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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Troisième Sommet Afrique -Union Européenne : Le président des Comores accuse la France

1 Décembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

Au moment où la ministre française de l'outre-mer Marie-Luce Penchard quitte Mayotte, où elle était venue dire aux mahorais que "la question de la départementalisation est définitivement réglée", le chef de l'Etat comorien Ahmed Abdallah Mohamed Sambi dans son allocution à l'occasion du Troisième Sommet Afrique -Union Européenne à Tripoli (le 29 novembre) n'est pas allé de main morte pour critiquer la France, l'accusant de violer le droit international et d'être la cause. Lisez plutôt :
« Honorable assistance ; Je voudrais, cependant, souligner qu'il ne pourrait y avoir de développement durable dans mon pays sans qu'un dénouement rapide et pacifique ne soit trouvé, à la question de l'île comorienne de Mayotte, qui oppose la France aux Comores et qui reste une source d'instabilité constante pour le pays.
Dans ce contexte, nous constatons avec regret que la France poursuit le processus de départementalisation de l'île comorienne de Mayotte, avec l'adoption récente d'une nouvelle loi par le Parlement français, en dépit des résolutions pertinentes des Nations Unies, sans cesse réitérées depuis trente cinq ans.
Ce processus engagé par la France n'est pas conforme au droit international.
L'objectif parallèle à la départementalisation de Mayotte est l'accession de cette île au statut européen de région ultrapériphérique.
Ainsi, je lance un appel à l'Union Européenne pour qu'elle respecte et fasse respecter le droit international. En effet, ce statut dépend de l'accord unanime de tous les pays européens conformément à l'article 355, alinéa 6, du traité européen.
Et si Mayotte accède à ce statut, ce dernier va accentuer le déséquilibre de l'archipel des Comores. Un déséquilibre qui a déjà comme conséquence la mort de 7000 Comoriens des trois autres îles qui ont tenté de rejoindre un frère, un cousin, un ami ou tout simplement de se rapprocher de la richesse Européenne, depuis l'instauration d'un visa en 1994, visa exigé à tout comorien désirant se rendre à Mayotte.
C'est dans ce sens que j'appelle l'Union Européenne à apporter son appui à mon pays dans son combat légitime en vue de recouvrir son intégrité territoriale, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies, en demandant à la France de prendre en compte la proposition, d'UN PAYS, DEUX ADMINISTRATIONS que j'ai formulée aux Nations Unies, lors de la soixante quatrième assemblée générale, un énorme sacrifice mais qui constitue, aux yeux des Comoriens, la seule et unique voie de parvenir à un règlement définitif de ce contentieux. »
Wongo
http://wongo.kyrock.com/
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Elections: Fazul, la Diaspora d'abord.

1 Décembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Comores/Elections: Fazul, la Diaspora d'abord.

C'EST PARTI POUR LE 2ème TOUR :

 FAZUL A MARSEILLE.



Un des trois candidats en lice aux élections présidentielles Monsieur Fazul à tenu hier dimanche 28 Novembre son 1er Meeting pour le 2ème tour, dans notre ville (Marseille) au 145 rue Felix Piyat. Plus de 300 Comoriens (au bas mot) ont bravé le froid, la pluie pour assister à cette réunion. Ce temps très exécrable n'a pas empêché le déplacement de nombreux de nos compatriotes. J'ajoute, que suite à une mauvaise communication au sujet de la salle, beaucoup de Comoriens se sont égarés, et n'ont pas pu prendre part.

Avant l'intervention du candidat, ont pris la parole,  le nouveau Muf'ti Ali Mohamed Kassim en premier. Avec son éloquence légendaire, il a souhaité une bonne chance au candidat, en faisant des éloges sur ce dernier. Suivi par le notable Ibouroi Mlimingu,qui n'a pas ménagé ses efforts pour défendre et faire la promotion à la fois du candidat, et celui du parti Ridja, avec des passages assez coquins. Ensuite, et contrairement à la tradition, le 3eme intervenant fut le grand frère Mhadjou pour remercier le public (Kal'mate Shuk'raâ),. Les 2 derniers intervenants ont demandé avec force et convictions, au public présent (à travers eux, toute la Communauté Comorienne) de porter leur soutien indéfectible, en faisant voter les familles au Bled pour le candidat présent dans la salle. Ils n'ont pas manqué de
stigmatiser, le régime honni, inique et cynique du " religieux " Sambi, qui porte mal ce qualificatif d'un religieux de l'Islam. Le même Sambi qui, aux Comores, a obtenu le prix Nobel des Mensonges. Le président le plus dangereux et anti national, depuis les 35 ans de l'indépendance des Comores. Ce constat et bilan furent partagés par beaucoup dans la salle.

 A 16 h 30le vice président du candidat Fazul à N'gazidja, maître Larifou prend la parole. Pendant 45 minutes, il a pris Sambi et son régime, comme cible. Il a désossé, mis à nu le" Mollah " menteur et au mieux, il a passé en revue toutes les scandales politico-financier de ce " religieux " un peu spécial. D'abord, maître Larifou a signifié qu'il y a 8 jours que les campagnes sont ouvertes pour le 2em tour. Que le présent meeting, est le 1er du candidat Fazul. Et que ce 1er meeting ne se déroule pas aux Comores mais à Marseille. Ceci n'est pas un hasard. Nous avons fait ce choix, pour marquer notre intérêt, notre respect, et notre reconnaissance à la Diaspora Comorienne dans la plus grande ville Comorienne au monde. Et qu’à travers la Communauté Comorienne de Marseille, s'est à toute la Diaspora Comorienne en France et au-delà, que nous transmettons les mêmes messages. Inutile de dire les contributions de la Diaspora dans tous les domaines de la vie économique, financière et politique ". Ce passage à beaucoup plu à tous les compatriotes présents, dans la salle, c'était un moment fort. Ensuite, il à fait très laconiquement l'historique de la crise séparatiste, les accords de Fomboni dans l'île Comorienne de Mwali, lesquels ont décrété la tournante, signée par le peuple Comorien via ses représentants. Laquelle tournante a permis à Sambi d'être président des Comores le 26 Mai 2006.

Azali, en tant que président issu de l'île Comorienne de Ngazidja à bien respecter le mandat imparti par la constitution (4 ans) et a passé le relais à Sambi pour l'île Comorienne d'Anjouan. En 2010,  le tour de l'île Comorienne de Mwali plein match, M. Sambi a voulu changer la règle du jeu, défini préalable par l'ensemble du pays.

 C'était quand le président du Ridja a dit que Sambi par ses actes conscrits, est un Anti National  avéré, que l’assistance fut le plus que convaincus. Oui, Sambi est un Imposteur notoire.

Le président du Ridja a énuméré les engagements non tenus par ce président.

C'est  aussi le régime le plus corrompus depuis que les Comores existent. Et pour ceux qui en doutent, ils doivent lire le récent rapport international qui confirme que : " Les Comores sont le Pays le plus corrompus de l'Océan Indien ". Bravo ! "Fundi " Sambi. Et quand on pense, à ce qu’il a dit, en jurant au nom d'Allah et la main droite sur le Cœur.Rappelez-vous: " Si je dois échouer sur certaines
choses sur mon mandature, c'est possible. Mais en revanche je vous jure que je m'engage à respecter les points suivants’’ (je résume): L'éradication des
maisons en paille ;
La lutte contre la corruption (avec tolérance zéro). La lutte contre le chômage, la famine. Le respect de la liberté de la justice.
Le respect de la Constitution. Il avait confirmé que sur ces thèmes, il ne peut pas échouer. Quel beau discours. Rappelez-vous !


Résultats des Courses : Quatre ans d'une politique d'abandon Nationale. Sambi doit rester un grand accident de l'Histoire politique de notre pays.

Ensuite le vice président de Fazul d'ajouter que : Sambi a implanté le Chiisme aux Comores (Ushiyan), dont la doctrine du Chiisme est de mentir (Kwelu).
De dire ce que tu ne crois pas. Il a omis que, si Ikililou est élu, c'est encore la descente aux enfers pour le peuple Comorien étant le Sambi Cloné.

Me Larifoun'a pas manqué de souligner l'accaparement des biens de l'État Comorien (Argents. Voitures. Bâtiments. La TV et Radio nationale. La poste et autres)pour servir illégalement à un seul candidat: Ikililou Dhoinine.

 L'intervention du président de Ridja qui a durée 45 minutes avait pour objectif essentiel de brosser le bilan plus que négatif des quatre ans de pouvoir Sambi, et que dans tous ce qu'il à dit, la majorité de l'assistance le savait déjà (voire mieux que lui, peut être), mais c'était une piqure de rappel.

Viendra ensuite, le moment tant attendu, la prise de parole du candidat Fazul….

 
Marseille le lundi 29 Novembre 2010.


Salim Ahamada.

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COMORES / Affaire Combo : L'avocat et la veuve de Combo dénoncent « un assassinat politique »

1 Décembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

COMORES / Affaire Combo : L’avocat et la veuve de Combo dénoncent « un assassinat politique »

L'avocat de la famille Combo, Me Ahmed Maandhui et la veuve de l'officier assassiné ont indiqué hier que la mort du lieutenant colonel Combo Ayouba « n'a rien avoir avec un quelconque règlement de compte entre militaires », mais que le gradé a été tué pour « des raisons politiques »
Me Maandhui a tout de même refusé de donner le moindre détail sur ces accusations malgré l'insistance des journalistes, expliquant vouloir « respecter le secret de l'instruction ». La thèse de l'assassinat politique avait été évoquée deux jours après le meurtre par le Garde des Sceaux, ministre de la justice, Djaffar Ahmed Mohamed Mansoib,
«Il s'agit d'un assassinat politique, j'ai des preuves irréfutables qui justifient cela, mais je vais les divulguer au bon moment [lors des assises, ndlr], a souligné l'avocat de la famille Combo à l'Hôtel Moifaka au cours d'une conférence conjointe avec la veuve de l'ancien chef de corps, Mme Yasmine Combo,
Cette dernière a également confirmé cette thèse, indiquant que son mari entretenait « des relations tumultueuses » avec la hiérarchie militaire et qu'il recevait, d'après elle, « des menaces de mort depuis janvier 2010 », alors que « le pays vivait des moment de tensions à cause du débat sur la tournante »
« A partir de janvier 2010, des choses se préparaient. Mon mari était devenu un paria à Kandani, Il recevait des coups de fil anonymes indiquant c'est toi qui protège Sambi mais tu verras. Je lui avais conseillé de prendre des gardes, mais il a refusé », explique la veuve.
« Mon mari n'a pas été tué par le pêcheur du coin, mais des militaires. Un jour, le général Salimou l'avait qualifié d'un incompétent, mais je lui ai dit ne pas entrer dans ce jeu», a ajouté Mme Combo, Et elle de souligner : « Salimou n'a jamais été un ami de Combo, Que justice soit faite pour que mon mari repose en paix », a-t-elle conclu.
A.S.KEMBA
Source : Albalad comores N° 392 du Mardi 30 Novembre 2010
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COMORES : Said Ali Kemal marche avec Ikililou

30 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

COMORES : Said Ali Kemal marche avec Ikililou

Le prince Said Ali Kemal, fondateur du parti Shuma et figure de l'opposition, jusqu'ici président de la convergence pour mai 2010, s'est rallié à la mouvance présidentielle et était en bonne place à la tribune officielle à Mbeni vendredi.
Il a même fait un très bref discours de quelques minutes seulement, « Les Mohéliens ont choisi trois hommes. Ils sont tous bons. Mais le docteur Ikililou Dhoinine, est à mon avis, le meilleur » a déclaré M. Kemal au cours de ce meeting de Mbéni.
Le petit fils du dernier sultan de la Grande Comore n'est pas n'importe qui sur l'échiquier politique. Il fait partie de la deuxième génération de leaders politiques après celle de l'indépendance incarnée par Ahmed Abdallah Abdérémane et Ali Soilihi.
L'ancien journaliste à la télévision française a, un moment, été ambassadeur des Comores en France avant de démissionner pour se consacrer au parti d'opposition qu'il avait créé avec son frère aujourd'hui disparu, Si Mohamed Naçr Eddine, le « Shama Sha Umodja Na Manyendeleyo » Shuma.
Il a été pendant longtemps l'un des leaders de l'opposition à Ahmed Abdallah puis à Said Mohamed Djohar dont il été brièvement l'un des ministres. Plusieurs fois candidat à la présidence de la république, il a été régulièrement battu en 1996 ou en 2002. Il s'est opposé avec la dernière énergie à la constitution de 2001 avant d'être élu en 2004 député de la région de Bambao : Son franc parler et ses formules choc font de lui un homme politique à part sur la scène.

A.S.KEMBA
Source : albaladcomores n°391 du lundi 29 Novembre 2010
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les Candidats se recherchent dans le paysage.

30 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

 

Anissi Chamsidine, candidat à Ndzouani:

« Moussa Toybou dit voter pour Ikililou et battre campagne pour Fazul ».

 

 

 

Le deuxième tour des élections du gouverneur d’Anjouan va opposer Moussa Toybou, le chef de l’exécutif sortant à Anissi Chamsidine, l’ancien chef du protocole du président de la république. Deux candidats que le chef de l’Etat dit soutenir mais qui n’empêche pas les attaques réciproques. Après les soupçons de fraude de Moussa Toybou, Anissi a accepté volontiers de répondre aux questions de HZK-Presse / La Gazette.



Question : Comment réagissez-vous aux résultats du premier tour ?

Anissi Chamsidine : Je suis satisfait des résultats du premier tour, hormis les irrégularités criantes de bourrage des urnes, constatées dans les localités de Ongojou, Mrijou et Daji dans le Nioumakélé. Et je saisis cette occasion pour remercier vivement l’ensemble des électrices et électeurs qui m’ont fait confiance dès ce premier round.

Question : Votre adversaire vous accuse de fraude. Que répondez-vous à ces attaques ?

A.C. : C’est le mauvais procès d’un perdant. Quant à moi, je fais confiance aux institutions de la République chargées de l’organisation, du contrôle et de la validation des élections : la CENI, la CEI, les forces de sécurité, la Cour Constitutionnelle ainsi que les observateurs nationaux et internationaux.

Question : Comment réagissez-vous aux propos du président Sambi qui dit que vous êtes tous les deux des candidats de la Mouvance ?

A.C. : Je pense que les propos du Président Sambi avaient leur sens, quand il parlait d’Anissi Chamsidine et de Moussa Toybou, comme deux candidats de la Mouvance Présidentielle. Mais, maintenant que Moussa Toybou a fait sa déclaration dans la presse en faveur de Monsieur Ikililou et a donné consigne, en même temps, à son entourage de battre campagne pour Monsieur Fazul, le voile est levé.

Question : Cette position du président ne constitue pas un faux plan pour celui qui vous a toujours soutenu ?

A.C. : Je n’ai jamais douté et ne douterai jamais du soutien du Président Sambi, quelle que soit l’issue de ces élections. Après avoir bénéficié de son éducation politique, je le considère aujourd’hui comme mon père spirituel. C’est dire que je le comprends mieux que quiconque.

Question : Moussa Toybou dit craindre un vote sanction contre Ikililou ?

A.C. : Convenez avec moi que c’est une manière de confirmer ses réelles intentions. Cette crainte d’un vote sanction contre Ikililou voile une menace, un défi, un ultimatum à l’endroit du Président Sambi, et tout le monde l’a très bien compris. Moi, j’ai la ferme conviction que les anjouanais voteront massivement en faveur du Baobab, entendez par là, en faveur de Ikililou Dhoinine et de Anissi Chamsidine.

Question : Et quels sont vos points forts qui peuvent pousser les électeurs à vous élire ?

A.C. : Il n’est pas commode de chanter ses propres mérites. Je me limiterai à dire seulement que les anjouanais savent que je suis un homme d’action et de principes. Je dis ce que je fais et fais ce que je dis. J’aime mon pays, je suis patriote. Je suis, par ailleurs, modeste et ouvert.

Question : En quoi vous êtes différents de Moussa Toybou ?

A.C. : Des différences sur tous les plans : d’âge, de taille, de raisonnement, de comportement… Je sais courir, nager, pêcher, enseigner, éduquer ; je sais même porter un fusil et me battre en arts martiaux. Je sais vivre avec tout le monde et suis très sensible au quotidien des plus démunis. Bref, je sais servir et non me servir. Mais je sais surtout prendre des décisions et les assumer. Je ne joue pas au chat et à la souris, je sais respecter les divergences de vue et ne dis pas une chose et son contraire. Je sais tenir compte de mon entourage.

Question : Quel est votre projet de société ? (en quelques lignes).

A.C. : La consolidation de l’unité nationale dans la paix et la sécurité, le renforcement de l’Etat de droit, la poursuite de l’œuvre du Président Sambi et la bonne gouvernance.

Propos recueillis par A.A. Mguéni

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Résoudre les problèmes des étudiants comoriens du Maroc

29 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Résoudre les problèmes des étudiants comoriens du Maroc

Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique du royaume du Maroc, Ahmed Akhchichine a reçu en audience, à son département, le président de l‘Assemblée de l’Union des Comores, Bourhane Hamidou, accompagnée d’une forte délégation parlementaire. Au cours de cette rencontre le patron du parlement comorien a remercié le gouvernement pour tous les efforts déployées à l’endroit des étudiants comoriens au Maroc et saisi cette opportunité pour évoquer les difficultés aux quelles les Comoriens sont confrontés dans la vie de tous les jours au royaume chérifien.

Pour sa part, le ministre de l’éducation a réaffirmé sa détermination et sa volonté de faciliter les conditions de vie et des études pour les étudiants comoriens du Maroc. «C’est un honneur de nous avoir rendu visite chez nous et nous annonçons que,  dorénavant, nous allons nous y atteler à la tâche et voir comment nous pouvons résoudre les problèmes des ces étudiants », a déclaré le patron du département de l’éducation, Ahmed Akhchichine.

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Coopération entre le Maroc et les Comores

28 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Coopération entre le Maroc et les Comores

Une délégation parlementaire effectue une visite de travail

 

Une délégation parlementaire effectue une visite de travail de quelques jours au Maroc, au pays du roi Hassan II. La deuxième personnalité de l’Etat et sa suite, ont été d’abord accueillies à l’aéroport international de Rabat par son homologue du royaume chérifien, Abdelwahab Radi, président du parlement.

 

 Le président de l’Assemblée de l’Union des Comores, Bourhane Hamidou, à la tète d’une forte délégation parlementaire composée de neuf personnes, a été reçu d’une façon grandiose à l’hémicycle marocain par des homologues députés du royaume chérifien, en présence du président de la chambre des représentants, équivalent de l’assemblée, et celui du de la chambre des conseillers, le sénat, pour la première fois, dans la chaleur du climat de la fraternité, de l’amitié et de la coopération ainsi que de la diplomatie parlementaire entre Moroni et Rabat.

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Processus électoral : J-29: La Cour a rejeté les recours de Bianrifi Tarmidi

28 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Processus électoral : J-29: La Cour a rejeté les recours de Bianrifi Tarmidi




Par rapport à son choix de soutenir le docteur Ikililou pour le deuxième tour des élections présidentielles, Ibrahim Ali Mzimba, député de l'opposition et vice-président du candidat Bianrifi Tarmidi, apporte des éclaircissements.


Me Mzimba indique « qu'il soutiendra Ikililou si sa requête au niveau de la cour constitutionnelle n'aboutit pas ». En effet, Mzimba et son candidat à la présidence Bienrifi Tarmidi n'ont pas baissé les armes depuis l'annonce des résultats définitifs par la cour. Ils ont saisi la haute juridiction depuis le 15 novembre, pour demander « l'annulation de certaines dispositions de l'arrêt n°10-023/cc du 13 novembre 2010 » par lequel les juges constitutionnels avaient rétrogradé leur candidature à la quatrième position qui est synonyme d'élimination de la course du second tour au profit du candidat Djabir Abdou classé 3ème.

Et c'est ce vendredi que la haute juridiction vient de rendre sa décision dans un autre arrêt qui déclare « irrecevables » les requêtes de M. Bianrifi Tarmidi. La Cour considère qu'aux termes de l'article 76 de la loi organique n°04-001/CC du 30 juin 2004, « l'arrêt de la Cour est définitif et sans recours », exception faite en matière de rejet de Candidature, et que par voie de conséquence, le requérant et ses avocats « ne sauraient contester les résultats proclamés par la Haute Juridiction, lesquels ont autorité de la chose jugée », peut-on lire dans cette décision très attendue, dont une copie est parvenue à HZK-Presse.

El-Had Said Omar
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Elections. Abdou Djabir est allé “se faire connaître” à Anjouan

25 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

 

Elections. Abdou Djabir est allé “se faire connaître” à Anjouan

Le candidat du parti Msada, Abdou Djabir, qui séjourne à Ndzuwani depuis le week-end dernier, s'est confié à la presse mardi après-midi au siège de Télé Ninga, une station communautaire de Wani. Une importante assistante y était également econviée à poser ses questions au candidat.
Celui qui se présente comme un “moitié-anjouanais” [son père est originaire de Bandrani], arrivé sans fracas dans l'île le week-end dernier, a dit “venir se faire connaître à Anjouan”, après quoi, d'après lui, il pourra aller “préparer un retour en grandes pompes”.
Et pour se faire connaître, il a bien fallu quatre heures d'échanges avec la centaine de personnes présentes dans la salle de conférence de la station.
Le député candidat à la présidentielle de l'Union a expliqué les raisons qui l'ont poussé à briguer le mandat présidentiel, et a répondu, aux nombreuses questions de l'assistance.
“Je suis candidat parce que je fais partie des enfants les plus instruits des Comores et j'espère mettre à profit mon savoir pour faire avancer mon pays. Mon autre atout est que je n'ai pas encore de mains sales. Et sachez que je ne viens pas m'amuser dans ces élections ; je viens pour gagner”. Ainsi la victoire ne fait donc pas de doute pour lui. Sa véritable crainte serait plutôt ailleurs. “ Je crains la fraude ; l'actuel président de la République ne veut pas quitter le pouvoir ; il ne l'a pas dit, mais ses proches le font savoir“.
Disons sur ce point que, des boutades à l'endroit du chef de l'Etat, il en a jetées pas mal, notamment à propos de sa déclaration de soutien au candidat Ikililou, qu'il a jugée “irresponsable”. Mais, maniant habilement le paradoxe lorsque certains intervenants ont voulu le pousser plus loin dans des déclarations incendiaires contre le chef de l'Etat, le docteur en droit lâcha : “Je ne veux pas tirer à boulets rouges sur le président de la République, car je ne sais pas ce qu'il adviendra de moi demain, lorsque je me trouverai à sa place !”
Le candidat Djabir a essuyé plusieurs heures d' “interrogatoire” soumis par une assistance visiblement marquée par sa rhétorique. Sur sa stratégie de lutte contre la pauvreté, il est persuadé qu' “il n'est pas utile de construire des ponts, des routes et des aéroports alors que le peuple meurt de faim”, et qu' “il faut d'abord faire en sorte que chaque comorien puisse manger à sa faim, se soigner et inscrire son enfant à l'école”. Et sur ce qu'il pense de la longue période de transition avant la passation du pouvoir du chef de l'Etat sortant au nouveau, il dit sur un ton moqueur : “Si un président investi de ses fonctions le 14 janvier accepte de poireauter jusqu'au 26 mai 2011, tant pis pour lui !”
Le verbe juteux de l'éminent juriste ne tardera cependant pas à montrer ses limites lorsque vint pour la énième fois la question de Mayotte ; sa bête noire. Là-dessus, cette série de propos : “M'élisez-vous pour que je rehausse votre niveau de vie, ou vous le faites pour que je vous rapporte Mayotte ?” Puis : “De tous les candidats, je suis le plus habilité à négocier cette question avec les mahorais et leurs élus, de par les années que j'ai passées à leurs côtés. Mais si une solution politique ne s'offre pas, il peut y avoir une solution économique”.
Ici le prétendant à la présidence veut dire qu'on peut chercher à tirer profit de la manne financière versée aux mahorais par la puissance coloniale, à travers une coopération économique entre les Comores indépendantes et Mayotte. Mais, interrogé précisément sur le processus de départementalisation enclenchée depuis l'année dernière, celui qui souhaite présider à la destinée de la Nation dans quelques semaines répond sèchement qu' “il appartient à l'actuel chef de l'Etat de régler cette question, car c'est lui qui peut échanger avec Sarkozy”
.

SM
Source : Al-watwan N° 1660 du jeudi 25 novembre 2010
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Les dessous d'une armée en déchéance

25 Novembre 2010 , Rédigé par aimons les comores

Les dessous d'une armée en déchéance

C'était au courant du mois de juin de cette année mais le crime est toujours d'actualité. Il s'agit de l'assassinat du lieutenant colonel Combo Ayouba. L'officier, réputé têtu et indépendant d'esprit ne travaillait pas beaucoup en suivant l'hiérarchie. Il était selon ses proches en désaccord permanent avec M. Dossar Mohamed, Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, en charge de la Défense. Il n'avait pas apprécié l'arrivée sur le sol comorien d'un contingent de mercenaires blancs, dépêchés par la Libye ou du groupe de formateurs iraniens venus encadrer, dit-on, l'armée comorienne.

L'hiérarchie souhaitait, entre autres, se servir de lui pour anéantir le chef d'état-major de l'époque, le général de brigade, Salimou Amiri dont les relations avec la même hiérarchie n'était pas au beau fixe. Pourquoi cette tension et ce désamour au sommet de l'état-major ? Salimou qui avait conduit les forces de coalition pour dit-on libérer Anjouan avait refusé catégoriquement l'intégration des anciens rebelles, les milices et les soldats de la FGA, au sein de l'Armée Nationale de Développement. Aussi, le général Salimou connu comme étant un officier qui campe sur ses positions avait également,malgré l'insistance de hiérarchie, rejeté la réintégration du capitaine Inzoudine Zarouk, du capitaine Naoufal Boina et du lieutenant Takfine Ahmed Mzoungou, surnommé Ahmed l'Anjouanais.

Le raisonnement est simple. Zarouk est un rebelle putchiste qui a été radié trois fois de l'AND. Naoufal, passé en conseil de discipline après avoir été condamné par la Cour d'assise de Moroni pour détournement de fonds à la sécurité civile, était lui aussi radié de l'AND. Quand à Takfine qui avait détourné 25 000 000 fc à la santé militaire de Moroni pendant le régime d'Ahmed Abdallah et qui s'était réfugié en France était, lui aussi, radié de l'armée comorienne. Ce dernier qui a plus tard intégré la gendarmerie française a été révoqué pour faute grave. Tel est la genèse de la question.

Le colonel Bastu Ahmed Abdou s'empare de la question et se positionne comme une alternance crédible au général Salimou avant de sceller un pacte de réconciliation, sous les auspices du président Sambi, en présence de la notabilité et de la communauté internationale.

La mort de Combo a laissé beaucoup de zones d'ombre et d'énigmes.L'enquête qui était sur une piste sérieuse a été arrachée de la brigade criminelle de la gendarmerie nationale pour être confiée à une cellule fantôme de la police. Au cours de l'enquête, c'est la justice qui convoque mais c'est la police qui mène la musique, en s'appuyant sur les questionnaires rédigés préalablement par Takfine qui, jusqu'à l'ouverture de l'enquête, n'occupait aucune fonction officielle, ni au sein de la justice ni au sein de l'AND. Pourtant c'est lui qui diligente l'enquête.

Pour sa part,Salimou qui n'a pas été démis de ses fonctions ni mis en congé pour être mis en examen,au profit de l'enquête, avait répondu à la convocation du juge d'instructions, en sa qualité de chef d'état-major. Au bout d'une dizaine de minutes, le désormais ancien chef d'état-major est inculpé et assigné à résidence surveillée. Ce jour là, entre le FCD, le GSHP et la gendarmerie,Salimou était jeté en pâture et devait être éliminé physiquement. Miracle ! Il a échappé bel en se réfugiant à la base militaire de Voidjou.

La suite du théâtre est connue de tous. Sa garde rapprochée est emprisonnée et révoquée de l'armée. Salimou est lui aussi radié de l'armée sans même être traduit en conseil de discipline. Salimou est torturé moralement par sa garde et, n'a pour le moment aucune liberté dans son propre domicile. Même aux pays de Chagoz, de Ahamadinajad, de Kadafi ou de Castro, cela ne se passe pas comme ça.

L'assassinat du chef de corps, le lieutenant Combo a permis de déceler beaucoup de choses. La corruption, le clientélisme, le népotisme, le chauvinisme en sont les mots clefs. Comment un abruti d'officier passe en une nuit, de commandant, à lieutenant colonel,chef d'état-major ad intérim et, en moins d'un mois au grade de colonel, chef d'état-major ?Comment cela a pu être possible alors qu'il y'avait de hauts gradés au rang de colonel dans l'armée ?

Aujourd'hui, le désormais colonel Gamil se fait entouré par Takfine, l'agent double de l'AND. Entre temps, le colonel Bastu qui est en guerre avec le colonel Gamil,son frère ennemi multiplie les délégations pour qu'on lui serve du poste de chef d'état-major. C'est tout à fait normal car des illettrés comme l'officier surnommé 5 ritili, ancien chef du FCD et actuel ADC du président Sambi s'est vu rehaussé au rang de colonel. Pourquoi le monde de l'armée aux Comores est-il pressé ?

Pendant ce temps, les grands médias de l'Etat parlent de l'inculpation de Salimou Amiri. A l'AND, Takfine s'occupe de la propagande et de la diffamation en diffusant largement des tracts voulant mettre en cause le général Salimou et, jetant l'opprobre à Me Harmya, Azali, Msaidié et Abdouloihabi.

Aujourd'hui, tout le monde est pris par la fièvre électorale. La classe politique ne dit rien. Les officiers ne disent rien. Les associations de Droits de l'Homme aux Comores ne disent rien et n'entreprennent aucune démarche pour faire connaître la vérité. La presse dans cette affaire est indigne. Aucune investigation ! Aucun commentaire ! Pourtant, la mort de Combo fut froidement planifiée à la demande des services de renseignements militaires dans le cadre de l'intégration des mercenaires étrangers au sein de l'AND.

Salimou meurt à feu doux comme fut le cas de Farouk Mohamed. A analyser les évènements, ceux là même qui ont fait le déplacement à Dzahadjou au lendemain du débarquement de l'AND se précipiteront demain pour aller aux obsèques de celui que tout le monde qualifiait de héros national. Sambi, Dossar, Mhoumadi Sidi, Gamil, Takfine,Nidhoim Athoumane et Abou Achirafi répondront - ils un jour de leur acte ? L'histoire le dira.

Major Jean Mohamed
source:  ianjouanpresid

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