Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Comores: Le Port ne contrôle pas le bateau de l'Etat!

26 Mars 2013 , Rédigé par Aimons les Comores


Bateau acheté par l’Etat pour transport inter iles

 

 

Bateau récemment acheté par l’Etat: Une gestion opaque

 

 

Le BIMA, ce bateau acheté sur fonds propres de l’Etat aurait miraculeusement échappé à la gestion de l’autorité portuaire des Comores (APC). Une société parallèle gère ce bateau au détriment de l’APC. Des responsables et agents de l’APC percevraient deux salaires. Des accusations rejetées en bloc par le Président directeur général qui parle d’un service comme tant d’autres hébergés par l’APC.

 

 

 

Enième scandale autour du bateau récemment acheté par l’Etat comorien. Après son acquisition sans appel d’offres, un autre scandale vient éclabousser cette fois-ci sa gestion. Une société parallèle est créée au sein de l’APC pour gérer le navire. Pourtant, une note du Conseil de Ministres a attribué l’exploitation à l’APC. Un cadre de la boite parle d’ « une véritable société d’Etat au sein d’une autre société d’Etat». Une situation « inacceptable» à ses yeux.

 

Ce qui est encore scandaleux, cette société offshore échapperait complètement au circuit administratif de l’autorité portuaire. Un compte bancaire distinct ouvert, échappant encore plus au contrôle du service de comptabilité de cet établissement public. Une situation qui renforce encore plus les doutes des employés. Au port, on se demande où « partent les bénéfices, au moment où ni l’Etat, ni l’APC ignorent tout ou presque de la gestion de ce bateau». Notre interlocuteur qui connait très bien le circuit au port de Moroni, assure que «ce bateau aurait quadruplé son chiffre d’affaires». Et lui de prendre comme exemple, « les 40 millions fc, que le SCH doit à cette société d’Etat qui ne dit pas son nom».

 

 

 

Cette gestion parallèle a éclaté au moment de boucler l’année financière de la société. La comptabilité du BIMA n’apparait pas dans les recettes de l’autorité portuaire. Il disparait dans le budget prévisionnel. Une situation obligeant les responsables de sortir de leur silence pour se justifier. Les employés n’étaient pas au bout de leur surprise quand ils apprennent que non seulement le bateau passe clandestinement aux mains d’une société occulte, sous le nez et à la barbe de l’APC, mais aussi un groupe d’employés percevrait un double salaire notamment son PDG. Ce dernier, interrogé au téléphone par La Gazette des Comores dit percevoir «seulement des indemnités et non pas un salaire». D’ailleurs, le vice-président en charge des finances l’aurait sommé de « s’expliquer sur ce double salaire», à en croire notre source. La réponse aurait été identique à la précédente.

«Une indemnité ne surpasse jamais le salaire de base», rétorque notre interlocuteur. Pour la société écran, le PDG ne voit aucune illégalité sur cette affaire. « C’est un service hébergé par l’APC. C’est comme une station service», assène de son coté Anfan Ahmed PDG de l’APC alors que notre source insiste sur la note émise par le Conseil de Ministres accordant pleinement le droit d’exploitation à l’APC.

 

 

 

Cette situation laisse perplexe les employés qui avaient placé tous leurs espoirs sur l’exploitation de ce bateau pour améliorer leur salaire qui semble être, au regard de notre interlocuteur, « le plus bas par rapport à ceux des autres sociétés d’Etat ». Un mémorandum de ces employés est en gestation pour dénoncer cette situation.

 

 

 

Maoulida Mbaé - LGZT

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article