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Tous les anciens parlementaires presents
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Tous les anciens parlementaires de Mayotte étaient presents à l’Elysée mardi soir, parmi
lesquels Marcel Henry, l’ancien sénateur dont la presence à Paris était incertaine. Les anciens deputes Jean-François Hory, Henry Jean-Baptiste et Mansour
Kamardine avaient également répondu à l’invitation du president du Conseil general, Ahmed Attoumani Douchina. Outre les représentants des partis politiques, Saïd
Omar Oili, le prédécesseur de M. Douchina, était lui aussi de la delegation.
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Après une heure et demi de discussions avec Nicolas Sarkozy – une première dans l’histoire de l’île – les élus mahorais n’ont pas caché leur
enthousiasme. “Le président a décidé de tenir un discours franc. Il pense qu’il faut se dire les choses et ne rien se cacher. C’est la bonne méthode”, a estimé l’ancien
président du Conseil général, Saïd Omar Oili (Néma). “Le président a eu les mots et la détermination qu’attendent les Mahorais. Il a été convaincant”, a pour sa part
remarqué le député Abdoulatifu Aly (MDM).
Pourtant, les annonces de Nicolas Sarkozy ne répondent pas à leurs attentes premières. Ils espéraient une départementalisation en 2009 : elle n’interviendra qu’en 2011, si les
Mahorais votent pour le 29 mars prochain, date désormais officielle de la future consultation de la population sur le statut. Ils souhaitaient une application immédiate des minima
sociaux : elle sera au contraire progressive, et longue. Ainsi le RSA ne sera mis en vigueur qu’en 2012 à Mayotte, et ne correspondra qu’à 25% du taux métropolitain. Ils voulaient
la mise en place de deux assemblées (un Conseil général et un Conseil régional) comme dans les autres départements d’outremer : ils n’en auront qu’une... Ils pensaient savoir
quelle sera la question posée aux Mahorais en mars prochain : ils n’ont pas eu de réponse, même si, a assuré le president de la République, “elle sera claire”, et “on
pourra y répondre par oui ou par non”.
Par ailleurs, comme convenu, le droit commun en matière de fiscalité sera appliqué en 2014, ce qui renvoie à cette date la possibilité, pour Mayotte, d’accéder au statut de Région
ultra-périphérique de l’Union européenne.
Malgré ces adaptations que certains Mahorais jugent trop lentes, les membres de la délégation se sont dits satisfaits. “Le plus important, c’était que le président nous
confirme sa volonté de répondre à la demande des Mahorais”, a expliqué M. Aly. “La départementalisation demandera du temps et du travail. C’est une nécessité. Mais tous
les DOM ont suivi cette voie. Mayotte sera l’île qui aura eu le temps d’adaptation le plus court”, a-t-il annoncé.
“La départementalisation sera progressive et adaptée, comme les autres”, a ajouté Ahmed Attoumani Douchina, le président du Conseil général. “Il n’y a pas de honte à
avoir avec cette période, car tous les DOM sont passés par là.”
Yves Jégo, le secrétaire d’Etat à l’Outremer qui a participé à la réunion, a rappelé que cette adaptation sera nécessaire “notamment dans le champs social”. Il faudra
quelques mois pour certaines adaptations, “15 à 20 ans pour d’autres”, a-t-il expliqué Il a cependant confirmé que dans certains domaines jugés essentiels comme
l’état-civil ou la justice, “il faudra aller vite”. Pour cela, “l’Etat mais aussi les élus devront travailler”, a-t-il ajouté. Il a également réaffirmé que la
justice cadiale devrait disparaître.
RC
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