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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

A ma défunte femme et mes trois enfants

1 Juillet 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

A ma défunte femme et mes trois enfants

              A ma défunte femme et mes trois enfants
A ma défunte femme et mes trois enfants
Depuis le 29 juin 2009 mes 3 enfants que j’aimais plus que tout au monde, respectivement âgés de14 ans, 11 ans et 8 ans ainsi que leur maman BADRIA Said Bacar ont disparu dans un accident tragique, le crash de yéménia Airways survenu au large des cotes comoriennes.
Depuis, cette situation a plus que bouleversé ma vie et en tout point de vue.
J’essaie de reconstruire ma vie, mais j’ai encore du mal, quatre ans après, à me faire à l’idée que, malheureusement, ils ne sont plus là, et du coup, c’est la tristesse, la douleur et le désespoir qui prennent le dessus.

 

Je voudrais que tous ceux qui sont autour de moi, comprennent ma douleur et ne m’en veulent pas de rester inconsolable. Leurs efforts pour me remonter le moral, leurs rappels pour me faire comprendre que ma petite famille est au paradis me touchent et sont le témoignage du soutien qu’ils ne cessent de m’apporter et je leur en suis reconnaissant.

Mais, parviendront-ils tous à admettre qu’il faut avoir vécu ce qui m’est arrivé(ce que je ne souhaite à personne d’autre) pour mieux comprendre que ce que je ressens encore aujourd’hui est à la fois une douleur inqualifiable et un vide au quotidien ? Oui, le vide laissé par la fin des plaisirs multiples que je partageais avec ma défunte femme, et mes trois petits anges qui m’ont tous quitté en même temps et de façon subite.

De nombreux faits et gestes me rappellent les miens disparus : les enfants allant à l’école en compagnie de leurs parents, les cris des petits s’amusant dans les rues, les sorties en famille etc. Tout ceci fait que je me demande parfois pourquoi pas nous aussi ; mais ma foi de musulman me ramène à la raison et à la réponse suivante : Allah a voulu que ça soit ainsi, pardon mon Dieu, aide-moi à me soumettre à ta volonté et à surmonter ce terrible choc !

Je sais que la vie doit néanmoins continuer, même si pour moi elle n’a plus le même sens qu’auparavant.
Ce qui est certain, c’est que dans ce semblant de vie que je mène, je ne vous oublie pas. Vous êtes dans mes pensées, jour et nuit.
Quant à toi ma très chère Badria, Je n’oublierai jamais ta bonne humeur ni ton magnifique et splendide sourire.
Je continuerai à rendre hommage à votre mémoire et prier pour le repos de votre Ame !

QUE DIEU AIT VOS AMES EN SA SAINTE MISERICORDE.

Said Omar SAID ALI (Papa Wael)

Source: 00269, média comorienne

 

 

Premier blog d’actualité économique et sociale des Comores

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Interview d'Hakime Ali Said à comoresactualites!

30 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

"Le retour de Mayotte dans l’ensemble comorien, en l'état actuel des choses, n’est pas dans l’intérêt des Comores"

 

Comoresactualites - Bonjour monsieur Ali Said et merci de nous recevoir!

Le 11 Février 2013, vous annonciez votre candidature pour la présidence de l’Union des Comores, pourquoi une telle décision ?  

 

Hakime Ali Said - Et pourquoi pas !! Je suis comorien au même titre que tout anjouanais, tout mohelien et tout grand comorien. J’ai l’âge pour prétendre à la magistrature suprême de l’Union des Comores. J’habite à Mayotte dans l’archipel des Comores, et je suis électeur. Je rempli toutes les conditions requises pour être candidat et j’ai surtout un amour profond et un projet de société pour mon pays. 

 

C. A - Il est vrai que dans la constitution comorienne, votre candidature est légale selon son art 1 et art 5, mais où se déroulera la primaire ?

 

H. A. S -  Les primaires de 2016, c’est une préoccupation qui était mienne au mois de février 2013. Je n’ai pas besoin de la tournante de Mayotte pour être candidat en 2016. J’irai à la tournante, là ou il y aura la tournante, en Grande Comores, ou à Anjouan.

 

Et même s’il n’y a pas de tournante, je serai candidat. Quelques semaines après avoir émis, au mois de février dernier, le souhait d’un respect strict de la constitution de notre pays au sujet de la présidence tournante, j’ai compris que la population mahoraise qui a tourné le dos à l’union des Comores ne veut pas de cette tournante, et pour avoir rencontré des députés comoriens et des membres de la cour constitutionnelle, j’ai réalisé qu’au-delà des discours, les hommes politiques de l’archipel ne veulent pas non plus de cette tournante mahoraise. Pour eux tenter de les organiser, c’est prendre le risque de perdre le pouvoir et ça ils ne peuvent pas l’envisager. 

 

C. A - Pourquoi ne faites-vous pas campagne pour que la primaire se fasse à Mayotte ? 

 

H. A. S - Il n’appartient pas aux candidats à une élection d’organiser le scrutin. J’ai dit haut et fort dans l’ensemble de l’archipel des Comores, de Mamoudzou en passant par Mutsamudu, Fomboni et Moroni que je suis mahorais, je suis comorien et je suis candidat à la présidentielle de 2016. Comme tous les comoriens, le chef de l’état et les sages de la cour constitutionnelle ont entendu ma volonté. Il appartient au chef de l’état et aux magistrats de la cour d’organiser les primaires là ou ils pensent qu’elles doivent être organisées. Je respecterai leur décision et je serai candidat en 2016. 

 

C. A - Mais cette même constitution exige que ça se déroule dans l’île où échoit la tournante ?

 

H. A. S - Oui, c’est une exigence de la constitution et il appartient au président de la république garant de la constitution  et aux membres de la cour constitutionnelle de faire respecter la constitution comorienne, pas au candidat que je suis.

 

Je doute fort de la volonté des décideurs comoriens d’aboutir sur l’organisation des primaires à Mayotte. Mes doutes prennent leur fondement dans la bataille des moheliens il y a trois ans pour obtenir la tournante. Il a fallu des émeutes à Moheli et une forte pression internationale pour que le président Sambi accepte de lâcher le pouvoir. Les mahorais ne descendront pas dans la rue pour obtenir la tournante de 2016. Il n’y aura donc pas de primaires à Mayotte à mon humble avis.

 

C. A - Dans une interview que vous avez accordez à Mahdia Benhamla le 01 Avril 2013, vous dites haut et fort que vous ne militez pas pour une réintégration de Mayotte dans l’Union des Comores, n’est-ce pas une contradiction ? 

 

H. A. S - L’article premier de la constitution comorienne stipule que l’Union des Comores est composée de quatre iles, Anjouan, Mayotte, Moheli et la Grande Comores. Et c’est sur la base de cet article qu’est posée ma candidature. Je dis à  qui veut l’entendre que je suis comorien. Mais il se trouve que ma candidature dérange plus d’un. Les procès d’intention deviennent du coup facile à faire. Chacun y va de son commentaire, mais le seul qui jugera les candidats de 2016, c’est le peuple comorien.

 

J’ai dis à propos de Mayotte que je ne réussirai pas en 5 ans de mandat, là ou la diplomatie comorienne a échoué durant 38 ans. Ceux qui ont été en responsabilité à Moroni jusqu’à ce jour traitent le dossier de Mayotte comme un simple problème foncier. un problème de terre, un problème d’une ile déserte. Ils oublient que sur l’ile de Mayotte il y a des hommes et des femmes qui vivent et qui ont un mot à dire sur leur avenir. Si la majorité des électeurs comoriens m’accordent leur confiance en 2016, j’aborderai le problème autrement. C’est avec un réel développement économique et social des 3 iles qu’on peut amorcer un autre dialogue, un autre virage avec nos frères et nos sœurs de Mayotte.

 

En l’état actuel des choses le retour de Mayotte dans l’ensemble comorien n’est pas dans l’intérêt des Comores. Un exemple pour illustrer mon propos. L’hôpital de Mamoudzou est le plus grand hôpital de l’archipel des Comores. 64 % des malades qui ont été soignés dans l’établissement en 2012 sont originaires d’Anjouan, de Moheli ou de Grande Comores. Cet hôpital compte 2 300 employés et a un budget de fonctionnement annuel de près de 150 millions d’euros. Comment envisager un retour de Mayotte dans le giron comorien aujourd’hui quand on sait que l’Etat comorien n’a pas les moyens financiers et humains pour faire fonctionner la structure. Un retour de Mayotte aujourd’hui serait plus préjudiciable aux anjouanais, moheliens et grands comoriens qui habitent l’ile plutôt qu’aux mahorais. Ces derniers ont des papiers qui leur permettraient d’aller se faire soigner ailleurs. Les autres se retrouveraient dans l’obligation de prendre le kwassa pour l’ile de la Réunion peut être. Remettre Mayotte dans le giron comorien en l’état actuel de la situation de l’Union des Comores, c’est pousser les comoriens à aller mourir un peu plus loin que le bras de mer qui sépare Mayotte d’Anjouan

 

C. A - En ne respectant pas les frontières internationalement reconnues par les Nations unies, ne risquez-vous pas si vous gagnez l’élection en 2016 d’être destituer par la cour constitutionnelle comorienne pour haute trahison ? 

 

H. A. S - Qui vous a dit que je ne respecte pas les frontières reconnues par les Nations Unies ? Ceux là même que ma candidature dérange ? Je vous ferai juste remarquer que de tous les présidents des Comores indépendantes, seul le regretté Ali Soilih s’est déplacé à Mayotte. Tous les autres n’ont pas osé s'y rendre. Comment un chef d’Etat peut respecter les frontières reconnues par les Nations Unis si lui-même n’ose pas se rendre sur la quatrième ile de l’archipel des Comores. Pour autant je n’ai jamais vu ni entendu la cour constitutionnelle destituer un des présidents comoriens.

 

C. A - Plusieurs personnalités toutes tendance confondus ne vous prennent pas au sérieux et parle de  provocation  stérile, qu’en pensez-vous ? 

 

H. A. S - Je respecte mes adversaires politiques d’aujourd’hui et de demain. Je suis journaliste de formation et grand défenseur de la liberté de penser et d’expression. Les personnalités dont vous parlez sont libres de penser de moi ce qu’ils veulent. Moi aussi j’ai ma petite idée sur certaines personnalités politiques de l’archipel mais je la garde pour moi. Les seuls juges dans une élection, ce sont les électeurs. Je ne suis dans aucune provocation. Je suis dans l’amour de mon pays avec un projet de société.

 

C. A - Y’a-t-il un problème de communication pour un journaliste réputé tels que vous ? 

 

H. A. S - Il n’y a aucun problème de communication. Pour moi il n’y a aucune question tabou. A chaque fois que des journalistes m’ont invité sur leur plateau de radio ou de télévision, j’y vais avec plaisir. A ce sujet,  je note que la radio et la télévision nationale ont organisé plusieurs débats depuis l’annonce de ma candidature sur le sujet et malheureusement pour moi je n’ai pas été invité. Je profite de l’occasion que vous me donnez pour dire à tous les hommes et les femmes de presse de notre pays, que je répondrai toujours présent à leur invitation dans l’archipel ou en dehors de l’archipel des Comores. 

 

C. A - Est-ce que le fait de ne jamais se prononcer sur l’atteinte des droits des comoriens qui meurent par milliers dans le bras de mer séparant Mayotte et ses îles sœurs  ainsi que les rafles dont ils sont victimes ne vous décrédibilisent  pas ? 

 

H. A. S - C’est vous qui dites que je ne me suis jamais prononcé sur les drames qui se jouent dans le bras de mer qui sépare l’ile de Mayotte à celle d’Anjouan. Il n’y a aucun humain qui peut rester insensible à la perte de vies humaines. Pour votre information non seulement je me suis déjà exprimé sur le sujet mais mieux encore, par 3 fois, j’ai fait la traversé Anjouan Mayotte, pour vivre, pour comprendre le pourquoi de cette aventure périlleuse. Mes frères et sœurs Anjouanais, Moheliens et Grands Comoriens qui embarquent dans les Kwassas, ne le font pas par amour pour Mayotte. Ils le font dans l’espoir de trouver une école pour leur progéniture, un hôpital pour leur proche, un travail. Tout ce qu’ils ne trouvent pratiquement plus dans le reste de l’archipel. Les comoriens dans leur ensemble sont profondément attachés à leur terre, à leur village. Tous les habitants de Domoni par exemple qui habitent Mayotte, ne rêvent que d’une chose, pouvoir un jour retourner vivre à Anjouan dans des conditions plus dignes. Alors retroussons nous les manches, construisons nos écoles, nos hôpitaux, bâtissons notre économie, notre société et vous verrez qu’on aura réglé en grande partie ce problème des drames qui se nouent entre Anjouan et Mayotte.

 

C. A - Mr Ali Said, en postulant pour Beit-Salam, c’est une reconnaissance de votre appartenance au peuple comorien? 

 

H. A. S - Je suis né en Aout 1968 à Dzaoudzi à Mayotte, d’un père originaire de Foumbouni en Grande Comores et d’une mère originaire de Pamandzi à Mayotte. Depuis ce jour là je suis comorien et nul ne peut me retirer ma nationalité comorienne comme le stipule l’article 5 de notre constitution. Je ne suis pas ni plus ni moins comorien qu’un anjouanais et mohelien et un grand comorien. J’ai vécu ma petite enfance à Moroni, j’ai beaucoup voyagé dans l’ensemble de notre archipel. Je suis né comorien et français, et je mourrai comorien et français. L’élection présidentielle de 2016 ne changera rien en cela. 

 

C. A - Quels sont vos projets pour cet Archipel si malade ? 

 

H. A. S - Tout est prioritaire aux Comores. Dès maintenant avec l’aide d’amis ingénieurs canadiens mon équipe et moi travaillons sur un projet d’électrification pérenne de l’archipel des Comores. Sans énergie électrique notre pays n’avancera pas. Nous avons l’obligation de fournir de l’électricité en continue aux investisseurs sensés installer des usines dans notre pays pour aider au démarrage de notre économie. Sans cette énergie notre archipel continuera à s’enfoncer dans la pauvreté.

 

La jeunesse comorienne est l’un de nos principaux atouts. Nous la plaçons au centre de nos préoccupations. C’est elle qui fera rayonner les Comores dans le monde à travers notamment le sport, la musique et notre culture. Nous avons besoin de faire connaitre au monde entier l’archipel des Comores sous son plus beau visage pour attirer les investisseurs et les touristes. Pour sortir les Comores de la pauvreté nous avons le devoir de briser cette image d’un pays instable et sans justice.  

 

Les quatre iles de l’archipel des Comores ne peuvent plus continuer à s’ignorer. Nous avons tellement de choses en commun. Des éléments qui nous aiderons à réussir, avec les atouts des uns et des autres, un développement de l’ensemble. Nous pouvons par exemple trouver des solutions pour permettre à l’agriculteur anjouanais de vendre ses tomates à Mayotte plutôt que de le laisser avec des invendus dans son village. Ce serait une bonne chose à la fois  pour le consommateur mahorais et l’agriculteur anjouanais. Nous devons nous inscrire désormais dans un esprit gagnant gagnant au lieu de patauger dans des querelles politiques qui ne servent en rien le quotidien du comorien.

 

Nous devons rompre avec la politique de l’éternelle main tendue pour des dons de tel ou tel pays. Invitons les amis des Comores à nous aider à mettre en place une industrie de la pêche qui générera de l’emploi, une agriculture productive au-delà de l’échelle villageoise. Demandons aux amis des Comores de nous aider à relancer l’activité touristique au lieu de  nous faire dons de plusieurs milliards de dollars. Une manne financière qui souvent disparait dans les méandres de la corruption au lieu d’aider le peuple comorien à sortir de la pauvreté.

 

La campagne électorale permettra à tous les candidats d’expliquer leur projet pour les Comores . Nous serons au rendez vous  de 2016. 

 

C. A - Avez-vous votre équipe de vice-président et pourriez-vous nous citer des noms ? 

H. A. S - Oui nous avons une équipe mais non, à ce jour je ne vous citerez aucun nom parce que pour nous la politique c’est d’abord un projet pour une société, projet porté par des hommes et des femmes. Nous attendons de présenter d’abord notre projet avant de présenter les hommes et les femmes qui le portent. La seule information que je peux vous donner à ce jour est que pour les postes de vices présidents, au titre de l’ile de  la Grande Comores et celle d’Anjouan, nous présenterons deux femmes. Nous voulons qu’au sommet de l’Etat la femme comorienne trouve toute sa place. Pour nous la femme comorienne ne doit pas servir uniquement pendant les campagnes électorales à confectionner des colliers de fleurs et à  chanter pour porter l’homme comorien au pouvoir. Si les comoriens nous font confiance, le gouvernement que nous fermerons sera composé par autant d’hommes que de femmes. Et à tous ceux qui disent que dans notre pays il n’y a pas assez de femmes pour être en responsabilité, nous leur prouverons le contraire. 

 

C. A -  Récemment vous étiez à Moroni pour votre mariage, qu’avez-vous ressenti  quand le vice-président Fouad Mohadji a dit que vous êtes le futur président des Comores ?

 

H. A. S - Très honnêtement, cela m’a un peu gêné que dans une cérémonie privée, qui n’a rien à voir avec la politique même si de nombreux amis politiciens m’ont fait l’honneur à moi et à ma belle famille d’être présents, le vice président fouad Mohadji évoque la présidentielle de 2016. Cela dit l’essentiel ce soir là n’était pas sur cette petite phrase. Et n’oubliez pas que ce ne sont pas les politiciens qui décident de qui sera président. Ce sont les électeurs comoriens qui choisiront en 2016 en toute liberté leur président.

C. A - Dernière question comme on le fait à tous nos invités, doit-on cesser la tournante ?

 

H. A. S - La tournante a permis en 2001 de sortir notre pays d’une grave crise politique. Ce n’est à mon avis pas la meilleure formule pour gérer notre pays mais à ma connaissance à ce jour on n’ a pas trouvé une meilleure  formule pour élire le président de la république tout en préservant l’Unité Nationale. Tout ce que je souhaite c’est que si on change de système, que le peuple comorien s’exprime par referendum sur la nouvelle proposition. Et même si, le changement doit intervenir avant 2016, mon comité et moi sommes prêts à ce changement. Nous voulons tout simplement que notre projet de société soit soumis à travers ma candidature au suffrage universel direct. 

 

 

 

Comoresactualites.centerblog.net,
propos recueilli par Mlanaoidrou
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Pavillon comorien : une escroquerie en bande organisée au sommet de l’Etat

30 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Pavillon comorien : une escroquerie en bande organisée au sommet de l’Etat

 

Pavillon comorien : une escroquerie en bande organisée au sommet de l’EtatZoubert Ahmed Soufiane Al Ahdal et Mohamed Ali Soilih Mamadou

 

 

En remettant sa démission au président de la République, après avoir été pris la main dans le sac, suite aux pots de vin qui lui sont versés par Mr Akram afin de lui soutenir sur la gestion du pavillon comorien donné à un autre homme d’affaire en la personne d’El Fahim, patron de HSS, l’ancien ministre des transports Rastami Mhoudine a voulu par son geste républicain, confirmer à l’opinion qu’il n’est pas le seul dans ce dossier sale qui pollue le pouvoir d’Ikililou et souhaiterait que tous ceux qui sont mouillés comme lui fassent autant.

 

Le Blog Mlimadji vous a livré ici tous les documents relatifs à cette escroquerie de 2006 à aujourd’hui, et ce dans un souci d’exiger la vérité sur les zones d’ombre qui entourent cette escroquerie dont les coupables sont ceux qui nous gouvernent aujourd’hui. Lorsque des patriotes écœurés par ces détournements ont voulu sensibiliser l’opinion sur ces pratiques éhontées, nous avons lu tous les attaques publiées par l’un des artisans de ces magouilles, Mohamed Bacar Dossar, ministre des finances de Sambi, et qui a facilité l’installation de HSS aux Comores et, dont le patron s’appelle Essam El Fahim, qui détient également le monopole de la gestion du pavillon comorien. Pour votre mémoire, deux bateaux battant pavillon comorien sont attrapés en Italie et en Egypte avec à bord de la drogue et des armes lourdes destinées à enrichir les voyous de la République en l’espace de deux mois.

Aujourd’hui, à travers les documents que nous allons vous publier ici signés par l’ancien ministre des finances de Sambi , Mohamed Ali Soilih Mamadou et son collègue de la justice Mourad Said Ibrahim assurant son intérim. Ces documents autorisent Mr Akram de verser de l’argent sur le compte personnel de l’ambassadeur des Comores à Abu Dhabi, Mr Zoubéir. La question que l’on se pose comment un ministre des finances de la République aurait autorisé le versement de l’argent de l’Etat sur un compte personnel alors que l’ambassade des Comores à Dubaï détient son compte ? On comprend à partir de cette escroquerie en bande organisée pourquoi l’ambassadeur Zoubéir est encore en poste alors que le député Fatahou lui a adressé un courrier pour exiger des explications sur cette manne financière qui a atterri sur son propre compte sans parler des enveloppes qui lui sont remis comme dessous de table. De sources gouvernementales disent que les autorités concernées lui ont demandé de rédiger un démenti et le balancer sur les blogs. Et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait. Comme il n’a pas mangé tout seul, ne s’inquiète de rien, mais l’ambassadeur Mohamed Kabir est vite relevé de ses fonctions car il a été gourmand même son ministre Bakri n’a rien goûté.

Nous exigeons donc que la Commission des finances de l’Assemblée nationale auditionne le vice-président en charge des finances et surtout avec un peu d’honnêteté, devrait s’il lui reste un grain d’éthique républicaine remettre sa démission. Oui, il a été élu par le peuple mais aujourd’hui c’est ce même peuple qu’il s’est servi pour s’enrichir illicitement. Une trahison qui vaut sa destitution

Mhoma Ali Aboudou

Pavillon comorien : une escroquerie en bande organisée au sommet de l’EtatPavillon comorien : une escroquerie en bande organisée au sommet de l’Etat

 

 

 

MLIMADJI

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Parlement: 90 jours de travaux assez mitigé!

29 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Parlement: 90 jours de travaux assez mitigé!

Fermeture de la session ordinaire : Un bilan de quatre-vingt-dix jours de travaux assez mitigé  

La session ordinaire d’avril de l’assemblée nationale clôture ses travaux lundi prochain, 1er juillet au palais du peuple de Hamraba. Elle laissera, sans doute, un bilan de 90 jours de travail assez mitigé. En effet à l’heure où nous mettions sous presse ses informations, sur vingt textes déposés, seulement six ont été adoptés.

 

Session_ordinaire


Il s’agit, rappelons-le, de la loi bancaire, de la loi de Finances rectificative, de l’adoption du statut de l’Agide (Administration générale des impôts et domaines), de la révision du code des impôts et de la ratification de deux conventions. Six autres lois sont en cours d’examen, notamment celle relative à la privatisation de la société nationale Comores Telecom, le statut des magistrats ou encore le modèle de contrat de partage de production (contrat pétrolier).

Soulignons, au passage, que l’approbation du contrat de partage de production entre le gouvernement de l’Union des Comores et la société As Al Khaimh Gas Tanzania limited a été retirée par le gouvernement. Par ailleurs, des propositions de loi sont d’ores et déjà formulées, notamment par le député de Moroni nord Abdoulfatah Saïd Mohamed.

D’abord pour la réinstauration de la Pharmacie nationale autonome des Comores (Pnac) dont de plus en plus de députés semblent reconnaitre la nécessité “pour réparer les préjudices sociaux causés par la création de la Centrale d’achat des médicaments“. Mais une autre proposition de loi du député Abdoulfatah pourrait susciter des grincements de dents notamment au niveau du gouvernement.

Il s’agit de l’abrogation de la loi sur la citoyenneté économique. Une source de revenue vitale pour l’Etat, le gouvernement à travers le ministère des Finances ne verrait pas d’un bon œil toute action visant à compromettre ces recettes. D’autres projets et propositions de lois sont aussi en stand-by, en l’occurrence le texte visant à régir les partis politiques, celui portant sur la transparence des activités économiques, la loi sur l’école coranique rénovée et sur l’enseignement du français et de l’arabe comme langue nationale.

L’opinion retiendra une session plusieurs fois perturbées par de fortes tensions entre les députés eux-mêmes et surtout entre des députés Orange de la mouvance présidentielle. Les séances de questions réponses entre les députés et les membres du gouvernement ont été particulièrement agitées. On se souviendra encore pendant un long moment, des images de députés n’hésitant pas à accuser des membres du gouvernement sur des affaires liées à la gestion de leurs départements respectifs.

La loi de Finances rectificative a été aussi sévèrement critiquée car elle ne dévoilerait pas la portion des fonds de la citoyenneté économique dans le budget de l’Etat. Elle a fini par être adoptée, lundi 24 juin, tard dans la soirée à l’unanimité des élus présents.

Toyb Ahmed (Alwatwan)

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La grande lessive contre la corruption a-t-elle commencé ?

29 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

La grande lessive contre la corruption a-t-elle commencé ?

La grande lessive contre la corruption a-t-elle commencé ?

 

Accusé d'avoir perçu un pot-de-vin de l'homme d'affaires Akram dans lecadredu juteux contrat de cession du pavillon comorien par le député Abdoulfatah Said, le Ministre des postes et Télécommunication, chargé des Transports et du Tourisme, Rastami Mouhidine vient de remettre sa démission au Chef de l’Etat, une démission acceptée par ce dernier, selon un communiqué publié ce 27 juin 2013 par le Cabinet de la présidence de la République.  

 

Le député de Moroni, dans un courrier en date du 3 mai 2013, a accusé le Ministre démissionnaire d’avoir touché un pot de vin  de près de 25 000 US $ dans le but d’apporter son soutien à Monsieur Arkam pour l’obtention de l’agrément des pavillons de complaisance. D’ailleurs, le député  en sa qualité de Député à l’Assemblée de l’Union des Comores et membre de la Commission des Finances, a décidé de porter plainte contre les autorités comoriennes qui ont bénéficié frauduleusement des fonds provenant du Pavillon comorien.

 

Il s’agit de la première démission d’un membre du Gouvernement depuis l’investiture du nouveau président de l’Union, Dr Ikililou Dhoinine, le 26 mai 2011. Elle intervient  dans une période charnière de sa gouvernance, marquée par les révélations par la presse et des élus de la nation, de plusieurs malversations financières et les critiques sur sa politique de lutte contre la corruption. La population commence à douter sur sa bonne foi dans la lutte contre la corruption.

 

 Avec l’acceptation de cette démission, le Président de l'Union, qui a décrété cette année "année de la bonne gouvernance" a-t-il engagé finalement la grande lessive au sein de l'Administration tant attendue par la population, ou a-t-il sacrifié un Ministre assouvi de la soif de l’argent facile ? La suite des événements nous démontrera s'il s'agit réellement de la vraie guerre contre la corruption ou juste d'un feu de paille pour faire diversion.

 

Comoresdroit

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Corruption et détournements des deniers publics

29 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Corruption et détournements des deniers publics : Enfin Ikililou aidé par Rastami pour se réveiller de son long sommeil

Corruption et détournements des deniers publics : Enfin Ikililou aidé par Rastami pour se réveiller de son long sommeil Le Ministre des postes et télécommunications chargé des transports et tourisme, Rastami Mhoudine , a remis sa démission au chef de l’Etat .

 

 

Suite aux malversations financières enregistrées dans notre pays depuis l’accession du président Ikililou à la Magistrature suprême du pays dans le cadre de la tournante mohélienne, les comoriens exigent la démission de ceux qui occupent de postes de responsabilité et demandent en même temps que tous soient traduits en justice y compris leurs complices. Ceux qui sont élus au suffrage universel doivent impérativement être entendus par une commission parlementaire, et présentés à un juge après avoir procédé à la levée de leur immunité. Cela va aider le chef de l’Etat à aller vers l’avant et à poser ses jalons d’une politique digne car se faire entourer par des escrocs, cela discrédite son image vis-à-vis de nos partenaires et laissent planer le doute quant à sa volonté de bâtir un Etat de droit. Oui, la liste est longue et nous vous livrons ici quelques noms qui font couler de la salive partout sur l’étendue du territoire y compris dans toutes les villes de la France et ailleurs où réside bon nombre des comoriens.

 

Abiamri Mahmoud, directeur général de Comores Telecom, impliqué dans une affaire de détournements à Comores Telecom en même temps que son prédécesseur Charikane Bourhane

Abou Achiraf, directeur général de la sûreté nationale, pour avoir favorisé la fuite d’une de se employés qui a détourné de l’argent des visas des étrangers

Ahamada Abdallah, ministre de l’intérieur, pour avoir signé un arrêté de complaisance attribuant le monopole de l’alcool à Shemir Kamoula, moyennant de pots de vin. Il doit également s’expliquer sur la délivrance des passeports à des étrangers

Mohamed Bakri Abdoulfatahou, ministre des relations extérieures, doit s’expliquer sur la passation du marché de la construction des deux bâtiments au MIREX dont on sait qu’il a reçu des pots de vin.

Moinafouraha Ahmed, ministre de la santé, pour avoir favorisé la mort prématurée de la pharmacie nationale des Comores (PNAC) au profit de ses collègues pharmaciens. Elle doit également rendre compte sur la gestion de l’hôpital El Maarouf et les aides qu’elle a reçues de nos partenaires. Même le chef de l’Etat lors d’une cérémonie d’inauguration d’un bloc opératoire à Mohéli n’a pas manqué de l’ironiser en disant que c’est le monde à l’envers. Hier tout le monde venait se soigner à l’hôpital El Marouf et aujourd’hui, on se dirige vers Mohéli pour se soigner.

Les ambassadeurs Zoubéir, El Kabir, Abdallah Mirgane, tous mouillés dans des affaires de corruption et des détournements.

Ibrahim Abdallah, ex-directeur général de la SNPSF pour avoir fermer les yeux sur les millions de francs comoriens détournés par ses agents

Said Ahmed Abdallah, ancien directeur général des hydrocarbures pour son implication directe pour le non versement à l’Etat de la taxe unique de 2006 à 2011, dont le montant est estimé à plus de 10 milliards de francs comoriens

Mme Mariama Mhoudine, directrice administrative et financière des hydrocarbures accablée par le Rapport de la Cour des comptes dans la gestion de la société

Nourdine Bourhane, vice-président en charge des infrastructures pour la passation des marchés publics à des entreprises fantômes

Mohamed Ali Soilih alias Mamadou, vice-président en charge des finances pour avoir cautionné les détournements et les malversations financières de ses subalternes. L’affaire Boul Mining doit être au menu de l’enquête parlementaire.

Omar Mohamed, directeur général de l’AMPSI, pour avoir confondre l’AMPSI et son épicerie. C’est sa femme qui bénéficie tous les marchés de l’AMPSI. C’est elle qui achète les voitures, les consommables même les produits de ménage de l’aéroport international de Hahaya

Bourhane Ahmed, directeur général de l’ANACM, pour détourné de l’argent à COMAIR entant que directeur général, et aujourd’hui à la tête de l’aviation civile, manipule les chiffres, et avec Omar Mohamed directeur de l’aéroport, multiplient les taxes aéroportuaires, tuent financièrement les comoriens de France qui se rendent en vacances aux Comores et cet argent est quasiment introuvable. Il va sans doute dans leurs poches et celles de leurs complices.

Daroumi, directeur général de l’ONICOR depuis Sambi, tout le monde s’accorde qu’il lui a été délivré par ce dernier et l’actuel chef de l’Etat un ” permis de vol”. Si on avait une justice digne, il serait déjà en prison même si l’on sait que le procureur général Sako a essayé de le coffrer malgré une intervention au sommet de l’Etat. Il répète à qui veut l’entendre que son inamovibilité à l’ONICOR, la doit au fait que c’est lui qui a présenté Ikililou à Sambi pour qu’il le prend comme vice-président en 2006.

Abdou Said, ancien directeur général de l’ANACM qui avait fait de l’Aviation civile sa vache à lait sous l’ombre de Sambi.

Hadji Madi Ali, ancien directeur général de l’AMPSI, et qui d’ailleurs a écrit récemment sur le livre d’or ouvert par Sambi pour ses suuporteurs ” Merci Sambi”, et qui se pose en donneur de leçons. Il a détourné beaucoup d’argent même si aujourd’hui ne se rappelle de rien mais il doit quand même rendre de comptes à la justice.

Soilah said Ahmed Cheikh, ancien directeur général de la Mamwe dont on sait tous que sa gestion a été chaotique. Et se contentait de dire qu’il est la parce que la première dame le soutient et enfin tout est permis. Lui comme Omar Mohamed, c’est sa femme et son beau frère, un autre donneur de leçons, journaliste quand ça l’arrange qui s’occupait de la fourniture de la Mamwe. Ami de l’ancien Ahmad Jaffar, il nous dira plus sur les Etablissements Sawa prix dont ce dernier est actionnaire.

Mohamed Bacar Dossar, ancien ministre des finances qui a facilité l’installation de la société HSS aux Comores et qui aujourd’hui, devient son directeur exécutif. C’est ce qu’on appelle conflit d’intérêt

Ibrahim Mohamed Soulé, alias Papa Mohamed Soulé, ancien directeur général des douanes sous Sambi, qui, on connait tous que c’est un champion de détournement. C’est le premier douanier à avoir acheté toute une plage et ses environs pendant le régime de Djohar. C’est un donneur de leçons alors que lui-même figure au palmarès des douaniers qui se sont enrichis avec l’argent du contribuable comorien. C’est lui qui a financé les législatives des sambistes avec l’argent de la douane.

Moahamed Daoud alias Kiki et le gouverneur Mouigni Baraka, pour avoir détourné l’argent de la douane à de fins électorales et surtout qu’ils ont été déjà présenté devant un juge

Soilih Mohamed Soilih pour l’opacité et les zones d’ombre qui entourent les redevances des abonnés de l’ORTC. En France on compte 50 000 abonnés à raison de 7 euros par foyer, ce qui revient à 350 000 euros par mois, soit 172.200.000 francs comoriens.

Ahmed Abdallah Mohamed Sambi pour son implication directe dans la gestion de l’argent du projet habitat et de la citoyenneté économique. Nous rappelons qu’une plainte est déjà déposée à son encontre et il faut que la justice instruise ces dossiers car nous, républicains, on a mal au cœur d’entendre toujours les gens critiquer notre justice pourtant elle est le pilier de toute forme de développement.

Idi Nadhoim impliqué dans la gestion du pavillon comorien et son acte suicidaire de démolir l’hôtel Galawa afin de pouvoir soutirer de l’argent. Un acte impardonnable qui vaut la prison à vie car c’est tout un peuple qu’il a tué économiquement. Il doit également rendre compte sur sa part de responsabilité dans l’enquête bâclée du crash de l’A 310 de la compagnie Yemenia qui a coûté la vie à plus de 152 comoriens.

Le député Ibrahim Ali Mzimba pour sa complicité dans l’installation dans notre pays de différentes entreprises qui demeurent floues et qui suscitent de commentaires de la part des citoyens. Il n’est pas un hasard si aujourd’hui il est le seul avocat choisi par les dites entreprises.

Nous rappelons qu’en présentant sa démission au chef de l’Etat, l’ancien ministre Rastami Mhoudine a rendu un énorme service au président Ikililou Dhoinine car il lui a permis de mettre fin à cette politique d’impunité qui agace tout le monde y compris dans son camp. La justice doit donc relever sa tête de l’eau pour rassurer au citoyen lambda que l’heure est à la rigueur.

Les indignés de la Mouvance présidentielle

 

 

 

MLIMADJI

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Electricité : Eda traverse une mauvaise passe

29 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Electricité : Eda traverse une mauvaise passe

Electricité : Eda traverse une mauvaise passe
Dans un entretien accordé hier au journal Al-watwan, le directeur général d'Electricité d'Anjouan (Eda) est longuement revenu sur les délestages électriques qui frappent Ndzuwani depuis quelques mois. Selon Mohamed Bacar, il s'agit de deux groupes électrogènes qui ont, coup sur coup, lâché causant une importante défaillance en matière de production énergétique.

“Nous avons en tout quatre groupes électrogènes. Les deux d'une puissance cumulée de 1.800 kilowatts sont aujourd'hui en panne“, soutient-il. Le gouvernement a déjà déboursé 124 millions de francs comoriens pour assurer la révision et la réparation des moteurs de la centrale de Trenani. “Nous avons bénéficié de l'accompagnement du gouvernement central dans ces investissements. Les commandes des pièces ont été lancées par voie aérienne. Nous sommes en attente“, dit-il.

Les techniciens d'Eda attendent surtout un vilebrequin afin de mettre sur le réseau électrique un groupe qui a fini sa révision. “Si le vilebrequin nous parvient à temps, nous pouvons réduire sensiblement les heures de délestages“, espère le patron de l'électricité à Nzuwani. La puissance actuelle d'Eda est tombée jusqu'à moins 2.400 kilowatts, contre 4.000 kilowatts en période normale.

“Nous avons cru que nous pouvions compter sur la centrale chinoise au mois de ramadhwani. Mais les Chinois m'ont confié que leurs groupes ne seront opérationnels qu'à partir du mois décembre”, regrette-t-il. En matière d'approvisionnement en gasoil, le directeur d'Eda concède, par ailleurs qu'il n'est en mesure de payer qu'à hauteur de 50% ses factures avec la Société comorienne des hydrocarbures (Sch).

Pour Mohamed Bacar, Eda n'a pas encore commencé à appliquer le prix de 250 francs comoriens fixé par les ministères des Finances et de l'Energie. “Je crois que nous sérions en mesure de payer. Nous n'avons pas besoin d'une subvention en matière de fonctionnement mais seulement pour l'investissement”, soutient-il Eda peut, en effet, se fier à un taux de recouvrement qui oscille entre 80 et 90%.

“A Ndzuwani, la population n'est pas réticente à payer ses factures. C'est plutôt notre facturation qui n'atteint que 60%, nous avons les problèmes de l'éclairage public qui n'est pas pris en charge“, déplore-t-il. A Ndzuwani, seuls trois villages ne sont pas branches au réseau d'Eda, des travaux sont en cours pour achever le “bouclage” qui va permettre de relier l'énergie thermique à l'hydraulique.

Toyb Ahmed
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Communiqué de la Présidence de l'Union

28 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Communiqué de la Présidence de l'Union suite à la demission de Rastami Mouhidine, Ministre des Postes et Télécommunications, Chargé des Transports et Tourisme

Communiqué de la Présidence de l’Union suite à la demission de Rastami Mouhidine, Ministre des Postes et Télécommunications, Chargé des Transports et Tourisme
Le Président de la République de l'Union des Comores, Docteur Ikililou Dhoinine, vient d'accepter la démission de Monsieur Rastami Mouhidine, Ministre des Postes et Télécommunications, Chargé des Transports et Tourisme, du gouvernement à sa demande.
C'est donc libéré de ses fonctions ministérielles que l'ancien Ministre des Postes et Télécommunications, Chargé des Transports et Tourisme, défendra son honneur comme il l'a vivement souhaité. Le Secrétaire Général dudit Ministère est chargé de la gestion des affaires courantes jusqu'à nouvel ordre.
 
Moroni, le 27 juin 2013
Source : Alwatwan
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La compagnie aérienne EWA de Mayotte projette desservir Anjouan

28 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

La compagnie aérienne EWA de Mayotte projette desservir Anjouan..

La compagnie aérienne EWA de Mayotte projette desservir Anjouan

Une mission technique de la nouvelle compagnie aérienne EWA de Mayotte vient d’effectuer ce jeudi 27, une visite de courtoisie auprès du directeur de Cabinet du gouverneur Mahamoud Mohamed Elarif. La desserte d’Anjouan par cette compagnie Mahoraise a été au centre des discussions.

 

Conduite par Moise Issoufali, la mission a été composée du directeur des opérations au sol d’Air Austral, celui des opérations aériennes ainsi que du directeur de Mayotte Air-Service. Optimiser la nouvelle compagnie, étant l’une des préoccupations de la direction, la mission a, en compagnie des autorités de l’aéroport d’Ouani, effectué une visite technique de la piste.

En attendant l’annonce officielle du projet auprès du gouverneur de l’île autonome de Ndzuwani Son Excellence Anissi Chamsidine, le directeur de Cabinet Mahamoud Mohamed Elarif, considérant que ce projet contribuera à la création d’emplois a exprimé sa satisfaction et souhaité « une bonne collaboration pour l’intérêt de tous 

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Présidentielles de 2016 et les 2 coqs CRC!

27 Juin 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Présidentielles de 2016 et les 2 coqs CRC!

3ème Congrès National du Parti CRC

 

 

 Azali Assoumani face à Houmed Msaïdié!

 

 

Les choses se précipitent au sein de la Convention pour le Renouveau des Comores (CRC), et ce qui semblait être une simple rumeur de bouchère dans un couloir mal éclairé et mal famé a été confirmé par un certain nombre de faits concordants et de déclarations politiques: Houmed Msaïdié et Azali Assoumani ne se font plus la bise sur les deux joues, et il est désormais impossible pour l’un d’aller chercher des braises chez l’autre pour allumer le feu dans sa cuisine et faire préparer le repas. À l’origine de cette fâcherie fratricide, on retrouve l’élection présidentielle de 2016. Encore elle.

 

 

Dans l’entourage d’Azali Assoumani, une petite musique envoûtante nous apprend gracieusement et langoureusement: «Le Colonel et Président Azali Assoumani est le candidat naturel de la CRC. Son expérience d’ancien chef d’État milite pour lui. En plus, l’homme a gagné en maturité et en crédibilité. Son carnet d’adresses à l’international est épais». Cette façon de présenter les choses soulève la colère d’un Houmed Msaïdié qui, mardi 18 juin 2013 nous confiait: «Aujourd’hui, au sein de la CRC, remettre en cause le caractère“naturel” de la candidature de mon frère Azali Assoumani constitue un crime de lèse-majesté passible de la peine de mort. Avoir été Président de la République signifie, pour certains, le redevenir».

 

Quand Édouard Balladur était nommé Premier ministre en 1993-1995 prétendument pour ouvrir une voie présidentielle à Jacques Chirac, alors qu’il voulait lui-même devenir Président de la République et allait tout faire pour le devenir, vainement, le Président François Mitterrand avait élaboré une belle théorie politique: un homme qui a un pied à Matignon ne pense qu’à une seule chose, poser le second à l’Élysée. Cela avait échappé à de nombreux observateurs comoriens, qui croyaient que Houmed Msaïdié allait se contenter de jouer éternellement les seconds rôles, dans l’ombre d’Azali Assoumani, qui n’est même pas son mentor en politique. Or, Houmed Msaïdié a deux atouts: d’une part, il occupe l’espace médiatique et le fait avec une certaine gourmandise intelligente, pour affirmer une présence avec laquelle il faudra compter, et d’autre part, il a entre ses mains l’appareil du parti. Logiquement, pendant que le Président Azali Assoumani se fait discret, Houmed Msaïdié s’exprime sur les médias et prend position. Et quand il s’agit de connaître la position de la CRC sur un sujet donné, c’est à Houmed Msaïdié que les médias s’adressent. En politique, cela a son importance, même si rien n’est encore joué. «Le futur a un long avenir», nous apprend Charles de Gaulle…

 

Et si on craint une implosion de la CRC, il est nécessaire de prendre en compte un autre facteur plus pernicieux, un facteur représenté par la prise de position de ce cacique de la CRC qui nous a fait jurer sur le Coran de ne pas divulguer son nom, avant de nous balancer une petite information qui vaut son pesant d’explosif de type TNT: «Aujourd’hui, tous les membres de la CRC vivant dans le Hambou et originaires de cette région se rangent derrière Houmed Msaïdié. Même Mohamed Elamine Soeuf, azaliste de la première heure, le cousin qui s’est considérablement enrichi grâce à son cousin Azali Assoumani, lui, l’homme qui a le plus profité du régime politique d’Azali Assoumani, est disposé à se ranger derrière Houmed Msaïdié. Il suffit de l’appeler, il confirmera». Chaque chose en son temps, et puis, il faudra savoir comment joindre Mohamed Elamine Soeuf au Darfour.

 

Dans tout ça, que devient Hamada Madi Boléro, le baron de la CRC «en congé» de son parti? Aux dernières nouvelles, il a proposé un poste à Houmed Msaïdié, qui n’est pas un militaire, au sein de la Brigade de l’Afrique de l’Est. Mais, comme le secrétaire général de la CRC n’est pas tombé de la dernière pluie et a compris qu’il ne pouvait s’agir que d’une mesure d’éloignement, il a rejeté l’offre avec un dédain qu’il ne cherche même pas à cacher: «Comment peut-on penser une seule fois qu’on peut m’exiler sur les plateaux d’Éthiopie, alors que je suis candidat à une élection présidentielle comorienne qui exige ma présence aux Comores, de manière continue au cours des mois et des années à venir? Il arrivera ce qui arrivera sur la scène politique comorienne, mais si cette élection présidentielle de 2016 est organisée et si je suis vivant et en bonne santé, je serais le premier à déposer ma candidature, sans aucune possibilité de retrait de celle-ci».

 

Toujours est-il qu’à l’heure qu’il est la position de Hamada Madi Boléro est impénétrable, insondable et inconnue. Sans preuve, les uns prétendent qu’il a pris fait et cause pour Azali Assoumani, à un moment où il briguerait un siège de Député à Mohéli, alors que pour d’autres, il est devenu plus proche de Houmed Msaïdié. Des acteurs politiques de premier plan nous apprennent avec un certain sadisme que Hamada Madi Boléro, en homme qui sait vivre, n’observe politiquement le Vice-président Mohamed Ali Soilihi qu’avec le regard langoureux de l’amoureux qui ne cherche plus à cacher ses sentiments. Ça promet.

 

En tout état de cause, une chose est certaine: si Azali Assoumani et Houmed Msaïdié se présentent tous deux à l’élection présidentielle de 2016, la CRC sortira difficilement indemne de ce combat de coqs, et les chances de passage au deuxième tour de l’un et de l’autre seront réduites à une peau de chagrin. Mais, d’ici l’élection de 2016, il se passera beaucoup de choses qui vont calmer les esprits.

 

 

Par ARM www.lemohelien.com

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