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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

L'unité comorienne des garde-côtes : une structure en gestation

16 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

L'unité comorienne des garde-côtes : une structure en gestation

L’unité comorienne des garde-côtes : une structure en gestation
Le colonel Saïd Hamza, conseiller pour l'action de l'Etat en mer à la présidence de l'Union, nommé commandant de l'unité des garde-côtes a du pain sur la planche. C'est la première fois qu'une nouvelle unité de l'armée est montée, structurée, accompagnée de textes juridiques, en se basant uniquement sur l'expertise locale.

C'est dire que la tâche est ardue quand les ambitions sont souvent en déphasage avec les moyens mis en œuvre. L'utilité de l'unité marine de l'And n'est plus à démontrer. Le colonel Saïd Hamza estime “que 90% des échanges commerciaux des Comores passent par la mer. Nous ne pouvons plus assister sans rien faire face à la recrudescence criante d'attaques de la piraterie maritime dont l'impact sur la flambée des prix des produits de premières nécessités est visible”.

La formation maritime dénommée garde-côtes comorienne a été créée au sein de l'Armée nationale de développement par décret n°10-026 du 12 Avril 2010. Sa principale mission est, selon son patron, “d'assurer la défense maritime du territoire et la surveillance maritime des eaux sous souveraineté comorienne”. Cette mission relève directement et exclusivement de l'Etat-major de l'armée, précise-t-il.

Mais l'unité de garde-côtes assure aussi des missions de service public avec la collaboration des autres services impliqués, comme les transports, les douanes, l'intérieur etc. Le colonel Saïd Hamza rappelle que “le garde-côte assure la sauvegarde des personnes et biens, dans ses missions de secours en mer principalement”.

Les nombreuses interventions menées dans ce sens ont permis d'éviter le pire, même si de nombreuses personnes ignorent encore que le service n'est pas encore logé. Le garde-côte a pour mission de garantir la protection de l'environnement marin et côtier dont la prévention et la lutte anti-pollution marine.

Il veille également à la protection des ressources publiques marines, assure le contrôle de la sécurité et la sûreté maritimes, la lutte contre les activités maritimes illicites, la lutte contre la piraterie maritime, la supervisions et le contrôle toutes les activités hydrographiques et océanographiques.

“Ses missions exigent des compétences pointues et une expertise de très haut niveau”, explique le patron de l'unité. Parmi ses missions en mer, outre la lutte contre piraterie, il ya aussi le contrôle de l'immigration clandestine considérée comme mission prioritaire en raison de l'impact de la piraterie sur l'économie nationale.

Le nombre important de décès en mer par des naufrages fréquents, de nombreuses perditions en mer et les échouages réguliers des bateaux démontrent l'urgence de doter la garde ses moyens de ses missions. L'unité comorienne de garde-côtes est principalement constituée d'un commandement central basé à Moroni, d'une flottille plus ou moins fournie.

Le commandant, qui en a la charge, espère “disposer d'une base navale principale et des bases secondaires. La compagnie des fusiliers marins, constituée pour l'instant de cent bonhommes, est opérationnelle”. Parmi les moyens disponibles, on compte une vedette offerte à titre gracieux par la marine américaine, deux vedettes offertes gratuitement par le gouvernement turc, un navire de débarquement, don de la Chine, et de nombreux zodiacs issus du Maroc.

La coopération en la matière est constituée essentiellement des aides française, américaine, chinoise, marocaine et turque et du Snu, par le biais du Fonds de consolidation de la paix qui a aussi fourni un lot de matériel de communication et financé le rez-de-chaussée du quartier général sis à Itsambuni, dont les bureaux seront occupés avant que les bureaux des deux étages ne trouvent un bailleur.

Dans le cadre de ses perspectives, le colonel Hamza prévoit “l'ouverture du quartier général rapidement, au plus tard le 6 juillet 2013, mais aussi le lancement des travaux des infrastructures de la base navale, la formation du personnel, et la mise à disposition des équipements et moyens adéquats pour assumer les missions de défense et de service public”.

Selon le commandant de l'unité des garde-côtes, “la formation nécessite une assistance technique au niveau de l'organisation générale du commandement et des postes de contrôle, de la mécanique et réparation des moyens disponiblesé”. “Le garde-côte est actuellement à 20% de ses capacités d'interventions et doit monter en puissance, pour atteindre sa vitesse de croisière en 2014. Cela suppose que les infrastructures soient réalisées, les moyens financiers pour son fonctionnement disponible”, lance comme un appel le colonel Saïd Hamza.

Ahmed Ali Amir

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