Nous vous proposons pour rafraichissement de mémoire la première interview de Son Excellence M. Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, président de l'Union des Comores qu'il a accordée à la Radio France Internationale, à la veille de son investiture. (http://www.rfi.fr/actufr/articles
Extrait : ( ... )
Ahmed Abdallah Sambi : Nous allons instaurer la justice. Moi je crois qu'il faut avant tout avoir une justice, qui sera notre gardien à tous, donc ce sera le premier chantier.
RFI : Si vous êtes élu, promettez-vous de quitter le pouvoir dans 4 ans comme la Constitution vous y oblige ?
Ahmed Abdallah Sambi : Ha oui, absolument, absolument. Je sais que 4 ans c'est pas beaucoup avec un bon dirigeant, mais c'est beaucoup avec un mauvais dirigeant, et moi je ferais tout pour donner l'exemple. En 4 ans si on a le pouvoir, on peut faire beaucoup, beaucoup de choses.
RFI : Et allez-vous demander une éventuelle révision de la Constitution pour pouvoir rester au pouvoir dans 4 ans ?
Ahmed Abdallah Sambi : Bon, je pense que ceux qui disent que lorsqu'ils ont rien à dire...mais avant d'aller en Iran j'ai été en Arabie Saoudite, j'ai fait des études théologiques en Arabie Saoudite, à l'Université de Médine, donc je ne vois pas pourquoi ...ha... on essaie de me diaboliser...... bon moi c'est vrai je suis un théologien, c'est vrai que je suis un pratiquant mais personnellement comme je viens de le faire pendant la campagne j'ai jamais dit que je vais instaurer par exemple un régime islamique parce que pour moi pour le moment, bon c'est pas ce que le peuple comorien le demande. Je crois très bien que le régime islamique est un bon régime mais pour le moment je ne le crois pas...peut être après les deux tournantes, le peuple comorien va le demander. Mais pendant cette période que je serais président, je ne veux pas instaurer un régime islamique.
Ahmed Abdallah Sambi : Non, pas du tout. On a essayé de dire que je veux obliger aux femmes de porter le voile, et c'est pas ça, non.
RFI : Si le Conseil de sécurité vote des sanctions contre l'Iran, est-ce que vous vous y opposerez ?
Ahmed Abdallah Sambi : Haha (rire), vous savez , j'étais en Iran en tant qu'étudiant, pour le moment j'ai pas de relations avec l'Iran, je sais que maintenant l'Iran comme d'autres pays musulman vont chercher à renouer des relations avec nous et moi je vais accepter y compris les relations avec l'Iran, mais nous sommes un petit pays, on ne va pas être contre le Conseil de sécurité.
RFI : les autorités françaises ont annoncé l'expulsion de Mayotte de 12 000 comoriens cette année, comment réagissez-vous ?
RFI : votre pays a connu une vingtaine de coups d'état en 30 ans, qu'est ce qui vous fait dire que l'époque des Bob Denard est terminée ?
Ahmad Abdallah Sambi : L'époque ... de Bob Denard est terminée tout d'abord parce que aujourd'hui un peu partout dans le monde entier bon, on n'accepte plus les coups d'état, et le peuple comorien ne veut plus entendre de coup d'état, ça c'est le plus important, bon j'ai pas tellement peur, j'ai pas peur de ce genre de chose.
*Contribution de Charafaine Hamdane
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