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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

HSS répond aux accusations de CGH!

29 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

 HSS répond aux accusations de CGH!

"Al-Watwan diffuse la réponse de la société de HSS Holding sur les accusations faites par Albalad qui a refusé de le publier come droit de réponse."

 

Monsieur le directeur d'Albalad, je tiens à réagir suite à l'article paru en page de couverture de votre édition du 22 Février 2012 et dans lequel l'assistante de notre président ainsi que HSS ont été nommément mises en cause. J'ose espérer que vous respecterez notre droit de réponse et que vous publierez notre réaction dans votre journal et à la même place. Si vous ne le faites pas, l'opinion comprendra que vous n'êtes pas un journal d'information destiné à promouvoir la démocratie et la liberté d'expression mais mais un instrument au service des intérêts particuliers.

 

Nous démentons formellement, les déclarations qui sont prêtées à notre collègue dans l'article en question: Jamais elle n'a tenu de tels propos. C'est une personne qui respecte la déontolongie de sa profession et la démarche de HSS pour laquelle elle travaille.

 

A ce titre, Hss ne se mêle pas des relations des autres entreprises avec le gouvernement. Notre entreprise développe ses propres projets aux Comores et ne cherche pas à pousser le gouvernement à prendre des mesures à l'encontre de quiconque. Si le gouvernement s'estime lésé, il saura défendre ses intérêts lui-même. Croire que le gouvernement pourrait agir contre CGH simplement pour faire plaisir à HSS, c'est sous-estimer les autorités de ce pays, en mettant en doute leurs capacités de se faire leur propre opinion.

 

Ainsi, si dans un futur proche, de telles mesures sont prises, par le gouvernement contre CGH, ça ne sera pas à cause de HSS mais de CGH lui-même. Il ne faut pas chercher des boucs émissaires pour maquiller une réalité qui saute aux yeux de toute l'opinion publique. Toute cette histoire de factures d'hotel n'est qu'un épais écran de fumée destiné à voiler la triste réalité de CGH.

 

Moroni, le 22 Février 2012

Mohamed Bacar Dossar

Directeur admnistratif de HSS.

 

 

COMORESACTUALITES

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Anjouan privilégie CGH!

29 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Anjouan privilégie CGH!

 

Le conseil des commissaires de l'île d'Anjouan vient de donner des instructions au commissaire chargé de l'économie et des finances d'entreprendre des démarches de rapprochement avec la société Comoros Gulf Holding CGH. L'annonce a été faite mercredi à l'issue du conseil hebdomadaire de l'Exécutif de l'île qui a souligné que le groupe contribue au développement de l'île et du pays.
 
 
C'est le porte-parole du gouvernorat et commissaire charge de l'urbanisme et du transport, Abacar Ibn Salim, qui a fait la déclaration, visant ainsi à « faire de CGH un partenaire privilégié au développement durable ». Il a aussi indiqué que le partenariat avec CGH est « incontournable », car « les relations avec cette société pourraient améliorer les potentialités de l'île en matière d'infrastructures» Le porte-parole du gouvernorat, a par ailleurs, expliqué que les autorités de l'île s'apprêtent à entamer des démarches pour rétribuer aux professeurs des collèges et des Lycées les indemnités de 50% de Leurs salaires.
 
BEN DHOIHIR
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HSS SAISIT LE JUGE DE REFERE CONTRE CGH

29 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

HSS SAISIT LE JUGE DE REFERE CONTRE CGH
 
Hss saisit le juge de référé contre Cgh
 
Le tribunal de référé va se réunir demain, jeudi 1er mars, pour statuer sur une affaire opposant Hss Holding et le groupe Comoro-gulf holding (Cgh). Sur cette affaire, le juge de référé du tribunal de Première instance de Moroni est appelé à rendre justice sur l'expulsion des agents de Hss Holding à Itsandra beach hotel pour non paiement et à statuer sur la confiscation de leurs effets personnels par les responsables de l'hôtel.


Le contentieux des deux holdings, Hss et Cgh, tourne autour du rabais que devait bénéficier les agents de Hss sur tous les services que leur offre Itsandra beach hotel, propriété de Cgh. Hss veut se conformer à une convention qui aurait été passée entre l'hôtel et le gouvernement comorien selon laquelle les hôtes de ce dernier bénéficieront d'une réduction de 30% de leurs dépenses hôtelière. Ce qui sous-entend que les agents de Hss devraient s'acquitter seulement des 70% restant, qui représentent la somme de 55,160 millions de francs au du 14 février.
 

Mais comme ils ont quitté l'hôtel à la date du 20 février, cette somme a atteint les 65,246 millions, a expliqué l'avocat défendant les intérêts de Cgh. “Un groupe qui a une somme de deux milliards d'euros à sa possession, rechigne à payer la maigre somme de 65 millions de francs comoriens“, s'étonne Me Bahassani Ahmed. Cependant, l'avocat de Hss holding, Me Ibrahim Ali Mzimba, rétorque que les factures des agents de Hss Holding ont toutes été payées au nom de l'Etat.


“L'objet du litige vient d'une seule facture allant du 22 avril au 22 octobre. L'hôtel réclame la somme de 45 millions, or le montant réel doit être de 12 millions. Dans le cas présent, on ne peut pas parler de non paiement, mais plutôt d'un malentendu de tarif“, soutient Me Ibrahim Ali Mzimba. L'avocat cite que conformément à l'article 2.4 de la convention de gestion de l'hôtel, signée entre le gouvernement et Bashar Kiwan, “le preneur met à la disposition du gouvernement au profit de ses hôtes un tarif préférentiel d'un montant de 30% au tarif normal“.


“Ceci n'est pas inventé, c'est mentionné dans la convention. Ce n'est pas normal que Bashar Kiwan, veuille passer outre une convention signée avec l'Etat“, insiste-t-il. Sur le fait que les agents de Hss se plaignent de la confiscation des leurs effets personnels, l'avocat de Hss trouve que la confiscation par l'hôtel des effets personnels de ces agents va au-delà de la dignité humaine. “Je conteste cette pratique qui n'est pas commode et qui est contraire aux droits humains“, tempête leur avocat. Pour sa part Me Bahassane Ahmed affirme que “les effets personnels de ces agents ont été récupérés par le directeur administratif de Hss, Mohamed Bacar Dossar, en présence d'Abou Achiraf et de la police nationale“.

Mm
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Le Président de la République a reçu une invitation du son homologue irakien à participer au Sommet arabe de Bagdad.

28 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores



 

Le Président de la République a reçu une invitation du son homologue irakien à participer au Sommet arabe de Bagdad.


Le Chef de l’Etat, SE Dr IKILILOU Dhoinine, a reçu une délégation irakienne conduite par le Ministre de l’industrie et des mines, SEM Ahmed Nacer AL-KARBOULI, porteur d’un message du Président irakien, SEM Jalal TALABANI, invitant son homologue comorien à participer à une conférence , sur la situation dans les pays arabes, les problèmes sécuritaires et économiques, le 29 mars prochain.

Outre le Ministre, la délégation était composée de MM. Hassan Fahad SALEH et Gassane Farhane HAMID, respectivelent Directeur de cabinet et Secrétaire du Ministère de l’Industrie et des mines et de M. Mustapha Kamal-Eddine DJOUMOI, fonctionnaire au Ministère irakien des Affaires Etrangères.

M. KARBOULI a déclaré au Président de la République que le Gouvernement iraquien serait très honoré de l’accueillir, lui et son Gouvernement à Bagdad.

Selon le Ministre AL-KARBOULI, la conférence de Bagdad offrira le meilleur cadre aux responsables des deux pays, pour discuter des relations qui unissent l’Irak et les Comores depuis plusieurs années.

La rencontre du Chef de l’Etat comorien avec Président Jalal TALABANI, le Premier Ministre Nouri AL-MALIKI, plusieurs Ministres et responsables serait offrirait l’opportunité de déterminer les domaines sur lesquels, l’Irak pourrait intervenir et apporter son savoir-faire aux Comores.

Après avoir souhaité bienvenue et un bon séjour à la délégation, le Président de la République a fait savoir qu’il accepte l’invitation. Pour le Chef de l’Etat, sa visite en Irak serait une heureuse occasion de renforcer les relations entre les deux pays.

« Les Ministres des Affaires étrangères des deux pays se sont déjà rencontrés à Doha et travaillent sur ce dossier » a fait savoir le Président qui se dit très satisfait, de pouvoir rencontrer les hauts responsables irakiens lors de cette conférence qui va réunir tous les pays arabes.

Dr IKILILOU Dhoinine a rappelé à ses interlocuteurs la position stratégique des Comores, seul pays arabe et musulman dans cette zone du canal de Mozambique et précisé que pour son développement, le pays a besoin d’investissements et d’expertise, que peuvent apporter les frères des pays arabes.

Le Président de la République a ensuite émis le souhait de voir l’Irak, un pays producteur de pétrole, installer une raffinerie aux Comores, pour stimuler l’économie comorienne.

Le Chef de l’Etat a enfin recommandé à la délégation de rencontrer le Vice-Président en charge de l’industrie, de l’agriculture, de l’artisanat et de l’énergie, pour examiner avec lui les secteurs prioritaires auxquels l’Irak pourrait apporter sa contribution.

La délégation devrait quitter Moroni cet après-midi du 28 février 2012, pour Bagdad.

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Bulletin de vigilance fortes pluies

28 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

ail divers voiture image

 

Bulletin de vigilance fortes pluies

La dépression tropicale ex-IRINA se situait, ce lundi à 03h00, à environ 330km dans le sud-est de Mayotte. Elle se déplace vers l'ouest / sud-ouest à une vitesse de 30 km/h.

 

 

L'activité convective est forte sur le nord du canal du Mozambique, au sud de l'archipel des Comores.

 

Au cours de la nuit, les pluies ont été faibles à modérées. Toutefois, le risque de fortes pluies persiste pour le reste de la journée. Le seuil des fortes pluies en 03h00 (40 mm) pourrait être atteint ou dépassé.

 

 

 

Les conseils de comportement en cas de fortes pluies

Tenez-vous au courant de l'évolution de la situation météorologique en écoutant les informations diffusées dans les médias par Météo-France et les autorités.

 

- Ne vous déplacez qu'en cas de nécessité.

 

- S'il vous est absolument indispensable de vous déplacer, soyez très prudent, respectez, en particulier, les déviations mises en places.

 

- Tenir les enfants à distance des caniveaux qui peuvent à tout moment déborder.

 

- Ne tentez jamais de franchir, à pied ou en voiture, les ravines et les rivières en crue ou qui peuvent l'être soudainement, ainsi que les radiers submergés.

- Signalez votre départ, votre destination, et votre arrivée à vos proches.

 

- Dans les zones inondables, prenez toutes les précautions nécessaires à la sauvegarde de vos biens face à la montée des eaux, même dans les zones rarement touchées par les inondations.

 

- Prévoyez des moyens d'éclairage de secours et faites une réserve d'eau potable.

 

- Si vous utilisez un dispositif d'assistance médicale (respiratoire ou autre) alimenté par l'électricité, prenez vos précautions en contactant votre établissement de santé ou votre association de prise en charge.

 

- Faites attention à l'eau du robinet: ne pas oublier qu'elle peut rester impropre à la consommation au moins 48 heures après l'arrêt des pluies.

 

- Dans tous les cas, si la situation de votre domicile l'exige (zone inondable, bordure de ravine, ...), préparez-vous à l'évacuation éventuelle de celui-ci.

 

- Facilitez le travail des sauveteurs qui vous propose une évacuation et soyez attentif à leurs conseils.


 

M. H

information sans passion

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INTERVIEW DU VICE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE

28 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

INTERVIEW DU VICE PRESIDENT DE L'ASSEMBLEE

 

 

 

 

A la suite de l'arrivée d'une forte délégation de l'assemblée nationale des Comores à Paris la semaine dernière, le Blog Mwendje a saisi cette opportunité, pour interviewer le vice-président Mr Djaé Ahamada Chanfi à fin de s'enquérir de l'objectif principal de leur pérégrination et de la situation politique actuelle aux Comores. A cet effet, nous lui avons posé dix questions auxquelles il a su répondre avec brio et clarté. 

 

Nos élus ont été reçus dans les deux grandes institutions parlementaires françaises à savoir le Sénat et l'assemblée nationale. Comme vous le constatez, vous voyez le président de l'assemblée Bourhane Hamidou, le vice-président Djaé Ahamada, le député Abdérémane Ahmed Abdallah, Président de la commison des Affaires étrangères, président du groupe d'amitié franco-comorien, le député Elhad Mouhtar, Questeur, le député et questeur Abdoulfatah Said et le Dircab du président de l'assemblée Mr Amerdine Mohamed à l'hémicycle du sénat français.

 

 

 

Monsieur le Vice-président, vous êtes en France depuis la semaine dernière, quel est l’objectif principal de votre mission?

 

Notre visite fait suite à un voyage effectué en fin septembre, début octobre 2010, par une délégation parlementaire française, conduite par le Député Daniel GOLBERG, Président du Groupe d’Amitié franco-comorienne de l’Assemblée nationale française. Par voie de réciprocité, c’est pour donner suite à une invitation de nos collègues français que nous nous trouvons à Paris, actuellement. Du reste, et cela est très important, je ne manquerais pas de souligner que c’est la première visite officielle qu’effectuent de parlementaires comoriens en France, dans le cadre d’échanges interparlementaires, et ce, depuis que notre pays a accédé à la souveraineté nationale le 6 juillet 1975. Permettez-moi de signaler qu’aujourd’hui la «diplomatie parlementaire» est devenue un outil efficace pour le renforcement de la coopération entre États. Nous sommes venus donc en France pour consolider des relations interparlementaires instaurées depuis plus d’une décennie. Rétrospectivement, je serais tenté de rappeler qu’en 1912, la France avait maintenu l’idée selon laquelle l’archipel constitue une seule entité politique, sociale, religieuse et culturelle. Ce faisant, en juillet 2012, nous célèbrerons le centenaire de notre lien avec l’ancienne puissance coloniale.

 

 

Avec fierté, les téléspectateurs comoriens vous ont vu dans les hémicycles: Sénat et Assemblée nationale de France. que représente pour vous cette invitation officielle à ce niveau?

 

 

Cette fierté est d’autant plus fondée que, comme je l’ai signalé précédemment, il s’agit d’une invitation officielle. Nous avons été reçus officiellement par les sénateurs et les collègues députés français dans leur hémicycle respectif. Nous avons été reçus officiellement par le Président de l’Assemblée nationale française, M. Bernard ACCOYER. Par la suite, nous avons été reçus officiellement par le ministre de la Coopération, M. Henri de RAINCOURT. Cette visite n’est pas protocolaire, mais une occasion au cours de laquelle nous avons pu procéder à un large échange de vues sur les relations entre nos deux pays de manière responsable et dans un esprit d’amitié.

 

 

Que pouvez-vous nous dire au sujet de la visite que vous avez effectuée à Marseille?

 

 

Notre visite à Marseille rentrait dans le cadre de nos travaux organisés par les collègues de l’Assemblée nationale française, surtout à la demande de M. Henri DJEBRAYEL, Député de Marseille, une ville qui occupe une place à part dans le cœur de tout Comorien. Un accueil chaleureux nous a été réservé. Il eut une forte mobilisation de la communauté comorienne de Marseille depuis la gare Saint-Charles, jusqu’à l’hôtel où nous étions logés. Le Député Henri DJEBRAYAEL n’a ménagé aucun effort pour rendre agréable notre séjour. Notre délégation est composée de:

Mr Bourhane HAMIDOU, Président de l’Assemblée nationale,

Mr Djaé AHAMADA CHANFI, Vice-président de l’Assemblée nationale,

Mr le député Abdérémane ABDALLAH, Président de la Commission des Affaires étrangères, Président du Groupe d’Amitié franco-comoriennne,

Mr le député Elhad MOUHTAR, Questeur

Mr le député Abdoulfatah SAID, Questeur

Mr Amerdine MOHAMED, Directeur de Cabinet du Président de l’Assemblée.

 

Nous tenons à remercier nos collègues français, particulièrement, Daniel GOLBERG, Henri DJABRAYEL. Il est nécessaire de remercier également et sincèrement la communauté comorienne de France et surtout celle de Marseille. La chaleur de leur accueil est au-dessus de tous les éloges.

 

 

 

Au cours de votre visite, avez-vous cherché à rencontrer la communauté comorienne de France ou bien inscrivez-vous celle-ci dans le cadre d’un voyage purement technique?

 

 

 

Notre visite est à la fois politique et technique, comme je l’ai dit un peu plus haut. Il y avait un programme élaboré par nos collègues français et qui nous a été soumis. Il fallait respecter ce calendrier. Cependant, à Marseille comme à Sarcelles, où nous étions conviés par le Député François PUPPONI, nous avons rencontré de nombreux Comoriens installés en France. C’était un grand moment d’émotion.

 

 

Une certaine presse croit savoir qu’au sein de l’Assemblée nationale, il y a beaucoup de divergences d’idées ou d’intérêts. Avez-vous pu atténuer tout malentendu et trouver une harmonie entre vous mêmes?

 

 

Je pense qu’on ne devrait pas semer de trouble là où il n’y en a pas. En revanche, dans une institution comme la nôtre, les divergences d’idées ne manquent pas et ne manqueront jamais. Je tiens à vous rappeler que le Docteur Ikililou DHOININE, Chef de l’État, a une forte chance, celle d’avoir une majorité soudée qui le soutient de manière responsable et sincère. Il bénéficie du soutien sans failles de cette majorité qui a encore trois ans de mandat.

 

Les salaires des fonctionnaires sont versés de manière régulière depuis que le Président Ikililou DHOININE a été investi officiellement. Quel est votre sentiment sur ce sujet sensible?

 

 

Vous savez, je connais bien le Président de la République. J’ai l’honneur de connaître l’homme et le dirigeant. Cela étant, j’ai confiance en sa personnalité, en sa volonté de bien faire, et à sa sincère probité. C’est une chance pour le pays d’avoir à sa tête, le Docteur Ikililou DHOININE, qui a dirigé les ministères de la Santé publique, de l’Aménagement du Territoire, et qui a surtout dirigé avec une rare maestria le ministère des Finances, de l’Économie et du Budget. C’est donc une chance pour les Comores, une chance, parce que le Président de la République, riche de cette expérience inégalée et animée d’une volonté profonde pour le développement économique et social du pays, a une vue globale, réelle, réaliste et intime de la gestion de la chose publique dans notre pays. Au surplus, il bénéficie d’un atout considérable dans la mesure où il comprend et maîtrise bien le jargon des Institution financières internationales, FMI et Banque mondiale en tête, dans ce contexte très particulier de mondialisation. De fait, le versement régulier des salaires est une priorité sur laquelle il insiste, une priorité à respecter à l’horizon décembre 2012, et cela notamment pour atteindre l’objectif du programme PPTE (petits pays très endettés), sur lequel travaillent en partenariat le FMI, la Banque mondiale et notre pays.

 

 

 

Les Comoriens se plaignent de beaucoup de choses notamment de la cherté de la vie et du pouvoir d'achat qui diminue comme une peau de chagrin, de la pénurie chronique des denrées de première nécessité, des délestages intempestifs de l’électricité et du piteux état des routes. Quelle est la part de responsabilité de l’Assemblée nationale dans cet état?

 

 

Le rôle de l’Assemblée nationale est de voter des lois et de veiller à leur application. Nous avons le droit et le devoir de contrôler l’action du gouvernement. En notre qualité de représentants du peuple, nous sommes tenus de suivre de près l’action du gouvernement et de soutenir, en tant que majorité parlementaire, la politique engagée par le Président de la République, le Docteur Ikililou DHOININE. Pour ce qui est de la cherté de la vie, lors du dernier séminaire gouvernemental d’évaluation, le Président de la République a demandé au Vice-président en charge du ministère de l’Économie d’organiser un séminaire sur la cherté de la vie dans notre pays. Vous avez fait allusion au pouvoir d'achat qui se réduit comme une peau de chagrin selon vos termes et je dirais tout simplement que c'est une abbération dans la mesure où depuis le mois de juin 2011, c'est à dire un mois après son investiture  les salaires sont payés régulièrement. 

 

 

Le président Ikililou Dhoinine a à son actif 7 mois de pouvoir et a pu payer 9 mois de salaire. La régularité des salaires et la mise en place de certains chantiers phares en l'occurrence la construction du nouveau port de plaisance à Moroni, la construction de l'usine de pêche à Voidjou, la réhabilitation des infrastructures routières à Anjouan et à Mohéli vont relancer la croissance et in fine donner plus d’argent aux ménages pour qu’ils puissent consommer plus et donc stimuler l’activité économique. C’est une première.

 

Pour ce qui est de pénurie chronique, c’est vous qui venez de me l’apprendre, mais depuis l’investiture du Président Ikililou DHOININE, il n’y a plus de pénurie de denrées de première nécessité. Pour ce qui est des délestages et des infrastructures routières, les Vice-présidents en charge des ministères concernés et constituant le poumon de notre économie ne ménagent aucun effort afin de trouver une solution durable à ces problèmes. M. Fouad Ben MOHADJI, Vice-président en charge de l’Énergie, vient de signer un contrat de privatisation de la MAMWÉ, avec une société saoudienne dénommée SHARF. Le Vice-président en charge de l’Aménagement du Territoire vient de signer un contrat avec Colas, et ce, en vue de la réhabilitation des infrastructures routières comme je l'ai évoqué plus haut. Depuis plus de six mois, Colas est en Anjouan et, bientôt, elle se rendra à Mohéli et à Ngazidja.

 

 

Comment jugez-vous l’initiative du Président de la République consistant à mener une lutte contre la corruption?

 

 

Comme, je l’ai bien précisé, je connais le Président de la République, son patriotisme, sa rigueur et son souci de redresser les finances publiques et l’Économie, et sa volonté de mener une gestion saine. D’une part, le Président de la République ne fait que mettre en application la loi anti-corruption votée par l’Assemblée nationale. D’autre part, le Président Ikililou DHOININE est conscient que la corruption est un des grands fléaux qui rongent notre pays. De ce fait, elle doit être éradiquée de notre mode de vie. Cela concerne les citoyens et les responsables, à tous les niveaux de notre Administration, et tout le monde doit prendre conscience d’un tel danger. Sa disparition est un gage indispensable pour le développement de notre pays.

 

 

Croyez-vous que la Commission Anticorruption est capable de travailler en toute indépendance?

 

 

Je crois que tout est mis en place pour rendre possible, donc faisable, l’action de la Commission. Pour travailler en toute indépendance, ladite Commission a prêté serment et doit assumer ses responsabilités.

 

 

Les Comoriens n’arrêtent pas d’égratigner les députés qui, selon eux, se comportent de moins en moins comme des élus du peuple. Ils pensent que l’institution que vous dirigez doit être plus dynamique parce qu’elle vote des lois très importantes. Croyez-vous que l’Assemblée nationale est une tribune d’applaudisseurs, une chambre d’enregistrement?

 

 

Je ne manquerai pas de rappeler que c’est le Président Bourhane HAMIDOU qui dirige l’institution. Je ne suis qu’un des trois Vice-présidents. Notre Assemblée est très dynamique: vote de lois, contrôle de l’action du gouvernement, voire contrôle des activités des sociétés d’État. On applaudit quand il le faut. Mais on n’applaudit pas sans motif. Nous avons été choisis par le peuple que vous accusez d’égratigner. Nous sommes la représentation nationale. Les quatre Commissions de travail de l’Assemblée disposent des «députés-ressources» qu’il faut.

 

 

Nous vous remercions monsieur le vice-président Djaé AHAMADA CHANFI !!!

 

 

Source : Mwendje

RIDJA  BLOG

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Mayotte / Madagascar - Après Giovanna, Irina

27 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Alors que Madagascar continue à faire les comptes des dégâts et des victimes causées par le cyclone Giovanna, 31 morts à ce jour, une autre menace pèse sur le nord de l'île et du canal du Mozambique. Mayotte est placée en alerte fortes pluies depuis dimanche.


Arrivant par le nord-est, Irina devrait toucher  Madagascar dimanche 26 février en fin de journée. Même si le  système Irina, classé en tempête tropicale, donc d'une intensité  relativement faible, ne devrait pas se renforcer outre mesure avant  de toucher terre au Nord-Est de Madagascar, cette tempête est  susceptible d’engendrer des vents de 120km/h et des pluies  diluviennes. On attend en moyenne 100 à 150 mm de précipitation sur  une période de 24h à son passage au cours de ces deux prochains  jours.

 

Cette fois-ci, Irina devrait traverser la Grande Ile  d'est en ouest dans sa partie nord avant de pénétrer sur le canal  du Mozambique où, selon toute vraisemblance, elle reprendra de la  puissance. Les météorologues s'attendent atteindre à ce qu'Irina  atteigne le stade de cyclone tropical en début de semaine prochaine.

 

Les habitants des côtes du Nord-Est de Madagascar  et de la zone du Canal Nord, y compris l’Union des Comores,  Mayotte, les côtes Nord-Ouest de Madagascar et les côtes du  Mozambique, vont donc surveiller de près la progression de ce  système. La préfecture de Mayotte a d'ores et déjà émis un avis  d'alerte fortes pluies pour la nuit de dimanche à lundi, précisant  que «  le seuil de fortes pluies en trois heures »  pourrait atteindre ou dépasser 40 mm « plusieurs fois au  cours de cette période ».

 

Selon la trajectoire prévue par Météo France,  Irina devrait passer au plus près de Mayotte demain lundi dans  l'après-midi, mais des changements de direction restent possibles.

 

 

Malango Actualité

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Opération RIYALI a dépassée toutes les espérances

27 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Opération RIYALI a dépassée toutes les espérances

L’opération Riyali a dépassée toutes les espérances des organisateurs

 

L’opération Riyali a dépassée toutes les espérances des organisateurs


La première édition de l'Opération Riyali, lancée le 19 novembre dernier, clôturera définitivement ses comptes après demain, mercredi 29 février. L'heure est donc au bilan de la collecte des fonds destinés à financer des activités en faveur des enfants vulnérables et ceux victimes de maltraitance. Jusqu'à samedi, où la caravane s'était rendue à Mitsamihuli, chef-lieu de la préfecture Mitsamihuli-Mbude, la cagnotte renfermée plus de 45 millions 233 mille 423 francs comoriens.


Un premier bilan prometteur en cette période de crise conjoncturelle. Et jusqu'au 29 février, les donateurs peuvent faire don aux associations partenaires de l'Opération : réseau Amani, Ascobef et Unicef-Comores. Bien que le pays, comme le reste du monde, vive les relents d'une récession économique, la générosité a doublement affecté un grand nombre de la population. Surtout l'opération a eu un écho chez les enfants. “Nous organisons des belles rencontres avec des gens prêts à contribuer d'une façon ou d'une autre, et d'autres, très sensibles à la cause humanitaire, ont été touchés par notre combat“, a expliqué Chissi Zaki, le chargé de communication du réseau Amani.

Fixée à 12 millions puis rehaussée à 15 millions de francs, la boîte est remplie à ras-bords avec plus de 45 millions. “Cette opération a dépassée toutes nos espérances et a été un réel succès“, se réjouit-on au niveau du Comité de pilotage. Depuis son lancement, en novembre dernier, la caravane de l'Opération Riyali a fait escale dans les chefs-lieux des régions et préfectures de Ngazidja tels Mbeni, Fumbuni, Mitsudje, Kwambani, Ikoni, Dzahani II, Dembeni, et Mitsamihuli.


Mais l'Opération Riyali a également été accueillie dans des établissements scolaires notamment le Groupe scolaire Fundi Abdoulhamid, le Groupe scolaire avenir, l'école privée Mouigni Baraka, l'école Mouinat, l'école Enoumeco et l'école Henri Matisse, ainsi que dans des entreprises, des institutions bancaires et de micro-finance, des organisations professionnelles, des missions diplomatiques et des administrations publiques. Sans compter la part des généreux particuliers.
 

“Nombreux ont été les encouragements pour notre mobilisation et pour le noble combat que nous menons. Cette action a aussi été très médiatisée, ce qui a été très important pour informer un maximum de gens. C'est une aide précieuse pour nous. Merci à tous ce qui ont rendu l'opération possible et d'avoir éclairé notre initiative“, a remercié madame Hadidja Aboubacar, la marraine de l'opération à deux jours du bilan définitif.
 

Si la sous-région de Mbadjini avait fixé la barre haute en mobilisant 8,4 millions de francs devant Ikoni et la région de Bambao avec 6,3 millions de nos francs, la préfecture de Mitsamihuli-Mbude est arrivée en tête avec 10 millions 490 mille 843 francs.

Nakidine Hassane
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Comores: La lutte anti-corruption s'avère de la daupe!

26 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores: La lutte anti-corruption s'avère de la daupe!

 

 
La lutte contre la corruption peine à s'engager. Aussi bien à la justice qu'au niveau de la Commission anti-corruption, le combat semble s'enliser sur des questions de procédures et de démarches. Malgré les engagements et la détermination affichés, les résultats de l'action de la Commission anti-corruption se font toujours attendre, plus de cinq mois après son installation.
Plusieurs dossiers de malversations financières et de détournements, qui avaient défrayé la chronique, aux mains de la justice, attendent toujours un procès. Il s'agit, entre autres, de l'affaire Snpsf avec plus de 500 millions fc détournés, du dossier Dgi avec un préjudice subi qui se chiffrerait en une centaine de millions, détournement de plus de 36 millions à Comores télécom et malversations financières à l'Union des Sanduks de Ngazidja, pour un détournement présumé de près de 160 millions fc.
ENGAGEMENT ET DETERMINATION AFFICHES

Malgré les engagements du procureur de la république de Moroni, Youssouf Ali Djaé, pour la tenue des procès à partir de fin décembre 2011, les choses ne semblent pas vraiment bouger. Le premier procès sur l'affaire Snpsf, concernant l'informaticien, au mois de janvier dernier, n'a visiblement pas encore touché le c½ur du dossier. La justice a revu à la baisse le montant du préjudice de la Snpsf impliquant l'informaticien 179 millions fc au lieu de 236 millions. Mais les avocats de la société avaient interjeté appel. En revanche, l'autre partie du dossier, impliquant les deux receveuses, attend toujours à être jugé. Le juge d'instruction aurait demandé, avant tout procès, une contre-expertise sur le montant annoncé du préjudice subi par la Snpsf. Ce que refusent, dit-on, les avocats de la société qui ne veulent entendre parler de toute réévaluation du préjudice déjà annoncé. « La justice veut traîner les pieds et cherche toujours mille raisons pour se justifier », a regretté un des avocats de la banque postale.

LA COMMISSION A BESOIN D'AGIR AU PLUS VITE SINON, ELLE RISQUE DE DISPARATRE DANS LES OUBLIETTES


Mais le procureur de la république avait répliqué en expliquant que « les affaires financières de plusieurs centaines de millions sont des dossiers complexes. Elles demandent du temps avec des enquêtes approfondies et des expertises ». Donc pas encore de date pour le procès. Au niveau de la Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (CNPLC), en dehors des communications faites ici et là sur des démonstrations mineures, rien de tangible n'a pu encore être produit. La CNPLC avait dit avoir recensé, à ce jour, plus de 30 cas de corruption, sans en préciser la nature. Mais l'allumage de son action tarde à se déclencher. Cette lenteur pousse une bonne partie de l'opinion à se poser la question de savoir si la Commission peut aller jusqu'au bout des dossiers. Parce que, estime l'ancien ministre Kamar Ezamane, « ce ne sont pas les dossiers de corruption qui manquent. Mais nombreux sont ceux qui doutent de l'approche engagée et de la détermination des membres d'aller jusqu'au bout. »
Toutefois les membres de la Commission expliquent la lenteur "supposée" par des questions de procédures. "Nous souhaitons d'abord voir comment faciliter le transfert des dossiers à la justice. Mettant ainsi en place une chaîne pénale et de contact avec les autorités concernées", avait soutenu le responsable de la communication du CNPLC, Moissuli Mohamed. Selon lui, sa Commission prévoit de faire des descentes dans des « services suspects ».
Composée de deux unités (sensibilisation et investigation), la Commission a dit privilégier d'abord les campagnes de sensibilisation. " Parce que la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine et il faut commencer par la base",

LA JUSTICE TRAINE LES PIEDS ET VEUT TROUVER MILLE RAISONS POUR SE JUSTIFIER

avait soutenu Saïd Mohamed dit Mao, l'un des commissaires à la CNPLC. Mais d'autres, comme Houmed Msaidié, estiment cependant que « la Commission a besoin d'agir au plus vite. Sinon, elle risque de disparaitre dans les oubliettes comme d'autres avant elle.»
Beaucoup laissent croire que ces cas qui attirent davantage les projecteurs ne sont que la partie émergée d'une délinquance financière qui a été érigée en système de gestion des entreprises et des administrations publiques. " Il suffit de diligenter un audit indépendant dans la gestion des sociétés et établissements publics, pour vous rendre compte de l'ampleur des dégâts ", a fait observer un expert en audit comptable des sociétés. Alors, la CNPLC doit agir vite en conséquence. Parce que l'hémorragie continue : des contrats biaises, des factures fantaisistes, des passations de marchés irrégulières, des appels d'offres complaisants, des fausses déclarations, des réceptions fictives de matériels détournés.

MMADI MOINDJIE
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Comores: La lutte anti-corruption s'avère de la daupe!

26 Février 2012 , Rédigé par Aimons les Comores

Comores: La lutte anti-corruption s'avère de la daupe!

 

 
La lutte contre la corruption peine à s'engager. Aussi bien à la justice qu'au niveau de la Commission anti-corruption, le combat semble s'enliser sur des questions de procédures et de démarches. Malgré les engagements et la détermination affichés, les résultats de l'action de la Commission anti-corruption se font toujours attendre, plus de cinq mois après son installation.
Plusieurs dossiers de malversations financières et de détournements, qui avaient défrayé la chronique, aux mains de la justice, attendent toujours un procès. Il s'agit, entre autres, de l'affaire Snpsf avec plus de 500 millions fc détournés, du dossier Dgi avec un préjudice subi qui se chiffrerait en une centaine de millions, détournement de plus de 36 millions à Comores télécom et malversations financières à l'Union des Sanduks de Ngazidja, pour un détournement présumé de près de 160 millions fc.
ENGAGEMENT ET DETERMINATION AFFICHES

Malgré les engagements du procureur de la république de Moroni, Youssouf Ali Djaé, pour la tenue des procès à partir de fin décembre 2011, les choses ne semblent pas vraiment bouger. Le premier procès sur l'affaire Snpsf, concernant l'informaticien, au mois de janvier dernier, n'a visiblement pas encore touché le c½ur du dossier. La justice a revu à la baisse le montant du préjudice de la Snpsf impliquant l'informaticien 179 millions fc au lieu de 236 millions. Mais les avocats de la société avaient interjeté appel. En revanche, l'autre partie du dossier, impliquant les deux receveuses, attend toujours à être jugé. Le juge d'instruction aurait demandé, avant tout procès, une contre-expertise sur le montant annoncé du préjudice subi par la Snpsf. Ce que refusent, dit-on, les avocats de la société qui ne veulent entendre parler de toute réévaluation du préjudice déjà annoncé. « La justice veut traîner les pieds et cherche toujours mille raisons pour se justifier », a regretté un des avocats de la banque postale.

LA COMMISSION A BESOIN D'AGIR AU PLUS VITE SINON, ELLE RISQUE DE DISPARATRE DANS LES OUBLIETTES


Mais le procureur de la république avait répliqué en expliquant que « les affaires financières de plusieurs centaines de millions sont des dossiers complexes. Elles demandent du temps avec des enquêtes approfondies et des expertises ». Donc pas encore de date pour le procès. Au niveau de la Commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption (CNPLC), en dehors des communications faites ici et là sur des démonstrations mineures, rien de tangible n'a pu encore être produit. La CNPLC avait dit avoir recensé, à ce jour, plus de 30 cas de corruption, sans en préciser la nature. Mais l'allumage de son action tarde à se déclencher. Cette lenteur pousse une bonne partie de l'opinion à se poser la question de savoir si la Commission peut aller jusqu'au bout des dossiers. Parce que, estime l'ancien ministre Kamar Ezamane, « ce ne sont pas les dossiers de corruption qui manquent. Mais nombreux sont ceux qui doutent de l'approche engagée et de la détermination des membres d'aller jusqu'au bout. »
Toutefois les membres de la Commission expliquent la lenteur "supposée" par des questions de procédures. "Nous souhaitons d'abord voir comment faciliter le transfert des dossiers à la justice. Mettant ainsi en place une chaîne pénale et de contact avec les autorités concernées", avait soutenu le responsable de la communication du CNPLC, Moissuli Mohamed. Selon lui, sa Commission prévoit de faire des descentes dans des « services suspects ».
Composée de deux unités (sensibilisation et investigation), la Commission a dit privilégier d'abord les campagnes de sensibilisation. " Parce que la lutte contre la corruption est un combat de longue haleine et il faut commencer par la base",

LA JUSTICE TRAINE LES PIEDS ET VEUT TROUVER MILLE RAISONS POUR SE JUSTIFIER

avait soutenu Saïd Mohamed dit Mao, l'un des commissaires à la CNPLC. Mais d'autres, comme Houmed Msaidié, estiment cependant que « la Commission a besoin d'agir au plus vite. Sinon, elle risque de disparaitre dans les oubliettes comme d'autres avant elle.»
Beaucoup laissent croire que ces cas qui attirent davantage les projecteurs ne sont que la partie émergée d'une délinquance financière qui a été érigée en système de gestion des entreprises et des administrations publiques. " Il suffit de diligenter un audit indépendant dans la gestion des sociétés et établissements publics, pour vous rendre compte de l'ampleur des dégâts ", a fait observer un expert en audit comptable des sociétés. Alors, la CNPLC doit agir vite en conséquence. Parce que l'hémorragie continue : des contrats biaises, des factures fantaisistes, des passations de marchés irrégulières, des appels d'offres complaisants, des fausses déclarations, des réceptions fictives de matériels détournés.

MMADI MOINDJIE
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