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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Candidats présentez-vous!!!

1 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Quelles sont vos trois premières priorités ?

 
Quelles sont vos trois premières priorités ?
 
 
Ikililou dhoinine
1. Consolider les bases de l'unité nationale
2. Continuer à développer les mécanismes de stabilisation de notre système économique et financier
3. Asseoir un système social en adéquation avec nos besoins nationaux

Mohamed Fazul
On doit commencer par assainir les finances publiques en diminuant les dépenses de l'Etat. Cela peut nous amener à respecter le paiement des salaires des fonctionnaires car un Etat qui n'arrive pas à payer ses employés, ce n'est pas un Etat. Deuxièmement, on va s'attaquer à améliorer le quotidien de la population. Les comoriens vivent dans une situation très difficile car la vie est chère. Comme les fonctionnaires ne sont pas payés régulièrement, la population ne vit dans la précarité. En dernier lieu, on va s'atteler à régler le problème de l'emploi. On doit créer des emplois surtout pour les jeunes. Beaucoup de sortants de l'université sont toujours sans travail. Justement cette précarité des jeunes m'inquiète beaucoup car je la considère comme une bombe à retardement.

Abdou Djabir
nous sommes porteurs d'un nouveau projet de société, qui met l'accent sur la stabilité politique, la confiance entre les Comoriens et leurs dirigeants, grâce à une justice équitable, la lutte contre la corruption administrative, et contre la pauvreté grâce à la création d'emplois dans le secteur privé. Cette troisième tournante ne doit pas échouer comme les précédentes, sinon nous donnerons de l'eau au moulin séparatiste. C'est la raison pour laquelle le changement s'impose, ainsi que les réformes économiques, sociales, et sur le plan institutionnel.


ZAHARIAT SAID AHMED

Pour ma part, je vous promets non seulement de faire ce que je peux et surtout définir dans mon programme des garanties qui puissent être gage de ma bonne volonté.
Quand on est responsable d'un pays et qu'on veut bien gérer ce pays, on commence à se faire entourer par les meilleurs techniciens qui ont une volonté de bienfaisance.
Notre pays ne manque pas de compétence technique au niveau étatique, il manque surtout une volontéqui va de paire avec un grand patriotismequi peut impliquer des sacrifices pour apporter à tout prix des solutions aux problèmes posés.

ABDOULKARIM BEN ALLAOUI
1-le premier volet de mon projet serait le schéma institutionnel qui traiterait des questions liées à la rénovation de l'Etat Comorien.
2- le deuxième volet de mon programme de campagne consistera à insérer dans mes priorités, à l'aube du troisième millénaire, une autonomie pleine et entière des îles composant l'archipel des Comores.
le Comorien sera au centre du troisième volet de mon plan d'action. Car toujours, le social et le quotidien du Comorien sont sacrifiés ; il s'agit pour moi de mener une lutte sans merci contre la misère, les maladies et l'ignorance.

Mohamed Hassanaly
Mon action s'inscrira dans le triptyque : Sécurité alimentaire pour tous, en assurant dans le court terme une alimentation suffisante en quantité et en qualité à la population comorienne. La jeunesse qui représente près de 70% de la population et qui reste pour moi le véritable moteur du développement socioéconomique de notre pays. Le renouvellement et la redynamisation des relations de l'Union des Comores avec l'extérieur.

Saïd Dhoifir Bounou
La création d'emploi par une politique de grands travaux, la mise en place d'un salaire minimum, le soutien aux secteurs à forte main d'œuvre et le soutien à la production locale.
La lutte contre la corruption par le principe de l'information, la prévention et les sanctions (IPS).
Et la rénovation du système de santé par la généralisation de la couverture santé mutuelle, l'abaissement des prix des médicaments par un meilleur contrôle et des subventions ;


Mohamed Larif Oukacha
Mes trois premières priorités sont : La sécurité sous tous ses ormes : la sécurité des personnes et des biens, Réfection du réseau routier national, les secteurs sociaux (éducation et santé)


Bianrifi Tarmidhi
En premier lieu, on doit faire le tout pour que les comoriens comprennent que seule l'unité peut nous mener au développement et à la paix. Donc, on doit consolider l'unité nationale. Cela sous-entend qu'on doit intégrer l'île de Mayotte dans tous nos plans. Avec ou sans la même administration, on doit faire de telle sorte que Mayotte soit prise en compte dans nos activités notamment économiques et sociales. On doit sentir que nous sommes dans un seul pays.
Notre deuxième axe est basé sur la jeunesse. Notre jeunesse a les capacités et les diplômes requis pour participer activement au développement du pays. Malheureusement, elle ne trouve pas de débouchés. Donc, la jeunesse est une priorité et cela en créant des emplois. Des emplois qui sont en adéquation avec la formation.
Enfin, notre troisième priorité est relative à la diplomatie. Il nous faut une diplomatie active et non partisane. Une diplomatie qui sera orientée uniquement sur le développement de notre pays.

Hamada Madi Bolero
Un, la consolidation de la réconciliation nationale; l'épanouissement et la responsabilisation de la jeunesse et bien sûr la création d'emplois par le biais de la suppression de certains impôts et taxes que nous jugeons injustes et infructueux. Ici, nous allons nous adresser à notre partenaire principal la France pour qu'ensemble nous examinions les voies et moyens permettant à la diaspora comorienne d'être présente aux Comores avec toutes les garanties envisageables comme l'implication des institutions bancaires françaises.
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Coopération Internationale - Coopération française

31 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 Coopération Internationale - Coopération française

| Agence Comorienne de Presse Dernière mise à jour: 30 / 10 / 2010 - 08:49:36 +03:00








20 projets financés en une année et demi

Le Fonds Social de développement (FSD) vient d'épuiser 65% du montant global de l'enveloppe de 1, 500 millions d'euros qui lui sont alloués pour la réalisation de 20 projets en une année et demi sur l'ensemble du pays.

Le comité consultatif de sélection des projets du fonds social de développement (FSD) boucle l'année 2010 par l'approbation de deux importants projets au bénéfice de deux localités de Ngazidja à savoir la commune de Mohoro et celle d'Ivembeni (la grille Bandasamlini). Le premier projet concerne l'extension de « la maison des femmes de Mohoro » par la « construction d'un local pour une unité de fabrication de pain, d'un étage avec salle de (réunion, cérémonies et multimédia) et un local pour la radio communautaire » pour un montant global de 116 000 euros (57 millions fc).

Hamidou Mhoma, qui représentait le maire de Mohoro, Saïd Abdallah Mchangama, au cours de cette cérémonie a parlé « d'un projet important pour la commune » qui aura « un grand impact sur le plan socio-économique ». « Avec l'apport de la coopération française nous allons pouvoir améliorer un outil qui existe déjà. Economiquement, c'est un projet qui tient la route. Il va créer une vingtaine d'emplois qui seront pourvus par les jeunes de la commune. En plus, l'entreprise Nassib qui va intégrer le local va devoir payer un loyer et cela constituera une source de revenu pour la commune », a-t-il expliqué.

La contribution de chacun des trois partenaires du projet est repartie comme suit : FSD, 103 000 euros (50,802 millions fc) soit 89%, les bénéficiaires 6.900 euros (3.394 millions fc) soit 6% et l'entreprise partenaire, Nassib en l'occurrence, 6.151 euros (3 millions fc) soit 5%.

Le second projet porte sur l'aménagement et l'agrandissement du stade de football d'Ivembeni pour en faire « un stade répondant aux normes exigées par la FIFA et le FCF » notamment par la réalisation d'un terrain en gazon naturel, l'aménagement des bords de l'aire de jeu etc.... Ce projet bénéficie d'un financement de 99.709 euros (49 millions fc) dont 87.321 euros (42.961 millions) du FSD soit 87% et 12. 388 euros (6. 094 millions fc soit 12% des bénéficiaires).

Ces deux projets communautaires, dont les conventions de financement ont été signées hier par Luc Hallade, l'ambassadeur de France aux Comores, et les responsables de deux communes, portent à une vingtaine l'ensemble des projets financés par le FSD depuis son lancement au mois d'août 2009. 20 projets pour un engagement évalué à 960 000 euros (472, 600 millions fc) au titre de l'enveloppe alloué au FSD et près d'1, 200000 euros (584 millions fc) du total général du financement des projets réalisés jusque là.

La répartition du financement des projets par îles est composée de la manière suivante : Ngazidja 51%, Ndzouani 42% et Mwali 6%. « Le niveau d'engagement est, plutôt, satisfaisant car on arrive à avoir engagé, avec ces deux projets que nous venons d'approuver, 65% du montant total de l'enveloppe sur un an et demi de gestion », s'est réjoui Luc Hallade, l'ambassadeur de France au cours de cette cérémonie de signature qui s'est déroulée au service de coopération et d'action culturelle (SCAC) de l'ambassade de France.

Le fonds social de développement (FSD) dont la gestion est confiée au SCAC est un projet financé par le ministère français des affaires étrangères à hauteur de 1,5 millions euros sur une durée de trois ans en faveur des « projets de développement à la base ». « Je crois que l'ensemble des projets qui ont été réalisés témoignent de l'intérêt de cet outil et du fait qu'il répond aux demandes venant des communautés ou des associations de base », a déclaré l'ambassadeur de France qui s'est félicité de « la diversité des financements qui étaient approuvés ». Le projet FSD va se poursuivre encore l'année prochaine et Luc Hallade espère « qu'en fin d'année, on arrivera à 100% ou en tout cas le plus proche possible de 100% du montant de l'enveloppe allouée à ce projet ».

Faïssoili Abdou
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Relations bilatérales franco-comoriennes

31 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Relations bilatérales franco-comoriennes : Commerce diplomatique autour du visa

Le 29/10/10

 

Commerce diplomatique autour du visa

Deux questions d’actualité au Gouvernement, posées au ministre des Affaires étrangères et européennes Bernard Kouchner, relancent la polémique sur le "visa Balladur".

 

L

es relations franco-comoriennes se sont réchauffées ces dernières semaines. Tout d’abord, le ministre de la Défense, Hervé Morin, et son homologue comorien, Fahmi Saïd Ibrahim, ont signé le 27 septembre un accord de défense "rénové", en révision de celui du 10 novembre 1978, relançant par la même occasion la coopération militaire entre les deux pays, suspendue en 1999.

Le document révisé met l’accent sur la sécurité maritime dans la zone sud-ouest de l’océan indien, théâtre de nombreux actes de piraterie. Ensuite, il y a eu le déplacement à Moroni du groupe parlementaire d’amitié France-Comores de l’Assemblée nationale durant la première quinzaine d’octobre, le premier depuis l’indépendance de l’archipel en 1975.

Ces signes encourageants pouvaient laisser espérer une amélioration des relations entre les deux pays. Hélas, le discours du président comorien, Ahmed Abdallah Sambi, qui propose une sorte de "contrat de bail" à la France sur Mayotte avec sa formule de "deux administrations, un Etat", est à la fois "choquant et inacceptable". Il en est de même de sa provocation consistant à proposer une vice-présidence chargée de "la question de Mayotte" au sein du futur gouvernement de l’Union des Comores, issu des élections présidentielles de novembre prochain.

Fort de ce constat, le sénateur Soibahadine Ibrahim a demandé, jeudi 21 octobre, au chef de la diplomatie française de préciser comment son ministère compte mettre fin aux provocations répétées faites à Mayotte, donc à la France, à travers "le double discours" des dirigeants comoriens ? Et, question subsidiaire, où en sont les travaux du Groupe de travail de haut niveau (GTHN) ?

 

Politiquement et juridiquement inacceptable

 

"Je me réjouis de l’atmosphère nouvelle entre l’Union des Comores et Mayotte. Sur l’accord de défense : il était urgent de faire face aux trafics et à la piraterie. De plus, la délégation parlementaire a été bien accueillie. En revanche, la proposition de Sambi de deux administrations et un Etat n’est politiquement et juridiquement pas acceptable. Alors que faire ? Le Groupe de travail de haut niveau ne s’est pas réuni depuis 2009. Avant d’envisager la poursuite d’éventuelles négociations, pourquoi ne pas déjà reprendre les contacts ? C’est ce que Nicolas Sarkozy a dit à Sambi aux Nations-Unies, et c’est ce que moi-même j’ai répété au ministre Fahmi Saïd Ibrahim. Nous espérons donc améliorer les rapports entre Mayotte, qui deviendra département en 2011, et les Comores", a répondu Bernard Kouchner.

En langage courant, cela s’appelle "noyer le poisson". Cette réplique n’a manifestement pas satisfait le sénateur, qui a remis le dossier au tapis le lendemain, lors du vote des deux projets de lois relatifs au département de Mayotte. La réponse expéditive et évasive du ministre a mobilisé le conseil général lundi 25 octobre. Son président, Ahamed Attoumani Douchina, a introduit en débat un vœu, qui n‘était pas à l’ordre du jour, présenté par Jacques Martial Henry, conseiller général de Mamoudzou III, pour faire le point sur certains "aspects troublants" des relations diplomatiques franco-comoriennes, notamment sur la question de l’immigration clandestine.

Selon le vœu adopté par les élus, aux termes des discussions entre le groupe parlementaire d’amitié France-Comores et les autorités de l’Union des Comores, "la levée du visa d’entrée sur le territoire de Mayotte instauré en 1995 serait proposée au Gouvernement".

 

Atteinte au principe d’autodétermination

 

L’éventualité de cette suppression pose problème. Et pour cause ? Le référendum du 22 décembre 1974 a consacré le choix de la population mahoraise de rompre le lien administratif avec les Comores. La consultation du 29 mars 2009 a validé le choix de la population d’accéder au statut de département français d’Outremer. L’ordonnance n°2000-373 du 26 avril 2000 encadre les conditions d’entrée et de séjour des étrangers sur le territoire. Par ailleurs, la population mahoraise respecte le choix de l’indépendance exprimé par les Comoriens, ce principe doit être réciproque de la part des autorités de l’archipel voisin.

Par conséquent, souligne le vœu : "Toute forme de relation avec les Comores ne pourra se faire que par la voie de la coopération régionale renforcée, seul dispositif ayant vocation à développer les relations économiques, sociales, culturelles et humaines avec l’Union des Comores". L’initiative de certains parlementaires visant à faire annuler le système de visa "porte atteinte au choix exprimé librement, démocratiquement, en vertu du principe d’autodétermination, par la population mahoraise".

L’application de cette mesure, envisagée uniquement à Mayotte, "remet en cause l’intégrité territoriale de la République", font valoir les élus, qui dénoncent "un déni d’homogénéité", sans compter qu’une telle initiative est "susceptible de nuire à l’équilibre socio-économique de Mayotte".

Dans ce contexte, l’assemblée départementale a adopté trois résolutions, demandant au Gouvernement : "de maintenir le visa d’entrée à Mayotte dit "visa Balladur" à partir des îles Comores", institué en 1995 ; "de rejeter toute initiative tendant à remettre en cause les conditions d’entrée des étrangers à Mayotte" ; "de mettre en œuvre toute initiative économique et sociale tendant à fixer les ressortissants comoriens chez eux".

 

La République française capitulera-t-elle ?

 

Pour les conseillers généraux, c’est à tort que la diaspora et les autorités comoriennes imputent les morts de la traversée entre Anjouan et Mayotte au visa Balladur. Cette responsabilité est du fait des dirigeants comoriens eux-mêmes, qui ont plongé l’archipel dans la paupérisation. Au surplus, le réchauffement des relations diplomatiques entre la France et les Comores intervient dans un contexte diplomatique critique, à double titre.

D’une part, il y a nécessité pour les pays occidentaux, à commencer par la France, ancienne puissance coloniale, d’immobiliser l’influence corrosive de la République islamique d’Iran, dont la politique expansionniste dans la région océan indien passe par les Comores, via son président Sambi, le bien nommé "Ayatollah".

Le pays des Mollahs a en effet renforcé sa coopération bilatérale avec l’archipel, à travers plusieurs accords cadre, avec une option sur le domaine stratégique de la défense. D’autre part, le scrutin de la présidence tournante de l’Union et l’élection des gouverneurs des îles autonomes relancent le risque de déstabilisation de l’archipel, au sortir d’une longue crise institutionnelle et séparatiste.

L’approche agressive des relations entre Mayotte et les Comores, centrées sur la suppression du visa, s’explique au moins pour ces deux raisons. Reste à savoir si la diplomatie et le Parlement français vont capituler devant le commerce diplomatique et devant les calculs électoraux de deux hommes en fin de mandat, à savoir le président Sambi, dont le mandat est constitutionnellement échu, et son ministre des Affaires extérieures, l’avocat Fahmi, frappé par une procédure de destitution engagée par l’assemblée nationale de l’Union pour avoir signé des accords de défense qualifiés d’illégaux.

 

Zaïdou Bamana

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Affaire de détournement de fonds présumé à la douane

30 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Affaire de détournement de fonds présumé à la douane

Kiki et Mouigni auditionnés à nouveau par le juge

Les deux ténors du mouvement Orange et anciens responsables des douanes, Mohamed Daoud alias Kiki et Mouigni Baraka Saïd, ne sont visiblement pas encore sortis de l'auberge. Neuf jours après leur premier passage devant le juge qui les a auditionnés, la semaine dernière, en qualité de témoins dans le cadre d'une enquête sur une présumée affaire de détournement de deniers publics à la douane, les deux hommes ont été encore convoqué hier au palais de justice de Moroni.


Kiki et Mouigni ont passés plusieurs heures dans le bureau du magistrat qui les auditionnés. Et comme la dernière fois ces deux dirigeants du mouvement Orange en sont sortis libres vers 14 heures à la grande joie de leurs partisans qui s'étaient réunis dans la cour du palais de justice durant tout le temps de l'audition. Quoi qu'il en soit un certain « agacement » commence à se faire sentir chez certains des fidèles du mouvement Orange et des avocats des deux anciens responsables des douanes.

« Nous attendons Kiki. Il parait qu'il sera envoyé à la maison d'arrêt. Mais nous ne le lâcherons pas comme ça. Nous irons tous ensemble en prison avec lui », lance une fille assise sous l'ombre d'un manguier dans la cour du palais de justice traduisant ainsi, peut-être, l' « engagement » de ses amis. Même irritation du côté de la défense. « Mohamed Daoud Kiki est convoqué ici en tant que témoin. Normalement, selon la procédure il ne devrait pas passer trop de temps alors que cela fait des heures qu'il est là-bas. Ce qui nous inquiète c'est que c'est la même procédure de témoignage qui était utilisée pour le général Salimou qui était convoqué ici en tant que témoin et finalement, il était inculpé. Il est placé en détention provisoire », déclare Me Mzimba, un des avocats de l'ancien directeur des douanes, visiblement très « énervé » de n'avoir pu entrer dans le bureau du juge pour assister son client.

Et l'avocat de poursuivre : « tel que nous constatons la situation, Kiki et Mouigni Baraka ne sont pas convoqués en qualité de témoin. La situation démontre comme s'ils sont désignés comme des coupables c'est pourquoi nous insistons pour pouvoir entrer dans le bureau du juge pour les assister ». Me Mzimba dénonce un « acharnement » par rapport à la procédure engagée contre les deux dirigeants du mouvement Orange, une des tendances de la mouvance présidentielle.

« Nos inquiétudes c'est qu'il nous semble qu'on veuille détourner la loi. On convoque quelqu'un pour témoignage et on transforme la procédure en inculpation. C'est quand même très grave pour les libertés civiques et les libertés individuelles. Et c'est aussi très grave pour la défense », a déclaré cet avocat.

Faissoili Abdou
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Le Pnud assure que la machine électorale est en « bonne voie »

30 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Le Pnud assure que la machine électorale est en « bonne voie »

[font=Trebuchet MS]A entendre les responsables du Pnud, cette organisation des Nations-Unies qui s'occupe de la gestion du financement et de la partie technique des élections, les nouvelles du scrutin sont rassurantes. Le processus électoral est sur le bon rail car financement et préparation technique, tout semble prêt.

Les craintes qui planaient sur le ciel électoral se dissipent de jour en jour laissant place à la confirmation des dates fixées pour la tenue de l'élection couplée du président de la république et des gouverneurs des îles les 7 novembre et 26 décembre 2010. Ce qui peut stopper la machine électorale, « c'est une catastrophe naturelle comme un tsunami ou une éruption volcanique », ironise le coordinateur du système des Nations Unies aux Comores car assure-t-il, « nous avons les fonds suffisants pour avancer dans le processus électoral et nous sommes confiants que les partenaires vont débloquer le reste pour finaliser ».

Il est clair que ce n'est pas le financement longtemps craint qui va retarder le scrutin. Presque tous les contributeurs sont sur le point de signer les conventions de financement. Et même le Qatar qui n'était pas prévu à l'avance, « amène une contribution de 405 000 dollars », indique Opia Mensah Kumah devant la presse mercredi matin.

Pour des élections libres et transparentes, cette institution est entrain de réitérer l'expérience des dernières échéances électorale en mettant en place le Comité de vigilance et de transparence (CVT). L'installation de ces instances se fera d'abord à Anjouan et Mohéli avant de finir en Grande-Comore. Le diplomate onusien insiste que « ce comité a pour vocation de participer à la mise en confiance de tous les acteurs politiques et les autres parties prenantes et de baisser les tensions, tout au long du processus électoral ». M. Opia précise au passage que « cet organe était d'une grande utilité dans les dernières élections. Il a désamorcé pas mal de conflits entre les acteurs au processus électoral ».

Dans cette conférence de presse, la question de l'achat des bulletins électoraux à l'étranger est soulevée et a pris une bonne place. Le Pnud et la Commission électorale se sont mis d'accord d'acheter ces matériels sensible à l'extérieur au détriment des imprimeries comoriennes. Mais le coordinateur du système des Nations Unies déclare « qu'il y a bien eu appel d'offre pour l'achat de ces bulletins », contrairement aux allégations des imprimeurs locaux.

Et ce diplomate d'ajouter « qu'ils n'ont pas accepté de recevoir les imprimeurs dans leurs propres intérêts. Les procédures des Nations-Unies interdissent de discuter avec un éventuel fournisseur ou postulant dans un appel d'offre. Et recevoir ces imprimeurs, nous amènerait à les raider ».

Par ailleurs, le Pnud a mis en place une cellule de gestion des opérations électorales. Des experts internationaux dans la gestion des listes et de la logistique composent cet organe qui entre dans le cadre de l'appui technique du Pnud aux élections.

A.A Mguéni
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La star, la cible et le mal-aimé

30 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

La star, la cible et le mal-aimé


Said Abdallah Sarouma, Ikililou Dhoinine et Larifou Oukacha

LA STAR. C'est la star de la campagne des primaires à Mohéli. Pour sa faconde, ses petites phrases et ses formules choc, il remplit les salles. Il, c'est Said Abdallah Sarouma alias Chabhane. Appelez-le aussi Baguiri. L'homme honnit la langue de bois. Le public accoure des quatre coins de l'île pour venir écouter cet orateur hors pair, ce tribun politique à nul autre pareil à Mohéli. Par des reparties cinglantes et autres saillies narquoises bien à propos, il étrille ses adversaires (qui le lui rendent si bien). C'est son intervention qui clôt souvent les meetings du candidat Bianrifi Tarmidhi, histoire de retenir l'assistance jusqu'au bout. La vedette, c'est lui. Il ne prend jamais de gants pour critiquer le camp d'en face et railler ses promesses. « S'ils vous proposent de l'argent, prenez-en. Allez encore en redemander, formez des files devant leurs domiciles, c'est votre argent. Dites-leur : letré tchaî » a-t-il lancé jeudi soir, sous les applaudissements du public, lors d'un meeting dans un quartier populaire de Fomboni. Ses piques mordantes font mal. Ses adversaires l'accusent de faire du sketch, de « croire qu'à Beit-salam, on allait jouer au jeu du hasard » dixit Al-Habib, un des lieutenants de Larif Oukacha, Baguiri étant connu pour être un illustre joueur de poker.

LA CIBLE. Des dix candidats aux primaires mohéliennes, il est devenu la cible des critiques des neuf autres prétendants. Iklilou Dhoinine est accusé d'être une marionnette de Sambi, de manquer d'autorité et de s'être opposé à la tournante de Mohéli en mai dernier. Larif Oukacha, jusque-là l'un des serviteurs du régime, a même déclaré que l'élection de Iklilou s'apparenterait à un prolongation du mandat de Sambi. La rumeur prétend que lors de leur récent voyage à La Mecque, et à la demande de Sambi, Iklilou lui a juré fidélité. D'autres lui reprochent d'être un «Bonjour Mme » (lire le mensuel Le Citoyen) et de manquer l'étoffe d'un président de la République. L'homme est un taciturne, une carpe. Ses paroles sont rares. Et il a du mal à s'exprimer en français. C'est d'ailleurs l'une des raisons de son aversion contre la presse.

LE MAL-AIME. Difficile de le classer dans l'échiquier politique : il n'est ni du pouvoir ni de l'opposition. Alors qu'il se sent proche de ces deux bords. Le pouvoir ne le pardonne pas d'avoir fait fi de la consigne présidentielle (soutenir Iklilou) et de se présenter à la course vers Beit-salam. L'opposition reproche à Mohamed Larif Oukacha, puisqu'il s'agit de lui, d'avoir trempé dans le régime et de s'être joint au pouvoir pour repousser la tournante mohélienne. Ses critiques à l'endroit du régime vont encore plus loin que les opposants de la première heure. Mercredi, lors d'un meeting à Salamani, il s'en est pris au pouvoir qui, selon lui, « pratique l'intimidation au quotidien pour obliger les fonctionnaires à voter pour leur candidat ».

Inoussa-blog
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Boléro : “Je crois avoir, cette fois-ci, la confiance des Mwaliens”

30 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Boléro : “Je crois avoir, cette fois-ci, la confiance des Mwaliens”


“Aux dernières élections législatives de 2009, j'étais classé deuxième dans ma région. Aujourd'hui avec la décomposition du Baobab, vous voyez bien que j'ai le droit d'être optimiste!”, a déclaré le candidat Bolero qui dans un communiqué rendu public avant-hier à Moroni a reçu le soutien du colonel Azali .

Croyez-vous que le “combat pour la tournante” au début de 2010 va peser sur le choix des électeurs?

Je crois que oui. Dans tous les cas, je ne regrette rien du combat que j'ai mené avec tout le respect qui se doit vis-à-vis de l'autre camp et s'il faudra recommencer, je suis prêt.

Vous vous êtes présentez deux fois devant le suffrage universel sans succès. Croyez-vous que cette troisième tentative peut être la bonne?

Je considère que j'ai gagné les législatifs de 2004, mais qu'il y a eu des manipulations à mes dépens. J'admets par contre avoir perdu les élections de 2009. Et puis, savez-vous au premier tour je me confrontais à qui? Le candidat de Mohamed Hassanaly et celui de Mohamed Saïd Fazul et ils ont été éliminés. J'étais arrivé, alors, deuxième dans ma région. Aujourd'hui avec la décomposition du baobab, vous voyez bien que j'ai le droit d'être optimiste!

Pourquoi tant de candidatures de l'opposition? N'y a-t-il pas eu de concertation entre vous?

Si et pourtant! Cependant, nous ne sommes pas parvenus à un accord pour présenter des candidatures couplées des prétendants de la Coordination sans doute du fait des ambitions. Mais ceci n'est pas forcément une mauvaise chose en soi. Ceci d'autant plus qu'enfin de compte, ce sont les Mwaliens qui décideront. Laissons-leur donc le choix...

Votre engagement à payer les fonctionnaires à la fin de chaque mois, n'est ce pas une simple promesse électorale?

Pas du tout! L'expérience a montré qu'avec de la bonne volonté mais surtout grâce à une concertation avec les partenaires sociaux notamment les syndicats, l'on peut maîtriser les dépenses publiques. Cet engagement, en le prenant, provoque au fond de moi-même, une honte car c'est quoi un Etat qui n'arrive pas à payer régulièrement ses fonctionnaires? Cela relève d'une détermination et d'une responsabilité à assumer pleinement les fonctions de premier magistrat d'un pays. Lorsque nous décidions des deux avancements des fonctionnaires huit ans après le gel de gestion de carrière des fonctionnaires, nous n'avions d'autres ressources que notre engagement et l'appui que nous accordaient les syndicats avec lesquels nous travaillions jours et nuits pour le bien de la population. Elu, nous renouvellerons cette méthode de gestion qui consiste à gagner la confiance des partenaires sociaux.

Votre politique en matière de Vih/Sida...


D'abord en tant que chef de la délégation comorienne, premier ministre, à la session extraordinaire des Nations unies en 2001, consacrée au Vih/Sida, je ne peux que me réjouir que les Comores n'aient pas fléchi quant à la lutte contre les pandémies telle le Sida. Nous allons donc continuer la politique tracée depuis 2001et être suffisamment à l'écoute des Ong ainsi que des techniciens engagés dans ce combat pour la survie de l'humanité.

Que préconisez-vous pour atteindre les objectifs des Omd à l'horizon de 2015?

Justement, la lutte contre les pandémies est l'un des axes importants des Objectifs du millénaire pour le développement. Aujourd'hui, il est clair que notre pays ne sera pas au rendez-vous. Nous demanderons un rapport détaillé des départements concernés pour comprendre où sont les failles afin de proposer des solutions de rattrapage. Un grand séminaire sera organisé en concertation avec le Système des Nations unies aux Comores pour sensibiliser les pouvoirs publics des engagements pris par l'Etat comorien pour atteindre ces objectifs en 2015. Nous mènerons ce combat sans merci parce que nos concitoyens doivent finir par maîtriser en quoi l'Etat s'engage vis-à-vis de ses partenaires.

Riziki
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L'opposition conteste les procédures d'assainissement des listes

30 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

L’opposition conteste les procédures d’assainissement des listes




C'est à l'hôtel Akmal que les candidats de l'opposition se sont rencontrés ce mercredi à 10h pour se concerter sur la position à prendre par rapport à la manière dont se déroule l'opération d'assainissement des listes électorales.

« L'objectif de l'assainissement était de pouvoir inscrire ceux qui ont atteint l'âge de voter » explique le candidat Hamada Madi Bolero devant les journalistes après leur rencontre. « On s'était donc mis d'accord d'impliquer tous les candidats dans ce processus et dès la matinée des gens se sont mis au travail à notre insu et lorsque on voulait intervenir, ils exigeaient des mandats et le temps d'aller les chercher, on nous dit que le stock de 2500 cartes envoyées par la Ceni est déjà épuisé » a-t-il ajouté.

Selon Bolero les cartes ont été attribuées à des gens « auraient semble-t-il perdu leur carte » alors que nous savons très bien que ces listes sont bourrées d'électeurs fictifs ». Le doute selon ce juriste en droit constitutionnel réside du fait que des gens qui débarquent à Mwali peuvent se voir attribuer un nom et des cartes sous prétexte qu'ils existent sur les listes alors que ce sont des noms de personnes fictives qu'ils utilisent. « Redonner des cartes à ceux qui ont perdu les leurs n'était pas dans l'objectif de notre consensus » martèle-t-il.

A l'issue de cette rencontre une lettre a été rédigée pour être envoyée à la communauté internationale, au Comité de suivi et à d'autres partenaires impliqués dans le processus électoral. Il est à noter en outre que les membres de la CENI sont attendus dans l'ile ce vendredi, pendant que ce jeudi, les 8 candidats de l'opposition se sont donné rendez vous pour un grand rassemblement à la Place de l'indépendance. Le 9ème candidat Oukacha étant entre le marteau et l'enclume.

Selon la même source, un autre lot de cartes d'électeurs arrivé à Mohéli serait porté disparu. « Les membres de la CENI nous ont confirmé qu'ils ignorent le nombres exact des cartes arrivés à Mwali et l'endroit où ils se trouvent, ni le nombre total des cartes imprimés ni le coût de chacune, il y a donc péril en la demeure et la vigilance est de mise » a indiqué Hamada Madi Bolero.

« Nous exigeons de recommencer l'opération sur la base des listes qui ont servi aux dernières élections des députés et non celles qui viennent maladroitement d'être assainies » précise-t-il. Et ce partisan de la tournante mohélienne de 2010 n'exclut pas l'éventualité de reprendre les barricades. « Nous sommes passés d'un budget de 600 millions pour les cartes à photos intégrées à un budget de 200 millions pour une démarche consensuelle ce qui n'est pas le cas » avait-il annoncé avant de débuter son intervention.

Mouayad Salim
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LA COUR CONSTITUTIONNELLE RAPPELLE A L'ORDRE LES CANDIDATS

29 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

LA COUR CONSTITUTIONNELLE RAPPELLE A L'ORDRE LES CANDIDATS


Dans une note circulaire en date du 25 octobre dernier, adressée aux responsables des structures chargées des élections, et dont HZK-Presse s’est procuré une copie, la cour constitutionnelle interpelle la commission électorale nationale et celles des îles sur le déroulement de la campagne électorale.

La haute juridiction, qui est le juge en matière de contentieux électoral, demande à la Ceni et ses démembrements « à user de tous les pouvoirs qui leur sont investis pour interpeller les candidats à observer scrupuleusement les règles qui régissent aussi bien la propagande électorale que les réunions électorales sous peine que ces derniers ne soient passibles des peines prévues en cas de manquement ».

La cour constitutionnelle fait cette injonction après plusieurs plaintes déposées par les états-majors politiques notamment de l’opposition. Certains candidats dénoncent l’utilisation des moyens de l’Etat pour battre campagne ou l’usage d’influence des candidats toujours en fonction au niveau des pouvoirs publics. Les sept sages constatent « avec regret que les dispositions… du code électoral qui consacrent l’égalité de chance entre les candidats dans l’optique du respect de la démocratie, ne sont plus observées, voire même ignorées », lit-on dans cette circulaire inhabituelle.

A.A. Mguéni
HZK PRESSE

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REQUISITOIRE :ELECTIONS PRESIDENTIELLES

28 Octobre 2010 , Rédigé par aimons les comores

REQUISITOIRE :ELECTIONS PRESIDENTIELLES

ELECTIONS PRESIDENTIELLES AUX COMORES : UN SCRUTIN DE TOUS LES DANGERS.

Le 7 novembre prochain, les Mohéliens sont appelés à désigner les trois candidats aux élections présidentielles aux Comores. Dès le début de cette campagne où 10 candidats s'affrontent pour le précieux sésame, il semble que les Mohéliens ont décidé de sanctionner la gestion de Sambi, en éliminant les deux candidats de la mouvance présidentielle. Conscient du risque, le clan de Sambi vient de dépêcher Mister KIKI de la République, avec dans sa valise, 100 millions de KMf, pour essayer d'acheter les électeurs. A l'heure où je mets la main sur ce texte, 2500 cartes d'électeurs vierges et des extraits d'actes de naissance ont disparu. Le comité de suivi envisage un nouveau recensement sur l'île de Mohéli.

De prime abord, la mouvance présidentielle qui se réjouissait de l'émiettement de l'opposition, se rend compte qu'il est tombé dans un piège. Aujourd'hui, ses espoirs reposent sur la CNEI, la cour constitutionnelle et l'armée, pour arranger le scrutin. Les électeurs ayant pratiquement fait leur choix. C'est donc le dos au mur, que les éminentes têtes pensantes du régime, sont obligées de réagir. Et l'enjeu est de taille.

En perdant le scrutin dès Mohéli, la réserve électorale de Sambi, mobilisée à Anjouan, ne servira à rien. Or, personne ne doute que le prochain gouvernement n'hésitera pas à envoyer les actuels dirigeants devant un tribunal spécial. En quatre ans, toutes les recettes de l'Etat, sont passés dans des comptes particuliers. Les rares salaires versés sont venus des aides extérieurs. Pourtant, en quatre ans les recettes de l'Etat ont beaucoup augmenté.

L'autre volet et non le moindre, la manne d'argent de la citoyenneté économique. Si personne ne connait la couleur, Bashar Kiwan, patron de Comores Holding, compte s'en servir pour amadouer le futur président. Que dire alors de tous les contrats secrets, dont celui qui a conduit à l'envoi des mercenaires tchétchènes sur le sol comorien ? Que dire des investissements iraniens, pour le développement du chiisme aux Comores et qui risquent d'être balayés d'un revers de mains par « les Wahhabistes » en attente d'opportunités ? Que dire des grandes agences de renseignements, qui comptent mettre la main sur Fadhul, Boléro ou Bianrifi ?

Devant une telle hécatombe, le premier partenaire des Comores, risque gros. Sur ces trois candidats, probable à la phase finale, il n'y a aucun francophile. Il devra se contenter des vice-présidents pour rester en course d'influences.

Pendant ce temps, l'avenir des Comores en tant qu'entité, pourrait souffrir. Les refugiés de l'après débarquement, attendent avec impatience cette date fatidique, pour reprendre leurs places. Les hommes de Sambi qui jouent avec la menace du séparatisme, risquent de tomber sur le sort réservé jadis à Chamasse et à Abeid. Avec un peu de chance, leur patron pourra trouver refuge à Madagascar. En tout cas, personne ne pourra reprocher à la petite armée de congrues, de n'avoir pas joué son rôle. Elle l'a tellement joué si bien qu'elle finit par revendiquer son autodissolution. Encore faudra-t-il que ses dirigeants actuels ne subissent pas un sort pire que celui du premier Général, comorien.

En attendant cette nuit de tous les dangers, où les Mohéliens pourraient confirmer ce qui se murmure à savoir l'élimination des deux candidats du pouvoir, la marge du conseil constitutionnel se réduit. Il faudra plus que du doigté pour sauver les meubles des institutions, dont la seule finalité est leur caractère budgétivore.

Pour clarifier la situation des Comores, voilà qu'en moins de quatre mois d'intervalle, Dieu, le tout puissant, a montré, aux yeux du monde, les dessous de la gestion calamiteuse du pays. Au moment de la flotte sur Gaza, le bateau attaqué par la marine israélienne, battait pavillon comorien. Au port de saint Malo en France, un autre bateau battant pavillon comorien est retenu sur le quai par la justice. Combien sont-ils ?

Des investigations menées aux Comores ont révélé que le Président Sambi exploite pour son compte personnel, une partie du réseau des télécommunications comorienne, à partir de cabines téléphoniques et de cartes prépayées. En France, on les estime à une vingtaine répartie en ile de France, à Orléans et dans le sud est. Cette situation explique en partie la faillite de la société nationale, car Comores Télécom paie les factures à l'OIT, tandis que Sambi recueille les recettes, sans reverser un centime. Au lendemain de la publication par Abdourrahim Mzé Abdou, de son texte sur les vrais faux billets en euros, deux agents de la banque postale comorienne, sont arrêtés pour avoir mis en circulation via le service financier de la poste, des faux euros ; De quoi crédibiliser l'information.

En tout cas, si ce qui se prépare s'avère exact, les Grands comoriens doivent comprendre que cette fois-ci, la patience n'aura plus de place et que le pardon aux traitres ne sera pas de mise. Les fanfarons de la politique doivent s'éclipser d'eux-mêmes.



MCH

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