Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Arrestation d'un organisateur de traversées illégales

30 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores – Arrestation d'un organisateur de traversées illégales

 

Par Eric Trannoi 

 
     
Ahmed Faïdine, commerçant anjouanais, a été arrêté lors d'une escale à Mayotte. Il serait impliqué dans l'organisation d'une filière d'immigration clandestine depuis Anjouan.
 

 

 

 

 

Ahmed Faïdine, en faisant une simple escale à Mayotte à son retour de Chine, s'est en fait, jeté dans la gueule du loup. Commerçant à Domoni (Anjouan), il est jeune, entre 25 et 27 ans, et rentrait de Chine où il était allé faire des achats quand il s'est fait arrêter lors de son escale à Mayotte. Commerçant aisé, importateur connu à Domoni, où l'affaire va probablement faire grand bruit, il avait également ''investi'' dans le lucratif marché de la traversée en kwassa-kwassa entre Anjouan et Mayotte. Domoni est un des principaux points de départ de l'immigration ''clandestine'', il était donc particulièrement bien placé.

 

Il était propriétaire de deux kwassas qui ont effectué des traversées jusqu'à ce qu'ils soient interceptés par la Paf (police aux frontières) de Mayotte en milieu d'année 2010. Faïdine est donc connu de la police et de la justice de Mayotte comme propriétaire de kwassas depuis cette date.

 

Hélène Bigot, la magistrate chargée de l'affaire à Mayotte, a confirmé qu'il était poursuivi pour « organisation de filière d'immigration clandestine », mais également pour aide à l'entrée, au séjour et à la circulation d'un étranger en situation irrégulière, et très probablement de mise en danger de la vie d'autrui. Il risque jusqu'à dix ans d'emprisonnement.

 

D'après les informations recueillies à Domoni, Ahmed Faïdine avait « tourné le dos à ce marché » depuis l'interception de ses bateaux. Il était « assez fortuné pour ne pas avoir à s'impliquer dans un tel marché », nous dit un animateur radio de Domoni, mais s'y serait lancé malgré tout, « par jalousie envers les autres » propriétaires de kwassa qui, il est vrai, se font de véritables fortunes. « La première traversée paye la barque, après c'est du bénéfice », nous confirme notre correspondant à Anjouan. De nombreux commerçants sont donc tentés.

 

Après l'arrestation de Lothar à Madagascar en janvier dernier, c'est la seconde affaire en quelques mois dans laquelle est impliquée un organisateur du trafic et pas un simple passeur.

 

 

(Source : Malango Actualité)

Lire la suite

Enseignement : Il ne faut pas sanctionner les victimes

30 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

 
Les enseignants ont déclenché un mouvement de grève. Le ministre de l’éducation, qui était en mission à l’étranger, nous fait part de sa position par rapport à ce mouvement. Fouad Mohadji, qui dit comprendre les enseignants, prône le dialogue et réclame des sanctions contre les responsables de cette situation. Il répond aux questions de Malango.
 

Fouad Mohadji, ministre de l'enseignement de l'Union des Comores
Crédit photo : A.A.M./Malango

 

 
 

 

 

Que peut-on retenir de la rencontre des ministres africains de l’éducation au Togo ?

 

 

D’abord, je voudrais vous rappeler que c’est la première fois que le conseil économique et social des Nations Unies se réuni pour discuter de la question de l’enseignement et plus particulièrement de la qualité de l’enseignement en Afrique. Parmi les décisions que j’ai qualifiées de plus importantes pour pouvoir aboutir à l’éducation pour tous d’ici 2015, l’Union africaine, au travers de son département en charge de l’éducation a émis le souhait, surtout à l’endroit des syndicats de l’éducation, qu’un moratoire sur les grèves soit pris jusqu'en 2015.

 

Cela signifie quoi, au juste ?

 

 

Pour pouvoir scolariser et atteindre les objectifs de qualité, ils ont souhaité que les syndicats de l’éducation de tous les pays africains observent une pause dans les mouvements de grèves afin de stabiliser le secteur.

 

Cette décision n’est pas la bienvenue aux Comores puisque les enseignants viennent de déclencher une grève illimitée pour réclamer des salaires sur la base de la nouvelle grille indiciaire…

 

Vous venez de me poser une question dont je ne suis pas encore ni officiellement, ni officieusement informé puisque je viens d’arriver. Mais s’agissant de la grève des enseignants relative à la grille indiciaire, je dois dire que je reste convaincu que nous, les décideurs, devrions être responsables et être responsable c’est avant tout assumer ses responsabilités. Ce décret de la grille a été signé en 2006/2007 par le chef de l’Etat et devait entrer en vigueur progressivement jusqu'en novembre 2011. A l’époque, j’étais ministre de la fonction publique et une équipe technique est venue devant le conseil pour nous faire savoir que la masse salariale ne devait pas dépasser les 200 millions [de francs comoriens]. Sur les simulations faites, on a convaincu le chef de l’Etat et on a signé en février 2010, les décrets relatifs au corps enseignant. Mais après application, la masse salariale est passée de 200 millions estimées à 444 millions. Je pense qu’on doit faire la part des choses. Je ne veux pas dire que les grilles n’ont pas augmenté la masse salariale. Mais quelque part, ou on a menti au chef de l’Etat ou celui qui a fait ce travail est incompétent. Or la civilité doit commencer par les sanctions. On pourrait peut être penser que je suis syndicaliste mais que les gens réclament leurs salaires, c’est un droit. Mais il y a aussi un problème national, il faut donc le résoudre ensemble. Mais je ne pense pas qu’il faudrait sanctionner les victimes et laisser tranquilles ceux qui ont commis l’erreur!

 

Et où est l’erreur ?

 

D’abord ceux qui ont dit au gouvernement et au chef de l’Etat que les simulations relatives à l’application de ce décret ne devaient pas dépasser 200 millions. Nous sommes passés à 444 millions!

Et qu’est ce que vous proposez face à cette situation ?

 

J’ai toujours prôné le dialogue. Et je ne pense pas que les solutions qui passent par la grève sont toujours les bonnes. Nous en avons fait et les résultats sont là. L’année passée, nous avons eu un taux de réussite nationale d’environ 40%. C’était à la fois une fête et un problème au niveau de l’université. Ceci pour dire qu’il y a 30 ans, le taux de réussite dépassait rarement les 30%. Les raisons sont multiples mais les grèves jouaient un rôle non négligeable. Néanmoins, j’accepte que les responsabilités soient partagées. S’agissant de l’éducation, il est inconcevable que ceux qui recrutent ne soient pas responsables de la paye. Cela veut dire qu’on recrute au niveau des îles, du n’importe quoi parce que nous avons des instituteurs formés à l’Ifere, qui leur apporte une formation professionnelle, et qui sont au chômage alors que d’autres personnes, recrutées comme instituteur. Et maintenant, quant la masse salariale arrive, il faut demander au gouvernement central de payer. C’est inconcevable. Ne peut commander que celui qui paye ! Premièrement. Deuxièmement, dans notre système, c’est très simple car nous avons ce principe de structure pédagogique. On ne peut pas venir me dire qu’à l’école primaire de Moroni il y a 10 divisions mais 20 instituteurs! C’est inconcevable. On ne peut me dire qu’on a X temps d’heures de mathématique alors que l’effectif dépasse de très loin les besoins alors que des enseignants ne travaillent que deux heures seulement! Ceci est dû au fait que ceux qui recrutent ne sont pas responsables de la paye.

 

 

L’autre sujet d’actualité concerne les élèves qui sont régulièrement dans la rue pour protester contre des reformes du bac…

 

Sans vouloir vous couper la parole. J'ai été suis promu ministre de l’éducation en juin 2010. Mais j’ai eu la chance, alors que j'étais ministre de la fonction publique, de participer à la clôture de l’atelier relatif à ces reformes et qui s’est tenu à l’Hôtel Itsandra du 30 avril au 2 mai 2010. J’ai le document devant moi. Un document signé le 16 juillet 2010 par le ministre de l’éducation de l'époque et les commissaires des îles. Dans ce document, l’arrêté que j’ai signé le 27 septembre avant d’aller aux élections. On a fait cette reforme des langues parce que nous voulons que nos élèves littéraires soient des vrais littéraires. Le constat est clair : ceux qui réussissent souvent, sinon la majorité, des bacs scientifiques, obtiennent ce résultat grâce aux matières littéraires. Mais ceux qui sont dans les séries littéraires sont là parce qu’ils n’ont pas d’autre choix. Ils ne maîtrisent ni le français, qui est la langue d’enseignement, ni les langues étrangères. Donc, je suis désagréablement surpris qu’au niveau des îles, comme au niveau des établissements publics et privés, on vient dire que le ministre de l’éducation a signé un arrêté à deux mois des examens. J’ai signé un arrêté mais rectificatif. Parmi ces reformes, il y avait un élément très important. J’ai signé l’arrêté le 25 septembre et je suis parti aux élections. De retour, il s’est avéré que le ministre intérimaire, tout comme l’encadrement technique, n’ont pas pris les dispositions pratiques pour intégrer un élément important à savoir la considération du travail continu au niveau de l’entrée en sixième, du BEPC comme du bac.

 

Mais tous comptes faits, ces élèves ne sont pas préparés à ces réformes…

 

Je ne sais pas ce qu’on entend par préparer. Ils apprennent et l’arabe et l’anglais. Au lieu de passer l’une ou l’autre des épreuves à l’oral, ils vont les faire tous les deux à l’écrit.

 

D’habitude, certains élèves négligent certains cours…

 

Non, la raison se situerait ailleurs, avec les langues étrangères officialisées sans actes officiels, notamment l’espagnol et l’allemand. Et malheureusement, dans la pratique, ce sont ceux qui ont eu à enseigner à ces candidats dans les établissements qui viennent leur faire passer les épreuves et c’est une grave violation des textes relatifs au déroulement des examens.

Lire la suite

Affaire COMBO: La chambre de l'instruction rend son arrêt

30 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Affaire COMBO: La chambre de l'instruction rend son arrêt

 

La Chambre d’accusation de la Cour d’Appel de Moroni a rendu ce 28 avril 2011son arrêt dans l’affaire de l’assassinat de Lieutenant-Colonel Combo Ayouba. Ainsi, la Chambre d’accusation de Moroni a estimé qu’il n’existe pas de charges suffisantes contre que Lieutenant Said Athoumani et a prononcé sa mise en liberté.

 

Les Cinq autres prévenus, la chambre d’accusation a prononcé leur mise en accusation devant la cour d’assises. Il s’agit de l’ancien Général Salimou Mohamed Amiri, des sous-officiers Maoulida Mlindé, Youssouf Attoumane, de Mohamed Mahmaoud et de Mme Faouzia Miradji.



Dans un communiqué rendu public juste après la publication de cet arrêt, les avocats français du Général Salimou, ont estimé que l’arrêt du 28 avril 2011 de la Chambre d’accusation de Moroni constitue un « déni flagrant de la réalité ».

 

 « Aucun juge, fut-il dépendant du pouvoir politique, ne pouvait sérieusement affirmer qu’íl existait des charges à l’encontre du Général Salimou alors qu’aucun des prévenus ne l’a accusé de lui avoir fourni des instructions en vue de commettre le crise ou des moyens de le commettre », affirment ces avocats français.

Lire la suite

Le lieutenant Athoumane a bénéficié d'un non lieu

29 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Affaire Combo : le lieutenant Saïd Athoumani a bénéficié d’un non-lieu

 

 

Avocats_Salimou

 


La chambre d’accusation du tribunal de Moroni a délibéré hier, jeudi 28 avril en fin de matinée comme prévu, au sujet du dossier relatif à l’assassinat du lieutenant-colonel Combo Ayouba. Elle a décidé de renvoyer l’affaire à une autre juridiction, en l’occurrence la cour d’assises.

 

Aussitôt après avoir pris connaissance du délibéré, le bâtonnier Me Harmia Ahmed, avocat l’ex-chef d’état-major de l’armée nationale, poursuivi pour complicité d’assassinat dans cette affaire, a précisé que “seul le lieutenant Saïd Athoumani a bénéficié d’un non-lieu“ et que la défense n’avait pas d’autres commentaires à faire. Les cinq prévenus seront donc dans le box des accusés le jour du procès.

Il s’agit du général Salimou Mohamed Amiri, dégradé aux galons de lieutenant-colonel, des sous-officiers Maoulida Mlindé, Youssouf Attoumani (alias Batterie), Mohamed Mahamoud (Babylone) et la seule civile du groupe, Faouzia Miradji. Selon l’avocat associé au cabinet de Maitre Bahassane et conseiller du lieutenant Saïd Athoumane, Me Issa Mouhoutoir, Salimou, Babylone et Faouzia Miradji “sont mis en examen pour complicité de meurtre, et Youssouf Attoumani alias Batterie poursuivi pour meurtre“. Rappelons que dans cette affaire d’assassinat de Combo, Faouzia Miradji est poursuivie pour faux témoignages.

Mariata Moussa

Lire la suite

Communiqué des avocats français du Gl SALIMOU

29 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Communiqué des avocats français du Gl SALIMOU

Communiqué des avocats français du Général Salimou

 



L’arrêt de la chambre d’accusation de Moroni rendu le 28 avril 2011 a décidé de renvoyer devant la Cour d’Assises le général Salimou pour complicité d’assassinat. Motivé ou pas, cet arrêt constitue un déni flagrant de la réalité. Aucun juge, fût-il dépendant du pouvoir politique, ne pouvait sérieusement affirmer qu’il existait des charges à l’encontre du général SALIMOU alors qu’aucun des prévenus ne l’a accusé de lui avoir fourni des instructions en vue de commettre le crime ou les moyens de le commettre.

 



D’autre part, l’arme saisie au camp militaire de Kandani, un AK47, n’ayant fait l’objet d’aucune expertise alors que celle-ci s’imposait et aurait permis de savoir avec certitude si elle avait été utilisée lors du crime, il est matériellement impossible de soutenir que le général Salimou a joué un rôle quelconque dans la remise de l’arme utilisée pour commettre l’assassinat. En présence d’une telle violation des règles élémentaires du procès, on est en droit de se demander si la justice moronienne, pourtant respectable, est capable de mener cette affaire à son terme dans le respect des principes élémentaires de la justice

Signé : Thierry Levy, Louis-Marie de Roux, Hugo Levy

Lire la suite

Affaire Vocalpad : prise de bec entre le législatif et l'exécutif

28 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Affaire Vocalpad : prise de bec entre le législatif et l’exécutif

Même interpellé par les élus, le gouvernement ne semble pas vouloir céder d'un iota dans cette nouvelle affaire communément appelée “Affaire Vocalpad“. La preuve, c'est la missive adressée par le ministre des télécommunications au vice-président de l'assemblée nationale, en réponse à la réaction du bureau de la représentation populaire sous la forme d'un courrier, datant, celui-ci, du 22 avril, au ministre des postes et télécommunications. Dans ce courrier, l'assemblée demande au gouvernement “de bien vouloir surseoir à toute démarche allant dans le sens d'une négociation avec Vocalpad“, pour permettre aux élus d'examiner la question relative à la mise en place de la plateforme exclusive des appels internationaux aux Comores.

Dans sa correspondance datée du mardi 26 avril, le ministre des Postes et Télécommunications insiste : “La politique des télécommunications du gouvernement, en l'occurrence le contrat Vocalpad, cadre ses projections réformatrices au diapason des recommandations de la Banque mondiale et du Fmi“. Approché, hier à son bureau, le vice-président de l'assemblée nationale, Djaé Ahamada Chanfi, a réaffirmé la position de la chambre des élus comoriens, demandant au gouvernement de surseoir à toute démarche allant dans le sens d'une négociation avec Vocalpad. “ En tant qu'élu du peuple nous avons pour première mission de veiller à la souveraineté du pays à l'intérieur comme à l'extérieur“, a soutenu le vice-président Djaé Ahamada Chanfi, qui assure l'intérim de la présidence de l'assemblée nationale. Le vice-président rappelle, par ailleurs, que la dernière mission du Fmi aux Comores, au mois de mars dernier, a interpelé les élus comoriens pour qu'ils “restent vigilants“ sur les “conséquences d'une privation d'une partie des activités de l'opérateur public des télécommunications (segment des communications internationales qui représente près de 30% du chiffre d'affaire de Comores Télécom, Ndlr), alors que la société est déjà engagée dans un processus d'ouverture de son capital“. Le président par intérim du parlement, Djaé Ahamada, qui fût entre juillet 2010 et janvier 2011 ministre des télécommunications, lance : “Croyez-vous qu'au temps où n'étions au commande (au ministère des postes et télécommunications Ndlr), on nous a pas approché pour ce genre de marché? Nous avons refusé de marcher, connaissant que c'était contre l'intérêt de l'Etat.

Alors que j'étais ministre des télécommunications, j'ai signé le contrat “Only“ et “Sfr“ avec Comores Télécom pour les communications vers Mayotte que j'ai hérité de mon prédécesseur, parce que ce contrat ne posait pas problème à la souveraineté de notre pays“. Faisant lecture des dispositions du contrat signé le 29 septembre dernier entre le gouvernement comorien et la société Vocalpad, en son article 4.5 ou il est stipulé que la société Vocalpad “agira pour le compte de l'Etat“, le vice-président s'interroge : “Dans ce cas précis l'Etat a-t-il délégué une partie de sa souveraineté dans un domaine aussi stratégique?“, avant de déplorer: “Ceci montre combien notre pays est exposé à tous les dangers pour non maitrise de ses prérogatives“. Après cette position nette du bureau de l'Assemblée nationale, le ministère de tutelle du secteur des télécommunications, dans une lettre datant d'avant-hier au vice-président de l'assemblée et président par intérim de l'institution, le ministre des Télécommunications, Hodhoer Inzoudine, se dit “surpris d'être destinataire d'un tel courrier“ (Sic).

Dans la foulée, le ministre met en doute les compétences de l'assemblée à agir sur cette affaire : “L'assemblée nationale, haut lieu du débat national, organe dépositaire du pouvoir législatif et garant de l'équilibre des pouvoirs n'aurait-elle pas outre passé ses compétences dans cette démarche?... N'aurait-elle pas fallu saisir la Cour constitutionnelle pour acte inconstitutionnel, s'il y a lieu, plutôt que d'abuser de compétences intérimaires?“. En conclusion à sa lettre, Hodhoer Inzoudine écrit : “Le gouvernement de l'Union des Comores, dépositaire du pouvoir exécutif et donc de l'action de tous les actes concernant la population comorien[...] est et reste dans la droiture de la défense des intérêts supérieurs de l'Union des Comores“.

Sur ce point précis de compétence et légitimité, le vice-président Djaé Ahamada a répondu: “la réaction de la chambre des représentants du peuple s'inscrit dans la droite ligne de ses prérogatives constitutionnelles, de voter les lois et de contrôler l'action des ministres et des autres membres du gouvernement, conforment à l'article 19 de la constitution de l'Union des Comores(révisée en mai 2009 Ndlr)“.

Le vice-président se dit “très vigilant“ : “Nous devons agir avec vigilance pour éviter de produire ce qui s'est passé aux années 1990 avec l'escroc Ashley qui a causé la faillite d'Air Comores, ou celle qu'a connu la société nationale de production d'électricité, l'actuelle Ma Mwe, avec Vivendis“. Enfin, selon des informations non encore confirmées, le gouvernement comorien aurait déjà fait une demande d'assistance auprès d'un cabinet d'avocat en France par rapport à ce délicat dossier qui semble loin de son épilogue.
Kamardine Soulé
Lire la suite

Mayotte : mort de Adinani à Mayotte suite à une poursuite par la Police française aux frontières

28 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Mayotte : mort de Adinani à Mayotte suite à une poursuite par la Police française aux frontières

Un homme d'une quarantaine d'années originaire de Mirontsi (Anjouan) est décédé mardi matin à Mayotte suite à une opération de contrôle de la Police aux frontières. Prénommé Adinani, le défunt était poursuivi avec d'autres Comoriens à Dujani, un quartier du village de Mtsapere, situé à la périphérie de Mamudzu. L'enquête n'a pas encore déterminé les circonstances exactes de l'accident mais les premiers témoignages affirment que la victime n'aurait pas réussi à reprendre son souffle suite à une lourde chute sur un rocher. Pour Zouheir, qui était dans la même situation que Adinani, “le policier lui a donné un coup de pied dans le dos. Il est tombé et a dévalé toute une colline.

Je pensais qu'Adinani allait pouvoir se relever mais son cœur a lâché et il est mort“, a-t-il assuré à nos confrères de Mayotte Première. La population a récupéré et conduit le corps de la victime dans la mosquée du village quand les agents de la Paf avaient quitté la zone. Sous le choc, ceux qui connaissaient la victime sont descendus dans la rue pour manifester leur colère. Il a fallu entre cinq et six heures de temps aux forces de l'ordre pour reprendre le corps de la victime et le ramener au centre hospitalier de Mamudzu où devait avoir lieu l'autopsie.

Le procureur avait fait le déplacement jusqu'à Dujani pour les besoins d'une enquête qui apportera peut-être plus d'explications sur les causes exactes du décès. La famille de la victime a déposé plainte contre X alors que deux autres personnes ont été blessées lors de cette même intervention de la Paf qui a couté la vie à Adinani. A l'annonce du décès du jeune Adinani à Mayotte, le ministre comorien des Télécommunications, Houdhoier Inzoudine, a fait, mardi, une déclaration aux journalistes de l'Ortc.

Nous nous sommes procurés un extrait de cette position officielle qui, étrangement, a été diffusée, seulement, mercredi par nos confrères du service public de la radio et de la télévision. “Nous avons appris une information sûre comme quoi un Comorien natif de Mirontsi (Ndzuwani) est mort à cause de la gendarmerie (police) à Mayotte. La première réaction du gouvernement comorien est tout d'abord, de présenter les condoléances les plus profonds aux parents et à la famille et demander à toute la population comorienne de garder le calme et le sang-froid.

En ce moment, nous sommes en contact avec les autorités françaises pour savoir exactement les causes de ce décès. Nous avons demandé à ce qu'il soit procédé à une autopsie du corps pour savoir les causes de cette grave tragédie. Aussi nous cherchons les voies et moyens de faciliter la circulation de biens et des personnes entre les îles Comores pour éviter d'autres tragédies et d'autres conséquences. Nous sommes respectueux de nos engagements et nous voudrions aussi que l'autre partie respecte les siens.

Et faire en sorte que les Comoriens ne perdent pas la vie aussi bien en mer que sur terre ! C'est la raison pour laquelle nous avons ouvert depuis une trentaine d'année la voie, en privilégiant la négociation et la concertation entre la France et les Comores, pour prémunir nos îles Comores et faire en sorte que sa population puisse vivre dans un climat apaisé et dans des conditions favorables pour un développement durable“, dixit Houdhoier Inzoudine, ministre des Télécommunications.

Irchad O. Djoubeire
Lire la suite

Mayotte (Comores) : La rafle tourne au drame

28 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Mayotte (Comores) : La rafle tourne au drame
Mardi un homme est dans des circonstances qui restent à déterminer. Le récit des évènements qui sont déroulés reste confus.
 
Selon plusieurs témoins, un groupe de policiers de la PAF opérait dans le quartier de Doujani1. Ils recherchaient des clandestins en situation irrégulière. D'après eux, ils auraient pris deux hommes en chasse au niveau de la Carrière. L'un d'entre eux aurait été frappé aux jambes tandis qu'il s'échappait, puis gardé au pied d'un bananier. Alors que le second continuait de s'enfuir, les policiers auraient réussi à le faire tomber une première fois. Mais l'autre se relevant, ils auraient soudain projeté une matraque dans son dos ce qui l'aurait fait basculer au pied d'un manguier. Sa tête aurait alors heurté la racine de l'arbre, provoquant la mort de l'homme. Il était 7h32 lorsque les pompiers ont reçu un appel téléphonique d'un particulier, ils sont arrivés sur les lieux 40 minutes plus tard, avant de laisser le SMUR arrivé sur place, constater le décès. Ces informations n'ont pas été confirmées par les autorités. Selon le capitaine Chamassi les forces de l'ordre étaient toutes mobilisées sur la visite ministérielle. Le capitaine Mogné Mali a quant à lui précisé qu'il n'y avait que trois policiers dans la zone du rond-point, un gradé et deux officiers. Un témoin a été auditionné durant une bonne partie de la journée pour tenter d'éclaircir les faits. ((Voir Ci-dessous))
Mayotte (Comores) : La rafle tourne au drame
Défiance de la population envers les autorités



Durant une bonne partie de la journée, la famille et la population ont refusé de rendre le corps du défunt. Après l'avoir amené à l'intérieur de la mosquée de Doujani, les proches souhaitaient l'enterrer immédiatement. Il a fallu plusieurs heures de négociation avec la police et le procureur pour parvenir à faire accepter à la famille et surtout à la population du quartier, que le cadavre soit emmené pour être autopsié.
Après l'affaire Roukia, dans laquelle les analyses ont été perdues, les gens de Mtsapéré affichent clairement leur doute sur la capacité de la police à faire toute la vérité dans cette histoire. Les forces de l'ordre ont eu beaucoup de difficultés à faire comprendre qu'une enquête devait d'abord être menée pour déterminer les circonstances de la mort. Les équipes anti émeutes ont été mobilisées pour écarter la foule hostile et protéger le convoi funéraire. Malgré les moyens déployés, ils ont essuyé quelques jets de pierre.


Témoignages

Kassim*, un immigré en situation irrégulière qui, selon lui, a rencontré le même groupe de policiers de la PAF que le défunt, ce matin-là. Son habitation se situe tout-prés de la carrière, l'endroit où les pompiers ont constaté le décès.
 
(Traduit du Shidzwani) « Ce matin, je me suis rendu en contrebas pour libérer mes chèvres que j'avais attachées. Je suis sorti de chez moi, juste à ce moment-là j'ai vu un mzungu (Ndlr : un blanc) qui s'était dissimulé derrière ma porte, j'ai ouvert la porte et il l'a repoussé violemment contre moi (l'homme présente en effet un gros hématome sur le visage autour de l'œil NDLR). J'étais un peu étourdi, j'ai essayé de m'enfuir. C'est là que j'ai buté contre un arbre et je me suis cassé le bras en tombant (il a des éraflures sur les coudes et son bras gauche est bandé). Il m'a suivi, mais j'ai pu m'enfuir ».
Mayotte (Comores) : La rafle tourne au drame

Source : Albalad Mayotte n°197 du jeudi 28 avril 2011
Lire la suite

Dans un mois c'est l'investiture d'IKILILOU

27 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

SAMBI DEGAGE : Dans un mois c'est l'investiture d'IKILILOU

Dans un mois, l’investiture du nouveau Président de l’Union aura lieu enfin

 

Conformément à l’article 7 de l’ arrêt N° 11 – 001 /CC de la cour Constitutionnelle du 13 janvier 2011 qui disposait que la date de l’investiture du nouveau Président de l’Union serait, convenue entre le Président de l’Union élu et le Président sortant et communiquée à la Cour Constitutionnelle dans les quinze (15) jours suivant la proclamation officielle des résultats définitifs des élections du Président de l’Union des Comores et des Gouverneurs des Iles Autonomes, le Président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi et le Président élu Ikililou Dhoinine ont communiqué à la Cour Constitutionnelle la date de l’investiture du nouveau Président de l’Union : le 26 mai 2011. Et dans un mois, jour pour jour, l’investiture du nouveau président de l’Union des Comores devra en principe avoir lieu.


Depuis la proclamation des résultats officiels de l’élection présidentielle de l’Union par la Cour Constitutionnelle, la démarche consensuelle préconisée par l’arrêt du 8 mai 2010 qui a ouvert une période intérimaire depuis le 26 mai 2010 jusqu’à l’investiture du nouveau Président élu, c’est á dire le 26 mai 2011, n’a jamais été respectée. Cette démarche consensuelle est en fait jetée aux orties depuis belle lurette. On a vu durant cette période deux Présidents à la tête de l’Etat, 5 Vice-présidents en exercice, 4 gouverneurs et 1 « Président » de l’île qui se disputaient les titres, les prébendes du pouvoir, qui voyageaient dans les quatre coins du monde…Pendant ce temps-là, l’administration du pays fonctionnait au ralenti, les maigres recettes de l’Etat diminuaient sensiblement, les services sociaux continuaient d’agoniser, des accords et des comptes rendus qui engagent l’Etat étaient signés en catimini ( Mise en place de la plate-forme exclusive de gestion des appels internationaux avec Vocalpad, mise en en place de l’autorité nationale des transports avec le patron de HSS, suspension de la décision d’exiger des refoulés de Mayotte des pièces d’identité…). Avec la crise en vue à l’éducation en raison du gel de la grille indiciaire, le nouveau Président élu qui a mis beaucoup du temps pour entre en fonctions aura du pain sur la planche pour apporter des solutions adéquates aux multiples crises qui se profilent à l’horizon.


Le Comité de suivi mis en place par l’accord portant sur la gestion intérimaire du 16 juin 2010, chargé notamment du suivi et du contrôle des actions liées à la passation des services est resté malheureusement muet durant cette phase cruciale de la période intérimaire. Quant à l’opposition, elle s’est disloquée.


En attendant la date de l’investiture, les actuels dirigeants de l’Union et des îles préparent et affutent leurs départs avec les deniers publics

Comoresdroit

Lire la suite

Les ex-otages exigent des dommages et intérêts

27 Avril 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Les ex-otages exigent des dommages et intérêts

Photo: Maître BACO

 

Les ex-otages du ''Aly-Zoulfecar'' exigent des dommages et intérêts

 

Par Ahmed Abdallah Mguéni
 Terrorisme - Piraterie - Sécurité
 
Quelques mois après leur libération, les anciens otages des pirates somaliens du ''Aly-Zoulfecar'' ont effectué une marche pacifique ce mardi pour réclamer des dommages et intérêts à l’armateur du navire.
 

L'arrestation des pirates du Aly-Zoulfecar lors de leur arrestation par la marine malgache le 26 février 2011. Le navire était en panne de carburant et dérivait depuis plusieurs semaines
Crédit photo : L'Express Madagascar

 

 

 


 

 

 

Les anciens passagers du navire Aly-Zoulfecar sont descendus dans la rue ce mardi. Après avoir passé quatre mois entre les mains des pirates, les ex-otages estiment qu’ils ont tout perdus et ils demandent des dommages et intérêts. « Nous ne demandons que notre propre argent. Les pirates nous ont racketté. Ils nous ont dépouillé de tout nos économies et nos biens. On voudrait donc qu’on nous dédommage », martèle Dhoihkou Athoumane, un des anciens otages des pirates somaliens qui a pris le devant de cette marche.

 

 

Mais entre les anciens otages et l’armateur indien, propriétaire du bateau battant pavillon comorien, le courant ne passe pas. Les revendications des anciens passagers n’ont, semble-t-il, pas trouvé une oreille attentive. « Lorsqu’on lui a fait la proposition de nous dédommager, il nous a envoyé baladé. Il a répondu seulement qu’on peut faire ce qu’on veut faire mais qu’il ne nous payera pas », indique de son coté, Kassim Ismael, un autre passager d’infortune. Au-delà des réclamations financières, les anciens passagers du Aly-Zoulfecar aimeraient qu'on définisse des responsables et des coupables dans cette prise d’otage. « Chaque situation a une cause. Il va falloir connaître les raisons de cette affaire. Des enquêtes sont nécessaires pour en savoir plus. On a saisi la justice, mais on nous a dit des choses qu’on ne peut pas vous dire », poursuit Kassim, originaire de Tsidjé.

 

 

Dans leur colère, les anciens otages n’épargnent pas le gouvernement. Ils trouvent que l’Etat comorien aurait dû faire plus. « Nous attendions un geste du gouvernement mais il n’a rien fait », déclare un autre otage, lors de cette marche avant de reconnaître que « l’Etat est intervenu après notre arrivée au pays mais il devait faire plus que ça ». Ils comparent leur position à celle de leurs homologues otages tanzaniens et malgaches. « Nos collègues malgaches et tanzaniens ont été traités dans de meilleures conditions par leur gouvernement et l’Etat s’est occupé d’eux », assure Kassim.

 

 

Prenant le départ devant la Banque de l’Industrie des Comores (Bic), les ex-otages, bien encadrés par les force de l’ordre, ont défilé jusqu’au palais du peuple de Moroni pour montrer leur mécontentement. « Certains parmi nous partaient pour se construire une nouvelle vie ou faire du commerce et maintenant on doit tous rester sans rien faire », se désole Kassim Ismael. Les anciens otages ne comptent pas rester les bras croisés après cette marche. « Maintenant ce qui nous reste à faire, c’est d’aller voir nous-mêmes les autorités», prévient Kassim Ismael.

A.A.M

 

(Source : Malango Actualité)

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 > >>