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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Vous vous souvenez de Bashar et d'Albalad?

19 Février 2013 , Rédigé par Aimons les Comores

Numéro 440 d'albalad (Comores)

 

 

Les anciens employés d’Albalad en colère

 

 

 

Les employés ont manifesté leur mécontentement devant le directeur général qui s’est rendu dans le siège pour la première fois depuis l’annonce de sa fermeture. Ce quotidien aurait fermé sans s’acquitter des employés.  

 

Une altercation sans violence entre le directeur général d’Albalad Youssef El Harare et ses employés a failli tourner au vinaigre. Un appel anonyme aurait averti la gendarmerie que les employés d’Albalad seraient entrain de mener des actes de sabotage sur le bâtiment et auraient prévu de mettre le feu au siège de ce quotidien qui  a fermé ses portes depuis presque 4 mois.

 

Aussitôt avertie, une unité du Peloton d’intervention de la gendarmerie nationale (PIGN) a débarqué. Mais sur place, elle a constaté le contraire. Ces employés mécontents de la façon dont ils sont « traités par la direction », ont empêché le directeur de repartir sans qu’il donne suite à leurs revendications. « L’affaire s’est vite arrangée à la police nationale », a-t-on appris et le PIGN est reparti sans arrestation.

 

Depuis la fermeture de ce journal de l’homme d’affaires franco-syrien Bachar Kiwan, ses employés remuent ciel et terre pour faire valoir leurs droits. D’un rendez-vous à un autre et d’une procédure à une autre, les dirigeants de ce holding remettent aux calendes grecques, les échéances pour payer les droits de licenciement de ces employés.

 

Mohamed Hamidou ancien directeur des ressources humaines condamne l’attitude « de mépris et d’humiliation » dont ils sont victimes. Il fait référence à ce directeur qui n’aurait jamais cherché à rencontrer le personnel, ni la commission mise en place. « La patience a des limites », a-t-il martelé. « Nous attendons aujourd’hui même (mardi ndlr) qu’on  nous remette la copie de la fiche signalétique du transfert de nos salaires », a-t-il avancé. Mohamed Hamidou croit que le personnel d’Albalad n’est pas en grève, car « il n’y a eu aucune note qui montre que nous sommes licenciés. Tout a été fait verbalement », a-t-il continué.

 

La direction aurait pris l’engagement devant l’inspection du travail de régulariser la situation des salariés mis à la porte à partir des premières semaines de janvier. Malheureusement, « non seulement elle ne l’a pas fait, mais elle aurait payé une partie. Nous demandons que le transfert soit fait dans sa totalité et non partiellement », a-t-il conclu.

 

Maoulida Mbaé - LGZT

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