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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Le chef de département droit en garde à vue !

22 Mars 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Le chef de département droit en garde à vue !

 

La commission anticorruption s’est autosaisie de l’affaire des « notes sexuellement transmissibles » (NST). Après seulement une journée d’enquête, l’enseignant accusé de harcèlement sexuel est placé en garde à vue. Des preuves accablantes seraient trouvées contre ce chef du département Droit de l’université des Comores.


Université des Comores

Après la révélation faite hier dans l’affaire de harcèlement sexuel à l’Université des Comores, la réaction ne s’est pas fait attendre. La commission anticorruption a plongée au cœur de cette histoire rocambolesque. Et après quelques heures d’enquête seulement, le principal accusé dans cette affaire est placé en garde à vue. « Après avoir confronté les parties prenantes, nous avons jugé utile de placer en garde à vue cet enseignant avant de continuer l’enquête », indique un commissaire de la commission anticorruption.

 

Cet organe s’est lancé dans ce dossier depuis jeudi matin. Après un passage à l’administration centrale de l’université, les enquêteurs sont montés dans le site de M’vuni. « Les filles en question ont été interrogées sauf une dont on ne trouve pas l’adresse. Et ces étudiantes ont donné des preuves qui sont accablantes », poursuit notre commissaire. Ce chef de département Droit et conseiller juridique du président de l’Université aurait nié les faits mais « pas convainquant », nous dit-on.

 

Cette affaire date du mois de janvier dernier, lorsqu’une étudiante était attrapée en flagrant délit avec les épreuves de Politique économique. Une enquête interne de l’université est remontée jusqu’à un prof qui aurait donné le sujet d’examen à l’étudiante. Mais l’étudiante nie être en contact avec l’enseignant en question et elle accuse le chef de département Droit de vengeance car « elle a refusé des avances de sa part ».

 

Après la publication de notre article (La Gazette n°1903 du jeudi 21 mars), l’affaire fait un bruit à l’université comme à l’extérieur, surtout que cet enseignant dans le collimateur se trouve être le prêcheur (Hatubou) de la mosquée de vendredi de son village natal, Dzahadjou Hambou.

 

En coulisse, des enseignants de l’université des Comores réagissent aussi. Ils annoncent qu’ils vont aussi porter plainte pour harcèlement contre les étudiantes. « Ces étudiantes font tous pour nous séduire », assure un enseignant.

A.A.Mguéni

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