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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Le chef de l'Etat, Ikililou, sera -t-il à la hauteur ?

30 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

voici l'image du portrait de la semaine

Photo :Ahmed Hassani

Depuis quelques semaines l'Union des Comores est secouée par une crise sociale dure et des mouvements de protestations sans précédent. Désormais, la question qui est sur toutes les lèvres: Le chef de l'Etat, Ikililou Dhoinine, sera-t-il à la hauteur et pourrait-il réussir dans sa mission qui lui est confiée? En tout cas ce dont on est sûr, le président de l'Union des Comores ne se rend pas, sans doute, compte du contexte socio-politico-financier mondial qui chamboule la donne des gouvernants. 

 

Il avait promis le changement dans la continuité mais apparemment non. En refusant de donner le feu vert à l'Organisation patronale d'effectuer un audit au sein de la société des hydrocarbures ainsi que le refus d'autoriser au peuple comorien de se manifester librement, le numéro un actuel de la mouvance présidentielle fait un retour en arrière et remonte au temps des Soviétiques. Selon le fisc, la société des hydrocarbures devait payer plus de 80 millions fc d'impôts alors que les caisses de celle-ci sont vides, une gestion opaque que Ikililou veut protéger les siens, bref, la bande de son chef spirituel, Sambi. La hausse inexpliquée des tarifs de transports selon les zones en est la preuve tangible et traduit là aussi la volonté du régime de sacrifier les Comoriens.

 

 

Ce pharmacien originaire de l'île de Djoumbé Fatima s'entête et commet une erreur monumentale de ne pas vouloir privilégier le dialogue social et entamer illico des négociations. Le vent des révoltes arabes incite davantage les peuples à s'insurger, à lutter contre les vieilles habitudes sur la corruption et les pratiques occultes. Les prix des denrées de première nécessité ne cesse d'augmenter dans l'anarchie totale et le fossé entre pauvre et riche se creuse d'une façon considérable. Le nouveau locataire de Beit-Salam qui incarne l'espoir et le changement a déjà déçu et sa popularité est en chute libre.  Pourra-t-il réussir là ou son prédécesseur Sambi a échoué? D'ailleurs, la commission de lutte contre la corruption mise en place a déjà fait naufrage.

 

Ahmed hassani

Journaliste, comores

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TRIBUNE LIBRE : LA REPUBLIQUE DES MALLETTES

30 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

TRIBUNE LIBRE : LA REPUBLIQUE DES MALLETTES

LA REPUBLIQUE DES MALLETTES

 

 

Sambi : ‘’ il appartient à mes ministres des finances de s’expliquer sur l’argent de la citoyenneté et le projet habitat’’. 

 

 

(87 MILLIARDS et 740 OOO OOO MILLIONS FC) YEMTROUME

 

 

 

Un raccourci absurde

 

 

S’il y a au moins quelque chose que les Comores ont héritées du colonisateur, c’est  ce que l’ancien ministre des finances de Sambi, Hassani Hamadi appelle ‘’ la République des mallettes’’.Premier ministre des finances du président Sambi, l’ancien président du Conseil de l’Île de Ngazidja, entend laver son honneur après les propos de son ancien chef, qui jette tout sur ses ministres sur les  détournements de fonds publics qui ont marqué les cinq ans de la tournante anjouanaise.

 

La démarche de l’ancien ministre de finances du président Sambi est une main tendue à la justice comorienne, plus précisément, le ministre de la justice, qui, sans diligenter une enquête sur la plainte déposée contre Sambi, a emboîté les pas du parquet en annonçant publiquement et inconsciemment,que la plainte n' est pas recevable pour vice de forme nonobstant les éléments à charge contre SAMBI. A titre subsidiaire , si la plainte n'est pas recevable, le parquet informe la plaignant de surcroit la CRC les raisons justifiants de l'irrécevabilité de la plainte .Aujourd’hui tout est clair et l’ouverture d’une enquête préliminaire s’annonce imminente ( Mpaka Modja Nguefo ) pour ses délinquants en col blanc.

 

 

Les faits sont clairs et s’il faut remémorer les esprits, on le fera, pourvu que la vérité éclate. De retour d’un voyage en Arabie Saoudite, l’ancien chef d’Etat, l’anjouanais Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, un amoureux des micros, s’est adressé à la nation le soir même, en ces termes, je cite : ‘’chers compatriotes, je suis élu sur le signe de la transparence et chaque fois que j’aurais quelque chose de nos partenaires, je vais vous l’annoncer et c’est le cas aujourd’hui. En effet, ayant exposé au roi d’Arabie Saoudite, mon projet de lutter contre l’habitat insalubre, et donner un toit pour tous, il m’a remis un chèque de 5 millions de dollars que j’ai déjà remis à mon ministre des finances pour le déposer dans un compte spécial à la banque centrale’’.Et aujourd’hui,coup de théâtre : c’est le même ministre des finances qui déclare n’avoir reçu de la main de son président que 2millions de dollars, soit l’équivalent de 740 millions de francs comoriens, virés dans un compte spécial TR0011, à la banque centrale.

 

 

L’ancien ministre des finances de Sambi n’a pas du tout boudé le plaisir de plaider non coupable en affirmant que ‘’seul le ministre des finances sur ordre du président avait la possibilité d’effectuer des mouvements. Il précise qu’avant d’être remercié, il a effectué 27 mouvements, mais il ignore combien y restait. Hassane Hamadi voulait en grosso modo dire que, il appartient à Sambi de s’expliquer sur les 3 millions de dollars qui manquent, et avec les autres ministres des finances, notamment Mamadou, Ikililou, Mohamed Bacar Dossar, il y a eu bien sûr des mouvements, sous les ordres de l’ancien Rais, et souhaite que tous soient entendus pour lever le voile sur ce dossier qui affecte l’image de la République. 

 

 

Ces déclarations de l’ancien ministre des finances doivent interpeller l’ancien président Sambi et surtout dans cette démarche de se poser en victime. Il doit absolument prendre de la hauteur et éviter de pousser les siens à jouer sur le terrain du séparatisme, parce qu’on lui demande de s’expliquer sur la gestion de l’argent de la citoyenneté et du projet habitat. Que Sambi et son dauphin Anis Chamsidine savent que finis ces temps où l’on a eu peur que les anjouanais hissent le drapeau tricolore français, ou menacent de faire cession. Ce que Sambi ne sait pas, l’expérience amère anjouanaise des sept ans de séparatisme ont mûri Ngazidja et Mwali, et croyez moi, nous avons plus de ‘’ séparatistes’’ à Ngazidja et Mwali, qu’à Ndzouani. Finies alors les intimidations et les insinuations. Regardons nous droit dans les yeux et disons nous la vérité. Ce n’est pas en menaçant de faire cession que les comoriens vont abandonner cette plainte déposée contre Sambi. Il faut qu’il rende compte à la nation sur ses dérapages financiers. D’ailleurs, il a déclaré qu’il n’a pas peur de la justice. Et pourquoi toutes ces tractations malhonnêtes ?

 

 

Il ne faut pas oublier que Sambi n’est pas à sa première mallette de dollars. A peine installé à Beit Salam, une autre mallette remplie de dollars frais, lui a été remise par le vice-ministre iranien des affaires étrangères. Ce dernier a tenté par les mêmes billets de corrompre le président de la Cour constitutionnelle de l’époque, Mr Mouzaoir Abdallah alias ‘’ Chehou’’, pour qu’il accepte de faire de Sambi un président à vie. Une offre immédiatement rejetée par l’ancien ministre des affaires étrangères d’Ali Soilih, par pudeur républicaine, et vite, Sambi l’a évincé.

 

Aujourd’hui, connaissant quelques réactions malsaines de certaines personnes malhonnêtes, qui refusent de regarder la vérité en face, je pense qu’il est de notre intérêt toutes et tous, d’éclairer le peuple sur ces faits qui ne s’oublieront jamais après avoir été à l’origine de notre descente aux enfers.

 

 

MKOMBE

source :RIDJA BLOG

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Le président Ikililou face à un dilemme

30 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Le président Ikililou face à un dilemme 

 
A force de jouer les équilibristes, le président Ikililou aura de plus en plus du mal à asseoir son autorité et à donner une meilleure lisibilité à sa politique. Ni les tenants de l'ancien régime ni l'ex-opposition, aujourd'hui dans l'antichambre du pouvoir, ne se reconnaissent pas dans les choix du chef de l'Etat.

 



Les premiers estiment, en effet, que le président les ignore superbement et n'attendrait que le bon moment pour couper définitivement les ponts. Les relations entre Ikililou et Sambi, malgré les dénégations feintes de leurs entourages respectifs, sont loin d'être meilleures. 

 



Les seconds (l'opposition) se gardent de tout soutien ouvert au chef de l'Etat avant leur entrée au gouvernement, première étape de ce mariage d'amour en construction entre Beit-salam et les forces d'en face. 

  



Les deux camps ont ceci de commun qu'ils ne sont pas prêts aujourd'hui à mouiller leur chemise pour défendre le régime. Et c'est là où le bât risque de blesser. Si le président entend encore jouer sur les deux tableaux pour neutraliser toute opposition frontale à son régime, il lui faudra un jour ou l'autre faire un choix. 

 



Ici et maintenant, le chef de l'Etat doit appuyer sur l'accélérateur. Car, ce n'est pas son entourage-là qui saura résister aux vagues géantes qui s'annoncent à l'horizon. Déjà, avec la crise du carburant et la grève sur le front scolaire, le gouvernement semble tâtonner. Sa seule réponse à ce jour reste le blackout et des tentatives de musèlement de l'expression populaire. Mauvaise pioche ! En somme, le pouvoir manque encore de carapace.

 



Pour cela, il lui faut vite s'adjuger une colonne vertébrale, des hommes forts, pour anticiper, proposer et mettre en œuvre les réformes nécessaires. Faire de la politique, c'est opérer des choix. Un président ne s'embarrasse pas des états d'âme de je ne sais quels amis politiques. Encore faut-il qu'il soit convaincu de la justesse de ses orientations.

 

A mon avis, l'équipe sortante s'est auto-disqualifiée pour prétendre encore tenir les rênes du pays. Lorsque le président Sambi himself, devant un parterre d'anciens chefs d'Etat (réunis au Caire), a reconnu la médiocrité de son entourage, je vois mal comment Ikililou peut, lui, faire appel à ''cette bande d'incompétents''. Deuxio, sa volonté de lutter contre la corruption lui interdit de s'acoquiner avec ces pontes de l'ex-régime au risque de devoir s'en débarrasser à mi-chemin quand la justice, au nom de la lutte contre la corruption, voudra bien les entendre. 


 
Inoussa ( Journaliste).

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PLAINTE CRC c/SAMBI: H.HAMADI PLAIDE NON COUPABLE

28 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

PLAINTE CRC c/SAMBI: H.HAMADI PLAIDE NON COUPABLE

Projet habitat : Hassane Hamadi demande à être entendu par la justice  

 

 
Plainte contre Sambi: Un ancien ministre témoignera
L'ancien ministre des Finances, Hassane Hamadi, demande à être entendu au sujet des fonds accordés à l'Union des Comores par le Royaume d'Arabie Saoudite qui devaient financer le projet phare de l'ancien chef de l'Etat, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, à savoir la lutte contre l'habitat insalubre. 
 

M Hamadi s'exprimait hier au cours d'un point de presse à Moroni. Il reconnaît avoir reçu «une mallette de 2 millions de dollars » des mains de l'ancien président au lendemain de l'arrivée d'un prince du royaume à Moroni, soit 740 millions de francs comoriens.  Mais, à l'entendre, «l'argent a été viré immédiatement dans le compte spécial TR0011 à la Banque centrale.» 
 
 
 
«Seul le ministre des Finances, sur ordre du président, avait la possibilité de faire des mouvements » dans ce compte, a affirmé l'ancien ministre, «J'ai bien reçu les 2 millions de dollars, j'ai mis en place un mécanisme spécial de décaissement. Seul le ministre des Finances avait, sur la base d'une décharge, la possibilité d'ordonner tout décaissement après autorisation du président », a-t-il expliqué. 
 
Pour rappel, la Convention pour le renouveau des Comores (CRC) demande la  lumière sur l'utilisation de ces fonds et a décidé de porter plainte contre le président  Sambi. Ce dernier, avait laissé entendre qu'il n'avait rien à se reprocher et qu'il faut demander aux ministres des Finances de ses gouvernements successifs tout ce qui concerne les aides budgétaires dont le pays a bénéficié durant son mandat. 
 
 
«Il faut de la transparence dans ces histoires, je répondrais à toute convocation. Tous ceux qui étaient ministres des Finances doivent aussi s'expliquer devant la justice. 
 
 
J'ignore les fonds restants mais je sais qu'il y a eu 27 opérations au moment où j'étais aux Finances », a encore dit le ministre. M. Hamadi a été, pendant dix mois, ministre des Finances du premier gouvernement Sambi. 
 
A.S.KEMBA
Source : Albalad Comores n°620 du jeudi 27 octobre 2011
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Le gouverneur d'Anjouan et la révision de la constitution

28 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Le gouverneur d’Anjouan et la révision de la constitution





Dans l'édition de ce jeudi du quotidien Albalad, le directeur de cabinet du gouverneur d'Anjouan s'est fendu d'un droit de réponse à deux lecteurs qui avaient critiqué l'appel d'Anissi Chamssoudine à une révision constitutionnelle. Comme Mohamed Djanffar et le maire de Fomboni (Mohéli), je m'étonne que celui qui, il y a seulement deux ans, avait chaudement soutenu la réforme de la constitution, en appelle aujourd'hui à un second référendum. A croire que le développement des Comores se mesurait au nombre de réformes constitutionnelles !

On nous a rabattus en 2009 que la nouvelle constitution allait non seulement aplanir les conflits de compétences entre les îles et l'Union, mais surtout permettre à l'Etat de mieux jouer son rôle d'impulseur du développement. L'actuel gouverneur d'Anjouan savait parfaitement que la réforme en question ne poursuivait que deux objectifs : prolonger le mandat du président Sambi et vider l'autonomie des îles de sa substance pour faire du chef de l'Etat un roi, pardon,...un Ayatollah. Donc, Chamssouddine est très mal placé pour critiquer l'actuelle loi fondamentale. Comme le dit son directeur de cabinet, il a le droit de changer de position. Soit. Nous craignons simplement que ce revirement ne soit guidé par d'autres intérêts que ceux de la nation.

En terminant sa lettre sur une revendication purement insulaire, voire insulariste, notre directeur de cabinet trahit sa pensée, et celle de son maitre. Le séparatisme est devenu un instrument de chantage pour exiger plus qu'il n'en faut ou réclamer des droits somme toute ''normaux''.

S'il s'avère que la répartition des bourses ait obéi à des considérations mesquines et que Mohéli s'est taillé la part du lion comme le laisse supposer la lettre du directeur de cabinet du gouverneur d'Anjouan, nous condamnons fermement cette manière de faire, qui risque de porter atteinte à la cohésion nationale. En même temps, cette pratique ne date pas d'aujourd'hui. Les Grand-comoriens comme hier les Anjouanais y sont coutumiers. La rumeur prétend que les étudiants comoriens actuellement à Cuba sont à plus de 80% d'origine anjouanaise. Ou que ceux au Maroc sont majoritairement de la Grande Comore. Pour autant, et pour vu que cela se vérifie, personne n'a brandi la menace séparatiste.

Pour terminer, j'aurais juste aimé dire à notre cher gouverneur que notre pays ne peut pas, à chaque deux ans, se permettre le luxe de réviser sa constitution. Les vrais défis qui vous attendent, en tant que hautes autorités de ce pays, sont ailleurs. Ils se nomment : pauvreté, système éducatif défaillant, chômage des jeunes,....
 
source:inoussa
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Saïf Islam Kadhafi est en territoire nigérien

28 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

Saïf Islam Kadhafi est en territoire nigérien


Saïf al Islam Kadhafi, fils du défunt Mouammar Kadhafi recherché par la Cour pénale internationale (CPI), a franchi la frontière de la Libye avec le Niger, a déclaré jeudi à Reuters un responsable du Conseil national de transition (CNT) qui a évincé l'ancien "guide" du pouvoir.



Craignant pour sa vie s'il est capturé en Libye, Saïf al Islam semble tenter de se rendre à la CPI mais n'a pas encore trouvé le moyen d'y parvenir, a dit le responsable. "Il y a un contact avec le Mali, l'Afrique du Sud et un autre pays voisin pour organiser sa sortie (...) Il n'a pas encore reçu de confirmation, il attend toujours", a ajouté le responsable du CNT, qui a demandé à conserver l'anonymat. S'il peut puiser dans l'immense fortune accumulée par le clan Kadhafi au cours de ses 42 ans de règne, les options de Saïf al Islam demeurent limitées en raison des poursuites engagées par la CPI pour son rôle dans la répression contre l'insurrection.



Cela pourrait expliquer son apparente volonté, confirmée par des enregistrements des services de renseignement transmis aux autorités intérimaires, de négocier sa reddition avec la CPI. La cour tente toujours d'obtenir des précisions sur la situation et les intentions du fils de Kadhafi ainsi que celles de l'ancien chef du renseignement libyen, Abdoullah el Senussi, également sous le coup d'un mandat d'arrêt international.



Si un accord est conclu, le fils Kadhafi sera transféré à La Haye où la CPI partage une unité de détention avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Ne disposant pas d'une force de police dédiée, la CPI a toujours compté par le passé sur la coopération des Etats membres pour arrêter ses suspects.
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L'incroyable mauvaise foi de Sambi

24 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

 

L’incroyable mauvaise foi de SambiEn pleine traversée de désert, avec un chapitre long et douloureux de son histoire, Sambi continue à mentir et à essayer par tous les moyens de communications à étouffer la plainte déposée contre lui. Dans ses bagages, il a choisi un de ses lieutenants,  Fouad Mohadji pour déblayer le terrain avec sa casquette de vice-président, une stratégie pour l'ancien locataire de Beit-Salam, de tromper l'opinion sur d'hypothèses relations apaisés entre lui et ikililou.
 
Or, ceux qui connaissent Fouad avec sa suffisance et son air têtu, savent que l'homme ne supporte pas que ce ne soit pas lui qui est choisi pour être le premier président  mohélien. Son poste de vice-président derrière Ikililou, qu'il juge inexpérimenté dans les affaires de l'Etat, lui fait violence. Et des observateurs politiques de notre pays, sont allés loin dans leurs analyses à ce sujet. Ils estiment que les troubles initiés ces derniers temps  par les sympathisants de Sambi, ont pour vocation, avorté en cours de route la présidence mohelienne. Et dans leurs fantasmes, les amis de Sambi plongés dans un rêve sans lendemain, estiment qu'en cas de conflit, il va falloir un mohelien pour occuper les fonctions présidentielles. Et, Sambi, n'aura pas à se casser la tête, et c'est Fouad son candidat favori.
 
Les marionnettes aux mains des manipulateurs sambistes, se contentent aveuglement de répercuter sans réfléchir ces informations éclopées qui leur sont transmises clés en main par ces sources forcément mal intentionnées. Les tentatives opérées par Sambi pour tuer la tournante mohélienne ont échoué, et son élan de président à vie est brisé, et place aujourd'hui à l'alternance démocratique.
 
Que Sambi se ressaisisse et qu'il sache que la justice est pour tous, et que personne n'est au dessus de la loi. D'ailleurs, pour l'instant, il bénéficie la présomption d'innocence, et je me demande pourquoi, se place en victime avant qu'il soit entendu et jugé. Si dans son ultime conviction, sa L’incroyable mauvaise foi de Sambiconscience est tranquille, et qu'il ne se reproche de rien, pourquoi, a-t- il peur de la justice, et offre ce spectacle désolant à un peuple qui a tant cru naïvement à sa sincérité ?   
 
Son ''entente'' avec Ikililou qu'il affiche comme un élément fort pour démentir sa traversée de désert,  ne regarde que leur camp, et personne ne peut empêcher qui que ce soit de tisser les relations qu'il veut qui intéresse le peuple comorien est d'être éclairé sur la gestion chaotique de cet homme et ses complices.
 
Je voudrais bien comprendre cette bonne '' entente'' de ces deux ennemis d'aujourd'hui, c'est-à-dire  Sambi et Ikililou, mais quand je pense aux propos d'Ahamad Jaffar ou Anisse Chamsidine, gouverneur d'Anjouan, qui demandent publiquement, tous les deux  qu'Ikililou soit jugé au même degré que Sambi car tous les deux ont eu à gérer l'argent de la citoyenneté et du projet habitat ; ou encore le refus catégorique du président Iki de limoger son directeur de cabinet, Madi Ali, qui n'est pas allé par le dos de la cuillère, quand il a fallu cogner sur Sambi, alors que tous les proches de ce dernier, ont demandé sa tête,   je reste perplexe et avant tout, c'est la ligne mensongère des sambistes qu'ils nous ont habitués, depuis qu'on a jeté le pays dans leurs '' gueules''.
SOURCE  :   IANJOUANPRESID
 
Said Ali 

 
 
        

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«Il n'y avait pas de raison d'augmenter le prix du carburant»

24 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

COMORES : «Il n’y avait pas de raison d’augmenter le prix du carburant»
Mahamoud Ali Mohamed
 
Dans cette interview exclusive accordée à Albalad, l'entrepreneur Mahamoud Ali Mohamed qui enquêtait sur le bien fondé de la hausse du prix du carburant à la Société comorienne des hydrocarbures (SCH) révèle que les données comptables de l'entreprise montrent qu'il n'y avait pas lieu de faire monter les prix, précisant que la balle est maintenant dans le camp du gouvernement.
Vous venez de rendre votre rapport au président. Que dit ce rapport ?
Ce rapport dit que la hausse n'est pas justifiée. C'est au Président  Ikililou  maintenant de prendre les décisions. D'ailleurs, je m'étonne que dans cette affaire les 2 ministères de tutelle soient complètement absents.
En quoi la hausse n'est pas justifiée ?
Il devrait  avoir une hausse si les éléments qui composent le prix de revient  changent à la hausse. Et pour ce qui concerne notre société d'Etat, Comores Hydrocarbures (SCH), ce prix de revient est constitué de 3 choses : le prix CAF (Coût-Assurance-Fret),  le coût d'exploitation de la SCH et la taxe unique que la société collecte au nom de l'Etat.
D'abord, le Prix CAF dépend de l'évolution du prix de pétrole dans la région. Et ce prix a diminué de plus de 10% dans les 6 derniers mois et continue sa diminution. Le prix CAF appliqué par notre  fournisseur est  en effet  trop élevé par rapport au marché  (1350 US dollars la tonne de carburant à la dernière livraison au lieu de 950 US dollars  actuellement soit plus de 35%) de hausse. Là, où le contrat n'est pas bien négocié pour valider ces prix CAF ou il y a d'autres manœuvres.  Mais n'ayant pas eu l'autorisation de voir ce fameux contrat, je n'ai pas insisté sur ce dictat de prix CAF.
 
Ensuite, le coût d'exploitation présenté par la SCH  est de 60 FC par litre. Cela veut dire qu'à chaque fois que nous importons du carburant, cela nous coûte  60 FC par litre pour le traiter (Déchargement, stockage, livraisons aux clients, paiement des salaires de la SCH, des frais de gestion de la société, jusqu'aux intérêts des emprunts bancaires et toutes les dépenses faites par les Hydrocarbures.). Mon rôle a été de valider ce chiffre  de 60 FC par litre. A partir de la comptabilité de la SCH et des  autres documents des années comptables 2008, 2009 et une situation comptable incomplète de 2010, ce coût d'exploitation se trouve autour de 27 FC et non pas 60 FC.
Enfin, la taxe unique que la SCH collecte à chaque fois que les citoyens achètent du carburant. Cette taxe est de 230 FC par litre d'essence et de 115 FC par litre de gasoil. L'Etat n'a pas augmenté cette taxe. D'ailleurs pour l'augmenter ou la diminuer, il y a toute une procédure légale à suivre passant par une approbation de notre parlement (loi de Finances à rectifier entre autres). L'analyse de ces 3 points a montré qu'il ne devrait pas y avoir d'augmentation du prix du carburant.
Qu'en est-il des difficultés de trésorerie des Hydrocarbures ?
Il a été dit qu'une dette de plus de 2,5 milliards doit être payée à notre  fournisseur sinon ce fournisseur arrête de nous livrer du carburant.  Il faut donc relever le prix du carburant pour les  3 à 4 prochaines cargaisons de carburant  pour pouvoir rembourser. La SCH gère une activité commerciale, elle achète pour vendre et elle collecte une taxe à reverser à l'Etat Comorien. Les  années  2009, 2010 et 2011 que  j'ai pu contrôler, la SCH a vendu toutes ses cargaisons, à un prix de vente supérieur au prix CAF, elle a collecté la taxe unique qu'elle n'a  reversé  que  faiblement à l'Etat. Il n'y avait pas de raison d'augmenter le prix du carburant.
Comment êtes-vous convaincu de votre constat ?
J'ai donc dû reprendre toutes les structures de prix de chaque cargaison depuis le début de l'année 2009 que j'ai contrôlé un par un. Les 6 cargaisons de 2009, les 6 cargaisons de 2010 et les 4 cargaisons de 2011 jusqu'au 31 août 2011. En partant de la position comptable de 2008 où la société n'avait aucun retard de paiement auprès du fournisseur et du constat que pour  les années  2009,  2010  et  2011,  l'activité de la SCH faisait des bénéfices au niveau de la trésorerie après avoir payé le fameux fournisseur en principe. (D'ailleurs,  j'ai pu contrôler que  les ordres de virement  au fournisseur de toutes les livraisons de 2011 ont été honorés dans les délais convenus).
C'est-à-dire ?
Mes conclusions étaient les suivantes, la SCH ne devrait pas avoir de problème de trésorerie bien au contraire.  Donc,  il n'y a  pas de quoi à faire payer les Comoriens une dette qui ne devrait pas exister. Mais la SCH invoque le fait que la Ma-Mwé et EDA ne payent pas leurs livraisons.  J'ai trouvé une réponse à cela dans la comptabilité de la SCH. La taxe unique collectée par la SCH non reversée à l'Etat couvre bien plus largement les impayés de la Ma-Mwé et d'EDA. Et la trésorerie de la SCH devrait,  après cette gymnastique de compensation restait positive confortablement.
 
MMADI MOINDJIE
SOURCE : albaladcomores
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Hydrocarbures/patrons : les incompréhensions persistent

24 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores


Hydrocarbures/patrons : les incompréhensions persistent


Hydrocarbures_
Pour justifier l’augmentation de 8% du prix des carburants, la Société comorienne des hydrocarbures (Sch) a fourni deux explications : d’abord, qu’elle vendait à perte depuis un certains temps, ensuite qu’elle devait éponger une dette envers son fournisseur. Selon le rapport de l’Organisation patronale des Comores qui avait été autorisée à mener des enquêtes sur la question au sein de l’entreprise publique, la Sch aurait indiqué qu’elle faisait des pertes à hauteur d’un peu plus 728 millions de francs dont plus 161 millions pour l’essence, 153 millions pour le gasoil et 245 millions du fait de ses livraisons impayées à la Ma-mwe. Pour sortir de cette situation, Sch se propose de se “serrer la ceinture“ sur son propre budget, en réduisant le coût d’exploitation, de 60 francs le litre à 25.

 

En retour, elle a obtenu du gouvernement qu’il baisse la taxe unique de 230 à 150 francs par litre pour l’essence, et de 115 à 75Fc pour le gasoil. La hausse de 50 francs sur chaque produit pétrolier, conjuguée avec la baisse de la taxe unique et celle du coût d’exploitation, générait un amortissement (des économies), par cargaison, de près d’1 milliard de francs. Cette somme pourrait être destinée à payer la dette de la société envers ses fournisseurs. Mais, le constat du représentant de l’Opaco, Mahamoudou Ali Mohamed, tend à contredire toute l’argumentation de Sch. “Pour augmenter les prix des hydrocarbures, les informations qui ont été transmises au gouvernement sont erronées“, soutient-il.



Selon cet entrepreneur et expert-comptable de formation, pour les années 2008, 2009 et 2010, le coût d’exploitation (le budget de fonctionnement de la Sch, ndrl) devait être de 27 francs au lieu de 60 francs. Ensuite, Sch a annoncé avoir livré 65% de son gasoil à la Ma-mwe, or il s’avère que c’est seulement 56% du gasoil qui a été livrée à la société nationale d’électricité, selon toujours Mahamoudou Ali. En fait, c’est une bataille de chiffres que se livrent aujourd’hui les deux sociétés d’Etat sur la quantité de litre de gasoil livrée. Le représentant de l’Opaco propose de ne pas toucher à la taxe unique “qui est une source capitale pour l’Etat“, de revenir aux prix initiaux et de garder le coût d’exploitation à 27 francs. A l’en croire, cela engendrerait des profits nettement supérieurs à ceux prévus par Sch.



“Le problème, c’est que l’on ne peut pas se permettre de baisser une taxe sans passer par le parlement“, a-t-il déclaré. Suivant toujours les données du représentant de l’Opaco, le coût de la cargaison est de 12,806 millions de dollars pour 12 millions de litres d’hydrocarbures et “dans tous les cas de figure, la cargaison sera toujours payée“. Il persiste et signe qu’en fonction des chiffres dont il a eu connaissance, le fournisseur a toujours été payé. Selon lui, entre 2008 et 2011 “Il devrait y avoir un excèdent de 11 milliards francs et si l’on supprime les 10 milliards de la dette de la Ma-mwe, il y aurait tout de même 1 milliard dans les caisses, autrement dit, loin d’une situation de faillite“. Pour conclure le rapporteur rappelle que son organisation a demandé au gouvernement d’enquêter en profondeur, mais il est “resté silencieux depuis le jour où nous avons remis le rapport“.



Le gouvernement, lui, reproche aux organisations de la société civile, notamment l’Opaco, d’avoir organisé des fuites du rapport dans la presse nationale avant même qu’il n’ait eu le temps de réagir et aurait ainsi décidé de couper les ponts avec l’organisation des patrons. Contacté par Al-watwan, le directeur général de Sch, Houseine cheikh Soilihi s’est montré plutôt réservé sur les conclusions du représentant de l’Opaco, même s’il dit “n’exclure aucune éventualité“. Par ailleurs, il a démenti formellement l’information selon laquelle il n’y aurait pas de dette auprès du fournisseur. “Je ne vois pas comment ils ont pu conclure qu’il n’y avait pas de dette, c’est pourtant facile de la voir, en additionnant les chiffres“. Cependant, même si Housseine Cheikh Soilihi admet qu’il y a des problèmes de trésorerie, il refuse de parler de “faillite“.



“La dette, qui a d’ailleurs été réduite, est aujourd’hui de moins de deux milliards de francs et les caisses ne sont pas vides“, a-t-il dit. Par ailleurs, il a déclaré que parmi les raisons qui peuvent expliquer les problèmes de la Sch, il y a la facturation “qui est passée de 200 millions à 500 millions de francs par semaine“. “Il y a des négociations à faire avec le fournisseur, jusqu’à maintenant on ne sait pas le cours du marché du pétrole pour pouvoir débattre des prix“, estime-t-il, avant d’ajouter : “D’autre part, les investissements qui ont été réalisés par la Sch ont été faits par des ressources propres“. Il a expliqué que normalement cela se faisait par des prêts bancaires, pour permettre à la trésorerie de souffler. “Il y a peut-être d’autres raisons que j’ignore pour l’instant“, reconnait-il. Selon le nouveau patron des hydro, la prochaine cargaison est attendue entre le 20 et 21 novembre prochain.



Toyb Ahmed

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L'amère victoire de la révolution libyenne

24 Octobre 2011 , Rédigé par Aimons les Comores

L'amère victoire de la révolution libyenne

 

 
La mort, la mort toujours recommencée… La fin de Mouammar Kadhafi, saluée trop souvent sans réserve par les pouvoirs qui s’étaient compromis avec lui, laisse dans l’esprit de tous les démocrates un goût amer. On ne sait exactement comment a été tué le tyran déchu. Balle perdue ou exécution ? L’homme était en tout cas vivant quand il a été pris. Il appartenait, dès lors, à ceux qui luttaient pour des valeurs nouvelles, de lui conserver la vie. Accident ou vengeance ? Dans les deux cas, la Révolution libyenne a failli.

On dira que cet Ubu des sables, qui avait dressé son trône sur un puits de pétrole, imposait à la Libye un régime absurde et criminel, qu’il conjuguait avec impudence le crime, le stupre et la corruption, dans une dilatation bling-bling de la volonté de puissance. On dira qu’à l’heure du danger, il a retourné contre son peuple les armes qui lui avaient complaisamment vendues les puissances occidentales, ajoutant le massacre à l’indignité. On ajoutera qu’il n’était, au moment où l’aviation française l’a intercepté, qu’un fuyard couvert de sang, qui rejoignait ses comptes en Suisse dans un convoi de berlines aux vitres fumées, laissant ses derniers partisans faire preuve d’héroïsme à sa place. On dira, en un mot, qu’il n’a eu que ce qu’il méritait.

C’est là que réside la faute. Quel sens avait la révolution libyenne, sinon la lutte contre l’arbitraire, le refus des solutions expéditives, l’avènement de la loi, en lieu et place de la dictature ? Quel sens avait l’intervention des puissances alliées - hautement justifiée dès lors qu’il s’agissait de venir au secours d’un peuple opprimé - sinon la mise en place d’un état de droit qui proscrive, justement, les assassinats politiques et les exécutions illégales ? S’il l’on restait cohérent avec les principes originels, il fallait arrêter Kadhafi, le maintenir coûte que coûte en vie et le traduire, selon les formes régulières, devant un tribunal où il aurait répondu de ses crimes. Les moyens employés en l’occurrence contredisent directement les fins proclamées.

A l’exemple de Camus plaidant contre les exécutions capitales à la Libération, nous devons refuser, dans la saga des révolutions démocratiques, toute indulgence envers la brutale vengeance et la mise à mort expiatoire. Le procès de Kadhafi eût fait progresser l’enseignement du peuple et conforté, dans une société qui ne la connaît que de loin, de la logique de la liberté. Kadhafi était un criminel. Son exécution n’en demeure pas moins un crime. Elle n’offre aux Libyens qu’une leçon cynique : au lieu de la fermeté de la justice, on a choisi ou accepté l’éternel retour de la violence. Inquiétant début pour la démocratie libyenne.

Laurent Joffrin - Le Nouvel Observateur
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