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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

OPINION LIBRE

21 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

OPINION LIBRE

 


Opinion à publier
Ali M. Said
Bjr,








Prière de trouver ci-dessous, une opinion issue d'un débat Facebook que je trouve assez légitime à publier pour le respect des clients des Sociétés.



Merci de votre coopération.







La Mamwe broie et facture le noir !







La ‘’Madji na mwendje’’, Société d’Etat sensée produire et fournir l’eau et l’électricité à Ngazidja et à Mwali, a des sérieuses difficultés depuis fort longtemps pour assumer sa besogne surtout à la Grande Comore. Plusieurs dirigeants se sont succédés à la tête de cette entreprise mais les usagers sont toujours restés dans les carences de ses services. La Mamwe demande toujours à ses clients de concéder sans rien de satisfaisant en retour. La Société est certainement enclenchée dans un processus de mort clinique. Faut-il entrainer les clients dans cette agonie ?



Partout dans le monde, une entreprise produit des biens ou des services en vue de les vendre, le plus souvent pour engendrer un profit. Dans ce même monde le client est roi. Il est roi parce que grâce à sa consommation et sa contribution, la rentabilité de la société est atteignable. La main qui donne est alors supérieure à celle qui reçoit.
Les Comores font exception à cette règle générale et la Mamwe est singulièrement magistrale.



Les clients de la Mamwe n’ont que des devoirs ; ils n’ont quasiment pas de droits.
Ces clients pour être raccordés au réseau électrique, la Mmawe leur impose de fournir les poteaux, les câbles, le transformateur, le compteur et le disjoncteur; ce que devrait fournir l’entreprise moyennant le droit de branchement qu’elle exige également par abus au client.
Ce client n’est jamais informé de quand il n’aura pas l’électricité, n’en parlons plus des excuses de la Société pour la gêne continuellement occasionnée par le manque de courant.
Le Client peut ne pas avoir le courant électrique pendant presque des mois entiers et être sûre d’avoir les taxes d’entretien et de fourniture à payer dans la facture de ces mois. Pire encore, si le client n’a pas payé la facture à temps voulu, il a une pénalité de 3000 fc par mois à s’acquitter en plus de ces taxes. Quelle belle arnaque banalisée!



Dans un débat Facebook (qui est devenue la place publique la plus animée de ces derniers temps), j’entends avec beaucoup de consternation un responsable de la Mamwe en guise de réaction à ces désagréments du peuple, traiter ces clients d’indélicats et de seuls fautifs (impayés, vols, branchements sauvages…) et demander à ces mêmes clients d’attraper ces malfaiteurs et de toujours payer toutes les factures s’ils veulent une amélioration des services.
Pendant que des régions entières de Ngazidja n’ont quasiment pas l’électricité, la réaction de ce responsable de la Mamwe, est que ces zones continuent à consommer beaucoup plus de courant alors qu’elles ne payent même pas leur facture et que donc la société ne peut plus continuer à les alimenter en électricité. Je crois que par ces mots, on tire sur des cadavres.



Les Comoriens sont un peuple pacifique heureusement pour le pays, mais appuyer gravement et continuellement, en même temps sur leur dignité, leur droit et leur portefeuille est une provocation supplémentaire à leur égard. Nous n’attendons pas pire que cela.
C’est à la Société à mon humble avis de prouver tout simplement sa compétence et son professionnalisme dans la gestion et de la boîte et du produit et de la clientèle.
Ce n’est pas au client d’être le souffre douleur de tout les maux de la société.



Je m’indigne en tant que Comorien, je m’indigne en tant que client. Je somme à la Mmawe, à l’Etat et aux autres Sociétés, de reconnaitre et de respecter les droits du peuple comorien et des clients des Sociétés d’Etat.
Si tu as la foi, aimes ton pays ’’ Anlama t’ul Iman, Hubul watwan’’ !







Dima Aboubacar

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