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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Affaires à répétitions : l’autorité du président Ikililou est mise à mal

5 Avril 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Affaires à répétitions : l’autorité du président Ikililou est mise à mal

Affaires à répétitions : l’autorité du président Ikililou est mise à mal La République est à terre. L’autorité du président de la République est mise en cause. L’Etat perd ses repères républicains, et on s’achemine vers un séisme dévastateur dont les conséquences s’avèrent néfastes. La situation impose désormais une démarche générale pour la moralisation de l’Etat.

A une phase critique de l’histoire des Comores indépendantes, une autre révélation tombe au plus mal. A l’heure qu’il est les autorités comoriennes sont sommées de s’expliquer sur le voyage de la première dame à l’Île de la réunion sans que les autorités du pays d’accueil soient informées. Au départ de Moroni on laissait entendre que la toute puissante première dame part pour un voyage privé à Pemba en Tanzanie et c’est finalement au cours d’un banal contrôle d’identité dans un marché aux puces à l’Île de la Réunion, qu’on tombe sur notre première dame accompagnée de ses enfants. Vite, les autorités comoriennes sont saisies et ont tenté de réparer cet incident diplomatique mais aux yeux du monde entier, l’Union des Comores va mal et la République est malade.

Une autre crise s’est invitée dans le paysage des affaires qui éclaboussent la gestion de l’Etat du président Ikililou. Ce dernier a demandé des explications sur l’affaire Satellite, suspendu dans ses fonctions et jeté en prison. A sa grande surprise, son premier cercle vient de lui balancer en pleine figure l’implication du vice-président Mamadou dont sa propre sœur a fait partie de la délégation fantôme se rendant à Genève, de Mme la ministre d’emploi et porte parole du gouvernement, Sitti Kassim qui avait elle aussi ses candidats et ceux de la première dame. Le rapport remis au président par le biais du ”laboratoire” de la présidence comporte en tout plus de trente personnes parties en France sous les ordres et aux frais de ces hautes personnalités de la République. Seul le vice-président Fouad Mohadji, selon toujours le rapport, n’est pas concerné par ces magouilles. Et c’est peut être pourquoi il est haï et détesté par le président et son entourage. Ceux qui ont voté pour lui, l’auraient conseillé de faire autant si cela peut lui procurer l’amour du chef de l’Etat car on constate que plus on trahi la république et les citoyens, plus on est aimé par le président. Mais ceux qui connaissent l’homme, sont sûrs que son sens de l’Etat ne le laissera pas tremper dans ces saletés. On a assisté tous à l’arrestation d’une délégation fantôme se rendant à Lyon dans un forum avec la Chambre de Commerce de Lyon, dont l’ordre de mission fut signé par le vice-président en charge des finances lui-même, ou son attaché de communication qui a passé trois jours au Centre de détention de Roissy pour une mission non justifiée. La question que l’on se pose : que fera-t-il le président devant cette épine qui lui entre directement dans son pied ?

Il faut aussi noter le comportement du vice-président Nourdine Bourhane arrivé en France à bord d’un vol régulier en classe économique alors qu’il a bénéficié de l’Etat d’un billet classe Business. Interpellé avec son chariot à la sortie de l’aéroport par un agent de sécurité pour un contrôle de routine, ce dernier n’a pas digéré lorsqu’il découvre à sa grande surprise qu’il se trouve devant un vice-président de la république. C’est tout un pays qui s’est senti humilié. Où sont les règles républicaines quand un vice-président se déplace à l’extérieur ?

On ne peut passer inaperçu ces questions de détournements qui ont crée une onde de choque. Les marchés publics passés sous silence alors qu’ils ont enrichi des vice-présidents et des ministres de la République, (voir Alwatwan Magazine), ou encore le port de Moroni offert sur un plateau en or par le vice-président en charge des finances à des amis qui ne cessent d’arroser les complices, la licence du monopole de l’alcool dont des ministres de la République aient leur part du gâteau, les surfacturations à Comores Telecom dont le patron Abiamri Mahamoud est complice mais bénéficie de la protection de Beit-Salam, l’affaire Snpsf déjà enterré. A cela s’ajoute la crise morale qui déchire l’image de la République avec un ministre des Affaires étrangères qui se livre à des actes immoraux dont les victimes sont nombreuses et se sentent livrées à elles mêmes.

Le divorce signé aujourd’hui par l’Alliance pour la Justice et le Développement entre les sambistes et Ikililou, illustre combien le président de la République est fragilisé par les événements et ne dispose d’aucune marge de manœuvre. L’Autorité du président est mise en mal et les siens le quittent sans réserve.

Nous appelons donc le chef de l’Etat à tirer les conséquences de cette situation en acceptant qu’il est impuissant voire incapable de gouverner car notre pays s’enfonce du jour au jour. Les comoriens où qu’ils soient sont appelés à agir et à dire non à cette dictature nourrie du mépris et d’amateurisme dont les seules victimes sont les comoriens.

Ibrahim Mohamed Ali

MLIMADJI

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