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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

LE MARI DE LA MINISTRE BAHIA EN GARDE À VUE

30 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

LE MARI DE LA MINISTRE BAHIA EN GARDE À VUE

Le mari de la Ministre BAHIA MASSOUNDI en garde à vue pour vente des épreuves du bac.

Mohamed BACAR, le Directeur National de l'office des examens et concours des Comores qui n'est autre que le mari de Bahia MASSOUNDI, la Ministre des Transports de l'Union des Comores, est placé depuis cette fin de journée en garde à vue à Moroni.

Il est soupçonné d'avoir organisé la vente de certaines épreuves du Baccalauréat 2015 avant la tenue des examens. Affaire à suivre ....

RIDJA BLOG

LE MARI DE LA MINISTRE BAHIA EN GARDE À VUE
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SAMBI AU GYMNASE DE MISSIRI CE JEUDI 2 JUILLET

30 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

SAMBI AU GYMNASE DE MISSIRI CE JEUDI 2 JUILLET

L'ANCIEN PRÉSIDENT AHMED ABDALLAH MOHAMED SAMBI.

AU GYMNASE DE MISSIRI À MUTSAMUDU, LE 2 JUILLET 2015 À 9 H

SAMBI AU GYMNASE DE MISSIRI CE JEUDI 2 JUILLET
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Le directeur chargé des affaires arabes et islamiques de la vice présidence en charge des finances, mahamoud Chakir a été arrêté en Arabie Saoudite !

30 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Le directeur chargé des affaires arabes et islamiques de la vice présidence en charge des finances, mahamoud Chakir a été arrêté en Arabie Saoudite !

Selon de sources dignes de foi, le directeur chargé des affaires arabes et islamiques de la vice présidence en charge des finances, mahamoud Chakir, originaire de Mbéni, ville où est originaire également, le vice-président Mohamed Ali Soilih alias Mamadou, est arrêté en Arabie Saoudite, et jeté en prison. Il était en compagnie d'une délégation du ministère de la fonction publique et des affaires islamiques, pour négocier le déplacement et l'hébergement de nos pélerins. Mais, à son arrivée à l'aéroport, il a été interpellé, pour avoir détourné de l'argent des pèlerins l'année dernière. A la vice-présidence en charge des finances, c'est la consternation totale. Et une seule question, vint dans la bouche de tout le monde : '' A quand le tour du conseiller chargé du monde arabe du vice-président et cousin d'Andrianatsouly, l'homme de tous les coups bas dans la vente des passeports comoriens, Abdillah Said Soilih, originaire d'Iconi, et beau frère de Mamadou ?'' Pour votre rappel, au cas où vous appreniez qu'Abdillah a subi le même sort que Mahmoud Chakir, ce porteur des valises de passeports vendus aux bédouins, avait fait l'objet d'interdiction du territoire mais Mamadou s'est opposé et il est libre et continue à arnaquer les comoriens. Cette arrestation de Mahmoud Chakir est grave et risque d'entacher nos relations avec l'Arabie Saoudite, et en déplacement à l'étranger, Mamadou est attendu dans les heures qui viennent à Moroni, direction Beit-Salam.

A suivre

Ali Mohamed Kassim
Arabie Saoudite

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BOULLE MINING: FOUAD DEMANDE UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

30 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

BOULLE MINING: FOUAD DEMANDE UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

PHOTO: JEAN REYMOND BOULLE

PDG BOULLE MINING

Affaire Boulle Mining : Foud Mohaj demande une enquête parlementaire


Le vice-président en charge de la Santé, Foud Mohaj, a demandé au cours d’une conférence de presse ce matin à Moroni l’ouverture d’une enquête parlementaire sur le dossier Boule Mining qui risque de coûter plusieurs centaines de millions à l’Etat comorien.


En faisant le point de son récent voyage à Genève, le vice-président est revenu sur l’affaire qui oppose le groupe pétrolier Boule Mining et le gouvernement comorien.


Une audience a eu lieu, début mai, à la Cour d’arbitrage de Londres, et c’est le vice-président Fouad Mohaj qui a représenté les Comores sur ordre du chef de chef de l’Etat. « Je regrette que le parlement précédent n’a pas fait cette enquête pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans ce dossier, mais je demande aux nouveaux députés de se saisir rapidement », a lancé le vice-président en charge de la Santé qui estime que ce dossier coûte cher au contribuable comorien.

Effectivement, car Il a fallu des déplacements jusqu’à Londres, payer un cabinet d’avocats spécialisé dans le domaine, et si par hasard Boulle Mining gagne, il faudra payer de grosse indemnités. . Le vice-président qui vise directement ses collègues Nourdine Bourhane et Mohamed Ali soilihi, a constaté la présence de Dr Mtara Maecha dans cette audience en tant que membre de la partie Boule Mining. .

Karibu Mag

BOULLE MINING: FOUAD DEMANDE UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE
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Inter îles Air met la clé sous la porte

30 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Inter îles Air met la clé sous la porte

Toyb Ahmed

Inter îles Air met la clé sous la porte

Les unes après les autres. Les entreprises comoriennes disparaissent dans l'impuissance totale de l'Etat, parfois avec la complicité du gouvernement Ikililou Dhoinine. Aujourd'hui, c'est le tour d'Inter île Air, cette compagnie aérienne qui assurait un service acceptable entre nos îles. C'est le PDG, Seffoudine inzoudine, qui aurait annoncé la mauvaise nouvelle, d'une fermeture définitive, dans une conférence de presse ce 29 juin. Il aurait exprimé des pressions constantes de la part du gouvernement. Bref, un environnement hostile aux affaires.

Toyb Ahmed

Toyb Ahmed

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ASSEMBLÉE DE L'UNION : VERS L'ANNULATION DE L'ÉLECTION?

28 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

ASSEMBLÉE DE L'UNION : VERS L'ANNULATION DE L'ÉLECTION?

Assemblée de l'Union: vers l' annulation de l' élection du bureau par la cour constitutionnelle?


Selon plusieurs sources proches de la cour, les sages pencheraient vers l'annulation du bureau de l' assemblée nationale élu le 5 avril dernier dans des conditions très contestées par l 'opposition.

Le bureau du conseil de l' île de Ngazidja pourrait subir le meme sort, Contacte par nos soins, l' un des conseillers à la haute juridiction n'a pas voulu commenter l' information.

Il promet que seul le droit va être dit, et demande aux protagonistes d' accepter le verdict de la cour attendu mardi.

ALI MMADI

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ASSEMBLÉE DE L'UNION : VERS L'ANNULATION DE L'ÉLECTION?
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DÉBAT ET OPINION : Ahmed Ali Amir accuse..

28 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

DÉBAT ET OPINION : Ahmed Ali Amir accuse..

En rogne et à contre-courant !

Je pense au plus profond de moi-même qu’il faut faire une pause électorale. Parce qu’il n’existe pas encore de parti politique qui répond aux normes requises pour prétendre à une alternance apaisée et pour porter un projet politique et économique global. Je ne vois surtout pas encore un leader qui a fait ses preuves et qui a formé autour de lui une génération avec des ambitions communes et qui peut jurer garder cette homogénéité et cette volonté de partager un destin commun au delà de la période retenue pour la présidence tournante.

J’ai tout bonnement l’impression que depuis 40 ans d’indépendance, nous agissons tous comme ce fou qui se cogne violemment la tête contre le mur, et qui recommence tous les matins, en espérant avec conviction un résultat différent.

Nous n’avons pas le minimum vital. Nous vivons en grande partie au crochet des transferts de la diaspora. L’agriculture est abandonnée, la pêche reste artisanale, le tourisme mis à terre par le retrait des compagnies aériennes de prestige. Les entrepreneurs émérites qui se démènent dans cette jungle se heurtent à une concurrence déloyale et aux services publics non assurés.

El-Marouf, l’hôpital de référence n’est plus subventionné par l’Etat. Le service des urgences est en grève. Sur les trottoirs de la capitale, dans nos villes et villages, des milliers de licenciés, pour la plupart mal formés, et dont le profil ne répond pas aux besoins du marché de l’emploi, sont réduits au chômage. Les jeunes s’accrochent encore à leurs étalages de fortune à Volo-Volo ou marché de Dubaï réduits au statut de chômeurs déguisés.

Moroni la capitale fédérale est partiellement éclairée, le reste du pays est plongé dans le noir, l’activité économique sérieusement ébranlée. Nous n’avons presque pas d’économie et les entreprises publiques sont sommées de sucer à blanc pour survivre et financer un Etat moribond qui survit de mendicité. La justice n’est pas rendue. Les malfaiteurs et les trafiquants s’en sortent souvent et les honnêtes gens mettent les clés sous le paillasson.

Le Fmi et la banque mondiale continuent de narguer le pays avec la même rhétorique. De très bons résultats en début d’année et de très mauvais résultats au milieu de l’année, et des corrections supposées en fin d’année. Trente ans après, Programme après programme, nous sommes plus pauvres que jamais.

Alors on élit un président avec un groupe insulaire pour quoi faire ? Pour errer encore cinq ans durant, et laisser le peu de souveraineté qui nous reste mis aux enchères auprès des compagnies étrangères ? Car après le commerce, la terre, le prochain président vendra tous les blocs supposés contenir des richesses minières à la multinationale qui lui assurera une présidence à vie. Nous risquons d’entrer dans une période trouble, de conflits ouverts, parce nous n’avons pas compris qu’il nous faut un consensus national sur notre vision de l’avenir. Nous avons laissé en l’état tous nos maux : l’intégrité territoriale, le cadastre, les morts en kwassas…

Il n’y a pas à proprement parler de démocratie. Nous ne disposons pas des instruments d’observation des règles pour sanctionner les abus, les dérives, l’utilisation de l’argent et des biens publics pendant les élections. Les détenteurs dupouvoir ont plus de chances de gagner que les autres.

Alors pourquoi à chaque échéance électorale, nous faisons semblant de ne pas connaitre le résultat d’avance. On risque encore cette fois-ci, de foncer tête baissée pour se réveiller cinq ans après, avec par exemple une société d’eau et d’électricité au même niveau. Et plus grave encore, avec les mêmes acteurs politiques.

La fonction politique a perdu de son aura. Des illettrés sont candidats aux présidentielles de 2016. Au lieu de s’interroger, on ricane. Il est temps de faire table rase à un système vicié qui permet l'éloge de la médiocrité et qui humilie l'intelligence et rabaisse la connaissance.

Une expérience avait été tentée, pour dégager un consensus historique. Je pense qu’il faut trouver la solution à nos maux dans les concertations nationales. Parce que les enjeux sont immenses pour les confier à un seul groupe. Parce qu’il n’y a plus rien à pomper. Parce que nous sommes au fond du précipice.

Ramadhan Karrim

Ahmed Ali Amir

DÉBAT ET OPINION : Ahmed Ali Amir  accuse..
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COMMUNIQUÉ DE LA CTC : LA CRISE DES SALAIRES EST AIGUE

27 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

COMMUNIQUÉ DE LA CTC : LA CRISE DES SALAIRES EST AIGUE

Les promesses de la Mamwé pour atténuer ses difficultés à fournir l’eau et l’électricité pendant le mois de ramadan ne sont pas tenues.Le respect des engagements pris, ce n’est pas le point fort de la Direction de l’Entreprise publique. C’est même devenu une règle de gouvernance dans le pays, ce qui met à mal le dialogue social. La Fédération Comorienne des Consommateurs est à bout et avec elle la CTC, car tout travailleur est naturellement consommateur. L’économie du pays ne peut plus ainsi être continuellement prise en otage et le mépris des consommateurs perdurer. La coalition des forces sociales s’impose, pour des actions communes.


La crise des salaires est aigue. Et ce n’est pas le petit mois de salaire que viennent de percevoir les agents de l’Etat qui arrangera les choses.Pour ceux qui ne le savent pas, c’est le salaire du mois de mars 2015 qui vient d’être payé, ce 23 juin 2015, soit six longs et pénibles jours après le début du mois sacré. Cette situation est intenable. Il faut agir, et très vite. Sinon les impayés vont se cumuler, lentement mais sûrement.C’est pourquoi la CTC appelle à l’action, dès la fin du ramadan, si les salaires des mois d’avril et mai 2015 ne sont pas payés.


On nous dit que les recettes ont baissé et que la masse salariale a explosé. Ce que le gouvernement ne dit pas c’est que toutes les recettes ne vont pas dans les caisses de l’Etat. Et si on est passé, à peu près, de 1 milliard 800 millions à 2 milliards 400 millions de masse salariale mensuelle, en deux ans, c’est à cause des recrutements intempestifs opérés, et par les îles et par le gouvernement central, en violation des règles. La réforme de la fonction publique dont se prévaut le gouvernement, pour séduire le FMI, ne sera qu’un autre coup d’épée dans l’eau, si ces pratiques subsistent.


Ce n’est pas en trichant et en leurrant les jeunes qu’on s’attaquera au problème du chômage, qui les frappe de plein fouet. En ce début de deuxième semestre 2015, il est à 34%.


Le FMI n’ignore pas le manque de volonté réelle du gouvernement de mettre en œuvre les mesures nécessaires de redressement macroéconomique.


Par conséquent, la CTC met le FMI en garde et annonce qu’elle s’opposera à la signature d’un Programme avec le gouvernement comorien, si aucun progrès social n’est enregistré d’ici octobre 2015. D’ici là, nous voulons le règlement de tous les salaires impayés dans la fonction publique, nous voulons l’instauration d’un salaire minimum, nous voulons la ratification de la Convention 102 de l’OIT sur la sécurité sociale et nous voulons constater les premières retombées de l’instauration du Guichet unique pour le Trésor.
Moroni, le 25 juin 2015

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Fin de mandat du président Ikililou : A Mohéli, le cœur n'y est plus

26 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Fin de mandat du président Ikililou : A Mohéli, le cœur n'y est plus

A moins de 8 ou 7 mois de la fin du mandat du président Ikililou, tout Mohéli s'interroge sur ce qui les attend au lendemain du départ du président Ikililou de Beit-Salam. Les courtisans du chef de l'Etat qui l'ont conduit le dos au mur sont présents chaque jour ici à Mohéli et on les sent tous complètement perdus dans la nature. Hier, ils s'appuyaient sur le dos du gouverneur dieu, Mohamed Ali Said pour chercher refuge dans l'Île, mais tout cela a pris fin depuis que le gouverneur a officialisé son divorce avec Ikililou qu'il accuse de traitre. Mohamed Ali Said, qui sent déjà le coup venir de voir sa candidature rejetée au profit de celle du directeur général de Comores Telecom, Abiamri Mahmoud, soutenu par Mamadou, a pris ses distances auprès d'Ikililou et a donné l'ordre à ses députés et conseillers de se retirer de la majorité présidentielle. Un spectacle qui réjouit ceux qui ont toujours attiré l'attention d'Ikililou sur ce gouverneur commerçant qui ne voit que ses intérêts personnels.

Mohamed Ali Said aurait envoyé déjà les membres influents de son cabinet pour s'excuser auprès de son frère vice-président, Dr Fouad Mohadji, qu'il a humilié et mal traité sous les ordres de Beit Salam. Il regrette aujourd'hui ses gestes et une réconciliation serait en cours. Où va-t-il atterrir notre gouverneur ? La réponse est dans l'air et attendons voir. Certains disent que pour faire mal à Ikililou, Mohamed Ali Said tentera de caresser la main de Sambi, une équation lourde à résoudre connaissant la situation politique actuelle.
Mohéliens que nous sommes, avons tiré la sonnette d'alarme sur la manière dont Ikililou a dirigé ce pays. Il a confisqué le pouvoir à Mohéli, oubliant que c'est une tournante et demain, le tour revient aux wangazidja. Dans tous les domaines de l'Etat, les mohéliens dominent, et nous devons le dire aujourd'hui, nous mohéliens sans avoir froid aux yeux. Si aujourd'hui, notre grand frère vice-président Fouad, se trouve marginalisé et humilié par Ikililou avec la complicité de Makridine et laborantin de la présidence de la République, c'est parce qu'il a été conscient du danger qui arrive mais comme, Ikililou n'écoute que les voyous qui lui cirent les chaussures, ne voulait rien entendre et c'est toute l'Île de Mohéli qui se trouve dans cette situation difficile. Mohéli ne cotise rien, pourtant, le pouvoir central a toujours été clément envers nous, mais aujourd'hui, ce qu'a fait Ikililou en donnant tous les postes stratégiques aux mohéliens, cela ne plait pas aux wangazidja et la sentence sera difficile à digérer. Dans le blog Mlimadji, un article a été publié dans ce sens pour monter le partage des recettes de l'Etat et à quel hauteur Mohéli contribue, dont nous recommandons aujourd'hui sa publication afin de sensibiliser l'opinion pour que demain on ne parle pas d'acharnement ou de règlements de comptes.

Les mohéliens comme nous qui avons épousé un profil bas, on se rendra à Mohéli par l'aéroport et ceux et celles qui ont cru que les cinq ans ne finiront jamais, partiront à travers Chindini, si on leur laisse le temps de monter dans les différentes pirogues construites et qui attendent les protégés du président. On n'a pas été élégant dans le partage du pouvoir, et ceux qui ont tenté de convaincre Ikililou d'aller tout doucement, ont été viré du navire, humiliés, trainés dans la boue, et aujourd'hui, l'histoire leur donne raison car ils seront les seuls survivants de ce navire en naufrage. Normal quand le gouverneur Mohamed Ali Said force la main de ceux qu'il a manqués respect, veut se faire pardonner. En attendant la publication de l'article sur le partage des recettes de l'Etat, nous souhaitons bon ramadan aux mohéliens comme nous, oubliés par ces cinq ans de pouvoir.

Issoufa Ali

Fin de mandat du président Ikililou : A Mohéli, le cœur n'y est plus
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Des mamans atterrées dénonce le mépris des sociétés

26 Juin 2015 , Rédigé par Aimons les Comores

Des mamans atterrées dénonce le mépris des sociétés

SERVICES PUBLICS. «Nous aurions aimé vous entendre dire aujourd’hui que vous n’acceptez jamais que vos citoyens soient méprisés et ignorés par des sociétés d’Etat telles que la Mamwe et Comores Télécom», interpelle le collectif des mères de familles dans une lettre adressé au président de la république.

Un collectif de femmes, composé essentiellement de mères de familles, interpelle le président de la république sur «la réalité» de la situation socio-économique qui prévaut dans le pays. Dans une lettre adressée ce samedi 20 juin au président Ikililou Dhoinine, plus de 200 mères de familles se disent atterrées. «Nous aurions aimé vous entendre dire aujourd’hui que vous n’acceptez jamais que vos citoyens soient méprisés et ignorés par des sociétés d’Etat telles que la Mamwe et Comores Télécom», lit-on dans cette lettre.

Le président est saisi par le collectif sur la question de la facturation systématique des toutes les communications vocales via internet (VoIP) dans tous les réseaux de l’opérateur public des télécommunications. «Vous devez sans délai influer pour faire annuler la décision illégale de Comores Télécom sur les applications Voip comme préalable à toute consultation Etat-Comores Télécom-secteur privé-consommateur sur les tarifs et prestations de la société d’Etat», demandent les mères au président de la République.

Elles disent ne pas comprendre qu’à l’heure où le monde entier, sans exception, fonctionne et progresse avec le haut débit, on «veuille nous réduire à poster des lettres pour le cousin qui vit à l’extérieur, tout simplement perce que les nouvelles technologies sont rendues inaccessibles». C’est la énième interpellation lancée, de part et d’autre, pour dénoncer le programme de Comores Télécom pour surfacturer les communications sur internet utilisant la technologie Voip sur les réseaux 3G, Evdo (clé Mpessi), Lsi, Adsl et le Wifi.

Il y a quelques semaines, de nombreux usagers ont manifesté leur ras-le-bol devant le siège de Comores Télécom. Ceci après les diverses interpellation des organisations de défense des droits des consommateurs, et des membres de la commission de la production de l’assemblée nationale. « L’usage de l’internet dans notre pays n’est pas pour les riches, les communications par Voip ne sont pas non plus un luxe. les cybers servent beaucoup à la grand-mère du village heureuse de pouvoir converser avec son fils parti chercher le confort ailleurs, rire avec ses petits enfants qu’elle n’aura pas l’occasion de voir avant longtemps et s’entretenir avec sa belle fille sur les besoins matériels et financiers, le strict minimum pour sa survie», déplorent les mères dans la lettre.

Mais ce n’est pas tout. Le collectif n’a pas manqué de tirer l’attention au chef de l’Etat sur l’augmentation du coût de la vie et la régression du pouvoir d’achat du Comorien. « Nous saisissons cette occasion pour vous signaler que depuis bientôt deux ans, il est impossible de nourrir correctement une famille car les prix des produits de première nécessité ont subi une inflation record.» Parmi les exemples avancés par le collectif des mères atterrées, «le poisson est passé de 1000 francs le kilo en saison d’abondance à 2000 francs et voir 3500 francs régulièrement. La viande la moins chère est à 2000 francs le kilo, les ailes de poulet sont certes à 1000 francs mais un produit à risque tellement son état sur les étalages fait horreur.

[…] A cela s’ajoute des coupures quotidiennes d’électricités qui constituent le principal frein au développement. » Elles signalent par ailleurs le fait, non moins inquiétant, que les produits locaux sont devenus des denrées de luxe. « C’est le cri des mères face à une situation de désespoir. […] Aujourd’hui, nous nous sommes directement adressées au président de la république, c’est une première surtout dans cette affaire de facturation des communications VoIP par Comores Télécom. jusqu’à maintenant nous n’avons pas eu de réponse. Nous espérons que nos doléances sont en train d’être examinées», a soutenu Nasrat Mohamed Issa, vice-présidente de la Fédération comorienne des consommateurs et l’une des signataires de la pétition.

Kamardine Soulé

Alwatwan

Des mamans atterrées dénonce le mépris des sociétés
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