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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

LE GENERAL SALIMOU, CHEF D'ETAT MAJOR DE L'ARMEE, PLACE EN RESIDENCE SURVEILLE

1 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

LE GENERAL SALIMOU, CHEF D'ETAT MAJOR DE L'ARMEE, PLACE EN RESIDENCE SURVEILLE

Le Général Salimou Amiri, chef d'Etat Major de l'armée, placé en résidence surveillé à son domicile administratif, après s'être retranché avec une poignée de ses fidèles à l'école des armées

Le Général Salimou Ahmed Amiri, chef d'Etat Major de l'armée, qui s'était retranché avec une poignée de ses fidèles au siège de l'école des armées, refusant de se soumettre à la décision du juge d'instruction de le placer en résidence surveillé, dans le cadre de l'affaire de l'assassinat du colonel Combo Ayouba, s'est finalement rendu.

Des négociations menées par des militaires de haut rang l'ont persuadé de la nécessité de se plier à la justice en acceptant de passer sa détention, à son domicile administratif, à Moroni coulée.
De source militaire, le Général avec le groupe qui l'entoure, a tenté de pénétrer au sein du camp militaire de Kandani, mais s'est vu refusé l'accès.Il s'est donc replié à l'école nationale des forces armées de la gendarmerie ENFAG). Le gouvernement s'est réuni en conseil extraordinaire au plais de Beit-salam, en l'absence du chef de l'Etat qui se trouve à Anjouan.

Alors que l'option militaire de prise d'assaut avait été envisagée, le ministre de la défense et le ministre de la justice ont tenté une ultime négociation, pour ramener le général à la raison, et éviter ainsi des affrontements préjudiciables au déroulement serein de l'enquête. Dans les heures qui suivent, l'on s'attend au décret le destituant de ses fonctions de chef d'Etat major de l'armée.

Le Général a été entendu par la justice hier matin dans le cadre de l'affaire de l'assassinat du colonel Combo Ayouba. Le juge lui avait signifié son placement en résidence surveillé mais les gardes de corps du Général avaient bloqué l'accès au bureau du juge d'instruction, interdisant les éléments de la gendarmerie dépêchés sur place de l'embarquer.

Devant le palais de justice de Moroni, des militaires avaient quadrillé les lieux pour contenir une foule de curieux qui s'apprêtait à entrer dans l'enceinte. Après deux longues d'attente, un groupe de militaire, a fait irruption au palais de justice de Moroni, pour récupérer le General Salimou Ahmed Amiri et empêcher la justice de le placer en détention, selon les directives du juge d'instruction.

Une ultime négociation entre le chef du cops, le commandant Gamil soilihi Abdallah et les militaires n'a pas abouti. Le chef de corps a vite fait de sécuriser le camp militaire de Kamadani, gérant avec subtilité et promptitude la situation. La foule profitant de l'absence des militaires ont failli foncer dans le bureau du juge d'instruction.

L'on se rappelle que la Général Salmou avait adressé une lettre au ministre de la défense, dénonçant un complot d'assassinant de sa personne, diligentée selon ses termes par le chef de camp du président Sambi, démontrant le malaise qui régnait au sein de l'état-major et le pouvoir exécutif.

Au mois de mai, un accord de "réconciliation" avait été signé par le chef d'état-major de l'AND, le général Salimou Amiri, et le chef du cabinet militaire à la présidence pour "rétablir la sérénité" au sein de l'armée. L'AND compte un peu moins de 2.000 hommes, répartis au sein des Forces comoriennes de défense (FCD, 1.000), la gendarmerie (600), la garde présidentielle (100), les services de santé (60) et les écoles d'instruction.

Ahmed Ali Amir
Al-watwan

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Les dessous d'une destitution

1 Septembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Les dessous d'une destitution


Le chef d'état-major comorien aurait été victime de son galon et de sa grade.Sa promotion au rang de général,la plus haute grade dans l'armée comorienne a fait de lui le premier et l'unique général de l'armée comorienne,ce qui a suscité des jaloux dans les rangs des officiers de la jeune armée.La petite armée comorienne a connu ces derniers mois de gros tiraillements, se traduisant notamment par un malaise croissant entre une partie de l'état-major et le pouvoir exécutif.

Le président Sambi qui a heurté pour la première fois à l'intransigeance des militaires anjouanais , à la tête desquels se trouvait le colonel Mohamed Bacar a payé le prix fort du débarquement militaire à Anjouan avec l'implication du général Salimou Amiri,alors colonel.

Cette fois-ci, la situation se présente autrement.Un peu avant le 26 mai 2010,date butoir du mandat du président Sambi, le général Salimou aurait signifié le président Sambi par le truchement de son Ministre de la Défense,Mohamed Dossar qu'il n'était pas disposé à jouer les prolongations avec Sambi et, a conseillé l'exécutif de rendre le pouvoir à la date indiquée. Ses leçons de démocratie et de gouvernance n'ont certainement pas plu la hiérarchie, ce qui a suscité une vive polémique entre le chef d'état-major d'une part et le directeur de Cabinet chargé de la défense et le chef de Cabinet militaire d'autre part.

Aujourd'hui, la grosse artillerie est montée pour se débarrasser d'un général encombrant d'autant plus qu'un autre officier aurait été formé récemment au Maroc pour succéder au général.L'officier en question, Bastu Ahmed Abdou pourrait dès maintenant être promu lui aussi général et chef d'état-major.

Sur le terrain,le commandant Gamil, un abrouti affairiste de l'AND gesticule et se place en concurrent du chef d'état-major, en l'absence du colonel Bastu qui se trouve à l'abri depuis des semaines en France avec sa famille. Gamil ferme le portail de la caserne de kandaani ,place des militaires partout dans les rues de la capitale et empêche tout contact avec la base militaire de Voidjou où s'est installé le général avec ses proches lieutenants à tel point qu'il a intercepté le lieutenant Dinou, censé ravitaillé le foutour au général et son équipe.

Pour l'heure, une réunion de crise se tient à la présidence de la République où les officiers Ismael Moegni Daho, Djamaladdine Moissuli et Normal Mzé,tous des colonels de l'AND doivent s'y rendre ce soir pour s'entretenir avec le chef de l'Etat.

Pour sa part, Rachad Mshangama,le juge d'instruction qui a reçu l'ordre d'inculper le général serait en cavale.Le fugitif qui était programmé pour voyager demain mercredi en compagnie du président Sambi à la Mecque était bien conditionné pour accomplir sa mission.Sa femme et ses enfants ont déjà bénéficié d'un visa de courtoisie et d'une prise en charge pour s'installer provisoirement en France. Le petit magistrat de Ouéllah qui bénéficie de 30 000 fc par jour en guise de carburant bénéficie aussi d'une ligne de téléphone international,ce que les autres magistrats de son rang et de sa taille n'en ont pas. Les mauvaises langues disent qu'une fois qu'il aura fini sa mission, il finira comme le petit Djounaid et Azad Mzé qui ont fini dans les oubliettes comme des lingettes.

Le général Salimou Amiri s'est rendu aujourd'hui, dans la matinée au tribunal de Moroni pour y être entendu par ce juge en charge de l'enquête sur le meurtre du colonel Ayouba Combo, assassiné mi-juin par des inconnus à son domicile de Moroni, a refusé son inculpation et son arrestation.

Soutenu par ses gardes du corps et une bataillon de l'armée qui se sont opposés physiquement à son arrestation, dans un face-à-face tendu avec des gendarmes déployés par Gamil et Halidy Charif,le général Salimou a ensuite quitté les lieux et s'est rendu à la base militaire de Voidjou où se trouve également, l'Ecole nationale des forces armées et de la gendarmerie (ENFAG), sur la route de l'aéroport. Le général aurait déclaré à l'AFP, je cite :"J'observe la situation", alors qu'il se trouvait en fin d'après-midi dans cette école.

L'assassinat du colonel Combo, et la destitution du général Salimou interviennent dans un contexte de vive tension politique aux Comores, après la prolongation contestée au-delà du 26 mai dernier du mandat du président Ahmed Abdallah Sambi .

Déjà, des diplomates en poste à Moroni voient en cette épisode des manœuvres du régime pour repousser les échéances électorales et se maintenir davantage au pouvoir.
SOURCE   :   IANJOUANPRESID
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Comores: le chef d'état-major refuse son inculpation, se réfugie dans une école militaire

31 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

Comores: le chef d'état-major refuse son inculpation, se réfugie dans une école militaire

Le chef d'état-major refuse son inculpation, se réfugie dans une école militaire


MORONI - Le chef d'état-major de l'armée comorienne a refusé mardi son inculpation et a trouvé refuge dans une école militaire, à l'issue de son audition à Moroni par un juge dans le cadre d'une enquête sur le meurtre d'un haut gradé de l'armée, a-t-on appris de sources concordantes.

Le général Salimou Amiri s'est rendu mardi matin au tribunal de Moroni pour y être entendu par le juge en charge de l'enquête sur le meurtre du colonel Ayouba Combo, assassiné mi-juin par des inconnus à son domicile de Moroni, a constaté le correspondant de l'AFP.

A l'issue de cette audition d'environ trois heures, le juge Rashad Shangama a signifié au général Salimou son inculpation et son arrestation, que ce dernier a refusé.

"Je suis allé de bonne foi et par respect dans le bureau du juge qui m'avait convoqué", a expliqué le chef d'état-major, interrogé au téléphone par l'AFP.

"C'est lui qui aurait dû venir dans mon bureau. Et ce n'est pas à lui seul de décider de mon inculpation", a estimé le général Salimou.

Les gardes du corps de l'officier supérieur se sont alors opposés physiquement à son arrestation, dans un face-à-face tendu avec des gendarmes, a-t-on constaté.

Le général Salimou a ensuite quitté les lieux et s'est rendu à la caserne de Kandani, quartier général de l'armé en périphérie de la capitale, où il a trouvé porte close, a expliqué un membre de son entourage.

Il a ensuite trouvé refuge à l'Ecole nationale des forces armées et de la gendarmerie (ENFAG), sur la route de l'aéroport. "J'observe la situation", a-t-il simplement déclaré à l'AFP, alors qu'il se trouvait en fin d'après-midi dans cette école.

Suite à ces événements, un conseil de crise se tenait à la présidence, selon une source gouvernementale qui a requis l'anonymat.

Des militaires ont été également déployés dans les rues de la capitale Moroni, selon des habitants contactés par l'AFP.

L'assassinat du colonel Combo, l'un des plus hauts gradés de l'Armée nationale de développement (AND), était intervenu dans un contexte de vive tension politique aux Comores, après la prolongation contestée au-delà du 26 mai dernier du mandat du président Ahmed Abdallah Sambi.

Les parties comoriennes ont signé fin juin un accord sur le calendrier électoral, élaboré par l'Union africaine (UA) et prévoyant la tenue d'une élection présidentielle en novembre 2010.

La petite armée comorienne a connu ces derniers mois de gros tiraillements, se traduisant notamment par un malaise croissant entre une partie de l'état-major et le pouvoir exécutif.

Mi-mai, un accord de "réconciliation" avait été signé pour "rétablir la sérénité" au sein de l'AND, qui compte un peu moins de 2.000 hommes.

Petit archipel pauvre de l'océan Indien, les Comores ont connu depuis l'indépendance une vingtaine de coups d'État ou tentatives supposées, menées notamment par le mercenaire Bob Denard.

(©AFP / 31 août 2010 18h50)
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Idriss Ben Saïd Ahamada : « la démission du gouverneur Mohamed Ali Saïd n'engage pas la Ceni... »

31 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

Idriss Ben Saïd Ahamada : « la démission du gouverneur Mohamed Ali Saïd n’engage pas la Ceni… »

La réaction de la CENI ne s'est pas fait attendre après l'annonce de la démission de Mohamed Ali Saïd, gouverneur de Mohéli et candidat à sa propre succession à la tête de cette île autonome. L'organe en charge des élections déclare que cette initiative qui « ne se justifie pas sur le plan légal et juridique » ne « l'engage » pas.

« La CENI n'a aucune responsabilité sur la démission du gouverneur Mohamed Ali Saïd », a réagi samedi dernier, Idriss Ben Saïd Ahamada, le secrétaire rapporteur de la CENI, en réponse à une information qui aurait été diffusée à la radio nationale indiquant que le gouverneur de Mohéli a démissionné à la demande de cet organe en charge de l'organisation et du contrôle des élections. « Nous portons un démenti catégorique à cette information », insiste ce responsable ajoutant que cette « démission ne se justifie pas sur le plan légal et juridique ».

Voici ce qu'en disent les textes. A l'article 4 alinéa 1 de l'ordonnance n°09-005/PR portant modification de la loi n°07-001/AU, relative à la loi électorale, on lit : « ne peuvent faire acte de candidature sous peine de renonciation à leur fonction, à compter de la date de convocation du corps électoral, le président de l'Union ou d'une île, les Vice-présidents, le président de l'Assemblée, le membre du gouvernement ». Dans l'alinéa 2 du même article il est souligné également que « cette renonciation doit faire l'objet d'un engagement dûment signé par l'intéressé et joint à son dossier de candidature ».

Toutefois, l'arrêt n°007-007/CC de la cour constitutionnelle rendu en mars 2007 et annexé sur cette loi électorale proclame dans son article 3 que « les dispositions de l'article 4 alinéa 1 et 2, 114 alinéa 1 de la loi électorale sont contraires à la constitution de l'Union des Comores et ne peuvent être mise en application ». Ainsi, les autorités visées par ces deux dispositions ne sont pas soumises à l'exigence de renonciation à leur fonction si elles veulent se porter candidats.

Le chef de l'exécutif de Mohéli pourrait, s'il le veut bien, se remettre en selle malgré cette démission et continuer à faire campagne pour sa réélection. Par contre, d'autres dispositions de l'article 4 de la loi électorale qui ne sont pas annulées par la haute juridiction, elles restent donc valables, citent une liste de personnalités qui « ne peuvent faire acte de candidature à moins qu'ils soient hors de leur fonction depuis au moins cinq ans », notamment les militaires, les magistrats, les membres de la force intérieure et « depuis au moins trois ans » pour les directeurs généraux de société d'Etat, le trésorier payeur général, le directeur des impôts et les receveurs principaux.

Faïssoili Abdou
Publié par: HZK-Presse: 30/08/2010
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Les précampagnes s'intensifient à Mohéli

31 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

Les précampagnes s’intensifient à Mohéli

Quelques heures seulement après la signature par le chef de l'Etat, du décret convoquant le collège électoral, les candidats à la magistrature suprême ont apparemment reçu un ravitaillement en énergie pour continuer leur précampagne avec vigueur. Vendredi dernier l'ancien président de l'assemblée et candidat potentiel à la course des présidentielles, a envahi le coté Ouest de l'ile dans la région de Msoutrouni.(Photo candidat Bounou à Hoani)

Des jeunes hommes et femmes dévoués pour la candidature de Dhoifir, en cortège de voitures n'ont pas lâché d'une semelle l'ancien président de l'assemblée. A Ngamaroumbo, Badjanani et Ngambo dans la localité de Hoani, le future candidat brossait un peu sur ses intentions pour les Comores et Mohéli en particulier « j'estime que je suis l'un de ceux qui pourront changer les choses dans ce pays » fut le leitmotive de celui qui est considéré dans les deux autres iles comme étant le seul et unique capable de faire face au baobab.

Les négociations en vue de réduire le nombre des candidats de l'opposition ont échoué. Mohamed Assanaly qui devait s'entendre avec Dr Abdoulhakim sous la présence de Soidri Salim n'y sont pas parvenus. Abdou Djabir et Said Dhoifir Bounou, ont été clairs qu'ils n'arriveront pas à trouver un consensus pour une candidature unique. Quant à Bienrif Tarmidi, il a montré une volonté de s'entendre avec Bolero mais dans quel sens ? Rien n'est clair. Fazul fait cavalier seul, on dit qu'il compte trop sur le soutien de Mohamed Ali Said. Ce dernier a écourté son séjour de Mayotte où il s'était rendu en voyage privé mardi, pour revenir hâtivement jeudi à bord d'un vol privé, pour déposer sa démission dit-on. Il a déjà dissout son gouvernement dès le mercredi et la nouvelle équipe était attendue ce week-end.

Mouayad Salim
Publié par: HZK-Presse: 30/08/2010
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Le Club de Paris et l'Union des Comores concluent un accord de restructuration de dette au titre de l'initiative renforcée pour les pays pauvres très endettés

31 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

Le Club de Paris et l’Union des Comores concluent un accord de restructuration de dette au titre de l’initiative renforcée pour les pays pauvres très endettésLe Club de Paris et l'Union des Comores concluent un accord de restructuration de dette au titre de l'initiative renforcée pour les pays pauvres très endettés

Les créanciers du Club de Paris et le Gouvernement de l'Union des Comores sont convenus le 13 août 2010 d'un accord de restructuration de la dette publique extérieure de ce pays, celui-ci ayant franchi le Point de Décision de l'initiative renforcée en faveur des pays pauvres très endettés les 21 et 29 juin 2010.

Cet accord a été conclu selon les termes dits “de Cologne” élaborés par les créanciers du Club de Paris en vue de la mise en œuvre de l'effort intérimaire de l'initiative PPTE.

Comme prévu par l'accord conclu en novembre 2009, le service de la dette de l'Union des Comores se verra appliquée une réduction supplémentaire automatique de 50% à compter de la date du Point de Décision.

Plusieurs créanciers entendent accorder à l'Union des Comores à titre bilatéral des allégements de dette additionnels au-delà des termes définis dans l'accord du Club de Paris.

L'Union des Comores s'est engagée à affecter les sommes auxquelles les créanciers du Club de Paris ont renoncé aux objectifs prioritaires identifiés dans le cadre de son document stratégique de réduction de la pauvreté. Elle s'est également engagée à rechercher un traitement comparable de la part de ses créanciers non membres du Club de Paris.

Les créanciers du Club de Paris se sont engagés à accorder la part restante de l'allégement de dette prévu dans le cadre de l'initiative PPTE renforcée dès que l'Union des Comores aura atteint son Point d'Achèvement.

Notes de contexte

1. Le Club de Paris s'est réuni pour la première fois en 1956. Il s'agit d'un groupe informel de gouvernements créanciers des pays industrialisés. Il se réunit mensuellement à Paris avec des pays débiteurs afin de convenir avec eux d'une restructuration de leur dette.

2. Les membres du Club de Paris qui ont participé au réaménagement de la dette de l'Union des Comores étaient les représentants des Gouvernements de l'Allemagne, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l'Italie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni.

Notes techniques

1. L'arrangement au titre de la Facilité de Crédit Elargie conclue par l'Union des Comores avec le Fonds Monétaire International a été approuvé par le Conseil d'Administration du Fonds le 21 septembre 2009.

2. Le stock total de la dette publique de l'Union des Comores est estimé à environ 254 millions de dollars en 2009 (source : rapports FMI et Banque Mondiale). Le stock de la dette due aux créanciers du Club de Paris est estimé au 1er août 2009 à 16 millions de dollars.

3. Selon les termes de Cologne, les prêts consentis aux conditions de l'Aide Publique au Développement avant la date butoir sont rééchelonnés sur 40 ans dont 16 ans de grâce à un taux d'intérêt au moins aussi favorable que le taux concessionnel de ces prêts. Les dettes commerciales pré date butoir sont annulées à 90%, le solde étant rééchelonné sur 23 ans dont 6 ans de grâce.

SOURCE
Club de Paris
PARIS, France, 30 août 2010/African Press Organization (APO) par SOS Democratie Comores 
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Comores: Mouigni Baraka ne peut pas être candidat.

31 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

AVANT CAMPAGNE ELECTORALE : MWINGNI BARAKA SEDUIT LE SUD DE LA FRANCE L'ordonnance et le décret de Sambi ont éclipsé la candidature de Mouigni  Baraka de  l'ORANGE 


*Le tandem Kiki directeur général des douanes  et Mouigni Baraka receveur des douanes au port de Moroni, veulent être tranquilles après le départ de Sambi. Pour cela, ensemble, avec Idi Nadhoim, ils décident de déclarer Mouigni Baraka candidat au poste de Gouverneur de Ngazidja.

C'est ainsi qu'avec des sommes collossales, ils arrivent en France pour faire campagne.
Toutefois, pendant qu'ils sont en France, Sambi publie l'ordonnance des dispositions transitoires du code électoral afin de permettre l'organisation des élections harmonisées du Présidentdu Président de l'Union et des Gouverneurs.

Sambi décide de suivre les recommandations du Comité de suivi de l'accord pour la gestion de la période intérimaire selon lesquelles la loi électorale ne doit pas subir des modifications profondes afin de préserver les mêmes chances pour tout le monde.
ORANGE visitant la France n'a pas su que Mouigni Baraka, receveur central des douanes au port de Moroni jusqu'à très récemment, ne peut pas se présenter selon les dispositions de l'alinéa 3 de l'article 4 de la loi électorale de l'Union des Comores qui stipule: "De même, ne peuvent faire acte de candidature, à moins qu'ils ne soient hors de leur fonction depuis au moins cinq (5) ans:
- Les militaires
- Les magistrats
- Les membres des forces de la sécurité intérieure.

ET DEPUIS AU MOINS TROIS (3) ANS:
- Les directeurs généraux des sociétés d'Etat;
- Le Trésorier-payeur général;
- Le directeur des impôts;
- LES RECEVEURS PRINCIPAUX."

Ainsi, en sigant son ordonnance, Sambi a viré Mouigni, Idi et kiki de la République!
 
source : ianjouanpresid  par   dafinemkomori
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Boléro se déclare candidat aux primaires

31 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

Boléro se déclare candidat aux primaires






A quelques jours du dépôt des candidatures aux primaires dans le cadre des prochaines élections présidentielles aux Comores,Ianjouanpresid a contacté l'ancien Premier ministre,M.Hamada Madi Boléro qui lui a accordé une interview exclusive au sujet des élections.

M.Boléro, juriste de formation,enseignant,ancien conseiller juridique à l'Assemblée Fédérale, ancien directeur général de l'ORTC, ancien Ministre de la Défense,ancien directeur de Cabinet à la Présidence de la République,ancien Premier Ministre, ancien chef de l'Etat par intérim, un des artisans de la réconciliation nationale aborde la question des élections avec sérénité et optimisme. Nous vous proposons ici l'intégralité de l'interview




Ianjouanprésid:
Des sources dignes de foi laissent entendre que vous êtes candidat à la présidence de l'Union des Comores, est-ce vrai ?

Boléro :La Constitution de l'Union des Comores adoptée par référendum, le 23 décembre 2001 et, modifiée en mai 2009, a justement cette particularité : celle de donner seulement à la Cour Constitutionnelle de l'Union des Comores, le droit de déclarer qui est candidat à la présidence de l'Union. C'est une particularité comorienne. L'on ne peut qu'être candidat aux primaires pour la présidence de la République dans une de nos îles. Ainsi, après avoir longuement mûri ma réflexion et après une concertation avec mes amis et ma famille politique, j'ai décidé de me porter candidat aux primaires qui se tiendront à Mwali le 7 novembre prochain.

Ianjouan : Pourquoi une longue réflexion et pourquoi enfin ? S'agit-il d'une délicate décision ?

Boléro:D'abord, la fonction de Chef d'Etat ne peut être sectaire, clanique ou familiale. Au contraire, c'est une noble mission qui consiste à incarner l'Unité nationale et la Nation elle-même. Celui qui a le devoir de l'assumer doit avoir une vision, la plus large possible, pour permettre une adhésion plus ou moins complète et conséquente des citoyens sur toute action gouvernementale, sensée aider la population à atteindre les objectifs qu'elle se serait fixés. C'est une lourde responsabilité qui nécessite une longue réflexion.

Aussi, j'ai toujours affirmé que j'étais candidat à la candidature puisque j'appartiens à un parti politique, la CRC, à une mouvance majoritaire dans l'Ile Autonome de Mwali, le UMA et à une grande famille politique, celle qui constitue l'Opposition Nationale, autrement dit, la Convergence pour Mai 2010. Ainsi, lorsqu'il s'agit de la destinée de toute une nation et surtout quand on est si bien loti, on ne prend pas de risques de jouer cavalier seul mais plutôt de se faire entourer par toutes les bonnes volontés, de pouvoir rassembler et gérer les susceptibilités des uns et les doutes des autres car être candidat aux primaires, ce n'est pas pour figurer, témoigner ou négocier. Il fallait s'y préparer humainement, politiquement et matériellement. A l'heure qu'il est, me semble- t-il, je peux confirmer que je serai candidat aux primaires de Mwali.


Ianjouan : Dans une interview accordée à la Gazette des Comores, l'ancien Premier ministre,Bianrifi Tarmidhi, appelle à moins de candidatures dans les rangs de l'opposition et, appelle à la vigilance, qu'en pensez-vous ?

Boléro : C'est tout à fait normal. C'est une logique imparable si nous voulons nous rapprocher de la victoire finale. M. Bianrifi comme l'ensemble des futurs candidats aux primaires de Mwali le pensent très sérieusement et je partage cette conviction. Il faut éviter la dispersion et la multitude des candidatures et surtout il faut rassembler pour donner de la force aux candidats de l'alternance. Maintenant comment procéder? En définir des critères par rapport aux adversaires ? Tenir compte des régions de l'Ile ? Mettre en valeur les acquis et les atouts de chaque candidat ? Mesurer le degré d'engagement de chacun de nous dans le combat que nous avons mené inlassablement pour défendre l'alternance politique dans le pays ?

Ianjouan
: M.Houmed M'saidié, secrétaire général de la CRC dont vous êtes membre et, porte parole de la Convergence, reste optimiste et parle de trois à quatre candidatures dans les rangs de l'opposition ; partagez- vous la même conviction ?

Boléro : Là, il y a une réalité : puisque ce sont les trois qui arriveront en tête qui seront déclarés par la Cour Constitutionnelle comme candidats à la Présidence de l'Union, il est par conséquent mathématiquement obligatoire que l'Opposition en présente au moins trois. Alors quatre candidats permettraient à ceux qui pratiquent la probabilité de moins se tromper. Ainsi, pas seulement parce que M. M'saidié est une personnalité politique très proche de moi, mais tout simplement parce que ce qu'il a dit est tout à fait logique et rationnel.

Ianjouan : Avec la récente crise à Mohéli, pensez-vous que M. Ikililou a une chance de gagner les prochaines élections ?

Boléro: Vous conviendrez avec moi que n'étant ni du parti « Orange », ni « Baobab », il ne m'appartient pas de porter un jugement aux autres, d'autant que tout ceci pourrait être subjectif.

Tout ce que je sais, c'est que M. Ikililou, après avoir assumé les fonctions de Vice-président au côté du Président intérimaire Sambi, il est à même de prétendre continuer la politique que Sambi a menée depuis plus de quatre ans. Il l'a certainement approuvée, soutenue, portée et, à ma connaissance, il n'a jamais exprimé, du moins publiquement, une critique. Et dans ce cas précis, si les Comoriens jugent cette politique meilleure, si les Mwaliens la jugent bénéfique, impartiale et surtout pensent qu'elle n'aurait pas lésé les intérêts de Mwali, alors la population de Mwali le choisira massivement.

Côté personne, nous nous connaissons pour avoir surtout été mon directeur de campagne en 2004, nous nous sommes côtoyés et je lui souhaite bonne chance.

Ianjouan :Mme Sitti Kassim a déclaré que M. Mohamed Larif Oukacha n'a jamais fait partie de la mouvance présidentielle et que sa candidature ne fait pas peur, que répondez-vous ?

Boléro: Je suis perplexe encore une fois parce que cela ne m'intéresse pas à juste titre d'ailleurs. Posez plutôt la question à ceux qui sont autour du candidat en question. Néanmoins, je n'ai jamais su qu'au moins un gouvernement de Sambi aurait intégré des hommes et des femmes d'ailleurs que de la mouvance présidentielle. Il y a, certainement, des sensibilités au sein de cette mouvance et, M. Oukacha, pour moi, en fait partie. Ce qui est sûr, après avoir été plusieurs fois Ministre et député, je ne vois en quoi l'on pourrait s'imaginer qu'Oukacha s'efface purement et simplement. Maintenant et encore une fois, aux électeurs d'en décider. De mon côté, je leur rassure qu'ils ont le droit de décider pour leur pays et ils vont devoir faire leur choix en toute indépendance.

Ianjouan : Très brièvement, pouvez-vous nous dire les grandes lignes de votre programme ?

Boléro : En politique, l'offre compte beaucoup. Les Comoriens attendent beaucoup de nous par rapport aux maux qui rongent notre société. Notre pays a traversé une crise d'identité qui a failli faire éclater la nation comorienne. Alors, mon programme qui est celui de ma famille politique s'articule autour de trois axes qui s'inspirent du DSRP et des Objectifs du Millénaire pour le Développement. C'est la réconciliation nationale, le bien être et la diplomatie. Dans un premier temps, il faudra réussir véritablement et sans tricherie cette réconciliation nationale. La Réconciliation Nationale scellée par l'Accord-cadre de Fomboni du 17 février 2001, devrait être consolidée pour constituer le ciment devant supporter tous les cyclones politico-institutionnels et socio-économiques qui secouent notre pays d'une manière cyclique depuis l'indépendance. Elle permettra de retrouver la paix civile, la concorde nationale, la sécurité des personnes et des biens et d'amorcer son développement multisectoriel d'une façon autonome avec le concours de son intelligentsia. Celle-ci passe nécessairement par une très large concertation nationale de tous les acteurs politiques et de la société civile dans une démarche inclusive.

Pour ce faire, il faudra oser crever l'abcès : Pourquoi devons-nous rester indifférents de ce qui se passe à Anjouan ? Pourquoi faut-t-il à chaque changement de régime, qu'il y ait des Comoriens d'Anjouan qui soient persécutés, chassés de leur île ? Nous allons aider au retour des Comoriens d'Anjouan pour faire la paix à Anjouan. « Ils auraient commis des délits, des crimes », me dira-t-on ! Mais très bien, prouvons-le et laissons la justice faire son travail en toute indépendance pour parvenir à une réconciliation des cœurs entre nous Comoriens.

Ensuite, le bien être. En effet, au lieu de parler de développement classique, nous allons introduire une autre formule qui pourrait choquer : le bien être. Il ne servira à rien de faire une politique basée sur des investissements si au même moment l'on ne distribue pas les richesses. Il faudra créer des riches, ce qui permettra d'apporter un souffle à l'Etat. Ceci passera par des impôts d'une part et d'élargissement de l'assiette fiscale. En permettant aux jeunes comoriens de se prendre en main par l'octroi des prêts à taux zéro et d'impôts stables minimes qui permettent juste le contrôle de leurs activités, nous allons créer des jeunes riches qui changeront notre façon de vivre. Les petites et moyennes unités privées bénéficieront des conditions leur permettant de se préparer à l'ouverture du pays dans le cadre de l'intégration économique régionale.

Enfin c'est la politique étrangère qui retient notre attention. Ne nous voilons pas la face. L'image de notre pays est ternie. Il faut la soigner pour que le pays redevienne fréquentable et pour qu'il puisse reconquérir sa place dans le concert des nations. Nous allons mettre fin à l'amateurisme qui constitue, aujourd'hui, la base de notre diplomatie. La diplomatie doit être au service du développement.

Nous devons cesser enfin de faire de nos relations avec l'ancienne puissance coloniale un baromètre pour mesurer notre patriotisme. Des relations complètement décomplexées qui permettent le débat mais surtout sa conclusion pour aller de l'avant. Notre appartenance au monde arabe doit constituer une fierté et non une quelconque « réussite ». Nous en faisons partie, nous devons l'être comme tous les autres Etats arabes. Nous devons entretenir des relations privilégiées et soutenues avec certains partenaires dont la République populaire de Chine et les Etats-Unis d'Amérique et, ouvrir le pays à une coopération économique avec les pays émergents de l'hémisphère sud. Dans cette perspective, il faut mettre la diaspora comorienne de France, de l'Europe du Nord, de la Grande-Bretagne et du Moyen Orient au centre de cette nouvelle dynamique.

Pour nous,il faut rompre avec les pratiques de la présidence de Sambi ,une présidence de théorie,d'excès,basée sur le sectarisme pour instaurer une présidence de sérieux,de compétence, d'expérience et d'actions qui préservera les valeurs de la République. Ainsi, ce ne sera pas le changement puisqu'il n'y a eu rien pour changer, mais plutôt la nouveauté.  IANJOUANPRESID
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Réponse du MCJP à l'ex-président Azali Assoumani

30 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

Réponse du MCJP à l'ex-président Azali Assoumani

UNION DES COMORES
Unité –Solidarité –Développement
Mouvement des Citoyens pour la Justice et le Progrès
(MCJP)
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Cellule de Communication


Sambi-Azali : performances et contre-performances

Tout récemment, le Colonel-Ex-Président Azali a jugé bon de sortir du bois, par médias interposés, devant lesquels il s'est évertué à démontrer ce qu'il considère comme « un échec sur toute la ligne » de son successeur. Cela ne mériterait point de commentaires, tant l'homme s'est montré égal à lui-même, imbu de sa personne jusqu'à la lie, encore incapable de digérer le rejet dont sa politique a fait l'objet de la part de la population.

A cet égard, une mise au point du député et ancien Ministre Mohamed Ali Soilihi, dans sa dernière interview à Albalad, est plus que claire.

Mais devant cette difficulté du soit disons « Mzée autoproclamé », à reconnaître ce qui est réalisé sans lui, il tente aujourd'hui de troubler les esprits de la population comorienne qui a déjà tourné la page en reléguant son pouvoir aux oubliettes.

Chassez de votre tête mon Colonel, le mauvais esprit qui vous hante et vous empêche de regarder la réalité en face.

- Malgré les sept ans de complicité avec vos alter-égo, Abeid et Bacar, vous n'avez osé vous rendre à Anjouan qu'en rasant les murs et à titre de Simple Citoyen alors que vous étiez encore le Colonel Président des Comores. Or en deux ans, l'homme au kiemba a balayé le pouvoir séparatiste sans verser une goutte de sang, alors qu'on nous promettait des hécatombes.

- Pendant vos 7 ans, votre « libéralisme» qui a prétendu honorer le paiement des dettes extérieures, s'est heurté aux instances décisionnelles de la communauté financière internationale. Et pourtant, en trois ans, « l'extrémisme sambiste » a su lever la lourde hypothèque des arriérés de la BAD, des Fonds Koweitiens et Saoudiens, de la BADEA et de la BID. Plus que cela, il a fait valider le DSRP et négocier un programme avec le FMI et la BM, jusqu'au point de décision de l'IPPTE avec le concours du Club de Paris.

- Pendant 7 ans mon Colonel, vous avez adopté le silence au sujet de Maoré, jusqu'à refuser même la guerre de salive. Vous avez échangé cette épineuse question de toute délibération internationale pour mieux conserver votre pouvoir. Or, nul dans le monde n'ignore la volonté du Président Sambi de maintenir la revendication à sa hauteur, intégrant dans les négociations problématiques, à la fois, le dialogue avec GTHN, en avançant la noble proposition et novatrice, celle d'un Etat, deux administrations, et un retour du dossier devant la principale agora : les Nations Unies.

On pourrait donc multiplier les exemples de performances et de contre-performances, sans oublier le succès diplomatique ayant permis la visite historique d'un Emir, de plusieurs Chefs d'Etat et de Gouvernement. Cette performance nous a permis de bénéficier le versement en une fois, de six mois d'arriérés de salaires, ainsi que l'épurement de la totalité de la dette de l'Etat envers les retraités (les Maltraités à votre époque).

Cela s'appelle nationalisme et non ce que vous avez fait lors de la finale du tournoi de la concorde qui a mis aux prises Volcan Club et FCM de mahorais au stade de Zikumbini d'Iconi où les jeunes, malgré votre refus catégorique, ont tout de même chanté et honoré l'hymne national comorien pendant que vous aviez volontairement choisi de vous enfoncer dans votre fauteuil à côté de l'ambassadeur de France qui ne pouvait que vous imiter bien évidement. Au vu de cela, vous avez raison de dire que personne n'est mieux placé que vous en tant que militaire, de savoir la signification d'un hymne national.

Vous avez dit échec ? Bien sûr que sur le tableau de la planète Sambi, tout n'est pas au beau fixe et, il est le premier à exprimer sa déception aux cadres du pays, tant en ce qui concerne la gestion des maigres ressources de l'Etat, que de la justice et de projets non aboutis.

Mon Colonel, quelles seraient les raisons qui vous pousseraient aujourd'hui à souhaiter la dépossession du dossier Combo à la police nationale et pour quelles fins souhaiteriez vous que la France participe aussi à l'enquête ? La police fait un bon travail et nous ressentons déjà les résultats.

Il existe évidemment des aspects où le parallèle est plus que clair entre les deux pouvoirs :
Le régime Sambi a mis fin à la gabegie observée tout au long du régime précédent aux hydrocarbures comme également aux fréquentes ruptures à l'origine des journées d'émeutes et des tirs à balles réelles sur les manifestants pendant que les militaires prétendaient ne pas disposer de moyens adéquats pour maintenir l'ordre. Aujourd'hui la page est tournée et la société est en voie d'assainissement et d'ouverture du capital.

La Mamwé a aussi mis fin aux délestages qui ont toujours perturbés le jeûne du mois de ramadan et hypothéqués le développement économique du pays. Aujourd'hui avec l'arrivée des nouvelles centrales électriques, le renouvellement du réseau d'adduction d'eaux encours, l'extension de l'électrification rurale et l'approvisionnement permanent en fuel, les investisseurs, la diaspora comme l'ensemble de la population commencent à refaire confiance à cette société que le Président Sambi a héritée dans un piteux état.

Si la parole est d'argent, le silence est d'or et notre Ex-Chef d'Etat ne devrait pas l'oublier.

En somme on est tout simplement tenté de rappeler à notre colonel que, des fois, on rate une bonne occasion de se taire, surtout si l'on n'a guère pris le soin de commencer par balayer devant sa propre porte.

Moroni, le 28 Août 2010
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Comores: Bilan des 4 années Sambi - Suite II

30 Août 2010 , Rédigé par aimons les comores

Et si l'on faisait réellement le bilan du président Sambi ! (Suite) Et si l'on faisait réellement le bilan du président Sambi!


II Bilan social

Sambi a été élu grâce à son programme social fondé sur «des promesses sans suites ». Au regard de son programme populiste sans aucun fondement eu égard aux réalités économiques et sociales du pays, tout observateur averti pressentait du mensonge populiste. Et pourtant, ce programme semblait obtenir l'adhésion d'une grande partie du peuple comorien et s'était articulé autour de trois grands projets à savoir : l'amélioration de l'habitat, la moralisation de la justice (indépendante, impartiale et pour tous) et la lutte contre le chômage, la précarité et la vie chère.

A quelques mois de la fin de son mandat le constat est accablant et sans appel : le programme social de Sambi n'a poussé d'un iota. Aucune réalisation, encore moins une initiation. Et le comble c'est que non seulement les secteurs de concentrations qu'il a lui-même choisis n'ont connu aucune évolution mais aussi aucun des autres secteurs sociaux n'a fait l'objet d'une attention de la part de Sambi. Et il continue encore à embaumer le peuple avec ses promesses irréalisables et ses lots de cauchemars.

2 - 1 Sur le plan des infrastructures socio-économiques (eau, électricité, routes)
2.1.1 Electricité :

- Sambi a hérité d'un pays électrifié. En 2ans, à sa prise de fonction, Mamwé avait tourné la page noire des délestages deux ans auparavant. Le Président Sambi a fait marche arrière en renouant le pays avec le noir. Malgré les jurements sans cesse de Sambi, et les appuis des partenaires, le pays tout entier a vécu dans l'obscurité pendant plus de trois ans sous Sambi. La situation a été pire et insupportable durant les périodes très sensibles, comme les mois de « ramadan » et les périodes de mariages.

La mission du FMI de septembre 2009 a qualifié cette « crise énergétique » de très grave aux conséquences socio-éconmiques lourdes. Et pourtant, il n'était question que de réviser les moteurs de la nouvelle centrale léguée par l'ancien régime. Où est donc passé l'argent de l'Etat ? surtout que les fonctionnaires accusent plus de dix mois d'arriérés. Où est passé l'argent des donateurs ? et les grands projets pharaoniques tant vantés par Sambi ? incroyable et honteux, que durant plus de trois ans un pouvoir n'arrive pas à fournir de l'électricité à son peuple ne serait-ce que partiellement ou temporairement. Pourquoi alors solliciter le suffrage du peuple?

- L'absence d'électricité a eu des conséquences fatales et cruelles sur tous les plans : économique, santé, hygiénique, administrative, etc. bref la paralysie absolue de tout le pays. Sambi et ses acolytes sont restés impassibles devant l'ampleur de la crise qu'ils ont eux-mêmes engendrée.

- Des sommes faramineuses ont été dépensées inutilement, pour organiser des séminaires, enivrer le peuple et le nourrir encore de faux projets chimériques et irréalistes tel la géothermie, au lieu simplement d'acheter les pièces nécessaires à la révision des moteurs. Quel mauvais sens de la gestion ?

- Lorsque le gouvernement chinois a signifié à Sambi sa disponibilité à construire une centrale électrique pour assurer la régularité de la fourniture en électricité au niveau de la capitale et des ses zones environnantes, Sambi a exigé que le même projet soit réalisé à Anjouan et à partir des mêmes fonds. Résultat: aucun projet n'aura lieu.

- Sambi a toujours refusé obstinément de voir le côté technique de la problématique et a continué à placer à la tête de la société d'électricité et de l'eau (mamwé) des personnes aux profils inférieurs à la dimension de la problématique. Résultat : la société s'est enfoncée à jamais.

- Finalement durant tout le mandat de Sambi, aucune politique énergétique, aucun projet digne de ce nom, aucun investissement conséquent sur le secteur n'ont été réalisés et pourtant il existe bien avant Sambi, un fonds de l'eau et de l'électricité dont, outre les fonds des donateurs, des mécanismes d'alimentation sont bien définies. Sambi n'avait-il pas compris ces mécanismes ? c'est bien possible.

A quelques mois de la fin de son mandat, en août 2009, le gouvernement Sambi venait de prendre la décision d'installer de manière palliative, une mini centrale électrique dans l'ancien aérodrome de Moroni, à quelques pas du bord de la mer, donc au grand dam de l'environnement. La centrale devait être constituée par des groupes loués à Mayotte, une façon de déplacer le problème et de sauver la face car de toutes les façons tout le monde sait que cette solution n'est pas du tout durable.

D'ailleurs la dite centrale n'a apparemment fonctionné normalement que durant le mois de ramadan, mais après les délestages et les ruptures sont devenus monnaies courantes. Des zones entières peuvent être délestées pendant plus de 12heures et le rythme ne fait que s'accentuer. Des sources de techniciens, il semble que les moteurs choisis ne sont pas adaptés car manque de puissance. Autrement dit Sambi a été incapable de trouver des solutions durables au problème d'électricité qui frappe le pays durant tout son mandat. Il part bientôt à la retraite, laissant entier le problème mais avec des rafistolages.

2.1.2 L'eau :

- Le problème de l'eau qui était sur le point d'être résolu s'est beaucoup aggravé avec le régime de Sambi. Il convient de rappeler que durant tout le mandat de Sambi, toute la population a souffert d'un manque cruel d'eau. La situation était pire pour les zones ou régions où des adductions d'eau existent, car ces régions ont été privées d'eau pendant de très longues périodes avec les conséquences connues sur la santé des populations. Tout le monde se rappelle la recrudescence dangereuse du choléra pendant les deux premières années de règne de Sambi à cause du manque d'eau surtout et les ravages qui en ont découlé sur la vie des populations.

- Au niveau de Moroni, la situation était indicible et elle l'est encore à présent. De nombreux quartiers entiers sont privés d'eau pendant plus d'un an, voire même deux ans. Et il n'est pas rare d'y assister à des scènes comparables à celles des zones de sahel, tels des files de gens parcourant des distances assez longues, ustensiles sur têtes, à la recherche de quelques litres d'eau dans de quartiers très éloignés. Une véritable marche à rebours pour le pays.

- Le réseau d'adduction d'eau de la capitale, complètement vétuste n'a jamais fait l'objet d'aucune étude ou plan d'investissement.

- Pire encore, le projet de réhabilitation du réseau d'adduction d'eau de la capitale dont les équipements sont remis officiellement par les chinois est renvoyé aux calendes grecques. Pour évacuer le problème et trouver une échappatoire, Sambi avait organisé un semblant de quête pour la collecte des fonds nécessaires à la réalisation du projet et dans laquelle il a lui-même donné un million de francs comoriens. La démarche, inconsistante et improductive, n'a jamais été suivie d'effet. Finalement le projet est resté sans suite depuis plus d'un an et ne sera jamais réalisé. La capitale est toujours restée sans eau et Sambi est toujours insensible.

- A Anjouan c'est aussi le calvaire dans beaucoup de régions même si on a l'habitude de croire que l'eau y est abondante. La plupart des sources tarissent, les installations sont vétustes et des populations entières de zones sont privées de l'eau surtout pendant la période de sécheresse sans aucune alternative. Des cas graves d'infections et de maladies sont apparus dans ces zones à cause de l'insalubrité de l'eau, sans que cela ébranle Sambi et son gouvernement. Aucun plan de réhabilitation n'est élaboré, encore moins des mesures d'amélioration de la qualité des eaux, laissant moribondes, des populations entières des zones concernées. Où sont donc les promesses de Sambi d'améliorer les conditions de vie des populations ?

2.1.3 Les routes :

- Sambi a hérité de plus de 100 km de nouvelles routes construites dans les villages et régions enclavés du pays. Aujourd'hui, toutes les routes nationales sont entièrement défoncées. Aucune île, aucune région, aucune zone n'est épargnée. La situation est pire à Anjouan où des régions et zones entières sont redevenues enclavées, donc inaccessibles (Nioumakéké par exemple). La ville de Mutsamudu fait pitié avec ses « citernes ». Il en est de même pour le nord et le sud de la Grande Comore.

- Les déplacements des populations durant le mandat de Sambi étaient devenus des véritables calvaires et comparées à des guerres saintes surtout pour les zones éloignées de la capitale.
- Aucun programme consistant de réhabilitation des routes n'a été établi et pourtant il existe un fonds d'entretien routier qui n'a jamais été alimenté par les hydrocarbures durant tout le mandat de Sambi comme cela est exigé par les textes.

- Le secteur des transports terrestres a connu durant tout le mandat de Sambi, de véritables perturbations avec comme corollaire la perturbation de la vie des populations à cause des grèves répétées des chauffeurs de taxis qui réclamaient la réfection des routes, ce qui a obligé le gouvernement de Sambi de concéder deux années de vignettes (2007-2009), un manque à gagner important pour l'Etat.

- Sambi a commis l'irréparable lorsqu'il a vendu l'hôtel Galawa, fleuron de l'industrie hôtelière nationale à un investisseur fantôme, charlatan, qui n'aura jamais investi, sous prétexte d'obtenir des moyens financiers frais nécessaires à l'utilisation des bitumes octroyés par la Lybie pour réhabiliter les routes.

- Lesdits travaux de réhabilitation se sont entièrement concentrés à Moroni où ils n'ont atteint que moins de 30% du réseau local et moins de 5% du réseau national ; où est-donc passé l'argent de Galawa ? pourquoi les travaux n'ont pas été achevés ? Sambi doit répondre à toutes ces questions après son départ effectif du pouvoir.
- La situation est dramatique à Anjouan où aucun tronçon de route n'est réhabilité. le bitume qui y était acheminé est stocké à Patsy à l'air libre et ne fait qu'exploser graduellement sous l'effet des conditions climatiques (chaleur, pluie...). Non utilisé, ce stock constitue ainsi une source potentielle de pollution et de dégradation de l'environnement. Pourquoi donc envoyer ce bitume à Anjouan ? peut-être par cupidité.

- Il est aussi important de rappeler que ce don de bitume tant vanté par Sambi a été octroyé par la Lybie à l'ancien régime. Ce dernier, n'ayant eu, ni les capacités de stockage requis, ni les moyens financiers pour l'utiliser, a préféré, au lieu de brader le patrimoine national, coopérer avec un opérateur compétent du secteur routier lequel devait assurer tous les travaux de réhabilitation des routes en échange d'une partie du bitume. Une démarche simple, rationnelle et pragmatique qui a été par la suite stupidement annulée par Sambi, au profit de sa démarche populiste, improductive et malhonnête car n'avait d'objectif que de brader l'hôtel Galawa pour des intérêts individuels.

( A suivre.............)
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