Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Tragédie à Ipvembeni: 4 filles mortes noyées!

28 Janvier 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Il était aux environs de 13 heures, vendredi dernier, au moment où quatre jeunes filles, âgées de 14 à 18 ans, ont trouvé la mort, dans un impluvium située à Bandasamlini, dans les environs de la localité de Ipvembeni dans la région Mbude. “On était sept à se baigner quand Zainaba a glissé. Nous avons tenté de la sauver et nous sommes tombées avec elle”, raconte Karima Mmadi, une rescapée de cette effrayante tragédie.

 

Ipvembeni



Le récit des faits, par cette miraculée, est d’une incroyable affliction. Profitant du jour férié pour l’école coranique, sept jeunes filles se baignaient dans l’impluvium après avoir ramassé du bois sec pour la cuisson. Zainaba Youssouf, âgée de 18 ans aurait dérapé et coulé dans cet entonnoir géant et très glissant de près de dix mètres de profondeur.

En essayant de la faire monter en surface, trois autres filles (Assiata Mohamed, Amina Mohamed, Raïssa Ali) vont se noyer avec elle. La petite Karima l’a échappé belle. “J’ai tenu un bâton pour tenter de les faire monter mais elles étaient trop lourdes, je risquais de tomber moi aussi, j’ai lâché prise”, a-t-elle confié avec angoisse. Elle et les deux autres filles vont prendre leurs jambes à leurs cous pour aller chercher de l’aide. Trente minutes plus tard, les secours en provenance de la ville seront sur place. Mais il sera bien trop tard.

Le docteur Randrianary Michel Herich, médecin au centre de santé communautaire de Ipvembeni, a confié que les trois filles étaient déjà mortes en arrivant au centre hospitalier. “Une, seulement, présentait des signes de vie à son arrivée ici. Elle avait des aliments qui sortaient de la bouche“, a-t-il expliqué. Mais le médecin malgache avait décidé de les transférer toutes à l’hôpital El-Maarouf.

Et c’est sur le trajet entre Ipvembeni et Moroni que la quatrième fille a rendu l’âme, elle aussi. “Si nous avions un oxygénateur, nous aurions peut-être pu sauver celle-là“, a-t-il regretté. Le médecin a concèdé qu’il ne pouvait pas prévoir des interventions de noyade dans les hauts plateaux. “Le manque aussi d’une ambulance n’a pas facilité le transfert médicalement assisté vers l’hôpital El-Maarouf“, s’est-il insurgé.

Des personnes que nous avons rencontrées, samedi à Ipvembeni, ont affirmé que ce réservoir d’eau a été construit dans les années 50, par les Colons qui vivaient à Bandasamlini. A en croire Ali Mohamed Ali, un agriculteur, il s’agissait du troisième cas de noyade dans ce même bassin artificiel. La mère d’une des victimes exige, qu’il soit fermé et interdit d’accès aux enfants. “Nous ne voulons plus vivre ça“, a-t-elle dit sous le choc.

La cuve, qui a depuis, était réhabilitée à l’aide de chambre à air et du goudron, est utilisée dans l’irrigation agricole.

Toyb Ahmed

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article