Chaque chambre est spécifique : Il y a des chambres vanille, des chambres ylang et des chambres noix de muscade. D'après le directeur de l'hôtel M. Hadi, le choix des fleurs est fait pour montrer aux touristes l'originalité des Comores dans ce domaine.
Au départ, les travaux étaient estimés à 1,2 millions d'euros, ils en ont engloutis 2,2 millions. ''La cause, c'est qu'il y a un manque de main d'œuvre appropriée aux Comores. Nous étions obligés de faire appel à des techniciens syriens pour faire les travaux'' confie Hadi. ''Il y a également le retard des containers. Nous avons payé des techniciens pour venir faire les travaux. Ils sont restés un mois sans rien faire car les containers n'étaient pas arrivés. Ils sont repartis et nous étions obligés de faire appel une seconde fois. Cette première phase constitue une bonne leçon, nous ne répéterons pas les mêmes erreurs dans l'avenir'' a expliqué le directeur de l'hôtel Itsandra.
En ce qui concerne le personnel cent vingt cinq agents sont déjà sur place, mais après un mois d'essai le personnel sera réduit à quatre vingt dix. ''Seuls ceux qui ont les qualités requises seront engagés''. En ce qui concerne les problèmes d'eau et d'électricité, Ahmed Djaroudi révèle qu'une foreuse est attendue bientôt pour creuser un puits dans le site, mais pour l'électricité ''il s'agit d'un problème qui exige une solution générale, on est obligé de vivre avec'', déplore-t-il.
Par ailleurs, Ahmed Djaroudi a présenté un projet de construction d'un nouveau bâtiment qui sera composé de cinquante chambres, d'une piscine, de salles de bain et de deux restaurants au sein de l'hôtel. ''Ce projet est évalué à 7 millions d'euro et prendra fin en 2009''.
Selon Ahmed Djaroudi, il n'y a pas de participation de l'Etat dans ces projets. ''Il s'agira d'un contrat de bail d'une durée de quarante ans, l'Etat étant toujours propriétaire du site''.
''Le loyer annuel pour le site est de 5000 euros/mois ; ce sont les retombées directes de l'Etat. Il y a également la taxe de consommation et la taxe de nuitée qui est à 1000fc par client et par nuit. Mais le plus important c'est la création des emplois, car sur 125 employés de l'hôtel il n'y a que trois étrangers'' avance Ahmed Djaroudi.
Ahmed Djaroudi estime que, grâce à la position des îles, il y a beaucoup de potentialités aux Comores : ''Il n'y a pas de différence entre la Réunion, Maurice, Seychelles et les Comores''. Il s'agit, selon lui, d'un pays encore inexploré et où la sécurité est garantie : ''On doit maximiser les atouts et les avantages car il y a le potentiel nécessaire pour se développer''. Dans sa lancée, Ahmed Djaroudi a déclaré : ''Il n'y a pas de raisons que les Comores ne soient pas plus développées que les autres îles'' et a conclu : 'Notre but est d'amener les gens à visiter les Comores et il va falloir plusieurs années pour que cela se concrétise''.
* Photo : Vue de l'hôtel Itsandra
Abouhariat Saïd Abdallah
Source : Al-watwan N° 1226 du 5 janvier 2009
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