce que cette reforme constitutionnelle ne risque-elle- pas de réveiller le séparatisme sous prétexte qu’il ya concentration du pouvoir au profit de l’Union dont le siège est fixé à l’Île capitale ?

Quid de la démocratie représentative avec une Assemblée Nationale inféodée et dénué véritable contrepouvoir ?

Quid de l’avenir de la nouvelle génération de diplômés dont les fonctions publiques insulaires constituaient la seule bouée de sauvetage dans un pays où la fonction publique fédérale est saturée et où le secteur privée est quasi-inexistant ?

On se demande, à juste titre, comment vont être administrées les réunifications des services et des personnels administratifs qui s’avèrent être déjà pléthoriques et comment va-t-on faire les économies budgétaires tant vantées ?

La réalité est qu’avec cette reforme, le pays s’est retrouvé, encore une fois, dans une nouvelle phase transitoire, où l’essentiel des institutions manquaient à l’appel et qu’il fallait les mettre sur pied : on a eu à élire des députés et des conseillers des îles, à élaborer les lois statutaires des îles…

Avec cette reforme, notamment la disposition qui laissait aux députés et aux conseillers des îles réunies en congrès le soin de voter le calendrier portant les dates de l’organisation de l’élection du Président de l’Union et des Gouverneurs, le pays est plongé dans une nouvelle crise politico-institutionnelle qui n’avait pas lieu d’exister et dont le régime en place s’emploie d’en profiter pour s’éterniser au pouvoir, aux risques et périls de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale.

Il est difficile de croire en la bonne foi du président de l’Union dans ce qu’il appelle fièrement « sa reforme » maintenant qu’on voit ce qu’il en fait. Et il est prévisible que la remise en cause de l’autonomie des iles et l’établissement d’une « autonomie » des îles à la carte et selon l’humeur du jour du Président de l’Union pourrait ouvrir la boite de pandore et rependre, encore une fois, un énième parfum séparatiste qui risque de ne laisser indemne la fragile unité nationale des Comores. Avec cette reforme, l’après Sambi (s’il y en aura un) risque d’être périlleux et le prochain chef de l’Etat (s’il y en aura un) a du pain sur la planche.

Abdou elwahab Msa Bacar
Juriste et enseignant à l’Université des Comores  RIDJA   BLOG

Lire la suite

Elle a le bac S mention très bien à 17 ans

29 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

Elle a le bac S mention très bien à 17 ans
Nazad vient de décrocher son bac avec mention. Originaire de l'archipel, elle rêve de devenir dentiste mais pas exercer aux Comores.
Elle s'appelle Nazad Ali. Elle a 17 ans, elle vient d'inscrire son nom parmi les meilleurs élèves au baccalauréat en France. Elle vient de décrocher son baccalauréat option SVT (Science de la vie et de la terre) avec une mention très bien (s'il vous plait). « Je m'attendais à réussir le bac mais pas avec cette mention », raconte avec modestie cette jeune élève qui a rendu visite à La Gazette.

Nazad a la particularité d'être originaire de l'archipel d'où notre intérêt sur elle. Cette fille est un produit purement comorien, preuve que les « comoriens sont aussi capables » comme elle dit à ses camarades qui passent le bac cette année. Née à Moroni, Nazad a commencé son enseignement à l'école française de Moroni avant de rallier l'hexagone en classe de seconde. Ceux qui l'on connue avant ne s'étonnent pas de ce résultat.

« Grâce à ses bonnes performances au primaire, on l'a fait sauter de classe. Elle n'a pas fait le CM2 », explique sa sœur apparemment très complices. Nazad qui fait partie des trois élèves à avoir obtenu le bac S avec mention très bien au lycée Guillaume Apollinaire à Thiais en région parisienne, tient son secret dans le travail. « Il n'y a pas de miracle, je travaille dur pour réussir. Je passe des heures à réviser », raconte-t-elle. Et sa sœur d'ajouter que « nos parents nous inculquaient des méthodes travail et l'amour du travail ».

Nazad peut tenir ces bons résultats de ses parents. Sa mère est cheffe de projet au Pnud alors que son père est inspecteur des impôts. « J'ai pu réussir grâce au soutien sans faille de mes parents. Ma mère est venue deux fois en France pour m'assister alors que mon père n'a pas hésité à laisser le travail pour venir à Paris pendant l'examen », déclare la jeune fille qui passe des vacances mérités au pays pour avoir réalisé cet exploit scolaire.

La petite Nazad rêve à 17 ans de devenir dentiste. Mais la jeune bachelière n'envisage pas d'exercer au pays. « Je ne sais pas où je vais travailler mais pas aux Comores. Les conditions de travail ne sont pas réunies ici », déplore cette fille issue d'une famille de 6 enfants.

A.A. Mguéni

source :http://lagazette.hzkpresse.com/
Lire la suite

Idriss Mohamed prône des candidatures avec un vice-président Mahorais dès 2010

29 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

A quelques semaines de l'ouverture de la 64ème assemblée générale des Nations Unies où la question de l'île comorienne de Mayotte serait inscrite à l'ordre du jour définitif, selon des sources proches de Beit-Salam, et alors que le processus électoral s'accélère avec les annonces de candidatures pour les élections du président de l'Union et des gouverneurs des îles, le dossier de Mayotte est au centre du débat. La Gazette des Comores a interrogé Idriss Mohamed, un des principaux animateurs du Comité Maore, sur les perspectives de règlement de la question de Mayotte à la lumière des dernières évolutions politiques dans l'archipel.

Question : Quelle est votre réaction après le discours du Président Sambi au 15ème sommet de l'Union africaine à Kampala où il a appelé tous les membres de cette organisation panafricaine à soutenir les Comores dans son combat pour le parachèvement de sa décolonisation ?

Idriss Mohamed : Je ne peux que me réjouir de voir le Président de la république aborder avec force la question de l'île comorienne de Mayotte, d'autant qu'il cerne bien les vrais enjeux. Tant qu'une solution ne sera pas trouvée, le pays ne connaîtra pas la paix, sera la proie des interférences des différents services français et ne pourra pas s'attaquer sérieusement à son développement. C'est cela que devrait mesurer chaque Comorien. Maintenant la question est de savoir si on restera encore au niveau du discours seulement ou si cela sera suivi dans la pratique.

Question : Le Président Sambi a réitéré sa proposition d' « UN ETAT DEUX ADMINISTRATIONS ». Est-ce que vous jugez que cette proposition a des chances d'aboutir ?

I.M. : Une précision d'abord car certains cherchent à dévoyer la proposition pertinente du Président. Deux administrations signifient, une administration indépendante des 3 îles et une administration conjointe, comoro-française de Maore. Cela doit bien être mis en relief car si on laisse Mayotte sous la seule administration française, non seulement rien n'aura changé par rapport à ce qui se passe aujourd'hui mais ce qui changera ce sera notre validation d'un état de fait nuisible et en même temps on ne préparera pas l'union. La proposition de Sambi vise une solution progressive pour combler peu à peu les fossés arbitrairement creusés et en même temps permettre à chaque partie de sortir la tête haute d'un conflit qui dure. Malheureusement cette main tendue n'est pas saisie, le monde voit bien qui est extrémiste en la matière, qui ferme toutes les portes et s'oppose à toute forme de négociation et qui fait preuve de bonne volonté, jusqu'à concéder une partie de la souveraineté du pays.

Question : Selon vous, comment le pays doit se préparer à aborder la prochaine session de l'AG de l'ONU ?

I.M. : Question pertinente car jusqu'ici, les proclamations ne sont jamais suivies d'une diplomatie conséquente en premier lieu à l'ONU alors qu'une condamnation de la France pèserait lourd et c'est pourquoi, à chaque veille de l'AG de l'ONU, la France avance une "trouvaille" pour nous berner et éviter que la question de l'île comorienne de Mayotte soit posée. Imaginez que l'on nous parle encore du GTHN, une insulte à notre pays et à notre Gouvernement après la "consultation-referendum" et surtout le dernier discours, un discours arrogant et inacceptable, de Sarkozy à Mayotte. Il faut que cette fois ci la question de l'île comorienne de Mayotte soit non seulement inscrite à l'Ordre du jour de l'ONU mais qu'elle soit aussi débattue. Cela dépend principalement de notre diplomatie. L'expérience de l'année dernière en témoigne éloquemment. C'est cela qui témoignera de la sincérité du Président et de son gouvernement

Question : Une femme mahoraise s'est autoproclamée Gouverneure de Mayotte. Qu'en pensez-vous ?

I.M. : Initiative saluée par tous ceux et celles qui sont révoltées par la balkanisation de notre pays. Elle témoigne que la propagande française selon laquelle c'est la population unanime de Maore qui veut rester française est fausse. En réalité c'est la "démocratie française" à Mayotte qui ne permet pas l'expression de position contraire, on y a même vu une sénatrice française, une élue, empêchée de s'exprimer, agressée parce qu'elle s'opposait à la départementalisation. S'agissant de Madame Fatima, nous lui souhaitons bon vent, serons à ses cotés si son entreprise en vaut la peine.

Question : Suivant les dernières dispositions constitutionnelles il va y avoir un Vice Président par île. Pensez-vous qu'il doit y en avoir un quatrième pour Mayotte ?

I.M. : Bien sûr. C'était déjà scandaleux par rapport à notre combat national mais aussi anti constitutionnel puisque notre Constitution stipule que Mayotte fait partie de l'Union. A ce titre elle est concernée par la tournante et la Vice-président depuis 2002. Nous voyons là l'incohérence, l'absence d'esprit de suite, la forme de capitulation de nos gouvernants sur la question. Il faut que la Cour Constitutionnelle et le Parlement qui est en session, interviennent vigoureusement pour remettre les pendules à l'heure. Une des conditions de recevabilité de chaque candidature à la Présidence de l'Union doit être la présence dans l'équipe du futur président comorien d''un Vice-président mahorais dès l'élection de 2010.

Propos recueillis par Faissoili Abdou
Source : lagazette.hzkpresse.com
Lire la suite

COMORES : MADAME LE GOUVERNEUR DE MAYOTTE !

29 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

COMORES : MADAME LE GOUVERNEUR DE MAYOTTE !

LE BILLET DE BABOU


L'initiative de Fatima Said, cette mahoraise autoproclamée gouverneur de Mayotte est une expérience intéressante, car elle va dans le vrai sens de « Un pays deux systèmes ». En effet, si le gouvernement comorien soutenait cette initiative cela voudrait dire qu'elles pourraient obliger les autorités Françaises d'occupation de coopérer avec le gouvernorat, opportunité pour créer des structures antiexpulsion des comoriens dits “clandestins” dans leur propre pays en reprenant l'interdiction faites aux navires et avions transportant des comoriens d'accoster ou atterrir sur le territoire libre de l'union des Comores. Tout le problème qui va se poser c'est le financement d'une telle initiative, car déjà dans les trois îles de la présente Union des Comores les finances ne sont pas au beau fixe. Peut être la solution serait trouvée à travers la transformation du Comité Maore en Mouvement de Libération de Mayotte et l'inscription à l'Onu et à l'Ua en tant que mouvement de libération. Cette procédure ne devrait pas rencontrer beaucoup de problèmes dans la mesure où ces deux institutions reconnaissent les Comores comme un Etat formé de quatre îles.
En attendant, on souhaiterait que Madame le Gouverneur rentre à Mayotte et crée le débat au sein de l'île, cela permettrait en même temps de compter ses forces. Elle pourrait y être arrêtée et emprisonnée, peut être, mais cela ne redonnerait-il pas plus de légitimité internationale au Mouvement de Libération de Mayotte.

Babou des Iles

Source : Al-watwan N° 1596 du mercredi 28 juillet 2010
Lire la suite

VIE PARLEMENTAIRE : LE DEPUTE FATAH SAÎD SE REVOLTE

29 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

VIE PARLEMENTAIRE : LE DEPUTE FATAH SAÎD SE REVOLTE

Société - Vie parlementaire :Le député Fatah se révolte
Publié par: HZK-Presse: 28/07/2010 -

Le parlementaire de Moroni nord s’insurge contre certaines pratiques de l’Etat. Il a refusé de voter la loi sur le calendrier électoral et se montre hostile à la nouvelle direction de l’hôpital El Marouf.

L’élu de la 14e circonscription à Moroni s’est distingué lors de la dernière session du congrès. Abdoulfatah Said s’est désolidarisé des autres congressistes pour voter contre la loi sur le calendrier électoral. Pourtant, le mot d’ordre de sa mouvance politique était d’adopter le texte pour entériner l’accord politique signé en juin dernier entre la présidence de l’Union et les exécutifs des îles.

« L’accord est une bonne chose qui mérite d’être soutenu. Mais pour les dates des élections, il fallait une proposition des élus. La communauté internationale ne peut pas nous imposer des dates. Je voudrais qu’on les change ne serait ce qu’un jour pour montrer qu’on est un pays souverain », explique ce député du mouvement Orange. Ce refus qui n’a pas pu changer quelque chose sur l’issue du vote n’est que la goutte qui est venu renverser la vase. Depuis un moment, le député Fatah, pour les intimes, s’est engagé « à dénoncer les maladresses des autorités » même issues de la Mouvance présidentielle comme lui.

L’élu de Moroni nord s’est attaqué tout d’abord à la gestion de la préfecture du centre. Il avait amené des Hommes avec lui pour « libérer » la préfecture qui était paralysée par une grève des employés. Au même moment, Fatah a écrit au ministre de tutelle pour déplorer « la situation chaotique qui régnait dans cette institution ». Plus marquant encore, ce même parlementaire a saisi le ministre de la santé pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation à l’hôpital El Marouf. « Il y a un don de l’Arabie Saoudite pour soutenir le centre hospitalier d’El Marouf.

Et à cette occasion, j’ai proposé la création d’un comité de suivi pour s’assurer de la bonne gestion de ces fonds », raconte le député Fatah Said. Et le tombeur d’Ibrahim Soulé de souligner que « malgré cette missive, le ministre n’a pas donné de réponse ». Toujours par rapport à l’hôpital El Marouf, le député Orange s’est attaqué contre l’installation de la nouvelle direction de ce centre. Pour lui, « le nouveau directeur ne mérite pas cette place. L’équipe sortante avait fait des efforts qu’il fallait seulement les accompagner ».

Après l’adoption de la loi malgré son refus et sa lettre sans réponse au ministre de la santé, le parlementaire a décidé de rompre le silence. « J’ai décidé d’en parler pour que les Comoriens soient au courant de cette situation et de ces maladresses », martèle le député qui dit suivre la voie tracée par Sambi. « Le chef de l’Etat dénonce lui aussi ces bêtises mais à lui seul, il ne peut arriver à enrayer ces maux. C’est pourquoi, on s’associe à lui pour faire ce travail », pour Fatah très énervé contre le système.

Député depuis bientôt un an, Abdoulfatah dit « connaitre beaucoup de choses qu’il risque de les dévoiler si cette attitude de certains dirigeants ne change pas ». Hasard pour un acte prémédité pour marquer sa révolte, le député Fatah fait partie des politiques qui viennent de lancer un parti au coté du vice-président Idi Nadhoim.

A.A. Mguéni

Lire la suite

LE CONSEIL DE MINISTRES DE TOUS LES DANGERS

29 Juillet 2010 , Rédigé par aimons les comores

LE CONSEIL DE MINISTRES DE TOUS LES DANGERS

Le conseil de ministres de tous les dangers

Tendu, furieux, le turban mal rangé, les yeux tout rouge, sambi lance en plein conseil de ministres, je cite '' j'ai décidé de désigner Ikililou comme candidat à Moheli. Et je signale à Idi Nadhoim présent ici, que je ne peux pas le désigner comme vice président car il a échoué sur le dossier du crash du yéménia qui a coûté la vie à plus de 152 vomériens, et c'est également la raison pour laquelle, je lui ai arraché le ministère chargé du tourisme, et je lui ai réduit en agriculteur''. Et toujours Sambi d'ajouter, je cite '' dans cette affaire du yemenia, idi a reçu quelque chose des autorités yemenites, et a perdu ma confiance.

Vite sans tarder, le vice président Idi hausse le ton, je cite '' moi, au moins tu m'accuses d'un crash qui provient de Dieu, Et toi? Avec Ahamad Jaffar, Dossar et tes amis, vous avez utilisé à de fins personnelles l'argent de la citoyenneté économique 200 000 000 millions de dollars, et celui du projet habitat 3 milliards Fc, débarquement à anjouan 2 milliards fc, galawa, privatisation de comores télécom et d'autres dossiers que je ne manquerai pas à dévoiler le moment venu, donc, vous avez intérêt à vous taire, barbu''.

Sambi a quitté la salle et le conseil s'est transformé à de règlements de comptes entrte sambistes et idiistes. Le lendemain, soutenu par le tout puissant directeur général des douanes kiki de la république, idi a crée son propre parti qu'il compte financer avec les recettes douanières. Répondant à Dossar qui a posé la question sur le financement du parti Orange, Idi répond, je cite '' nous allons mettre la main sur les recettes douanières qui nous seront remises par notre candidat au poste de gouverneur à ngazidja, en menue temps receveur des douanes, Mouigni Baraka de ntsoudjini, comme sambi et les siens utiliseront l'argent de la citoyenneté économique pour élire ikililou''.

Au rythme où les choses vont, d'ici les élections nous saurons tout sur la gestion chaotique du pays dont sambi était pour quelque chose. De l'autre côté de la capitale, le député Fatah said hausse le ton et accuse publiquement le ministre de la santé sounhadji de malversations fin acières sur les 50 millions de dollars de l'Arabie saoudite destinés à l'hôpital El Marouf. Mais ce que Fatah said n'a pas compris, c'est quand il dit qu'il va saisir Sambi, une naïveté incroyable. Que Fatah se refère de ce dicton anjouanais, '' hujuwa ye moja be moja ka wajuwa'', tout ce que fait sounhadji, sambi le sait, dont peine perdu.

Si le député Fatah a un service à rendre à notre pays, qu'il dévoile les magouilles de sambi et le pays lui rendra hommage. Mais si ce sont des menaces pour pouvoir manger quelque chose, je dirais ce n'est pas la peine de taper les toits.

Ali Mohamed  ridja.centerblog.net

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 > >>