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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Un Mahorais président de l'Union des Comores!

14 Février 2013 , Rédigé par Aimons les Comores


Piloté par le journaliste Hakime Ali Saïd, le comité pour “le respect de la constitution de l’Union des Comores” va saisir les instances internationales et la cour constitutionnelle des Comores pour qu’en 2016, à la fin du mandat du président Ikililou Dhoinine, la course à la présidence de l’Union des Comores soit ouverte aux seuls natifs de l’île de Mayotte comme l’indique la constitution en son article 13. La présidence est tournante.

 

Hakime_Ali



Après le Grand comorien Azali Assoumani, l’Anjouanais Ahmed Abdallah Sambi et le Mohélien Ikililou Dhoinine, aucun Anjouanais, ni Mohélien ni Grand comorien ne peut présider à la destinée de l’Union des Comores. Il serait un président anticonstitutionnel. La cour constitutionnelle des Comores aura trois mois pour se prononcer sur le recours du Comité. Pour pousser la cour constitutionnelle à rejeter le recours du comité, Hakime Ali Saïd estime que certains politiques notamment de Moroni vont chercher à se refugier derrière l’article 44 de la constitution. Article qui stipule que les institutions de Mayotte seront mises en place dans un délai n’excédant pas six mois à compter du jour de son retour dans le giron comorien.

“La question qui se pose pour 2016 est celle de la présidence de l’Union et non celle de la situation de Mayotte. Une réponse négative de la Cour constitutionnelle discréditerait désormais toutes les condamnations de la France et des mahorais par les Comores sur la question de Mayotte“, conclue Hakime Ali Saïd. Si la cour accepte le recours, se posera seulement un problème d’organisation des primaires à Mayotte puisque l’île est sous occupation française. A se sujet le comité répond qu’il appartient au président de l’Union garant de la constitution de tout faire pour la tenue des primaires.

Si aucun accord avec l’occupant n’est obtenu, rien n’empêche que ces primaires se déroulent à Anjouan ou en Grande Comores avec comme seuls candidats, des Comoriens natifs de Mayotte. Depuis plus d’un quart de siècle, les autorités comoriennes successives condamnent chaque année la France et les Mahorais sur la question de l’appartenance de Mayotte à la République Française. Malgré toutes ces condamnations, rien ne change, les discours permettent d’amuser la galerie et, sur le terrain, Mayotte est plus française, plus européenne qu’en 1975, et chaque jour des dizaines d’habitants de l’Union des Comores tentent au péril de leur vie, d’élire domicile à Mayotte.

L’Union des Comores se retrouve aujourd’hui parmi les pays les plus pauvres du monde, et Mayotte a du mal à réussir un développement économique et social harmonieux parce que toutes ses programmations d’infrastructures à construire sont chaque année faussées par une immigration extrêmement difficile à juguler. A coté de cela les voisins immédiats de l’archipel des Comores, notamment les Malgaches, les Mauriciens et les Seychellois ont le sourire en coin quand ils assistent au spectacle souvent ridicule qu’offrent les habitants de l’archipel “géographique” des Comores quand il est question de priver les Mahorais d’une place dans la Commission de l’Océan indien, ou quand il s’agit de condamner un ministre malgache qui reconnait l’appartenance de Mayotte à la France.

Mayotte cette terre ou aucun président comorien en exercice n’ose tenter de fouler comme l’a fait le courageux feu président Ali Soilih.

Ali Abdou

COMORESACTUALITES

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