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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Discours du Chef de l’Etat lors de la réception des élus et des maires français et des maires des Comores

30 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Palais de Beit-Salam,
vendredi 30 juin 2017.
 
Monsieur le Président de l'Association Nationale des Maires des Comores.
Madame la Présidente du Conseil Départemental de l'Ile des la Réunion, Madame Nassimah Dindar
Mesdames et Messieurs les élus Français et Comoriens,
Mesdames et Messieurs les Maires Français et Comoriens,
Honorable assistance,
 
A travers vous, nous pouvons affirmer sans être prétentieux, que c'est l'Union des Comores et la France qui sont rassemblée ici.
 
C'est donc avec un grand plaisir, que je vous reçois au Palais de Beit-Salam et que je vous dis : soyez les bienvenus.
 
C'est bien sûr en signe de reconnaissance envers l'Association Nationale des Maires de Comores qui s'organise pour faire entendre la voix des Communes comoriennes.
 
Mais c'est aussi en signe d'amitié avec la France, à travers les Maires et les élus français ici-présents.
Lorsque j'ai rencontré les maires des Comores ici même, en avril dernier, ils m'ont fait part de leurs conditions de travail que je connaissais déjà, et de leurs difficultés au quotidien et ils m'ont présenté les résultats des premières études effectuées dans les communes après leur mise en place.
 
Ils avaient alors insisté sur le renforcement des capacités des maires sur l'ensemble du territoire et le transfert de certaines compétences dévolues aux municipalités.
 
Je n'oublie pas qu'à cette occasion, nous nous sommes également engagés, les Maires des Comores et moi-même, à organiser des assises nationales sur les mairies, un événement solennel au cours duquel, seraient affirmés les pouvoirs des maires devant les institutions de la République et les différents acteurs de l'Etat.
 
Je me réjouis ainsi, de les recevoir ici aujourd'hui, avec vous, pour réaffirmer devant vous tous, la conviction profonde qui est la mienne, que nous ne pourrons construire notre pays qu'avec les collectivités, et d'abord avec les maires avec qui, je souhaite dépasser les clivages habituels de nos villes et villages, que vous connaissez tous, pour nous rassembler autour d'une même ambition : faire des Comores à partir de la base, un pays prospère sur le plan économique, social et culturel.
 
C'est aussi à travers les mairies, qui constituent la représentation de l'Etat sur le plan local, que nous réussirons la meilleure synergie entre les plans de développement de base et le plan de développement national.
 
C'est avec les maires également que nous réussirons le développement des Comores et que nous poursuivrons avec les meilleures chances de succès, notre ambition de faire de notre pays, un pays émergent à l'horizon 2030.
 
Dans ce grand chantier qui vous attend tous, Mesdames et Messieurs les Maires des Comores, vous avez aujourd'hui un atout supplémentaire, celui de la coopération décentralisée avec les collectivités françaises afin de mieux répondre aux besoins de vos communes et celui de la promotion de la coopération entre territoires qui permettent des échanges d'expérience et la solidarité agissante entre Comoriens et Français.
 
Je salue donc l'initiative des Assises de la coopération décentralisée franco-comorienne.
Même si la politique et la diplomatie s'y sont invités avec les conséquences que nous avons tous vécues, je voudrais vous rassurer et vous dire que les conditions d'un débat ouvert et prometteur sont réunies pour la construction d'un partenariat fructueux entre les collectivités françaises et comoriennes.
 
Je vous encourage donc à aller dans le sens du rapprochement souhaitable et souhaité par les autorités comoriennes et françaises, au plus haut niveau et par les élus des iles de l'Archipel des Comores et de la France.
 
En ce qui me concerne personnellement, je ne manquerai pas d'engager des actions pour favoriser ce rapprochement et ce partenariat sur la base de la compréhension mutuelle et de la solidarité.
 
Vive l'Union des Comores,
Vive la République Française
et Vive la coopération décentralisée entres les collectivités comoriennes et françaises.
Je vous remercie. ©Beit Salam
© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)
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Enseignement secondaire : L’Intersyndicale se plie au nouveau calendrier….jusqu’au 22 juillet

30 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Enseignement secondaire : L’Intersyndicale se plie au nouveau calendrier….jusqu’au 22 juillet

Abdallah Mzembaba

image article une
Cette année scolaire se sera, pour l’instant, démarquée de toutes les autres pour les suspens qu’elle aura suscités. D’arrêts de cours à grèves en passant par les reprises poussives et autres rentrées ratées, l’année 2016-2017 n’aura pas été (et ne l’est toujours pas) de tout repos pour les élèves du public et même du privé contraints de suivre avec angoisse le sort de leurs collègues du public. Aujourd’hui, après avoir menacé de ne pas respecter le nouveau calendrier établi par le ministre de l’éducation, l’Intersyndicale des agents de l’Education refait marche arrière mais menace de prendre les “décisions adaptées si d’ici le 22 juillet les choses restent en l’état”.

 

On croyait avoir tourné le dos à la grève d’une façon définitive pour le compte de cette année. Mais, 17 jours après la signature du mémorandum de Mrodju mettant fin à un arrêt des cours  d’une quarantaine de jours, l’Intersyndicale des agents de l’Education a repris le tablier en menaçant de ne pas se conformer au nouveau calendrier scolaire proposé par le ministre de l’Education nationale, Abdou Mhoumadi, lequel prolonge l’année scolaire d’un mois.

 


Lire aussi : Commentaire. Prolongation de l’année scolaire : Quand l’Intersyndicale menace de ne pas s’y conformer...


 

Ce prolongement jusqu’au samedi 22 juillet prochain est aujourd’hui accepté par le mouvement syndical. Néanmoins, Moussa Mfoungoulié, secrétaire général de l’Intersyndicale, explique, en effet, qu’après réflexion

 

 

nous nous sommes convenus de respecter le calendrier et d’assurer les cours jusqu’au 22 juillet.


Après cette date “et tenant compte des données que nous aurons, nous prendrons alors les décisions qu’il faudra”. Les examens étant prévus fin juillet, risque-t-on un report ou une annulation pure est simple desdits examens ?



Incertitudes et inquiétudes 

 “Il est prématuré de dire ça d’autant plus qu’on a aucunement évoqué des examens. Nous agirons en conséquence” si la forme n’est pas claire, le fond, lui, laisse peu de doute.

A la question de savoir ce que pense l’Intersyndicale de la situation que traverse les élèves et leurs parents, Moussa Mfoungoulié reconnait que “ce n’est pas facile mais ce n’est pas de notre faute. Nous compatissons, néanmoins, nous sommes en droit de revendiquer nos dus et c’est surtout le gouvernement qui n’a pas respecté ses engagements”.

D’ici le 22 juillet, l’Intersyndicale attend des autorités “le respect du mémorandum surtout au niveau du travail de la commission tripartite”.

 

Respect du mémorandum… 

Effectivement, ledit mémorandum évoque “la mise en place d’une commission nationale tripartite entre l’Union, les îles autonomes et le mouvement syndical, chargée de la supervision de l’informatisation, du contrôle et de la vérification des travaux réalisés pour l’évaluation des agents de l’éducation”.

Et “cette vérification conditionne le paiement du salaire suivant après l’informatisation”. Il en va de même pour les reliquats.

 

Dans le même temps, un nouveau fichier émanant du travail de la commission sera remis et utilisé par la Fop en remplacement de l’actuel. Arrivé au 22 juillet, l’Intersyndicale aura rattrapé le temps perdu lors de la grève et souhaite donc le paiement du mois de mai. 

 

…En attendant l’Union

S’agissant des reproches à l’endroit de l’Intersyndicale concernant le fait qu’elle ait accepté de signer un document avec les gouverneurs et non le président de la République, Moussa Mfoungoulié rétorque “les gouverneurs nous ont dit que c’est le président qui leur a demandé de se charger du dossier et de le traiter en son nom, maintenant si cela est faux ou si certains considèrent que Azali Assoumani n’est aucunement engagé dans le mémorandum, ce seront donc  les gouverneurs qui auront menti”.

Dans tous les cas, officiellement, le gouvernement central n’a pas encore signé d’accord avec l’Intersyndicale. Et en attendant le 22 juillet, “les autorités savent ce qu’il leur reste à faire pour éviter une éventuelle crise”. La énième cette année. 

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Selon l’Insee, il ne fait pas bon vivre à Mayotte

30 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le quartier en tôle de Mangatele à Mamoudzou 
© Hugo Lattard - Le Monde
Les résultats d’une enquête réalisée par l’Insee entre 2013 et 2014 à Mayotte témoignent de conditions d’habitat jugées « très précaires ». Dévoilé par Jamel Mekkaoui, responsable de l’antenne du département, le bilan tire la sonnette d’alarme sur les conditions de logement dans le département, à des années-lumière des standards de la métropole et des autres départements d’Outre-Mer. Tour d'horizon des principaux indicateurs.

A Mayotte, un logement sur trois est en tôle. C’est la dramatique situation du département qui est passée au crible par l’étude de l’Insee, publiée jeudi, et qui pointe du doigt les conditions d’habitat de la population locale. Une situation qui excède Jamel Mekkaoui, responsable de l’antenne du département.
 
« Les conditions de vie sont très précaires, en tout cas très loin des standards métropolitains ou des autres départements des Outre-mer. 37% de logements sont en tôle, soit 1 logement sur 3 », affirme-t-il.
 
L’enquête, réalisée d'octobre 2013 à mars 2014 sur l'état du logement dans le "101e département français" dans l'Archipel des Comores, interrogeait plus de 2 000 ménages sur l'ensemble du territoire.
 
Pour Jamel Mekkaoui, si l'accès à l'eau a beaucoup progressé dans les logements, il n'est pas généralisé. Ainsi, « encore 28% des ménages n'ont pas l'eau à l'intérieur des maisons et de manière générale, le confort sanitaire de base (toilettes, douches à l'intérieur) demeure minoritaire sur le territoire », d'après lui.
Le responsable de l'Insee locale justifie ces conditions précaires par la situation de Mayotte, où 84% de la population vit sous le seuil de pauvreté métropolitain et où la richesse par habitant est 4 fois inférieure à celle de la métropole.

Inégalité de classe

D'après Jamel Mekkaoui, les natifs de Mayotte résident principalement dans des maisons en dur sans toilettes et douches à l'intérieur. Ils sont mieux lotis toutefois que ceux de l'étranger qui se partagent majoritairement des logements en tôle ou en dur sans les toilettes et les douches. Les natifs de la métropole sont les seuls bénéficiant de logements pourvus de tous les équipements élémentaires.
 
Malgré tout, seulement « un peu moins d'un ménage sur trois se déclare insatisfait de son logement à Mayotte ». Ce qui n'empêche pas « quatre ménages sur 10 d'envisager de changer de logement ». Ceux qui résident dans des logements en tôle sont 6 sur 10 à vouloir déménager. 
 
Les logements sociaux, qui pourraient régler (en partie) la situation, sont encore trop peu nombreux : à peine 200 en 2017 ! Pourtant, la demande est forte à Mayotte, et ils y seraient très bien acceptés.
 
« L’avenir nous dira quelle est la capacité du territoire pour construire des logements sociaux nécessaires pour permettre aux habitants d'y habiter », conclut le responsable de l'antenne de l'Insee à Mayotte.
Avec AFP

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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Le président Azali lors de la célébration de l’Aïd el-fitr : “Je suis fier d’avoir été au cœur des accords de Fomboni”

29 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le président Azali lors de la célébration de l’Aïd el-fitr : “Je suis fier d’avoir été au cœur des accords de Fomboni”

Nassila Ben Ali

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“Cette solution était la meilleure, parce qu’elle est le fruit d’un consensus des comoriens. Elle aurait pu être une solution imaginée par des étrangers mais très rapidement elle serait devenue un problème car ignorant tout de notre société”. J’appelle ainsi tous les Comoriens à préserver ces accords, synonymes de paix nationale”, a déclaré Azali Assoumani peu après la prière de la Aïd, à Mitsudje.

 

Le chef de l’Etat, Azali Assoumani, a dirigé, tôt le matin, la prière de l’Aïd el-Fitr à Mitsudje, sa ville natale.

Dans une brève allocution en langue nationale, il a invité la population à préserver la paix car c’est elle qui paie les dégâts de l’instabilité, des conflits au sein d’une société et/ou d’un pays.

 

 

Certains pays ont plaisanté avec la paix et actuellement ils travaillent dur pour la retrouver.


Rebondissant sur les propos du grand cadi, Saïd Mohamed Athoumani, qui saluait l’œuvre du chef de l’Etat lors des accords de Fomboni qui ont ramené l’archipel, alors en prise avec la crise séparatiste à la réconciliation nationale, Azali Assoumani est revenu sur l’importance de cette discussion nationale qui, selon lui, était la seule issue qui avait été trouvée pour dénouer la crise. “Cette solution était la meilleure, parce qu’elle est le fruit d’un consensus des comoriens.



Ainsi va la République

Elle aurait pu être une solution imaginée par des étrangers mais très rapidement elle serait devenue un problème car ces derniers ignorent tout de notre société”, J’appelle ainsi tous les Comoriens à préserver ces accords, synonymes de paix nationale”, a-t-il insisté. Il a dit par ailleurs sa fierté d’”avoir été au cœur de cet acquis”.

Le président, un tantinet moqueur, s’en est adressé aux “spécialistes en remaniement gouvernemental”. “Chacun y va de sa nomination, assis sur la place publique, prédisant qu’un tel fera partie du gouvernement et que tel autre en sortira”, a-t-il commenté avant de conclure : “le remaniement se fera, ceux qui sont ministres seront changés tôt ou tard car ainsi va la vie républicaine”.

Pour sa part, le grand cadi, qui a fait un discours et salué par l’ensemble des personnes présentes à la grande mosquée de Mitsudje, a insisté sur cinq points importants : la paix, la jeunesse, l’énergie, l’unité religieuse et le grand mariage.

A propos de ce dernier, Mohamed Saïd Athoumani a appelé le gouvernement à réfléchir sur la “grande perte économique” engendrée par le mariage d’aujourd’hui.

“Actuellement, plusieurs Comoriens se trouvent en Tanzanie et à Dubaï pour acheter des marchandises et des bœufs pour le grand mariage. N’est-il pas temps de mener une réflexion pour voir comment tirer profit de tous ces fonds, en provenance en grande partie de la diaspora, pour enrichir le pays ?”, s’est-il interrogé.

Concernant la jeunesse, “fer de lance pour le développement d’un pays”, le cadi a invité celle-ci à se “rendre utile, à devenir intelligente et instruite, contrairement à certains jeunes qui se laisseraient aller à la délinquance, la drogue, fornication et autres joyeusetés.

“Ce pays a besoin d’une jeunesse instruite, patriote, qui contribuera au développement économique, qui est prête à faire passer les intérêts du pays avant les siens”.

Enfin, “au nom de la ville de Mitsudje”, Abdallah Halifa a présenté les meilleurs vœux au chef de l’Etat et lui a souhaité bonne réussite.

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Institution : Chamsidine Achiraf a-t-il perdu sa qualité de membre de la Cour constitutionnelle ?

29 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Institution : Chamsidine Achiraf a-t-il perdu sa qualité de membre de la Cour constitutionnelle ?

Abdou Moustoifa

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A peine nommé conseiller à la Cour constitutionnelle qu’il ne l’est déjà plus. Chamsidine Achiraf est celui qui a été désigné depuis le 27 mai dernier par le gouverneur de l’île autonome de Ndzuani Abdou Salami pour siéger à la haute cour. N’ayant pas prêté serment au bout de trente jours comme le veut la loi, l’arrêté de nomination s’est auto-annulé à en croire notre interlocuteur sous le sceau de l’anonymat. A la Cour, notre interlocuteur affirme que les acteurs concernés par l’organisation de cette cérémonie de prestation de serment ont été avertis, mais aucune réponse n’a été reçue.

 

Ils étaient, donc, deux conseillers choisis par les gouverneurs des îles autonomes de Ngazidja et de Ndzuani pour intégrer la cour constitutionnelle en tant que membres comme le veut la loi.

 


Lire aussi : Cour constitutionnelle : Le risque d’auto-annulation d’arrêtés de désignation de membres


 

Chamsidine Achiraf et Hamada Hafidhou sont désignés respectivement par Abdou salami et Hassani Hamadi pour devenir les nouveaux conseillers de la Cour constitutionnelle après l’expiration des mandats de Antoy Abdou et de Aboubacar Abdou Moussa.

Si l’arrêté du second a été signé le 7 juin dernier, celui de l’ancien directeur de cabinet civil de l’actuel chef de l’Etat date du 27 mai dernier.

Ce qui lui donnait exactement un délai de trente jours pour prêter serment afin d’éviter l’auto-annulation de son arrêté de nomination comme le stipule l’article 2 alinéa 2 de la loi relative à l’organisation et aux compétences de la Cour constitutionnelle. Un mois plus tard, Chamsidine Achirafi n’a toujours pas prêté serment, ce qui pourrait  conduire à l’annulation de l’arrêté de nomination.

C’est un fait inédit. La cour constitutionnelle affirme de son coté avoir notifié les acteurs concernés par l’organisation de cette cérémonie de prestation de serment, “mais n’a jamais obtenu de réponse”.



Absence de délai

A en croire une source de la cour constitutionnelle ayant requis l’anonymat, la non prestation de serment oblige le gouverneur de Ndzuani Abdou Salami à nommer une autre personne.

Notre source tiendra à préciser que même si la loi 04 001 de la cour ne précise pas si c’est l’arrêté qui doit être annulé ou la personne désignée, le règlement intérieur de l’institution a bien été clair.

“Certes la loi sus-citée pourrait être reprise comme argument pour contester cette auto annulation mais le règlement intérieur a bien précisé que le gouverneur doit signer à nouveau un arrêté et choisir une autre personne pour siéger”, insistera t-il. Le débat est lancé. Il n’est pas imprudent de penser que cela  ne sera  pas aussi simple.

A noter que trois autres membres sont attendus à la cour. Ces derniers doivent être désignés par le vice-président Moustadroine Abdou, le gouverneur de Mwali, Mohamed Said Fazul et enfin par le président de l’assemblée nationale, Abdou Ousseni.

Jusqu’à maintenant l’on ne connait toujours pas leur identité. Notre interlocuteur regrette toutefois le fait qu’il n’existe pas de loi qui limite le délai de nomination de ces membres et ce, malgré le blocus et la paralysie que subit la plus haute institution.

Il fera allusion aux multiples requêtes et affaires qui trainent dans les tiroirs qui par manque de quorum ne sont toujours pas traités, encore moins délibérés

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France: Mme Ramlati Ali victime de messages islamophobes à cause de son "voile"

29 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Ramlati Ali, née le 28 mai 1961, est une femme politique française, membre du Parti socialiste et médecin-psychiatre au Centre hospitalier de Mayotte.
 
Chevalier de la Légion d'honneur depuis janvier 2016, ancien maire de Pamandzi, ses comptes de campagne avaient été invalidés en 2012, ce qui l'a rendue inéligible.
 
Le 18 juin 2017, elle devient la première députée féminine de l'île de Mayotte, après un recompte des voix, avec 54 voix d'avance sur Elad Chakrina (LR), initialement déclaré élu. Au premier tour de ces législatives, Ali et Chakrina avaient obtenu respectivement 2 407 et 2 408 voix (16,8 %).
 
Arrivée en chale à l'Assemblée Nationale, la député est victime des messages islamophobes et parfois racistes chez certains français. On  l'accuse de porter une voile pour sa photo officielle de l'Assemblée Nationale.

Pas de signes religieux?

Pour les signes religieux, la question semble toute aussi ouverte. Le règlement n'impose aucune restriction claire, malgré le caractère républicain de l'institution. Ce qui interroge, puisque la députée socialiste de Mayotte, Ramlati Ali, a posé avec son voile islamique pour la photo officielle. Une première qui ne pose aucun problème juridique, selon les services de l'Assemblée nationale. 
"L'interdiction du port de signes religieux est circonscrite aux fonctionnaires, pas aux députés", précise le Palais Bourbon. Contactée par L'Express, Ramlati Ali précise qu'elle n'a pas l'intention de porter le voile à l'Assemblée au cours de la législature: "La question ne se pose pas. Nous sommes dans un pays laïque." Si elle a posé avec son voile pour la photo officielle, en ligne sur le site de l'Assemblée nationale, c'est parce que "c'était Ramadan", explique cette "musulmane pratiquante". "La photo a été faite dans la cour de l'Assemblée", ajoute-t-elle, comme pour se justifier. En réalité, la photo a été réalisée dans un studio provisoire, installé dans un bureau de l'Hôtel de Lassay. 
Avec L'express et wikipédia
 

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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Assises de la coopération franco-comorienne annulée: Une décision française...

28 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Une décision française (c'est la France qui les a annulées puisqu'elle les conditionnait à une participation maoraise) qui fait couler beaucoup d'encre. On peut avancer tous les arguments possibles et inimaginables, il n'en reste pas moins des fondamentaux absolus qui méritent d'être mis en lumière.
 
Tant que Maore est sous administration française, aucun Maorais ne peut représenter, sous quelle que forme que ce soit, l'Etat français aux Comores. 
Mercredi 20 juillet 2016, une mission française, accompagnée de l’Ambassadeur de France Robby Judes, s’est rendue à Beït-Salam afin de rencontrer le président Azali Assoumani. © Hassani Halifa
Ne pas respecter ce principe revient à valider honteusement l'annexion française de l'île comorienne. C'est cela qui était en jeu. C'était le but du jeu : des maires maorais parlant au nom de la France aux Comores.Cette participation ne semble pas avoir été claire pour la partie comorienne. 
 
C'est au moment où le Ministère des affaires étrangères a découvert la liste des invités que le « complot » ourdi par l'ambassadeur de France est apparu au grand jour. Et il est heureux que les dirigeants comoriens aient fait preuve de fermeté en résistant à toutes les pressions. Notre vœu est de voir l'Etat comorien relever la tête et ne plus ramper devant l'Etat français.
 
Le complot de M. Jude, car il s'agit bien d'un complot, n'en est pas moins nuisible. Car bien évidemment les maires maorais ont mal pris le refus de l'Etat comorien de les accueillir. Cette histoire vient encore creuser le fossé qui sépare des parents. Mayotte 1ère en a fourni des témoignages édifiants. 
 
M. Jude en porte l'entière responsabilité. Avec son arrogance coutumière, il a ignoré les sentiments des dirigeants comoriens et cru pouvoir passer en force. Ses pratiques suscitent et alimentent l'indignation de nombreux Comoriens, d'où des dérives que l'on ne peut que déplorer. Des dérives que l'on se doit de dénoncer sans oublier de dénoncer encore plus vigoureusement celui qui aurait dû être plus diplomate par rapport à un journaliste écœuré, s'exprimant à fleur de peau. 
 
Les dirigeants français doivent s'interroger sur leurs pratiques : une nation forte peut-elle piétiner indéfiniment une nation faible ? Quelle peut être l'attitude de la nation faible : se taire et ramper à jamais ? N'êtes-vous pas en train de préparer à nos deux peuples des catastrophes ? La dérive verbale d'un jeune journaliste Comorien face à un ambassadeur méprisant ne devrait-elle pas constituer une sonnette d'alarme face à des nuages qui s'amoncellent sur le ciel de nos deux pays ?
 
Notre vœu est que les maires maorais comprennent qu'ils sont les bienvenus dans la partie indépendante, qu'il est certainement utile de partager les expériences, de nouer des liens de coopération. 
 
Mais cela ne peut se faire qu'en dehors des Etats. Quand ces derniers s'en mêleront, le politicien prendra le dessus et aucun progrès ne se fera ; au contraire les frustrations se cumuleront. Lors de la période de pénurie de l'eau à Maore, certaines personnalités ont voulu manifester leur solidarité mais elles ont fini par abandonner : faisabilité extrêmement compliquée face aux barrières érigées par l'Etat français.
Les habitants de l'Archipel des Comores ont tellement de liens, d'intérêts communs. Ils doivent trouver les voies et moyens de se retrouver, de recouvrer leurs relations d'amitié et de fraternité dans le but de développer leur archipel, d'améliorer leurs conditions d'existence en dehors des relations d'Etat à Etat des Comores et la France. Divisés c'est la misère pour le plus grand nombre (malgré des meilleures conditions à Maore nombreux sont ceux qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts) tandis que dans tout l'archipel, une petite poignée s'enrichit à vitesse électronique. Nous bâtir un autre avenir !
Idriss (28/06/2017)
HabarizaComores.com (Habari Za Comores)| أخبار من جزر القمر

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De l'eau dans le gaz entre la France et les Comores

28 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Les Rencontres de la coopération décentralisée France-Comores qui devaient avoir lieu mercredi et jeudi au Palais du peuple de Moroni ont finalement été annulées. La présence, souhaitée par la France, d'élus venant de l'île de Mayotte a été le grain de sable enrayant tout le mécanisme d'un événement destiné à renforcer les liens d'amitié entre les collectivités territoriales des deux pays.
© RFI/Anne Cantener
 
Dans la délégation française, on attendait des élus de La Courneuve et de l'île de la Réunion. Seulement des élus mahorais figuraient aussi dans la liste des invités transmise au ministère comorien des Affaires étrangères. Il a aussitôt réagi en faisant savoir à l'ambassadeur de France aux Comores qu'il était hors de question que des élus de Mayotte viennent représenter la France à Moroni et encore moins dans la foulée du dérapage d'Emmanuel Macron.
Les élus réunionnais ont tout de même fait le déplacement dans la capitale comorienne. En revanche, les élus de France métropolitaine ont annulé leur visite. Une manière pour la France d'exprimer sa colère d'avoir vu sa copie corrigée par la partie comorienne.
L'événement annoncé initialement devait se dérouler ce mercredi et jeudi en grande pompe. Il se résumera finalement à une rencontre plutôt informelle entre les élus de la Réunion et une délégation de maires comoriens dans un lieu neutre, par courtoisie. Article publié par RFI

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Le ministre pigeon voyageur de nouveau en vacances...

28 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

Le Sambiste Fahmi Said Ibrahim a quitté les Comores pour sa destination fétiche, le Maghreb. Cela fait déjà une semaine que le ministre de la justice a quitté le pays sans ordre de mission mais pour des raisons personnelles.
Photo d'archives: Fahmi en région parisienne
 
Récemment, il était parti en mission pour 5 jours et il est revenu que deux semaines plus tard en percevant en toute illégalité des perdîemes. Son ministère est à l'abandon au point que le président Azali a dû transférer le Hadj qui faisait partie de ses prérogatives à la présidence sous la supervision du directeur de cabinet attaché à la défense.
 
Ayant connaissance du remaniement qui s'approche, il s'oppose avec un mois de retard à la position prise par son maître à penser, le mollah, Ahmed Abdallah Mohamed Sambi. Des rumeurs font état même que plusieurs sambistes s'apprêtent à prendre la poudre d'escampette.
 
Certains veulent faire croire au mollah de la nécessité de jouer aux espions à l'intérieur et d'autres veulent carrément rendre leurs cartes et suivre l'émergence. Néanmoins, ce qui est malheureux, c'est l'absence du ministre chargé des affaires islamiques, le jour de l'Eid. C'est un mépris à l'égard des musulmans comoriens et sans aucun doute un véritable scandale.
Youssouf Said Hamadi
© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)
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Sambi continue de jouer avec les institutions et marque une nouvelle fois son mépris pour la démocratie et le peuple comorien

28 Juin 2017 , Rédigé par Aimons les Comores

La création récente d'une commission parlementaire aux Comores est en effet un point positif mais les cinq députés qui la composent vont avoir devant eux des obstacles difficiles à surmonter. Les sommes en jeu, on ne le dira jamais assez sont colossales, on évoque des chiffres qui porteraient sur pas moins de 364 millions de dollars, de 6 à 7 fois le budget des Comores!
Photo d'archives. L'ancien président Sambi
 
Ces sommes ont été versées sous les régimes Sambi et Ikililou et à cet égard une observation générale s'impose: "Comment un responsable politique, forcément conscient de l'énormité des sommes en jeu pouvait il accepter la non transparence dans la gestion de celles ci sinon parce qu'il allait "se servir" au détriment du peuple. C'est clair, il n'y a pas d'autre motif.
 
Ceci étant exposé il est clair également que le respect de la justice impose l'impartialité, la règle vaut pour tous; Récemment en France un ministre était supposé d'emplois fictifs, pour se défendre il a démissionné et les membres de son parti ont fait de même. C'est le seul moyen d'éviter toute interférence avec les faits. C'est un point de droit élémentaire. Mais pour l'appliquer il faut avoir une véritable conscience de sa mission, et sans doute aussi une conscience.
 
Or le cas comorien est à cet égard inquiétant. En effet la Commission d'enquête parlementaire ne peut pas fonctionner sans le support technique du Ministre de la Justice. C'est clair là aussi. Or Fahmi Saïd Ibrahim, actuel ministre de la Justice est membre du Part Juwa et à ce tître c'est donc un affidé de Sambi. A l'évidence il y a là un conflit d'intérêt inacceptable.
 
Et ce n'est pas tout, il est encore évident que la commission parlementaire devra procéder à l'interrogatoire du signataire des accords, or cet homme lige n'est autre que M. Dossar, actuel ministre des affaires étrangères et c'est lui qui fut le signataire des deux contrats entre les Emirats, le Koweit et les Comores!
 
On imagine les dialogues avec un malaise évident. Les deux ministres auraient dû résigner leurs fonctions sans attendre. Il s'agit de la dignité des Comores, de la dignité de la Justice, les visages de Fahmi et de Dossar offrent la caricature d'une mascarade ourdie par Sambi!!
 
Ce n'est pas acceptable et ce déni de démocratie et de justice est d'un tel enjeu que la présence de ces deux hommes au gouvernement n'est plus supportable, ils doivent présenter leur démission.
Faut il rappeler que la corruption est un crime dont tous les comoriens et notre jeunesse sont les premières victimes et cette corruption réduit toute perspective de développement.
 
Le monde a changé, tout se sait et chacun nous regarde. L'affaire des passeports a fait couler beaucoup d'encre, certains documents comoriens se sont retrouvés entre les mains de terroristes présumés, jetant l'opprobre sur de nombreux citoyens de la diaspora. C'est assez il faut désormais que la justice passe et que la Commission Parlementaire puisse faire son travail sereinement, pour cela il n'y a pas d’échappatoire. Les hommes de Sambi doivent quitter leurs fonctions et ce sera un premier pas. D'autres suivront et la vérité sera douloureuse pour beaucoup car n'oublions pas que les 364 millions de dollars ont bien atterri quelque part et il est probable que Sambi et Dossar auront à ce titre des comptes à rendre.
 
Saïd HILALI
27 juin 2017

© www.habarizacomores.com (Habari Za Comores)

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