Le directeur général des lieux, Soibaha Mdéré, explique que cette augmentation est du essentiellement à des malades en provenance de la Grande Comore et qui représentent, selon les statistiques disponibles, plus du tiers des malades hospitalisés en chirurgie. Le docteur Hassanaly Abdoulanziz, un des deux chirurgiens de cet hôpital, estime que ce flux est du à des raisons économiques. Selon lui, le Centre Hospitalier régional de Fomboni se cantonne à sa seule mission de service public : ''l'Etat prenant en charge l'électricité de l'établissement et l'oxygène par le biais d'une subvention du projet Cure, l'hôpital fait payer juste un droit forfaitaire de douze mille francs par intervention au patient qui doit emmener avec lui son matériel''. Dans la capitale mohélienne, une intervention est estimée entre 75 et 100.000 francs alors qu'elle est au-delà des trois cent mille dans la grande île soeur. Il y a aussi, la disponibilité : ''le patient qui vient de son Ngazidja natal se voit pris en charge par un personnel pas surchargé contrairement à El Maarouf et est opéré au bout de trois jours maximum, ce qui constitue un gain de temps pour les patients et les familles".
Pendant longtemps le Bandjini et le Dimani qui font face à Mohéli et qui sont arrosés par les radios privées de Fomboni, étaient les régions d'origine de ces patients venus de l'île d'en face.
Aujourd'hui, poursuit Dr Abdou, avec la bouche à oreille les patients viennent de toute la Grande Comore.
Côté patient à l'exemple de madame Riama qui se remet d'une opération de fibrome, on ne semble pas regretter son choix et c'est tant mieux.
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