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Pour les handicapés de Ngazidja (Grande Comore), la coupe est pleine et ils ont tenu à le faire savoir ce mardi matin.
Ils étaient une vingtaine à marcher dans les rues de Moroni, la capitale, et à s’arrêter sur le portail du ministère des relations
extérieures et à l’entrée du ministère des finances de l’Union.
Par cette marche, les handicapés veulent montrer aux autorités du pays qu’ils en ont assez du traitement qui leur est réservé. « L’Etat devrait nous prendre en charge
comme cela se passe sur d’autres cieux », plaide l’un d’entre eux.
Mais, au lieu de cette aide, « les autorités demandent de l’aide à l’étranger pour les handicapés alors que nous, nous n’en recevons rien », dénonce un autre, très
remonté.
« Ce sont trois raisons essentielles qui nous ont poussé à cette marche », explique Youssouf Anli l’un des manifestants. « Premièrement nous avons
voulu rencontrer le président Sambi depuis le début de son mandat pour lui exposer nos doléances mais on nous a empêché, deuxièmement nous avions introduit une demande au sein du
gouvernement pour qu’il nous aide à organiser les jeux des handicapés des îles de l’océan indien ici et notre demande n’a pas eu de suite. Enfin, la semaine dernière nous devrions
bénéficier d’une aide en vivre en provenance des pays arabes, mais à notre grande surprise ce sont des miettes qu’on est venu nous donner et nous avons a refusé de les
prendre », poursuit Youssouf Anli.
Au delà de ce mécontentement des handicapés, ces faits mettent au grand jour les dysfonctionnements d’un système politique qui laisse en marge les couches les plus vulnérables de
sa société.
Faissoili Abdou
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