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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Comores: Message à Dr Ikililou, via Djoiezi!

15 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Comores: Message à Dr Ikililou, via Djoiezi!
 
Lettre ouverte à Son Excellence, le Dr Ikililou Dhoinine, président de l'Union des Comores.
 
Djoiezi, Mohéli, Comores
 
 
Excellence Monsieur le président,
 
 
Nombreuses sont les lettres qui vous sont adressées à Beit-Salam et qui n'ont jamais traversé la porte d'entrée de votre bureau, et encore moins déposées sur votre table du travail, par vos conseillers les plus proches, qui, à tort, pensent naïvement qu'une fois que vous allez les lire, malgré votre lenteur de sanctionner, mais vous seriez obligé de punir les coupables parmi votre entourage et vos membres du gouvernement. C'est la raison pour laquelle, nous tentons de vous adresser celle-ci dans votre village natal, car là-bas, on continue à croire qu'il existe des hommes et des femmes qui pensent comme nous, pour votre réussite et celle des comoriens tout au long de votre mandat, et vous la transmettront en mains propres.
 
Excellence Monsieur le président,
 
Cinq cent quatre vingt quatre jours ont écoulé depuis que vous êtes à la tête du pays, et si vos proches refusent de vous le dire, nous vous disons ici que les comoriens commencent à se lasser quant à l'enfer que leur fait vivre certains de vos proches dans la gestion du pays. D'ailleurs, à travers votre discours de clôture du séminaire gouvernemental pour l'année 2012, vous n'avez pas été tendre envers vos ministres, et surtout vous avez insisté sur les maux qui rongent la République, notamment sur le respect des règles d'attribution des marchés, ou encore, les détournements à Comores Telecom, et mettre l'accent sur la bonne gouvernance. Il ne faut pas être énarque pour comprendre que vous êtes en colère et vous avez voulu à travers ce séminaire prendre les comoriens témoins sur l'échec enregistré par vos ministres et vice-présidents, dont les sanctions ne devraient pas tarder de tomber. Malheureusement ce n'est pas le cas, et le doute plane chez les comoriens, ce qui risque de discréditer votre discours.
 
Excellence Monsieur le président,
 
Vous venez de déclarer l'année 2013, celle de la bonne gouvernance, on aimerait bien y croire mais ce que nous vivons avec vos ministres et collaborateurs proches est flagrant. L'attribution du port de Moroni au Groupe Bolloré-Cofipri, a enrichi illicitement certaines personnes, et le vice-président en charge des finances, Mohamed Ali Soilih, en sait beaucoup. Le monopole de l'alcool attribué à un seul homme par le vice président Mamadou et le ministre de l'intérieur Hamada Abdallah, est l'illustration parfaite d'une haute corruption mise en place pour salir votre action. Et surtout lorsqu'on sait que cet homme est à l'origine de graves maladies qui rongent certains de nos jeunes auxquels les a vendus de l'alcool périmé, et aujourd'hui, pour le couronner, on lui attribue le monopole de l'alcool. D'ailleurs vous avez raison d'attirer dans votre discours l'attention de la justice qui abandonne le peuple dans ces affaires graves qui nuisent l'image de notre pays. Les pots de vin versés dans le cadre de la réfection des routes par l'entreprise Collas nous déçoit. Les marchés occultes de Comores Telecom que vous avez courageusement dénoncé, discréditent autant votre gouvernance.
 
Le monopole du riz en cours en faveur de l'homme fort du pays, détenteur du monopole de l'alcool est une honte à la République. Les voyages fantaisistes organisés en direction de la France par le gouverneur Mouigni Baraka, pour ses amis notables et proches aux frais de l'Etat, mettent en mal les wangazidja qui attendent beaucoup de ce douanier, par rapport à leur quotidien, et à notre grande surprise, vous venez de le décorer, au même titre que son homologue anjouanais, Anisse Chamssidine, qui n'a pas hésité à défier l'Etat en cassant le monopole du riz qui revient à l'Onicor. La liste est longue, mais on préfère s'arrêter là.
 
Excellence Monsieur le président,
 
Il vous appartient seul de décider sur ce que vous prétendez faire face à ces différentes affaires qui salissent la République, alors que vous avez fait de la corruption votre cheval de bataille, mais tout ce que nous vous demandons est d'agir vite car nous souffrons beaucoup de ces méthodes de gouvernance qui cassent votre dynamique. Ceux qui vous connaissent bien savent bien et nous le disent que vous mettiez du temps à agir, et vous détestez surtout toute forme de pression, mais sachez très bien que c'est par respect du peuple qui vous a élu que vous deviez sanctionner vite les traîtres de la nation. Prenez votre courage par vos deux mains pour finir avec ces personnes mal intentionnées. Il ne faut pas que votre discours soit lettre morte comme le grand oral organisé à Beit Salam à propos des détournements registrés dans les sociétés d'Etat, et que les auteurs sont libres dans la rue, et pire encore d'autres sont en postes.
 
Excellence Monsieur le président,
 
Vous savez plus que nous que les murs des différents ministères de la République ont des oreilles, après avoir été vous-même ministre, et selon ces murs, vos ministres n'ont pas apprécié votre franchise lors de la clôture du séminaire gouvernemental, et se sentent humiliés publiquement. Tous sans exception. Ils se disent consternés et certains sont allés loin car pour se défendre, ils disent que s'ils n'étaient pas performants, vous les auriez changés depuis, alors que vous les avez laissés en poste. Ceux qui sont convaincus qu'ils ne seront pas reconduits, à quand, on n'en sait rien, se préparent à l'attaque et douteraient de vos '' capacités'' de procéder au changement. Nous, bas peuple, restons prudents et attendons voir la suite des évènements.
 
Excellence Monsieur le président,
 
Encore une fois nous prions à nos frères et sœurs de Djoiezi de vous transmettre cette lettre et vous prions d'agir avant qu'il ne soit tard.
 
Nous vous remercions.
 
 
Des compatriotes écœurés

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