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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Les sociétés d’Etat au cœur d’une vaste escroquerie

17 Avril 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Les sociétés d’Etat au cœur d’une vaste escroquerie

Les sociétés d’Etat au cœur d’une vaste escroquerieMadame Oumari Mgomri Mariama (SNPSF), Mr Bourhane Ahmed (ANACM), Mr Mohamed Hassane Alféine (ANRTIC), Mr Daroumi (ONICOR), Mr Ousséine Cheikh (Hydrocarbures), Charikane Bourhane (ancien Dg Comores Telecom), Ibrahim Abdallah (ancien Dg SNPSF), et Abiamri Mahamoud (Dg Comores Telecom et ancien Daf du même vache à lait)

Accusés, levez-vous!

Le président de la Cour des comptes, l’ancien ministre des finances, Ahmed Elarif Hamid, a levé le voile et a balayé de revers les soupçons qui ont pesé sur son silence après avoir audité les sociétés d’Etat, ces vaches à lait qui font le bonheur de ceux qui les dirigent. Ce grand commis de l’Etat n’a pas mis de gants et a bel et bien dit que ces sociétés sont malades et enrichissent illicitement leurs directeurs, comptables, agents comptables, directeurs et directrices administratifs et financiers, d’où ce grand déballage aujourd’hui afin de prendre les comoriens pour témoins devant leur mascarade de gestion.

Aux hydrocarbures, on murmure que le président de la Cour des comptes est ” un ami” de la maison et il ne fallait pas qu’il publie son rapport, mais Elarif Hamid se défend et jure de n’avoir jamais tissé d’amitié avec cette société d’Etat gérée comme une épicerie. S’il tient à préciser aux comoriens que le rapport est déjà dans les mains du président de la République, c’est pour dire que la balle est dans son camp et c’est le moment ou jamais de montrer aux comoriens que son combat ultime de la lutte contre la corruption n’est pas un feu paille, comme le pense les gens vu cet esprit d’impunité qui marque ses deux premières années de mandat.

En deux ans de pouvoir, le tableau est sombre et le pays est livré à lui-même. Les plus pessimistes n’attendent rien d’Ikililou car il connait tout ce qui se passe dans sociétés d’Etat en matière de détournements mais dans sa tête, il est là pour cinq ans et après on va parler et le dossier sera clos. On ne cesse de vous le répéter sur ces espaces sociaux que le pays est en danger mais les courtisans du pouvoir pensent que ceux qui tirent la sonnette d’alarme sont des ” ennemis” du Dr Ikililou, or, c’est une manière de l’aider à réussir cette lourde mission qui lui est confiée par le peuple. Comment le président de la République se laisserait piéger par un Mamadou, déjà candidat pour 2016 et une Sitti Kassim qui nage dans le même marigot que le vice-président en charge des finances, lui imposer comme Financier de leur Union du décès du Régime ( UDC), parti d’Ikililou, Abiamri Mahamoud, directeur général de Comores Telecom, qui, au jour d’aujourd’hui est sous la sellette de la justice pour malversations financières pendant qu’il était directeur administratif et financier ? Sitti Kassim qui continue à protéger ses intérêts, voyait en cette stratégie, une protection totale de son frère de la même ville, car une fois au cœur du parti présidentiel, tous ses ennuis judiciaires seront enterrés.

Comment le président Ikililou s’est-il laissé embarquer dans le navire ” électoraliste” de Mamadou en nommant à la SNPSF ceux qui, hier à Comores Telecom ont failli avec toutes les casseroles qu’ils trainent derrière ? Ceux qui sont aujourd’hui à la tête de cette vache à lait sont ceux là mêmes, qui, aujourd’hui nous surprennent tous avec leur train de vie qui ne nous échappe pas et qui ont ruiné Comores Telecom. On appelle ça une ”naïveté ornée de complicité”. A la SNPSF comme à Comores Telecom, existe une complicité qui fait qu’ils se protègent entre eux et le calvaire continue. Ceux qui, hier ont occupé de hautes fonctions soit à Comores Telecom, soit à la SNPSF, se croisent chaque jour et se régalent avec l’argent public. Les Agents comptables de ces vaches à lait sont toujours là parfois permutés mais le système est le même. Cerise sur les gâteaux, sont tous aujourd’hui des ” hommes complets”.

Al’ONICOR, on suit de près le défi lancé à la justice par son directeur général qui se croit au-dessus de tout parce qu’il bénéficie de la protection du sommet. Dans le spectacle des Grand Oraux à Beit-Salam, on l’a vu pavaner ses muscles sous l’œil complice du président de la République, le Dr Ikililou Dhoinine, et il est sorti souriant et rassuré alors que sa gestion est chaotique. Mais, on a l’impression que pour bénéficier de l’amitié du chef, il faut tricher et c’est vraiment dommage. Quant au Dg de l’ANRTIC, c’est le laisser aller. Le patron, Mr Alféine ne s’inquiète de rien et se permet de tout et partout. C’est la fête dans son bureau. On boit, on mange, on bavarde, et les principaux bénéficiaires de sa générosité affichent un train de vie qui dit tout. Mais après tout, il bénéficie lui aussi de l’impunité du chef de l’Etat. Que dire du directeur général de l’ANACM, Mr Bourhane ? Après avoir été débarqué par un mouvement de grève à Comair Assistance par les employés qui ont dénoncé sa gestion opaque et ses détournements en série de l’argent public, il s’est vu féliciter par le chef de l’Etat et il est nommé Dg de l’Aviation civile. Une nomination incompréhensible qui dépasse notre entendement.

Aux hydrocarbures ‘est le désastre total. L’Etat continue à mettre la main dans la poche pour subvenir aux besoins de cette entreprise qui a comme rôle, acheter et vendre. On ne se pose même pas le problème pourquoi elle est dans un tel état. Plus son directeur général dégringole, plus il bénéficie du soutien du chef de l’Etat et du vice-président en charge des finances.

Celles et ceux qui estiment qu’il reste encore chez le président Ikililou une dose de foi envers son peuple, attendent dans les jours qui viennent un coup de balai pour ces voleurs de la république, et tous devant un juge pour répondre à leurs crimes financiers. Il aurait fallu dés la réception de ce rapport qui accable ces fraudeurs, procéder à leur limogeage et ouvrir une enquête pour ceux qui pensent avoir échappé aux sanctions afin que les responsabilités des uns et des autres soient définies. Dans le cas où le président de la République, plonge dans le silence, il appartient au peuple de prendre son destin en main. Le chef de l’Etat ne peut pas nous dire qu’il ne savait pas car ce même rapport, d’autres l’ont mais par respect des règles républicaines, il est le seul à agir et à sanctionner les coupables. Qu’il sache que son silence se traduit comme un mépris à l’égard d’un peuple abusé par ces voleurs.

L’heure est à une mobilisation citoyenne et rassurez-vous, qu’aucun peuple ne viendra se battre à votre place, et il vous appartient de dire clairement à Ikililou que le temps de la récréation est finie, et il faut des actes.

Bakary Mhamadi

MLIMADJI

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