Selon le président du nouvel élan pour Mayotte (Néma) cité par l'AFP, le "oui" à la départementalisation devrait l'emporter au référendum "par ignorance" de la feuille de route du gouvernement, notamment pour les prestations sociales et les impôts. "Aucun élu n'ose aller expliquer aux Mahorais le contenu de ce document parce que si on expliquait ce qui est vraiment marqué dans le pacte gouvernemental, ce serait le non qui l'emporterait", a-t-il déclaré à l'AFP, ajoutant : "On souhaite tous que le oui l'emporte mais on souhaite aussi qu'il y ait au moins une explication, pour que les gens puissent aller voter en leur âme et conscience".
L'ancien président du Conseil général (2004-2008) affirme publiquement depuis quelques jours que le Pacte est de la poudre aux yeux. « On prend les gens pour des imbéciles », a-t-il lancé récemment. « Encore une fois, toute la classe politique se satisfait d'une coquille vide qui a pour nom le département, mais personne ne se soucie de ce qu'elle contient ». Sa critique porte notamment sur le calendrier des prestations sociales, qui atteindront le niveau métropolitain dans 25 ou 30 ans selon le Pacte. « C'est beaucoup trop long. C'est oublier qu'à Mayotte, beaucoup de gens attendent ces prestations ». Selon M Oili, « il pourrait y avoir une explosion sociale d'ici quelques années », peut-être même avant que Mayotte ne devienne officiellement un département, en avril 2011.
Il pense par ailleurs que la formulation retenue pour la consultation du 29 mars est trop compliquée et sujette à "interprétations".
Lors de sa visite à Mayotte, le secrétaire d'Etat à l'Outremer, Yves Jégo, avait critiqué ceux qui n'adhèrent pas au Pacte et s'en était pris sans le nommer à M. Oili, lorsqu'il avait affirmé que « ceux qui disent (que le processus est trop lent, ndlr) n'ont rien fait quand ils étaient au pouvoir ! »
Source : Malango Mayotte
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