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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Comores/Madagascar : Un coup de massue à la tête du président Sambi

1 Mars 2011 , Rédigé par aimons les comores

 

Lors de son séjour à Madagascar, le président comorien avait demandé que le footballeur Ahmed Lothar soit plutôt extradé vers Moroni.
Les autorités malgaches ont décidé de l'extrader vers Mayotte, en violation du droit international.
(à suivre)

TOZA - Moroni


Comores/Madagascar : Un coup de massue à la tête du président Sambi

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12 pirates somaliens arrêtés

1 Mars 2011 , Rédigé par aimons les comores

12 pirates somaliens arrêtés

 

La marine malgache a remorqué dimanche au port militaire d’Antsiranana (ex-Diégo-Suarez) un cargo aux mains de pirates somaliens et à la dérive depuis une semaine, a déclaré un responsable.

 

 

"Il s’agissait bien d’une opération de sauvetage, il n’y a pas eu d’accrochages, les présumés pirates n’étaient pas armés et se sont rendus immédiatement", a déclaré Rolland Rasolofonirina, coordinateur de la lutte contre la piraterie et qui dirigeait l’opération. "Il y avait 37 personnes à bord, dont 12 présumés pirates. Les 25 passagers sont composés de Malgaches, Tanzaniens, Comoriens. On compte trois femmes parmi eux", a ajouté M. Rasolofonirina.

 

Les trois femmes, affaiblies, ont bénéficié de soins d’urgence dès leur transfert sur le bateau malgache affrété pour l’opération. L’ensemble des personnes à bord est retenu par la gendarmerie maritime du port militaire d’Antsiranana.

 

"Nous sommes en train d’étudier la procédure à suivre, notamment avec le ministre comorien des Transports présent ici, afin que des poursuites soient menées", a déclaré M. Rasolofonirina. Le cargo en détresse, le Zoulfikar, bat pavillon comorien. Il avait été attaqué par des pirates début novembre alors qu’il reliait les Comores à Dar-es-Salam (Tanzanie). 29 personnes se trouvaient alors à son bord, dont 20 passagers et 9 membres de l’équipage.

 

Le 21 février, six personnes, dont deux pirates, avaient quitté le cargo à bord d’une embarcation légère pour venir chercher de l’aide au port d’Antsiranana, affirmant que le bateau en panne sèche était à la dérive. Après trois jours de recherches en collaboration avec la mission anti-piraterie de l’Union européenne Atalante, les autorités ont pu localiser le cargo et lancer une opération de sauvetage avec une trentaine de militaires, des gendarmes et des médecins.

 

"Le bateau se trouvait à 70 mille nautiques à l’est du Cap d’Ambre (pointe nord de Madagascar)", a affirmé M. Rasolofonirina. "Ils n’avaient plus de carburant et il ne leur restait que 30 litres d’eau douce", a-t-il rapporté.

clicanoo

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S.LARIFOU : QUE LES MERCENAIRES DE KADAFI DEGAGENT

1 Mars 2011 , Rédigé par aimons les comores

S.LARIFOU : QUE LES MERCENAIRES DE KADAFI DEGAGENT

Saïd Larifou : “Que les mercenaires de Kadhafi dégagent des Comores”

 

À gauche, Saïd Larifou, du parti comoriens Ridja et Aboudou Soefo, du CRC s’inquiètent des relations entre Sambi et Kadhafi. (E.L.)

 

 

Deux représentant politiques comoriens installés à la Réunion sont inquiets par les événements socio-politiques en cours dans toute l’Afrique du Nord. Saïd Larifou et Aboudou Soefo redoutent un embrasement dans l’archipel. D’autant que des mercenaires lybiens auraient débarqué dans l’île.

 

Et si le vent de révolte soufflant sur l’Afrique du Nord, descendait jusqu’aux Comores. Saïd Larifou, avocat et président du parti comoriens Ridja (Rassemblement des initiatives pour le développement avec la jeunesse avertie) et son homologue, Aboudou Soefo, du CRC (Convention pour le renouveau des Comores) sont inquiets des éventuelles conséquences que pourraient avoir ces soulèvements populaires en chaîne sur la situation intérieure des Comores. L’archipel, dirigé d’une main de fer par le président Sambi, est en effet membre de la Ligue des États Arabes au même titre que trois autres pays d’Afrique noire (Djibouti, Somalie et Soudan). À ce titre, il entretient des rapports politiques et commerciaux privilégiés avec ces États en pleine mutation.

 

UN ENVIRONNEMENT CRIMINEL DE TERREUR

 

Rien n’indique qu’un soulèvement populaire est en marche aux Comores. Depuis les années 1990, les Comores se sont inscrits dans une logique d’alternance démocratique, même si à chaque fois le processus électoral se déroule dans la douleur. “En mai 2010, le mandat du président Sambi devait prendre fin, rappelle Maître Larifou. Mais par divers artifices, le président a tripoté la constitution comorienne pour se maintenir au pouvoir.” Le 26 mai prochain, un accord prévoit l’investiture d’un nouveau président. “Nous espérons que les événements qui secouent le monde arabe auront une influence et que le président Sambi comprendra qu’il doit partir”, distille habilement le porte-parole de Ridja. Rien n’est moins sûr. Selon l’avocat inscrit au barreau de Saint-Pierre, “des mercenaires recrutés par le lieutenant-colonel Mouammar Kadhafi seraient dans l’archipel depuis quatre mois. Nous sommes inquiets car nous ne savons pas quel est leur rôle”. Ces mercenaires ne seraient pas Lybiens. Le tyran de Tripoli les aurait recrutés en Afrique du Nord et dans l’Europe de l’Est. Une cinquantaine d’hommes auraient ainsi pris quartier dans l’archipel. Dans les prochains jours, l’opposant au régime comorien s’adressera à l’ONU et à l’Union Africaine de l’aide pour que “ces mercenaires qui représentent un risque pour la paix et les libertés, dégagent”.

 

Les représentants politiques dénoncent un environnement criminel, de terreur, de pressions, de répressions et de corruption généralisée. Aboudou Soefo a appelé la diaspora comorienne àse mobiliser.

 Les relations militaires entre les Comores et la Lybie ne datent pas d’hier. Une certaine proximité s’était établie depuis plusieurs années entre les deux États. Du personnel militaire lybien a déjà eu l’occasion de venir à plusieurs reprises pour former leurs homologues comoriens. Ce qui n’est effectivement pas rassurant

Y.G

Source:clicanoo.re

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Le Président de la République a participé au grand Maoulid Barzangui, organisé à Mutsamudu en l'honneur de la délégation du Comité arabe de suivi de la Conférence de Doha.

27 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores


Le Président de la République a participé au grand Maoulid Barzangui, organisé à Mutsamudu en l’honneur de la délégation du Comité arabe de suivi de la Conférence de Doha.Le Président de la République a participé au grand Maoulid Barzangui, organisé à Mutsamudu en l’honneur de la délégation du Comité arabe de suivi de la Conférence de Doha. 

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a participé au grand Maoulid Barzangui, célébrant la naissance du Prophète Muhammad, Paix et Salut sur lui, organisé ce samedi 26 février 2011 au Stade de Mutsamudu et dont les invités d'honneurs étaient le Président et les membres de la délégation du Comité arabe de suivi de la Conférence de Doha et les ONG arabes qui séjournent actuellement dans le pays.
Ont également pris part à cette cérémonie, le Gouverneur sortant de l'Ile de Ndzouani, SEM Moussa Toybou, le Gouverneur élu, SEM Anissi Chamsiddine, le Directeur de Cabinet du Chef de l'Etat, plusieurs personnalités politiques, religieuses et coutumières, les habitants de la capitale anjouanaise ainsi que de nombreuses délégations venues de tous les coins de l'île. 
« Les autorités et la population de Ndzouani ont tenu à se retrouver avec vous en cette heureuse occasion, pour vous exprimer leur reconnaissance pour tous les efforts que vous déployez en faveur du développement des Comores » a annoncé le présentateur en tout début de la cérémonie, en s'adressant aux hôtes d'honneurs.Comme il est de tradition, la cérémonie a commencé par la Fatiha et la lecture de versets du Saint Coran.La lecture des chapitres de la biographie du Prophète, selon Djaffar Al-Barzandji, a suivi, ponctué par les poèmes chantés « kaswida »Le prédicateur de la Grande Mosquée de Mutsamudu a prononcé en arabe, un mot de bienvenue aux membres des délégations arabes en souhaitant que l'ile d'Anjouan bénéficie également des aides annoncées en faveur des autres îles.Tour à tour, les représentants des ONG ont détaillés les projets dont va bénéficier l'ile d'Anjouan, notamment, la construction de 23 km de routes bitumée, la construction d'un hôpital à Domoni, de plusieurs écoles et salles de classes. Le Vice-ministre qatari des Affaires Etrangères qui préside la délégation, a déclaré pour sa part que les projets prévus dans les autres les secteurs (pêche, transports et du tourisme, notamment) auront leur volet dans l'ile d'Anjouan.Avant de faire son allocution, le Chef de l'Etat a ravi l'assistance en entonnant son poème religieux chanté favori :الـحـمـد لـمــن قــــدر خــيــرا وقــبــالا والشـكـر لـمـن صــور حسـنـا وجـمـالاToute l'assitance s'est levée avec lui pour l'accompagner, tandis les hotes arabes de les imitaient.Au cours de son intervention en langue arabe, le Président de la République a tenu à préciser que les membres de la délégation n'étaient pas venus uniquement du Qatar comme on le pense mais de nombreux pays arabes, y compris la Mauritanie, le Koweït et Oman.Il a rappelé que l'Union des Comores était membre de la Ligue des Etats arabes, que la culture comorienne, les us et coutumes, la civilisation et les traits culturels marquants du pays, trouvent certes leur origine en Afrique mais surtout en Arabie, notamment le Hadramaout au Yémen, Oman et les autres pays du Golfe. « Cette appartenance au monde arabe appelle à un devoir de solidarité de la part des pays frères plus nantis car, bien que l'aide des pays arabes n'ait jamais fait défaut, depuis avant l'indépendance du pays, les Comores ont plus que jamais besoin d'être soutenues pour sortir de la pauvreté extrême qui les caractérise encore ».Le Chef de l'Etat a invité la délégation arabe à sillonner l'ile d'Anjouan, à se rendre dans ses régions et ses villages reculés, pour se rendre compte de visu de la situation et des conditions de vie de la population et, une fois de retour dans leur pays d'être les ambassadeurs de la population comorienne auprès de leurs frères arabe pour plaider leur cause.
 source:beit salam
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Ma conscience ne me permettait pas d'être payé

27 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores

Ma conscience ne me permettait pas d'être payé

 

Mourad Said Ibrahim, ex-ambassadeur des Comores à Tana :


« Ma conscience ne me permettait pas d’être payé sans rien faire »

 



Moroni, vendredi 25 Février 2011 (HZK-Presse) – Cela fait une semaine que l’ambassadeur des Comores à Madagascar a démissionné. En réalité, Mourad Said Ibrahim était le représentant de l’Etat comorien à Tana mais de titre. Cet ancien ministre de la justice n’a jamais pris fonction dans la Grande Ile car il n’a jamais présenté ses lettres de créances. Mourad Said Ibrahim a donc rendu son tablier au moment où le chef de l’Etat comorien engage une médiation pour la résolution de la crise malgache. N’étant pas associé à ce dossier, et n’ayant pas pris ses fonctions, plus de 12 mois après sa nomination, cet avocat jette l’éponge. Dans une interview exclusive à La Gazette / HZK-Presse il accepte de nous parler de cette démission remise au président Sambi, la veille de son départ à Madagascar.

 



Question : Pourquoi avez-vous démissionné ?

 



Mourad Said Ibrahim : J’ai démissionné dans la mesure où je ne peux pas exercer mes fonctions. Je ne pouvais pas continuer à rester sans rien faire et être payé. Sans pouvoir exercer effectivement mes fonctions, cela heurtait ma conscience et mon éthique. Je crois que tout comorien connait ma façon d’être et de penser. Depuis ma nomination, j’ai persuadé le président de l’importance, la nécessité et l’opportunité d’aller présenter mes lettres de créance aux autorités malgaches. Pour cela, j’ai présenté plusieurs arguments qui étaient de nature à favoriser ma pensée et mon analyse. Nous sommes les premiers voisins de Madagascar. Nous avons une histoire commune assez riche. Aucun pays présent à Madagascar n’a rappelé son ambassadeur, encore moins de fermer l’ambassade. Nous avons une communauté estudiantine particulièrement importante et qui a particulièrement besoin de la présence de notre ambassadeur sur place. Le fait que nous soyons des voisins, je pensais qu’il nous est naturellement dévolu de jouer le rôle de premier plan, d’aller à Madagascar présenter les lettres de créances pour que justement nous participions et nous favorisions la résolution de la crise malgache. Je pensais que nous étions le pays le mieux placé à engager ces discussions. J’estime comme dit l’adage, que c’est dans les moments les plus difficiles qu’on reconnait les amis ou les ennemies. Et si jamais un seul pays devait rester, en cas de sanctions de la communauté internationale, pour assurer le lien entre Madagascar et les autres pays, ce devait être les Comores. Pour moi, on devait y être. Pour cela, j’ai rencontré le chef de l’Etat plusieurs fois pour le persuader de l’urgence. J’en ai parlé à ses proches collaborateurs. Mais je pense qu’il y avait un courant qui ne voyait pas les choses de cette façon. Je patientais et pendant ce temps, en fin 2009, l’ambassadeur français à Madagascar a présenté ses lettres de créance. J’ai interpelé les autorités en vain. Courant 2010, d’autres pays ont présenté les lettres de créances. Et le dernier en date, c’est la Turquie. Je me disais qu’il n’y avait plus d’obstacle.

 



Question : Vous avez essayé d’en parler au président ?

 



M.S.I. : J’ai demandé une audience auprès du chef de l’Etat mais malheureusement, je n’arrivais pas à le voir. Et mercredi jour de ma démission, j’ai téléphoné à un de ses conseillers pour obtenir un rendez-vous. On me dit qu’il est en conseil et après il voyage pour Madagascar. Et moi j’ai eu un sentiment de désaveu à mon égard. Donc, j’ai rédigé immédiatement ma démission pour lui remettre quelques heures avant son départ.

 



Question : D’après vous qu’est-ce qui pouvait empêcher la présentation de vos lettres de créances au président Malgache ?

 



M.S.I. : Moi-même, je me demande la même question. Parmi les raisons évoquées l’entourage du président Sambi pensait à tort que la présentation des lettres de créances pouvait être interprétée comme un soutien aux autorités malgaches actuelles et qu’il fallait attendre la résolution de la crise. Moi, j’estimais que les affaires malgaches ne nous regardaient pas. Le propre des relations diplomatiques, ce sont des relations qui reposent sur l’amitié entre les peuples. Elles dépassent le cadre du régime et qu’on devait y aller. Et je pense que l’histoire m’a donné raison. Le chef de l’Etat est parti à Madagascar pour la résolution de la crise. Je pense donc, qu’il y a une raison à chercher ailleurs. En tout ce ne sont pas celles-là. Comme il n’y a pas d’obstacle étant donné que la situation s’est relativement améliorée et que d’autres pays ont envoyé leurs ambassadeurs, je trouve que ce qu’on m’a dit est vrai : on veut envoyer quelqu’un d’autre à ma place. Il y a donc une certaine incohérence entre ce qu’on a dit et ce qu’on fait, à savoir que notre présence serait considérée comme un soutien aux autorités en place et pendant ce temps, des grands pays sont allés présenter leurs lettres de créances. J’ai aussi pensé aux étudiants. Je me dis que si quelqu’un d’autre devait y aller, il fallait que je démissionne pour qu’on envoie cette personne. Qu’on nomme quelqu’un pour qu’on puisse enfin s’occuper des relations comoro-malgaches et des étudiants comoriens de Madagascar qui ont besoin de l’assistance d’un ambassadeur.

 



Question : Comment vous interprétez le fait que le président est parti à Madagascar sans vous avertir, vous qu’il a choisi pour représenter les Comores à Antananarivo ?

 



M.S.I. : C’est une des raisons qui m’ont poussé à rédiger le jour même ma démission. Je considère cela comme un désaveu à mon endroit. Pourtant, à mon avis c’était l’opportunité. Le président accompagné de son ambassadeur qui dans la foulée reste pour présenter les lettres de créances. Mais je pense que l’entourage joue beaucoup. Pour avoir été ministre, je sais que parfois on a beaucoup de choses. Donc, il appartient à l’entourage de conseiller le président et de lui attirer l’attention. Dans cette histoire, je n’ai pas été touché mais c’est par loyauté envers le chef de l’Etat que j’ai aussi démissionné. Quant on sert quelqu’un, on doit être loyal et dire la vérité et la manifester. Quand vous pensez que le chef de l’Etat est en droit de le savoir, il faut le dire.

 



Question : Quelle a été la réaction du président après votre démission ?

 



M.S.I. : Cela fait plus d’une semaine que j’ai déposé ma démission et aucune réaction.



Propos recueillis par A.A.Mguéni

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Comores – Les comoriens très préoccupés par la situation insurrectionnelle en Lybie

26 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores

Comores – Les comoriens très préoccupés par la situation insurrectionnelle en Lybie
''Motus et bouche cousue'', c'est le mot d'ordre qui semble être adopté par les autorités comoriennes à propos de la vague de répression sanglante qui se déroule actuellement en Lybie. Pourtant les Comoriens sont concernés. E

 

Plusieurs centaines de comoriens, notamment des étudiants, vivent en Lybie actuellement et personne n'est en mesure, ni les autorités, ni les familles, de dire comment se portent les ressortissants comoriens dans le Jamahiya ou du moins ce qui est reste. Car selon les informations suivies en Union des Comores sur les grande chaines de télévision, n'augurent rien de bon et le gouvernement Sambi, comme tous les gouvernements, semble pris de court par les événements.
Selon une information vérifiée, des familles anjouanaises ont reçu des appels téléphoniques de leurs enfants. Les nouvelles sont inquiétantes, certains étudiants comoriens se trouvant dans des zones où ont lieu des affrontements. Un proche d'un étudiant de la ville de Ouani, à proximité de l'aéroport d'Anjouan nous confirmait vendredi qu'il « a téléphoné à ses parents pour les informer que le vent de la révolte a touché la région où il y a des comoriens ». Des prières ont été dites et les familles commencent à s'impatienter du mutisme des autorités.
Il paraît improbable, en raison des liens étroits qui existent entre le président par intérim A.A. Sambi et le président lybien, que le gouvernement comorien soit dépourvu d'un canal d'information permettant de fournir aux Comoriens des nouvelles de leurs enfants envoyés en Lybie.
Pendant que toutes les nations du monde cherchent à rapatrier leurs ressortissants, aux Comores, Sambi continue à poser les pierres angulaires de ses pharaoniques projets.
Ses partisans minimisent la portée des événements en Lybie et qualifient les informations données par les médias internationaux de mensongères et orchestrées par l'occident pour ternir l'image du bienfaiteur des Comores.
Tous les comoriens ne partagent pas cette opinion. « Le Guide est devenu fou et il faut s'attendre à ce que le gouvernement comorien fasse quelque chose, même si Khadafi dans son allocution de jeudi a encore montré au monde qu'il a perdu la tête et qu'il est prêt à finir sa sale besogne avant de se donner la mort. Les Comores font malheureusement partie des obligés de Khadafi. Sambi est en train de lui renvoyer l'ascenseur, comme il l'avait fait à la tribune de la ligue arabe pour El Bechir. [Sambi dans son discours au sommet de la Ligue arabe le 29 mars 2009, avait émis le souhait de décerner le prix Nobel de la paix au président soudanais Omar el-Bechir inculpé par la Cour pénale internationale. Ndlr.]» nous confiait jeudi soir Ahmed Abdou un jeune fonctionnaire de Ouani.
KAY
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Les périls du monde et la course folle vers le chaos

25 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores

Les périls du monde et la course folle vers le chaos

 Les périls du monde et la course folle vers le chaos

 

 

La démence désigne toute détérioration intellectuelle et cognitive, progressive et spontanément irréversible qui entrave la vie sociale. Matthew Stein, auteur du livre When Technology Fails (Quand la technologie échoue), disait que la «la définition de la démence est de faire la même chose encore et encore en espérant un résultat différent ». J’assiste à une situation similaire dans mon pays et j’ai raison d’avoir peur.

 

Notre pays patauge dangereusement dans la boue. Il traine avec un tintamarre assourdissant toutes les crises, sociales, économiques, financières, institutionnelles et politiques. L’élite au pouvoir sourde à tous les cris de désespoir brille par son incapacité à apporter des débuts de solutions. Elle affiche une faculté naturelle, presque innée, de les empiler, les unes sur des autres, de ressasser les mêmes recettes, de collectionner les échecs.

 

Tout le monde joue le jeu, tout le monde feint de ne pas apercevoir l’apocalypse qui pointe à l’horizon. Et pourtant tout un chacun tassé dans son coin, aussi douillet soit-il, se sent assailli de tous côtés par la misère, exposé à l’insalubrité des hôpitaux, vulnérable face à l’insécurité dans les transports, victimes des guerres permanentes des polices et des divisions dangereuses dans notre armée.

 

Le citoyen ordinaire se trouve plombé dans ses initiatives, devant une corruption légalisée, presque institutionnalisée, complètement démunie face à une justice jamais rendue, des décisions rarement exécutées.

 

«J’ai faim !» Ce cri prononcé de plus en plus par des enfants dans les rues de Moroni, front émacié par la misère, sourire presque métallique, les poings dangereusement crispés me donne les raisons de m’alarmer.

 

Aujourd’hui, de plus en plus, une maffia d’Etat s’attaque impunément à des intérêts et des propriétés privés, utilise les instances de la justice pour accomplir leurs forfaits.

 

Des banques de la place s’appuient sur la violence économique pour mettre sur la paille des partons, alors que les faillites des entreprises sont aussi et surtout le résultat des crédits abusifs accordés et des mauvais conseils que les institutions financières ont constamment prodigués.

 

 

Pendant que le pays insulaire, l’un des plus fragiles, ses côtes les plus exposés à l’érosion, gaspille des milliards pour sensibiliser la population sur ses vulnérabilités et lancer des projets de protection de l’environnement, ce même pays autorise, par exemple, l’installation d’une entreprise de concassage pour broyer des blocs des pierres protégeant naturellement le littoral d’Itsoundzou, situé en plus dans la zone réputée être le sanctuaire du cœlacanthe, le fossile vivant, le plus vieux du monde.

 

Et dans tous les domaines, l’Etat agit de la même manière.Alors qu’on s’achemine vers le point de décision, avec à la clé la maitrise de la masse salariale comme condition, l’Etat signe cette semaine une revalorisation de la grille indiciaire du corps enseignant, se sachant dans l’incapacité financière d’honorer régulièrement les traitements salariaux de ses employés.

 

Le gouvernement initie des politiques et prend simultanément des contre-mesures. Sans état d’âme. Avec une légèreté déconcertante.

 

Le pays regorge pourtant de compétences, une expertise respectable, mais inexploitée, isolée dans les départements ministériels où grouillent et braillent à longueur de journée, des hommes affabulés de titre pompeux de « politiques » qui découragent les intelligences et entretiennent l’éloge de la médiocrité.

 

Et il y a des signes qui ne trompent pas. Le pays sera géré durant les quatre prochains mois, jusqu’au 26 mai 2011, par une dualité de pouvoirs, intérimaire, fragile, privé de la possibilité de recourir à des pouvoirs exceptionnels pour protéger ses citoyens.

 

L’équipe qui va diriger le pays les cinq prochaines années est collectivement médiocre, collégialement inefficace.

 

Sommes-nous capables de calmer la tempête ? Oui, je le pense. Si les dangers mortels de la civilisation humaine, sont le changement climatique, la fin du pétrole, l'effondrement de la vie dans les océans, la déforestation, la crise alimentaire mondiale, la surpopulation, des changements majeurs de comportement peuvent encore sauver le monde.

 

Mais dans aucun de ces domaines, l’élite au pouvoir aux Comores ne semble en prendre conscience des enjeux et armer le pays pour relever les défis de l’humanité.

 

Et pourtant, les mêmes menaces nous guettent et s’ajoutent à d’autres plus insidieuses : conflits fonciers, séparatismes, fondamentalismes, catastrophes naturelles, formations au rabais de générations entières, défis du développement (chômage, énergie…).

 

Alors, que faire ? Beaucoup de choses et à tous les niveaux. Dans l’immédiat, je pense qu’il faut instituer, pour tout poste à pourvoir dans le public comme dans le privé, des concours organisés par un organisme indépendant, privé, ouverts à tout comorien (y compris de la diaspora) répondant au profil et aux compétences, pour en faire une administration efficace, protégée des décisions « bêtes » des alternances politiques et créer aussi et surtout des entreprises privées, dynamiques, coupées de cordons familiaux qui les engluent.

 

Une émulation pour choisir les meilleurs d’entre nous, capables d’apporter les réponses appropriées. On peut ainsi espérer d’ici une dizaine d’années inverser la tendance et ralentir peut-être cette course folle vers le chaos.

 

Fensso, le fou de moroni

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17 délégations venues confirmer leurs engagements financiers

25 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores

C'est parti, la première réunion de suivi des résultats de la conférence de Doha pour l'investissement et le développement aux Comores s'est ouvert hier mercredi 23 février au Palais du peule de Hamramba. Les 17 délégations qui représentent les institutions nationales et internationales ont ouvert les travaux aussitôt après le discours du chef de l'Etat.

17 délégations venues confirmer leurs engagements financiers C'est une rencontre internationale qui s'est ouverte hier au palais du peule en présence d'une foule nombreuse, et sous le haut patronage du chef de l'Etat comorien. Au total 17 délégations qui représentent les fondations, institutions ainsi que des gouvernements de pays amis des Comores y prennent part. Cette rencontre « revêt un intérêt capital pour la relance du développement économique et social des Comores dans la mesure où, elle vise à assurer une mobilisation optimale des ressources annoncées lors de la conférence de Doha », lance dans son discours, Opia Mensah Kumah, coordinateur du système des Nations Unis aux Comores.

Il ajoute qu'en mars 2010, cette conférence ténue à Doha et qui a dégagé une somme de 540 millions de Dollars, « a marqué un tournant positif et décisif dans la coopération au développement du pays. Et elle vient confirmer et amplifier la solidarité que la communauté internationale... manifeste à l'égard du peuple comorien ».

Le chef de l'Etat qui se réjouit et reste optimiste estime que « les enjeux de cette conférence sont énormes », donc, il prie les hommes politiques nationaux et nos partenaires extérieurs d'avoir « pitié des Comores ». « Les Comores sont le pays le plus pauvre parmi les 22 Etats qui composent la Ligue Arabe. Donc, si nous retrouvons nos amis qui viennent nous soutenir, il faut les encourager en leur accordant ce dont ils ont besoin », indique-t-il dans son discours d'ouverture des travaux dans la matinée d'hier.

Le pays doit remplir deux conditions sin qua non, selon le locataire de Béit-Salam, pour le développement des Comores. « La paix et la sérénité », insiste-t-il en assurant que durant les 5 ans à venir l'espoir demeure. « J'ai laissé à mon successeur un programme ambitieux pour sortir les Comores des problèmes économiques », prétend le président Sambi, en pensant que cette mini conférence qui s'achève aujourd'hui par une conférence de presse, est une aubaine pour lui et les Comores en général. « A vous comoriens surtout les hommes politiques, de la saisir par les dents (MAGNO YAWPOUSSO) ».

« Il est très tôt pour vous donner un bilan maintenant », lance Madame la commissaire général au Plan face aux journalistes après la fin de la cérémonie d'ouverture. Toutefois, elle ajoute « qu'il s'agit d'une rencontre où les institutions ainsi que les représentants des gouvernements viennent confirmer leurs promesses de financement du programme d'investissement convenu lors de la conférence de Doha ».

Quant à Abdéremane Roumahyhi, chef de la délégation de Qatar qui est en même temps président de l'organe de suivi de la conférence de Doha indique dans son discours que « nous sommes venus aujourd'hui à Moroni une fois de plus montrer à la population comorienne que nous sommes une seule nation ». A en croire ce haut responsable qatari « cela démontre la bonne volonté des comoriens envers le monde Arabe ».
 
HZK-Presse
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Bagarre entre gendarmes et policiers

25 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores

Mardi après midi, un gendarme a été agressé par un agent de police pour cause d'une amende pour contravention au code de la route. Et cet incident a failli provoquer une bagarre entre des éléments de la police nationale et de la gendarmerie.

Bagarre entre gendarmes et policiers Ce mardi après midi, une bagarre s'est produite entre la police nationale et la gendarmerie de Moroni. Tout a commencé par une voiture conduite par un gendarme et qui est arrêté par la police nationale. « La voiture était frappée d'une amande et on était dans l'obligation de l'arrêter », affirme un policier. Après quelques tentatives de médiation, la police a refusé de libérer la voiture ainsi que son conducteur.

« On a mis le conducteur en question qui était un gendarme dans une cellule et on a gardé aussi la voiture » poursuit-il. Cette discorde a tourné à un bras de fer entre la police nationale et la gendarmerie de Moroni. « On a vu débarquer une section de la gendarmerie dans notre commissariat », ajoute-il. « Les gendarmes nous ont battu et sont repartis par la suite », martèle un autre policier.

Toutefois la police n'a pu rien faire dans ce conflit que de laisser partir le chauffeur de la voiture. Après cette rixe, le ministre de la défense, Mhoumadi Sidi a fait une visite à la gendarmerie pour s'enquérir de la situation. Une cellule de crise est mise en place pour trouver une solution et régler ce conflit entre agents de la force de l'ordre.
 
HZK-Presse
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Les Comores n'ont jamais été unies politiquement avant la colonisation. Et alors?

25 Février 2011 , Rédigé par aimons les comores

 

Si je prends l'histoire de la France, celle-là même qui occupe notre pays à Mayotte, son unité politique ne s'est faite que grâce aux invasions “barbares”, les Normands, les Goths, les Visigoths, les Ostrogoths, les Huns, les Francs sans compter les Romains, et j'en passe. Rappelons également que c'est la religion qui a forgé l'unité de la France à travers le christianisme (contre l'arianisme) et la Papauté et que c'est Charlemagne (un Carolingien) qui fut sacré le premier, Empereur en l'an 800 par le pape Léon III, tout en restant roi des Francs

Les Comores n’ont jamais été unies politiquement avant la colonisation. Et alors?
Je m'étonne que des historiens de tous poils, soient préoccupés par le problème de l'unité politique des Comores avant la colonisation et veulent s'en servir pour justifier la présence française à Mayotte. Admettons que les Comores n'aient jamais été unies politiquement avant la colonisation, ce qui reste à démontrer. Soit! Et alors! Je veux seulement qu'on me dise quel pays s'est uni politiquement tout seul sans une colonisation? Si je prends l'histoire de la France, celle-là même qui occupe notre pays à Mayotte, son unité politique ne s'est faite que grâce aux invasions “barbares”, les Normands, les Goths, les Visigoths, les Ostrogoths, les Huns, les Francs sans compter les Romains, et j'en passe.
Rappelons également que c'est la religion qui a forgé l'unité de la France à travers le christianisme (contre l'arianisme) et la Papauté et que c'est Charlemagne (un Carolingien) qui fut sacré le premier, Empereur en l'an 800 par le pape Léon III, tout en restant roi des Francs. Il a ainsi régné sur plusieurs régions, esquissant ainsi une première unité de la France et même un début d'union européenne.
Il faut aussi se souvenir du fait que c'est la colonisation qui a façonné l'unité de la majorité des pays africains et asiatiques. A part deux ou trois empires africains, tout le reste était uni sous la férule de la colonisation. Parce que l'unité était l'intérêt du colon. Il en est de même pour l'Inde des Maharaja, unie sous la colonisation anglaise.
Les Usa, la France et les autres...
Je ne citerai pas les Usa dont tout le monde connaît l'histoire, ni Israël, deux pays dont l'unité est artificiellement bâtie sur les cadavres de plusieurs millions d'autochtones. En vérité la vraie question reste de savoir si après 150 ans d'unité politique coloniale qui serait fabriquée par la France, cela est une raison suffisante pour que cette dernière défasse cette unité lors de notre indépendance? Sauf à vouloir défendre une thèse collaborationniste comme du temps du pétainisme, il faut reconnaître que la France n'est pas plus forte ni plus intelligente que toutes les Nations unies qui ont édicté la règle de la décolonisation des pays dans les frontières coloniales et que la France a reprise dans ses lois. Il faut maintenant que la France réponde par oui ou non à la question suivante : Mayotte faisait elle-t-partie du Tom Comorien?
Alors mesdames et messieurs les nouveaux historiens! Trêves de débats. Choisissez votre camp et tenez-vous en vos thèses anachroniques et nous nous en tiendront aux nôtres. Mais de grâce ne nous rebattez plus les oreilles avec vos thèses révisionnistes et collaborationnistes pour avoir les faveurs de la France et quelques visas de complaisances.
Si vous pensez que l'unité politique avant la colonisation est une condition sine qua non pour l'indépendance, alors refaite l'histoire, remontez le temps et faites revenir les Romains en Gaulle, la guillotine sur la place de Grève et les jacobins au pouvoir!


Aboubacar Ben Said Salim
Source : Al-watwan N° 1708 du vendredi 25 février 2011
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