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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

AFFAIRE COMBO: Le juge Rachad donne sa part de vérité

11 Mars 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

AFFAIRE COMBO: Le juge Rachad donne sa part de vérité

Le juge Rachadi donne sa part de vérité

 
 

 

Le juge Rachadi persiste et signe sur son enquête dans le cadre de l’assassinat du feu colonel Combo Ayouba, ancien chef de corps de l’armée comorienne. Dans un enregistrement vidéo destiné au chef de l ’Etat, et dont La Gazette des Comores s’est procuré une copie, le juge Rachadi reconstitue avec plus de détails le dossier de l’inculpation avec une intime conviction que la piste qu’il a suivie est la bonne. Un enregistrement qui intervient alors qu’il est suspendu. Dans un Cd envoyé au président de la république le magistrat s’expliquait sur les accusations portées contre lui lors du procès et surtout après, car suspendu par le ministre de la justice.

 

Flanqué d’une chemise blanche et cravate, bien installé au fond d’un coussin en cuire, le visage serein, le juge Rachadi reconstitue avec plus de détails dans une vidéo d’une quarantaine de minutes le déroulement de l’enquête sur l’élimination par arme à feu du Colonel Combo Ayouba, jusque là, chef de corps de l’armée nationale de développement (AND). D’emblée, il commence par des versets du coran, une manière d’afficher sa foi, car l’homme dit être conscient que sa vie est danger.

 

Pour le dossier du Dr Assad, Ibroihim papa et Faouzia inculpés pour faut témoignage, le juge Rachadi dit s’appuyer sur des pièces remises par le procureur de la République de l’époque parmi lesquels un CD dans lequel est enregistré le témoignage de Faouzia qui aurait dit être présente au coté de Combo au moment de son exécution. « Après avoir visionné ce CD, j’ai constaté que c’est un montage et que le Dr Assad y est pour quelque chose », fait savoir ce juge d’instruction en instruction judiciaire. Selon lui, les enquêtes menées par la police sur ce dossier, lui ont donné raison.

 

 

Sur le dossier des trois militaires inculpés pour planification et exécution de ce haut gradé de l’armée comorienne, le juge Rachadi persiste et signe sur leur culpabilité. Dans cet enregistrement, il explique avec précision de la planification à l’exécution, mais aussi les pièces à conviction retrouvées soit sur le lieu du crime, soit au domicile des « exécuteurs ». Rachadi confirme que l’enquête avait révélé « deux tentatives échouées commandités par les mêmes personnes, l’une à la sortie du camp militaire de Kandani et l’autre sur le chemin de la cérémonie d’un Madjliss, d’après les accusées».

 

 

Et le juge Rachadi de se défendre d’être un fossoyeur. « Un juge d’instruction cherche des indices et non seulement des preuves. Et ce sont ces indices qui m’ont permis de les inculper », a-t-il conclu. En outre, il balaye d’un revers de la main les faits qui lui sont reprochés, d’avoir torturé les prévenus et de s’introduire à la maison d’arrêt pour interrogation et d’avoir pris comme maitresse l’épouse d’un condamné.

 

 

Cet enregistrement intervient alors que le juge Rachadi est suspendu de son dernier poste au tribunal de Fomboni. Il serait au cœur d’une enquête de l’inspection judiciaire. Joint au téléphone, le juge Rachadi a refusé tout commentaire dans cette affaire surtout qu’il dit «n’avoir pas vu le rapport de son audition auprès de l’inspection judiciaire ». D’ailleurs, on se demande où est passé l’enquête sur ce meurtre odieux. Après le procès qui a vu l’acquittement des trois principaux accusés dans cette affaire, seul le juge Rachadi semble inquiété. Et pourtant, « le parquet et la chambre d’accusation avait un œil sur ce dossier ».

 

Maoulida Mbaé

HZK, 11 mars 2013

 

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