Route Ouani-Mutsamudu avec COLAS
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Fonds de la citoyenneté économique. 6 milliards pour une première phase
Les autorités comoriennes faciliteront, selon la loi sur le secteur des transports adoptée à la fin de l'année dernière, la mobilisation des ressources issues du fonds de la
“Citoyenneté économique“ à hauteur de 12 milliards de francs. “Ce fonds financera, pour une première phase, la construction de 41 kilomètres de route au niveau des trois
îles pour un montant de 6,300 milliards de francs. Les contrats ont déjà été signés avec le groupe Colas (depuis août 2001, ndlr). Quant à la deuxième phase rien n'a
encore été décidé au niveau du gouvernement“, a soutenu Saïd Houssein Aboubacar, directeur national des routes.
Il s'agit de 16,900 km à Ngazidja, de 17,500km à Ndzuwani, et de 6,500 km à Mwali. Selon la direction nationale des infrastructures, à Ngazidja, les travaux
devraient commencer dès le mois d'avril prochain pour une durée de six mois.
L'urgence contre la règle
Ceci concernera les tronçons Ntsudjini- Bahani, Moroni-Salimani, Salimani-Itsandra et Rond-point sur la Rn1. A Mwali, les travaux devront commencer au mois de mars
pour prendre fin quatre mois plus tard, en juillet. Il s'agit des tronçons Présidence-Bonovo, Traversée de Fomboni, Fomboni-Aéroport, Aéroport-Djwaezi. Quant à Ndzuwani,
les travaux ont démarré entre décembre et janvier pour durer huit mois. Cela concerne les tronçons Hombo-Mutsamudu-Wani, Mutsamudu- Paje, Shandra-Dindri.
Au total, le groupe Colas aura, selon les termes de références propres à chaque tronçon, jusqu'à dix-huit mois pour la construction des 41 kilomètres de route repartie entre
les trois îles. Rappelons que la direction nationale des infrastructures a fait appel à un bureau d'étude, du nom de Secmo, pour mener les études et la préparation des
dossiers d'appel d'offre pour les 41 km.
A la direction nationale on soutient que pour la continuité de l'Etat et dans un souci de répondre aux urgences des populations, le gouvernement ne pouvait attendre la mise
sur pied de la direction nationale qui sera chargée de la question des passations des marchés publics. Un organe évoqué dans le code sur les marchés publics et des
délégations des services publics. Mais le texte voté à la fin de l'année dernière n'a pas encore, à notre connaissance, été promulgué.
Fonds issus de la conférence de Doha. “Aucun montant n'est encore fixé“
Ici, 71 kilomètres de voies devraient être concernés. Les consultations menées par le ministère de l'Aménagement du territoire, en janvier dernier, ont permis de retenir
l'entreprise française Colas et le groupe Turque Kulak. “Nous avions fait une consultation de sept entreprises, trois ont répondu. Il s'agit de Colas, Kulak et Madinex.
Après évaluations, nous avons retenu les deux premières entreprises. Il appartient au gouvernement, en concertation avec le bailleur (le Comité arabe pour l'investissement
et le développement aux Comores, Ndlr), de prendre la dernière décision“, précise le directeur national des routes et transport routier.
En ce qui concerne l'argent à mobiliser, “aucun montant n'a encore été fixé“, note-ton à la direction des infrastructures.
Il s'agit, en fait, “d'équilibrer les apports techniques et financiers“, devait préciser Mohamed Larif Oukacha qui préside le comité chargé de mener lesdites
consultations. Quatre lots de voies seront concernés : 20 km (Moroni-Hahaya), 22 km (Hahaya-site Galawa) à Ngazidja. 20 km (Wani-Bambao) à Ndzuwani. 9 km
(Nyimashiwa-Ndremeyani) à Mwali.
Selon les termes de références, dans l'ensemble il s'agit des routes d'une largeur de six mètres (minimum) et quatorze mètres (maximum). On est dans un cas de figure,
de conception-réalisation. Autrement dit, les études seront menées par l'entreprise qui va exécuter les travaux sous l'½il et avec la validation de la direction des
infrastructures.
Fonds saoudien. “En attente d'une réponse”
“Le gouvernement comorien est en attente d'une réponse de la part des autorités Koweitiennes“, nous a-t-on fait savoir. Près de 30 millions de dollars sont sollicités, soit
un peu plus de 11 milliards de francs.
10ème Fed. 13 milliards pour l'entretien courant et périodique
Un montant de 27 millions d'euros, soit un peu plus de 13 milliards de francs, est mis à disposition par l'Union européen (Ue) à travers le dixième Fed pour apporter
pendant quatre ans un appui dans l'entretien du réseau routier national. Sur l'ensemble de ce fonds, 16,6 millions d'euros ont été déjà mobilisés pour un entretien courant
sur une partie des 700 km que constituent le réseau national.
Notons que sur cette somme, 4,48 millions d'euros seront affectés au bouclage des 10 km du tronçon Miringoni-Wala à Mwali par Colas. Quant à l'entretien périodique,
l'Union européenne compte mobiliser 10,4 millions d'euros. Le déblocage de cette deuxième partie du fonds est soumis à un certain nombre de conditionnalités : “Le
gouvernement a pris toutes les mesures et les dispositions demandées. Nous attendons le feu vert du bailleur“, a déclaré Hassan Bacar Maecha, directeur National des
infrastructures.
Il s'agit, entre autres, de l'élaboration de la politique sectorielle, adoptée fin 2011, et de l'ouverture à la Banque centrale d'un compte spécial Fonds entretien routier où
seront versés mensuellement 42 millions de francs pour pouvoir dans l'avenir continuer à financer l'entretien des routes sans, forcément, avoir à recourir à des ressources
extérieures. La convention de l'entretien périodique sera signée dans “les prochains mois“. Le dossier d'appel de l'entretien courant est déjà préparé et est en cours de
validation.
Une enquête de Kamardine Soulé
Source (sans la photo) : Al-watwan N° 1907 du jeudi 23 février 2012