Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Soimadou:" l'opinion constate une défaillance..

13 Février 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Mohamed Abdou Soimadou : ‘l’opinion constate une défaillance de soutien, de cohésion, de rassemblement et d’une unité dans la pensée et dans l’action’’

 

NB/comoresactualites:  cet homme qui est un véritable caméléon et mange à toutes les sauces fût, Front démocrate, Djohariste, Takiste, Azaliste, Ridja, Sambiste et aujourd'hui Ikililou et demain... Comment Ikililou peut avoir à confiance ce genre de personnes? C'est fou!

 

Pour Mohamed Abdou Soimadou, le président du comité préparatoire du congrès national constitutif de la nouvelle formation politique dite de soutien à l’action du président Ikililou, le parti se crée par “nécessité”. Les hommes et les femmes engagés dans la démarche ne font que traduire à travers le projet, la volonté du président Ikililou pour corriger, notamment, la défaillance de soutien et d’unité dans la pensée et dans l’action qui fait défaut.

Vous êtes l’un des acteurs engagés dans la création d’une nouvelle formation politique dissidente de la majorité de la Mouvance présidentielle, qui a porté le président Ikililou au pouvoir. Pourquoi créer un parti maintenant ?

La création d’un parti n’est jamais une décision qu’on prend sur un coup de tête ; c’est la volonté des hommes et des femmes qui décident de porter un projet et proposer une réponse sociale et politique aux problèmes qui se posent. J’ai toujours dit qu’on ne crée pas une formation politique pour le plaisir d’en créer une car, si tel était le cas, le paysage politique comorien est déjà trop chargé à tel point que le citoyen ne se retrouve même pas. Notre intention est d’œuvrer pour apporter autre chose. Mais en réalité, la réponse à cette question viendra avec le temps puisque le parti démontrera de lui-même sa nécessité d’exister. Et je peux promettre que dans six mois, les Comoriens conviendront de cette nécessité.

Est-ce un parti de la mouvance, une dissidence, comment vous positionnez-vous par rapport à ce cadre-là ?

Le parti est ouvert à toute personne qui soutient l’action du président Ikililou. Il est ouvert à des individus mais pas à des partis. On est parti du fait que ce qu’il faut au président de la République c’est une formation suffisamment solide et crédible pour accompagner son engagement. Or, ce n’est pas le cas avec cette pléthore de partis tout autour. L’opinion constate une défaillance de soutien, de cohésion, de rassemblement et d’une unité dans la pensée et dans l’action. Tout cela est impossible avec quarante partis. Notre objectif est donc de combler ce vide, assurer la stabilité par rapport à ce cadre mouvant qui est tout à fait le contraire de ce qu’il faut au président. Ce qu’il faudrait savoir, ici, c’est que certains fuient le réel débat. Il faut que chacun parmi nous assume ses responsabilités.

Voulez-vous préciser le rapport entre la mouvance et cette nouvelle formation ?

Tout ce que je peux dire c’est que nous appartenons tous au camp présidentiel. Mais les autres ont choisi de continuer à rester dans ce cadre là. Après le congrès national du parti nous verrons quel type de relation entretenir. Je rappelle que l’adhésion à la formation est individuelle.

Certains voient en cette démarche une tentative maladroite de certains parmi les initiateurs du projet pour espérer prétendre à un maroquin ou à tout autre poste politique au prochain gouvernement ?

Ceux-là fuient le débat. Dans peu de temps, ils auront la preuve concrète de notre détermination. Notre démarche est tout à fait nouvelle, nous laissons le temps pour confirmer qu’il y a nécessité de proposer autre chose aux Comoriens.

Vous allez apporter “autre chose”! C’est quoi exactement ? Quels sont les grandes lignes de votre projet ?

Cette question m’intéresse, dommage que je ne puisse pas la répondre n’étant que le président du comité préparatoire du congrès. Les dirigeants du parti seront ravis de dévoiler le contenu de notre projet dans les prochains jours.

Tout laisse penser que c’est une formation comme on en a vu qui se sont créées au cours d’une mandature mais qui n’ont pas survécu à la fin du mandat. Qu’est-ce qui garantit que la vôtre survivra ?

C’est une expérience malheureuse, mais il y a quand même des exceptions. Le pays compte, il faut le souligner, des formations créées au cours d’une mandature et qui ont conquis leur place dans le paysage politique. C’est un parti qui est promis à un bel avenir et plusieurs raisons le démontrent. D’abord la volonté des femmes et des hommes qui ont décidé de porter le projet, mais surtout les ambitions fortes qui sont à la mesure des attentes du pays. Il y a aussi le fait que le parti rassemble beaucoup de jeunes, cela crée une dynamique de confiance. Ce sont des jeunes de divers horizons, dont certains ont soutenu la campagne du président Ikililou et d’autres qui viennent d’arriver.

Ne craignez-vous pas que votre divergence avec la Mouvance crée l’effet inverse en ouvrant un conflit interne qui, à la longue, déstabilise l’action du président Ikililou ?

C’est sûr que dans un premier temps ce nouveau parti va créer d’abord une période de flottement, une période qui sera de courte durée, mais qui ne nous surprendra pas puisque nous l’attendons. A l’issue du congrès, le débat va prendre une autre dimension et c’est notre souhait, c’est-à-dire relever le niveau du débat politique. Je voudrais préciser ici que notre intention n’est pas de créer une formation pour exclure les autres. Le président de la République s’est exprimé à plusieurs occasions sur sa vision de la démocratie mais aussi sa vision de la vie politique dans le pays. Il a déploré cette pléthore de partis. Cela a motivé certains parmi nous qui sommes décidés de porter le drapeau de cette vision.

Cela veut dire que vous avez reçu la bénédiction du président dans votre démarche ?

Je crois que j’ai tout dit par rapport à cette question.

Un projet de loi relatif à “une charte sur les partis politiques” est toujours en préparation, justement, pour codifier les partis politiques dans le pays. Adhérez-vous à cette initiative ?

C’est une initiative d’un député, un projet au début mal engagé à tel point qu’il n’est pas allé jusqu’au bout. Mais l’idée, en elle-même, répond à une nécessité dans un monde où la vie politique doit être encadrée par une loi. Notre parti appuiera toute initiative allant dans ce sens là. Un parti politique doit avoir une crédibilité, des assises et une envergure pour prétendre agir et exercer.

Propos recueillis
par Saminya Bounou ( Alwatwan)

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article