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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Trois Affaires pour les Comores

3 Mai 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Trois Affaires pour les Comores

Trois Affaires pour les ComoresEn ce mois d'avril 2013, les Comores sont secouées par trois affaires dont chacune est plus grave que l'autre. Il est donc nécessaire de faire un tour d'horizons pour clarifier un certain nombre de points obscurs.

Tout d'abord au sujet du bateau contenant les 20 tonnes de drogues arraisonné en Italie. Selon le ministère comorien des relations extérieures, l'Italie a saisi les Comores en vue de l'autoriser à inspecter 3 bateaux soupçonnés de transporter de la drogue. Le gouvernement comorien n'a pas jugé utile de donner un avis favorable. Malheureusement, un des trois bateaux a quitté la zone internationale pour naviguer dans les eaux italiennes. C'est alors, que les douanes italiennes l'ont arraisonné, et ont découvert les 20 tonnes de drogue. Une enquête est ouverte en Italie et l'Ambassade de France à Moroni, représentant l'Union européenne, a remis aux autorités comoriennes, une lettre du gouvernement italien à ce sujet.

Pour ce qui est du bateau concernant le trafic d'armes, les autorités égyptiennes doutent de la légalité de la cargaison, mais de nouveaux documents officiels comoriens, remis par le biais de l'Ambassade des Comores en Egypte, tendent à le prouver. C'est ainsi que ce trafic d'un autre genre, dont de hautes personnalités, utilisant des passes droits, pullulent dans notre administration. Pour ce cas d'espèce, ce bateau battant pavillon comorien a pour armateur, Directeur HSS El Fahimi , et défendu corps et âme par, le FNJ, dont Ahmed RACHID, se trouve comme par hasard au Caire.

Les armes sont destinés aux Comores, mais là ou le bas blesse, au lieu de porter l'adresse du ministère comorien de la défense, les importateurs seraient SHEMIR et MZIMBA. Et c'est cela qui pose problème aux autorités égyptiennes. L'Ambassadeur des Comores en Egypte, DJAFFAR fait le tout, pour laisser partir le bateau. Comme les autorités au plus haut niveau, protègent les magouilles, le gouvernement comorien va dénouer l'affaire en fournissant probablement de faux documents de commande etc. Reste à savoir où vont les armes. S'ait-il de réarmement de guérillas, ou de pays frappés d'embargo ? Ces questions méritent de réponses car il n'y a pas si longtemps lors d'une opération de tentative par les forces spéciales françaises de libérer un otage dans les mains de terroristes somaliens, un hélicoptère est abattu avec des armes provenant des stocks de l'AND. Elles auraient été vendues du temps où Gamil était chef d'état major.

Au sujet de la tentative d'assassinat du chef de l'état, le complot était bien ficelé. Comme Dieu est toujours du côté des Comores, un détail a fait tout dériver.

Pour comprendre cette affaire, il faut remonter du temps où des militaires dits libyens, avaient assiégé le pays. Ces hommes ont été recrutés à Paris, par un ancien mercenaire du nom de PHILIPPE, qui a vécu aux Comores pendant 11 ans du temps de Bob Denard, avant de se mettre à son compte à Bordeaux. Il avait négocié avec SAMBI ce marché, dont la Libye de Kadhafi réglait la facture. Cet exemple montre bien que l'ex Président SAMBI a renoué avec les mercenaires bien avant la fin de son mandat.

SAMBI a-t-il repris contact avec Patrick KLEIN pour régler ses comptes avec Ikililou DHOININE, depuis le temps où il lui a enlevé la signature sur le compte ouvert sur l'argent de la citoyenneté ? Pour trouver la réponse à cette question, le FNJ et l'ambassade des Comores à Paris détiennent le secret. 

Le recrutement des mercenaires noirs sont faits à Orléans, par Patrick Klein. Beaucoup d'entre eux travaillent dans une société de sécurité comme l'a été TOIYIB. De ses relations avec le Président Mohamed TAKI, Patrick KLEIN a gardé des adresses comme celle de SATOULOU. Lequel est le point de contact sur le terrain en charge d'une partie de la logistique. Il a aussi des contacts parmi les militaires, notamment AMDJAD. 

Dans cette entreprise de malfrats est venu se greffer la question du trafic d'armes. Des autorités comoriennes dont l'enquête égyptienne ne tardera pas à dévoiler les identités, mènent depuis un certain temps des trafics d'armes. 

Au jour d'aujourd'hui, M. Ahmed RACHID, un haut responsable du FNJ, se trouvait comme par hasard en Egypte au moment, où, un bateau transportant des armes de contrebande, est arraisonné par les autorités égyptiennes. Si ce bateau n'était pas arraisonné, il aurait du être à Moroni, 7 jours, après. Or, cela correspondrait à l'arrivée de mercenaires chargés de l'exécution du président Ikililou DHOININE.

Ici il faut bien comprendre que si Bob DENARD réussissaient ses coups avec peu d'hommes, c'est parce que à l'intérieur de l'AND, il y avait les éléments de l'ancienne GP, qui étaient toujours prêt à lui prêter mains fortes. Comment alors comprendre qu'une petite poignée de mercenaires soient venus pour faire un coup d'état ? 

La mission des mercenaires, s'ils étaient allés jusqu'au bout, c'est le vice-président Fouad MHADJI qui aurait assuré l'intérim car la nouvelle constitution prévoit en cas de vacances, le vice président de l'île de la tournante termine le mandat, si le président vacant a dépassé les 900 jours . En regardant de si près son dernier discours, combien de fois, il a fait allégeance à l'ancien président. Etait-ce les prémices d'une nouvelle nuit de noces ou bien un hasard de calendrier ? En tout cas, si l'intéressé a juré ne pas avoir les moyens, d'autres se sont chargés à sa place. 

Les relations entre FNJ et HSS éclairciront cette question. Le premier étant le parti de l'ex-président et le second une société assurant ses arrières. Ces deux structures se trouvent au centre du trafic d'armes dont le bateau est en Egypte. Une partie de ces armes devaient servir à l'élimination du Président Ikililou DHOININE pour créer un vide juridique dont les autorités allaient combler d'un trait de plume comme à l'accoutumé. 

Une fois que les armes ont été bloquées, il a fallu improviser un plan B. Des militaires ont fait les VRP à Anjouan, sans trouver les armes qu'il fallait. C'est ainsi que dans un plan C, les organisateurs décident d'apporter les armes pendant la nuit et en hélicoptère depuis la Région de Nossi-BE à Madagascar. La direction des opérations étant à Mayotte. L'avantage de ce système est que le pilote n'avait pas besoin de demander une autorisation de survol à Mayotte prétextant que c'est un vol comorien. C'est ainsi que les armes sont déposées au devant de la maison des assaillants, sans qu'un coup de fusil n'est pu être entendu. L'opération n'a pas été difficile dans la mesure où l'autonomie d'un hélicoptère se situe entre 600 et 700 km et les conditions météo ayant permis aussi un vol à basses altitudes.

Une fois l'hélicoptère parti, les militaires de permanences qui disposaient de certains éléments non probants, se sont rendus sur à la maison proche du lieu d'atterrissage. Ils sont tombés de nu. Les hommes sont arrêtés et les armes récupérés, ainsi que leur portable.

Patrick KLEIN, le recruteur et probablement directeur des opérations, a voulu se rassurer du bon déroulement de l'opération. Il a appelé à plusieurs reprises Joris, chef opérationnel. Non seulement le téléphone qui se trouvait dans les mains de la gendarmerie, ne répondait pas, mais en plus sa photo de KLEIN s'affichait sur l'écran. Le lien entre Klein et les assaillants est établi. 

Au jour d'aujourd'hui, 15 personnes sont en mandat de dépôt parmi eux : Nkombe Amba Joris Congo, Ahamada Soilihi Mbeni, Babatay Moroni, Amdjad Chouani, Ekila Bomanga Velda Congo, Elamine Moutafa Tchad, Fakra Med hahim Mutsamudu , Toiyib Maarouf Moroni ,Ahamada Satoulou Mawéni , Mahamoud Abdallah Domoni .

Peut-on alors espérer un procès équitable. Pas si sûr. Les vrais protagonistes, à savoir Fouad MHADJI, Mohamed ALI SOILIHI, pour sa couverture de l'introduction pressentie, frauduleuse des armes de l'opération, Madi Ali, conseiller du Président et dirigeant du FNJ, Djanfar, Ambassadeur des Comores en Egypte, membre du FNJ, actuellement en négociation pour la libération du bateau, en leur qualité de témoins, l'ex-Ambassadeur à Paris MIRGANE et cheikh AA, pour leur relation avec Patrick KLEIN, Hamada Madi Boléro pour son rôle dans la fausse commande devant permettre la levée de l'immobilisation du bateau en Egypte, Gamil et Bastu, pour la vente d'une partie des stocks d'armes de guerre à des fins terroristes etc ...

En tout cas dans un pays digne du nom, il aurait fallu que deux autres enquêtes, l'une pour le trafic de stupéfiant, l'autre pour le trafic d'armes, or rien de tout cela n'intéresse personne. Les autorités préfèrent amuser la galerie sur la tentative d'assassinat du Chef de l'état, sachant qu'aucun des gens arrêtés ne connait ni le commanditaire, ni le financier ni les intentions de leur mission. 
SOURCE  :  MLIMADJI  BLOG 

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