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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Quand les sambistes entrainent les comoriens dans la diversion

27 Mars 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

 

Quand les sambistes entrainent les comoriens dans la diversion

Mitterrand disait ‘’ l’excès du langage est un procédé coutumier à celui qui   veut faire diversion’’. C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui avec Sambi et les siens. Furieux, remontés contre l’héritier du Relais et de la Continuité, les sambistes déclarent d’être entrés en dissidence ave Ikililou. Et déclarent, je cite’’ nous laissons le soldat Ikililou nager seul au milieu des requins’’. Aux yeux du peuple comorien, ces démissions et cette dissidence ne feront reculer le peuple devant le procès qui les attend tous au lendemain de cette révolution pacifique visant à libérer un peuple qu’ils ont tous trahi avec tout ce qu’on a vécu ces sept dernières années. Même dans le ventre du requin comme lui souhaitent Sambi et les siens, mais le peuple seul juge, les alignera tous sur le banc des accusés et sans exception. Ce n’est pas parce qu’aujourd’hui, lâchent ikililou dans la nature que le peuple va leur accorder la moindre clémence alors que tout le monde a participé aux crimes financiers, moral et social qui ont atteint les citoyens que nous sommes.


 

Ayant compris que la colère du peuple va frapper fort, les sambistes s’efforcent à accompagner cette révolution citoyenne en dénonçant à leur tour la trahison du président Ikililou envers les comoriens. Une attitude que nous refusons dans la mesure où nous savons tous que ce qui les préoccupe et les hante en même temps, ce n’est pas cette misère qui frappe un peuple sans défense, mais le fait qu’Ikililou les a écarté du pouvoir. Nous savons tous que ces gens là vivent aisément après avoir volé au peuple et ce n’est pas l’argent qui leur manque. Ils ont peur de se faire rattraper par les affaires et se trouver en prison. Or, s’ils étaient dans les affaires, ils seraient sans doute protégés par leur statut. Aujourd’hui se sentent menacés par la détermination d’un peuple las par leurs méthodes de gouvernance et tentent vainement de convaincre sans succès. Tout le ‘’Relais qui rassure’’ sera traduit en justice, jugé et jeté en prison pour ‘’ crime contre le peuple comorien’’.

 


Dans sa lettre de démission l’ancien premier flic de Sambi dont on connait ses responsabilités dans les élections truquées frappées par l’achat des consciences avec l’argent du contribuable comorien, mentionne les trois raisons qui l’ont poussé à rendre son tablier. Mr Barwane déclare :’’ Ainsi ma disponibilité à servir loyalement votre politique n'obéissait qu'à une triple exigence :


- De fidélité à vous-même
- De réussite et de succès à votre politique
- De conformité aux objectifs fixés par le président SAMBI dont vous avez été choisi, donc principal bénéficiaire pour en assurer le relais’’
. Ces trois maximes de l’ancien ministre de Sambi dépassent notre entendement. La question que l’on se pose : est-ce que c’est devant Sambi qu’Ikililou a prêté serment le coran à la main ou devant le peuple comorien et la Cour constitutionnelle ? Quels objectifs nous parle Mr le ministre aujourd’hui ? Aucun si ce n’est les détournements des deniers publics reconnus par Sambi lui-même mais la différence entre lui et le peuple est que, lui a préféré porter plainte devant Allah, et quant au peuple, a porté plainte devant la justice et même si tout a été enterré dans le cadre du Relais mais le peuple s’approche à la vérité et traduira tout le monde en justice.


 

On a compris à partir de cette réunion restreinte tenue au domicile de Sambi, ordonnant les siens à ouvrir les hostilités contre Ikililou, le chiisme a été au menu. Dans la même lettre de démission le ministre plonge tout le monde dans le doute, lorsqu’il déclare : ‘’ Un héritage qui, outre l'unité retrouvée, avait permis d'ancrer notre pays dans un monde islamique multi polaire, ouvert et tolérant, d'y nouer des liens solidaires et permettre à notre pays de retrouver un certain rayonnement sur le plan international.



Tout cela n'aurait été possible sans les efforts et la détermination du président SAMBI
’’. Que voulait réellement dire notre ministre ? Que la loi promulguée par Ikililou interdisant toute religion à part l’Islam et la Suna chafiite est l’une des composantes qui déclenchent ce divorce entre lui et Sambi ? Absolument oui, et cela se justifie aujourd’hui par la sortie spectaculaire d’un des vecteurs du chiisme dans notre pays, Ustadh Mahmoud Abdallah Ibrahim originaire d’Anjouan qui signe une tribune ‘’ le chiisme est une branche de l’Islam’’.


 

Chez les sambistes on reproche Ikililou de se partager les délices du pouvoir avec des personnes qui n’étaient pas du même bord politique au moment de son élection, oubliant que ces mêmes personnes qui l’accusent de trahison, n’ont pas voté pour Sambi mais pour Kaambi El Yachroutu. Il s’agit d’Ahmed Jaffar, Dossar, Sidi, Abdourahim Said Bacar… Ils ont balayé les Dr Maecha, Kamar Ezamane, Abbas Med Dahalani, Mlimva alias MADAO, qui entre le choléra et la peste, (Sambi et Ibrahim Halidi) ont choisi le choléra, pourtant n’ont jamais senti l’odeur du pouvoir. Nous sommes vraiment devant le Relais et la Continuité. N’est-ce pas ? Alors pourquoi de tels procès aujourd’hui ?


 

Devant ce tableau sombre que nous trace les sambistes, qu’ils sachent que le peuple les jugera tous ensemble. Ils sont dans un même panier et tirer aujourd’hui sur Ikililou, cela ne change en rien quant à leur culpabilité dans le mal qui ronge notre pays. Par contre on ne peut passer sous silence le courage du vice-président Fouad Mohadji appartenant lui aussi au Relais, qui s’est exprimé publiquement pour indexer le président de la république et le gouverneur de Mohéli, tous les deux entrain de marcher sur la constitution. On aurait aimé attendre un Kaambi El Yachroutu qui se plaignait dans les coulisses entant que vice-président d’Azali ou Idi Nadhoim qui confirme d’être riche dans un conférence de presse  avant de déclarer à la fin du régime que seul Sambi décidait ( kamrantsi owuchoiyi ). Il faut que ça change car le peuple n’est pas dupe.


 

Nous lançons donc, un appel au peuple comorien de rester vigilants et de ne pas céder à la diversion de ces hommes qui ont compris que vous avez désormais décidé à arracher votre bonheur des mains des traitres.


Ibrahim Aly

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