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Le blog  Aimons les Comores de SAID IBRAHIM

Comores : La tentation des pétrodollars

24 Janvier 2009 , Rédigé par aimons les comores


Novembre 2008 - Dossier Mensuel - Comores : La tentation des pétrodollars

Economie Régionale

Les investisseurs du Golfe et du monde arabe se sont subitement pris de passion pour l'Union des Comores. L'afflux de pétrodollars et de capitaux issus des places les plus opaques de la finance internationale bouscule un pays qui se cherche, dans la précipitation et la confusion la plus totale, des dispositions législatives garantissant un échange gagnant/gagnant. Décryptage.

Donner à l'économie une impulsion, notamment grâce au programme "habitat" qui permettrait au pays d'entrer durablement dans une phase pérenne de croissance, c'était l'une des promesses de campagne d'Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, l'actuel président de l'Union des Comores. Force est de constater l'échec cuisant de la politique économique du Foundi. Aux dires de beaucoup de Comoriens, la situation est pire aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été. Les salaires de la fonction publique ne sont plus versés depuis février, la cherté des produits s'est accrue, les pénuries de carburant s'enchaînent, les nombreuses coupures d'électricité cassent le dynamisme des activités humaines et économiques, et le contexte international n'arrange rien. La révolution annoncée du mode de gouvernance n'a finalement pas eu lieu - la masse salariale des fonctionnaires représente 1,5 milliard de francs comoriens, soit 70% du budget de l'État - et la corruption continue de gangrener un pays qui souffre d'une gestion chaotique de ses maigres ressources.

Les nombreux défenseurs d'Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, élu en 2006, nuancent cependant ce constat. "Le président a fait le choix de relayer l'économie au second plan", avance un partisan de celui que beaucoup surnomment l'Ayatollah. L'homme a en effet monopolisé tous les efforts de la première moitié de son mandat vers un seul et unique objectif : ramener l'île d'Anjouan dans le giron de l'Union et casser définitivement les velléités séparatistes. Un combat politique, il est vrai compliqué au vu de l'Histoire et du contexte politique interne, que le président de l'Union a gagné, qui plus est de manière quasi pacifique, ramenant du même coup un élan de cohésion et d'unité entre les trois îles. Une victoire qui contribue encore aujourd'hui à donner au président Sambi une légitimité aux yeux du peuple comorien, malgré une atonie généralisée de son gouvernement et une absence inquiétante de perspective.

Pourtant, dans l'ombre de l'inertie de la politique économique, un groupe d'investisseurs étrangers n'a eu de cesse d'oeuvrer, à tel point que les premières réalisations de leurs nombreux et faramineux projets interpellent désormais le visiteur, comme l'habitant. Un aéroport flambant neuf, ici une banque fédérale, là un hôtel de luxe… A Moroni, tout le monde ne parle que d'eux. "Ils sont partout, ils rachètent des hôtels, des sites touristiques, amènent des hélicoptères et des avions, construisent des banques et impriment même un journal", livre avec perplexité un chauffeur de taxi.

"Ils", ce sont les membres du consortium Comoro Gulf Holding (CGH), une dizaine d'investisseurs koweïtiens, saoudiens et libanais. Présidé par Bachar Kiwan, consul des Comores au Koweït et influent homme d'affaires franco-libanais, le CGH est amené par le fils du ministre de la Défense du Koweït, le Cheick Sabah Jaber Mubarak Al-Sabah, qui détient 30% du capital de la holding.

 

12 millions de dollars pour un premier hôtel de luxe

 

La discrétion du groupe n'a d'égal que sa redoutable efficacité. D'ici la fin de l'année, Comoro Gulf Holding inaugurera la première phase de l'Itsandra Beach Hotel, anciennement le Touristique hôtel, situé au nord de Moroni. Un luxueux complexe d'une capacité de 23 chambres, une trentaine de bungalows, doté d'une marina, d'un bar et d'une salle de conférences. Dans un an, la deuxième phase gréera au complexe 50 chambres supplémentaires, deux piscines, une boite de nuit, un casino, un centre de plongée, une salle de sport, et deux cafés-bars. Coût total de l'opération : 12 millions de dollars.

Novembre 2008 - Dossier Mensuel - Comores : La tentation des pétrodollars

Bachar Kiwan, grand magnat de la presse du monde arabe, souhaitait également "combler le déficit de communication et d'information au niveau local", selon Ahmad Jaroudi, directeur général de la holding. Un souhait aussitôt exaucé, puisqu'il y a deux mois sortaient dans les kiosques comoriens les 30 premières pages de l'hebdomadaire d'information général Albalad. Écrit en français et en arabe, imprimé au Liban, le support changera de périodicité pour devenir un quotidien dès le mois de janvier, lorsque la nouvelle imprimerie basée à Moroni, elle aussi propriété de la holding, sera opérationnelle, et de nouveaux magazines devraient fleurir les kiosques. "Ils ont débauché cinq de mes meilleurs journalistes", regrette le rédacteur en chef d'Al Watwan, l'organe de presse du pouvoir.

De plus, le gouvernement comorien vient de leur octroyer une licence complète pour tous les services de télécommunication. "D'ici trois mois, nous serons le deuxième opérateur sur le marché, avec une offre téléphonie mobile et internet", conclut le directeur général.

Ahmad Jaroudi est Libanais. L’homme a déjà une grande expérience de la finance internationale. Ancien membre de Gimco, une holding présente en France et au Liban, il a ensuite créé une des plus grandes sociétés immobilières du pays du Cèdre. "En 2005, j'ai quitté mon pays à cause des troubles politiques. C'est à ce moment qu'on m'a proposé de devenir directeur général de CGH".

 

"Faire de Moroni un hub aéroportuaire régional"

 

Conscient que les multiples activités du groupe suscitent la curiosité, il tient à prévenir : "Nous sommes des investisseurs, pas des politiciens. Nous ne représentons personne à part nous-mêmes. Ni la Ligue Arabe, ni le Koweït, tout le monde peut rejoindre notre capital. D'ailleurs, beaucoup d'Européens s'intéressent à nos activités. Il y a un potentiel vierge ici, avec une contrepartie, l'absence d'infrastructures, et donc un risque. Notre rôle est double. D'une part, nous essayons d'aménager des structures et un cadre qui soient propices aux investissements, et d'autre part nous proposons des partenariats de capital à tout investisseur qui se manifeste. De plus, nous faisons intervenir des opérateurs spécialisés pour chacun de nos projets. Enfin, nous n'agissons pas en envahisseurs puisque nous intervenons dans le cadre d'un accord signé en 2006 avec l'ancien chef de l'État, Azali, autour de cinq projets majeurs : la création d'une banque, le projet touristique du lac Salé, le port en eau profonde de Moroni, une activité de télécommunication et la création d'une compagnie aérienne".

Ainsi, la Banque fédérale des Comores devrait être livrée dans quelques mois. Avec un capital de 10 millions d'euros, elle proposera "toutes les activités et les services bancaires que l'on retrouve à travers le monde". "C'est un outil indispensable pour faire venir des investisseurs, car il va considérablement raccourcir les délais de transaction et favoriser la dynamique des projets locaux", commente M. Jaroudi. CGH aurait déjà recruté une vingtaine d'employés pour faire tourner son établissement bancaire, situé au coeur de la capitale, place de France.

Novembre 2008 - Dossier Mensuel - Comores : La tentation des pétrodollars

"Faire de Moroni un hub régional". Si la déclaration peut prêter à sourire, les moyens consacrés par le consortium pour que la Grande Comore attire les majors de l'aviation commerciale mondiale imposent le sérieux. "Nous devrions être opérationnels d'ici trois mois. Il reste quelques points à éclaircir concernant les droits de trafic, mais nous avons déjà le premier des trois avions qui composera notre flotte de départ."

Et la stratégie est implacable. Deux avions pour une desserte régionale quotidienne entre Madagascar, Mayotte, la Réunion et Maurice qui captent et rabattent un flux de voyageurs vers Moroni, et un long courrier pour décoller vers Paris, Marseille ou Dubaï. L'Etat sera également de la partie, avec 25% des parts d'Air Comores International.

 

 

Un projet touristique pharaonique au lac Salé

 

Et si toutes ces ambitions et les sommes abyssales qu'elles nécessitent pour être réalisées peuvent donner le tournis au commun des mortels, elles ne sont rien en mesure du module phare de CHG : le projet touristique du lac Salé. Sept années seront nécessaires à la holding financière pour aménager, sur plus de 1.250 hectares, l'un des plus grands complexes touristiques de l'océan Indien. L'ambition est affichée, et les moyens prêts à y être consacrés. Rien que pour doter le site des infrastructures de base (eau, électricité, réseau routier…), CGH estime devoir débourser 200 millions de dollars.

Le module s'articule autour de quatre phases distinctes de réalisation. La première sera purement touristique, avec la création d'hôtels et de résidences locatives en bord de mer, comprenant l'aménagement d'une marina, de restaurants et de bars. La deuxième sera consacrée à la construction de résidences, la troisième à leur commercialisation. La quatrième est à la hauteur de la démesure des îlots artificiels de Dubaï : créer toutes les infrastructures nécessaires et superflues au développement de l'activité humaine. Des centres commerciaux, des hôpitaux, des commerces, des services… Au final, c'est une ville nouvelle qui devrait voir le jour au nord de Ngazidja. Les travaux devraient débuter d'ici six mois.

La holding donne apparemment des idées à ses concurrents. Le géant Dubaï World – dont la filiale Dubai Ports World est le troisième opérateur portuaire mondial - vient de racheter deux hôtels, le Galawa et le Maloudja pour 5 millions de dollars à l'Etat comorien. Une bouchée de pain. Les deux anciens édifices ont été rasés, et Dubaï World attend que l'assemblée de l'Union vote son agrément d'exploitation, accordé arbitrairement par le président Sambi, pour commencer les travaux. Enfin, des capitaux indiens sont à l'origine de la création de la toute nouvelle Exim banque, elle aussi située place de France.

L'afflux massif de ces capitaux étrangers oblige l'Etat comorien à définir le cadre juridique dans lequel il veut inscrire ces investissements étrangers, et nombreux sont ceux qui donnent de la voix pour prendre garde à ce que ces dispositions législatives garantissent un échange gagnant-gagnant.

 

La citoyenneté économique, une contrepartie politique exigée par ces généreux investisseurs ?

 

Tous les pays émergents ou en voie de développement, à plus forte raison insulaires, ont fait ou font l'objet des convoitises des capitaux étrangers. Cependant, ouvrir sans condition un pays aux investissements extérieurs comporte son lot de risques. La faiblesse de la structure étatique et juridique des pays en voie de développement est souvent favorable aux investisseurs cavaliers, qui profitent allégrement du manque de réglementation pour imposer leurs propres règles du jeu, au grand dam des populations locales. Blanchiment d'argent, plaque tournante de l'argent des trafics internationaux, multiplication des sociétés offshore au financement opaque, trop de pays insulaires (Bahamas, îles Caïmans, Jersey…)  ont monnayé leur développement à ce prix.

En ce sens, l'Union des Comores se trouve aujourd'hui à l'aube d'un rendez-vous important avec sa propre histoire. Cette semaine, les parlementaires détermineront, par les paraphes qu'ils apposeront sur le texte de loi sur la citoyenneté économique, ce qu'est un investissement et dans quelle mesure il donne droit à cette fameuse citoyenneté. Au delà d'édicter les critères et d'infléchir les conditions qui définissent un "partenaire économique", cette loi va indirectement modeler le paysage économique des Comores de demain, car elle contiendra, selon les recommandations d'un rapport préliminaire, "une législation attractive et sécurisante propice aux affaires".

 

Une confusion totale entre citoyenneté économique et encadrement juridique des investissements

 

Novembre 2008 - Dossier Mensuel - Comores : La tentation des pétrodollars

Pour certains, cette loi n'est qu'un outil que le gouvernement peut utiliser afin de lever des fonds pour réaliser des investissements structurels qui constitueront d'une part des avancées bénéfiques au confort de la population, mais aussi un gage de sécurité pour nombre d'investisseurs internationaux encore trop frileux. Monnayer, sous certaines conditions, la nationalité ou la citoyenneté est une technique qui a cours dans nombre de pays. Au Belize par exemple, pour obtenir cet avantage il suffit de consacrer 25% de son investissement dans un programme d'infrastructure nationale. Dans d'autres comme au Venezuela, il est demandé aux investisseurs de contribuer à des secteurs de l'économie locale, comme la pêche ou l'agriculture. Dans certains pays occidentaux, le versement d'une belle somme sur un compte longue durée peut aussi faire l'affaire. Dans le cas de l'Union des Comores, le projet dans sa forme originelle reste basique : vendre la nationalité. Une formule qui pourrait rapporter à l'Etat, selon des estimations du gouvernement, entre 100 et 300 millions de dollars.

La controverse autour de ce projet de loi, qui fait couler autant d'encre que de salive dans les trois îles de l'Union, est née de la proposition du président Sambi de vendre la citoyenneté économique à 4000 familles Bidounes, des apatrides koweïtiens (voir encadré), ce qui a suscité autant d'interrogations que d'inquiétudes. Interrogations d'abord, car pour beaucoup il s'agit de la contrepartie politique à la générosité de ces puissants acteurs économiques venus des pays du Golfe.

A CGH, on se défend de cette position : "Nous n'avons rien à voir avec cela. Ce projet de loi est arrivé deux ans après notre installation. Les gens font l'amalgame à cause d'une mauvaise communication politique sur ce dossier, ce qui nuit à notre image". Des affirmations relayées le 28 juillet dernier par l'ambassadeur du Koweït en Égypte, accrédité auprès de l'Union des Comores, qui a déclaré "qu'aucun officiel koweïtien n'a discuté avec des responsables comoriens sur le statut des Bidounes. Cette question n'a pas été soulevée ni par le ministre des Affaires étrangères koweïtien cheikh Mohammed Sabah Al-Sabah lors de sa visite en février, ni par l'ambassadeur".

Pourtant, les liens entre la holding et ces apatrides du Golfe seraient plus étroits qu'il n'y paraît. Selon un journaliste indépendant basé à Moroni, la délégation composée de 11 parlementaires qui se sont rendus au Koweït et à Dubaï du 10 au 14 octobre dernier pour une mission d'information aurait été totalement prise en charge par la CGH, qui aurait offert les billets d'avion et quelques cadeaux aux députés, comme des ordinateurs portables et des imprimantes.

D'après d'autres sources c'est effectivement le président Sambi qui, de sa propre initiative et ce au fil des rencontres qu'il a pu faire au cours de ses nombreux déplacements dans les pays arabes, aurait eu vent de la possibilité de vendre la nationalité, notamment aux apatrides du Koweït (voir encadré), pour renflouer les caisses de l'État.

 

L'affaire des Bidounes du Koweït sème la confusion

 

Novembre 2008 - Dossier Mensuel - Comores : La tentation des pétrodollars

Inquiétudes enfin, car l'intégration de 4000 familles pourrait mettre en jeu l'équilibre démographique, sociétal et religieux de Ngazidja. En effet, personne ne sait de qui il s'agit, et d'aucuns craignent que cette communauté, si d'aventure elle devait s'installer dans les trois îles de l'Union, ne vive en autarcie. Plus grave, certains redoutent une montée du prosélytisme car le chaféïsme, courant modéré de l'islam et pilier de la société comorienne, est considéré comme trop "laxiste" par ces populations arabes.

Pour mettre fin à ces appréhensions, le président Sambi a récemment annoncé qu'une clause de non-résidence serait greffée à l'obtention de la citoyenneté économique. Une proposition d'autant plus incohérente qu'elle contribue à attiser la confusion. Toujours est-il qu'a Moroni, aussi bien la classe politique que les milieux d’affaires émettent de sérieuses réserves, pour ne pas dire une réprobation, quant à la gestion pour le moins controversée de ce dossier par le président Ahmed Abdallah Mohamed Sambi.

Il reste que c'est une commission parlementaire qui est chargée de vérifier les conditions d'accès à la citoyenneté économique. Ces conditions seront normalement évolutives dans le temps selon les besoins de l'Etat. Pour l'heure, trois conditions seulement sont arrêtées et doivent être requises pour voir votre demande aboutir : avoir un casier judiciaire vierge, justifier d'un emploi sur les dix dernières années, et ne pas faire ou avoir fait partie d'un groupe terroriste. Plus étonnant encore, le dernier amendement en date du texte stipule qu'un investisseur étranger ne peut détenir de foncier… La confusion entre citoyenneté économique et encadrement juridique des investissements semble désormais totale.

En attendant, le vice-président de la Comoro Gulf Holding, Ali Kazma, vient d'annoncer l'acquisition par le groupe de deux hélicoptères et le lancement de la phase d'étude d'un projet d'aménagement de la corniche de Moroni pour en faire un espace de commerces et de loisirs, et des intentions de venir prospecter… à Mayotte.

 

De notre envoyé spécial a Moroni, François Macone

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J
UNION DES COMORES<br /> --------------------<br /> COMORES/ POLITIQUE<br /> QUI doivent donner les leçons aux autres ?<br /> ----------------------------<br /> Un éminent politicien Anjouanais disait : « on peut se prétendre si fort mais pas devant le verdict de l’histoire, un verdict sans appel car c’est du vécu ».<br /> Voyons le fil des évènements depuis l’Indépendance des Comores en 1975 jusqu’à nos jours :<br /> 1/ De 1975 à 1978, le Président ALI SOILIHI arrive avec sa jeunesse révolutionnaire; DOSSAR, l’actuel Directeur de Cabinet de SAMBI et DHOIFFIR BOUMOU, Président de l’actuelle Assemblée de l’Union connaissent quelque chose. Ils ont dirigé les Comores avec des militaires étrangers, des Tanzaniens. Ils se réclamaient des nationalistes. Ça n’a pas empêché leur déchéance et l’assassinat d’ALI SOILIHI.<br /> 2/ De 1978 à 1989, le Président AHMED ABDALLAH arrive avec ses Dinosaures ; Messieurs MROUDJAE, ALI MLAHAILI, OMAR TAMOU, SAÏD HASSANE SAÏD HACHIM, Colonel ABDOURAZAC, AHMED ABDOU MOUHADJI…. Connaissent quelque chose ; ils ont dirigé les Comores avec les mercenaires de BOB DENARD. Ils revendiquent la paternité de l’Indépendance, bœuf à trois pattes, et se présument des nationalistes. Néanmoins, ça n’a pas empêché leur déchéance et l’assassinat du Président AHMED ABDALLAH.<br /> MOUSTOIFA SAÏD CHEIK doit quand même se rappeler des sacs plastics de farine avec les cadavres des militants du FD jetés devant la mosquée de MAGOUDJOU.<br /> 3/ De 1989 à 1995, le Président DJOHAR arrive avec les Dinosaures d’AHMED ABDALLAH, puis avec ses bandits ; MCHANGAMA, MOHAMED ABDOU MADI, OUKACHA, MSAÏDIE, SAGAF connaissent quelque chose. Ils ont fait diriger les Comores par des Comoriens. Ils ont au moins institué le multipartisme, enterrant le parti unique d’AHMED ABDALLAH (UDZIMA).<br /> Les bandits de DJOHAR se revendiquent réformistes et revendiquent la paternité du pluralisme politique aux Comores.<br /> Néanmoins ça n’a pas empêché leur déchéance mais avec une différence : leur Président DJOHAR est déposé, déporté et non assassiné.<br /> 4/ De 1996 à 1998, le Président TAKI arrive avec ses UNDC ; Dr MOUHOUTARD, AHMED ABDOU MOUHADJI, HILAL… connaissent quelque chose. Les Comores restent entre les mains d’opérateurs douteux, les BOSONS de HILAL et les Arabes jamais apparus. <br /> Néanmoins ça n’a pas empêché leur déchéance, mais une nouveauté : le Président TAKI disparaît par une mort au lit avec un doute d’empoisonnement. Le refus d’une autopsie par la famille de TAKI laisse planer le doute. <br /> 5/ De 1999 à 2006, le Colonel AZALI arrive avec ses militaires de la FCD. Le Colonel AZALI passe d’un régime putschiste à une Démocratie du style de l’Union Africaine. Il se dispute la paternité de la réconciliation Nationale avec l’UA.<br /> Néanmoins ça n’a pas empêché son départ avec une autre version : un départ imposé et diligenté par des soldats étrangers sous drapeau de l’UA.<br /> 6/ 2006 à ce jour : SAMBI arrive, débarque à ANJOUAN avec des militaires étrangers et dépose MOHAMED BACAR qui arrive à échapper aux coups de feu mortellement prémédités.<br /> Synthèse<br /> Revenons en arrière : de 1997 à 2008, les Anjouanais se sont révoltés et se sont soustraits pour un moment de la République.<br /> Néanmoins, durant toute cette période, l’Ile d’ANJOUAN a appartenu aux Anjouanais. Il n’y a eu, ni secours Tanzaniens, ni Soudanais, ni mercenariat de quelque nature que ce soit. Le 25 mars 2008, les AND et les Tanzaniens et Soudanais n’ont trouvé aucun soldat étranger. Ils ont procédé à la tuerie de compatriotes anjouanais comoriens. Ils n’ont trouvé aucun expatrié. Une Ile d’ANJOUAN aux anjouanais, et c’est ça le vrai nationalisme.<br /> Une question aux Comoriens :<br /> Le séparatisme est-il celui « d’ANJOUAN aux ANJOUANAIS » ou « les Comores aux mercenaires étrangers » ?<br /> <br /> Remarque : SAMBI a coalisé avec les Dinosaures d’AHMED ABDALLAH et les jeunes révolutionnaires d’ALI SOILIHI pour bâtir une stratégie militaire destinée à démolir ANJOUAN et tuer les Anjouanais. Les deux générations ont un point commun : la violence mercenariale. <br /> -l’une s’était confiée aux mercenaires de BOB DANARD et l’autre aux dictateurs Tanzaniens.<br /> Les Comoriens jugeront un jour prochain.<br /> Jeunesse Anjouanaise Avertie <br /> UNION DES COMORES<br /> -------------------------<br /> COMORES / UA / Référendum Constitutionnel :<br /> l’UA change de casquette- les Comores à la traîne<br /> ---------------------------<br /> L’UA a bâillonné les anjouanais hier, elle inquiète tous les Comoriens aujourd’hui.<br /> En 2001, l’UA conseille et préside à la paix aux Comores pour faire taire les armes, et mettre fin au séparatisme en offrant des garanties aux anjouanais.<br /> En 2009, les anjouanais se rendent comptent que c’était de la ruse, de la tromperie. <br /> La même UA est derrière SAMBI aujourd’hui pour faire revenir les Comores dans ses anciens statuts objets de la révolte de 1997 à savoir la centralisation du pouvoir à Moroni. C’est ce qui a fait fuir Mayotte, c’est ce qui a provoqué les anjouanais en 1997 et leur fuite n’est pas écartée.<br /> A ANJOUAN, avec l’aide et la complicité de l’UA, les militaires de l’AND, de la Tanzanie et du Soudan ont impunément mutilé, handicapé, déporté les anjouanais avec tous les dégâts dans les foyers : adultères, viols et on ne citera jamais assez…<br /> Assise à BANDJANANI - Moroni dans leur palabres, la classe politique de Ngazidja s’en réjouissait ; elle réclamait même qu’on fasse traverser à pieds la ville de Moroni les déportés d’ANJOUAN. Que DIEU leur prête bon cœur pour la suite des événements.<br /> La classe politique de l’autre côté retiendra <br /> Il a été vérifié que les Responsable anjouanais se seraient accaparés de l’Ile mais jamais ils ne l’ont vendue à des riches pour avoir des dividendes, jamais « l’anjouanneté » n’est vendue à aucun apatride friqué soit-il, n’est ce pas Monsieur le Député CRC Nationaliste, Président du groupe parlementaire de l’opposition et vice- Président de l’Assemblée de l’Union ?<br /> Actuel Projet de Constitution de SAMBI et de l’UA<br /> La nouvelle Constitution de SAMBI et de l’UA se résume en trois Institutions : un ¨Président à vie (SAMBI) , un Gouvernement de l’Union (de SAMBI) et une Assemblée de l’Union (de SAMBI à mettre en place avec l’aide des militaires arabes déguisés en Apatrides très milliardaires mais qui fuient leur pays respectifs et qui renoncent à leur propre nationalité). Pour SAMBI, la récréation pour la classe politique est terminée : elle se soumet, ou elle choisit entre la mort et l’exil. <br /> Qui vivra verra, n’est ce pas Messieurs MLAHAILI, MROUDJAE, Dr MOUHTAR, Patron du FD !!!<br /> Jeunesse Anjouanaise Avertie<br /> UNION DES COMORES<br /> --------------------<br /> COMORES / un pays record en Constitutions<br /> Classe politique comorienne interpellée<br /> --------------------------<br /> Depuis l’Indépendance des Comores en 1975, les Comores sont passés de : Etat Comorien (ALI SOILIHI) à République Fédérale Islamique des Comores (AHMED ABDALLAH avec deux révisions 1982 et 1989), République Islamique des Comores (MOHAMED TAKI), République des Comores (Colonel AZALI et sa Charte), Union des Comores (Constitution de l’UA). Au total, les Comores ont déjà vécus sept Constitutions y comprises les révisions. <br /> SAMBI s’enflamme encore et progresse vers la huitième Constitution.<br /> Il est surprenant que la Classe Politique Comorienne croit encore que les Comores deviendront riches et que les Comoriens s’aimeront beaucoup plus à travers un type de Constitution qu’on cherche toujours depuis plus trente ans.<br /> Message honnête aux Comoriens- Politique politicienne en récréation <br /> Il y a toujours eu une ruse toujours développée par la classe politique Comorienne. Il faut changer. Les politiciens comoriens ont toujours pris en otage le vocabulaire « nationalisme » en otage.<br /> Aux Comores, tout repose sur la définition des vocabulaires : Unité nationale, nationalisme.<br /> Unité nationale et nationalisme ne sont pas conditionnés à un système politique totalitaire, avec la centralisation du pouvoir entre les mains d’un seul homme.<br /> Les Fédérations, les Confédérations, les Organisations Régionales ont bien montré leur preuve d’Unité, que ce soit en politique ou en matière de Développement Economique. La première puissance politique et Economique mondiale n’est autre qu’une Union d’Etats, (Etats Unis d’Amérique).<br /> L’autonomie des régions en Afrique du sud, au Nigéria, en Suisse… n’ont jamais été un handicap pour un Développement économique et un rôle de premier plan politiquement. Arrêtons de tromper les Comoriens en leur disant que les autonomistes sont des séparatistes et que les unionistes associés à des mercenaires sont les vrais nationalistes qui s’inspirent pour tout décollage économique du pays.<br /> Voyons ailleurs : à l’est de l’Europe, on avait commencé par URSS (Union des Républiques Soviétiques Socialistes) pour revenir à un système d’Etats éclatés en Etats Indépendants qui se développe encore mieux.- A l’ouest : on avait commencé par le renforcement de l’éclatement avec des Etats Indépendants et rivaux (Allemagne – France) pour atterrir sur l’Union Européenne.<br /> Jeunesse Anjouanaise Avertie <br /> <br /> UNION DES COMORES<br /> ----------------------<br /> Comores/Autonomie des Iles<br /> Quelle formule pour une efficacité dans le temps.<br /> --------------------------<br /> Il est question de s’y adapter.<br /> Les Comores sont un Pays- archipel, des frontières inter-Iles naturellement imposées par l’Océan. Il faudrait y tenir compte et tout serait facile. Quant les comoriens se rencontrent, à travers l’expression, l’Ile de provenance s’affiche sans pour autant qu’on invoque la notion d’ethnie. Les secteurs économiques promettant varient d’une Ile à une autre avec un peu de commun.<br /> La compétition économique positive inter-Iles peut bien constituer un vecteur d’engagement de nos populations.<br /> En regroupant tous ces éléments, le centralisme administratif et politique ne peut avoir de place. L’Autonomie des Iles s’impose ; il sera question d’éviter toute orientation négative de l’Autonomie.<br /> Que faut-il éviter pour renforcer l’Autonomie ?<br /> Regardons- nous en face : on ne peut parler d’Autonomie des Iles, de Tournante, d’équité politique sans parler d’équité économique et financière :<br /> 1-Tournante : équitablement chaque Ile occupe la Présidence à tour de rôle et pour la même durée.<br /> 2-Autonomie des Iles : chaque Ile gère librement ses propres affaires.<br /> Il reste deux aspects à clarifie, et tout sera sur rails : le financement des Institutions et le partage de l’Aide Internationale.<br /> 3-justice : Cour Constitutionnelle<br /> 4-Armée : Forces de Sécurité Intérieure dans les Iles.<br /> Pour ce qui est de la Tournante, Autonomie des Iles et Justice, le financement du fonctionnement se ferait dans l’équité : les membres du cabinet Présidentiel de l’Union et ceux de la Cour Constitutionnelle et de l’Assemblée de l’Union relèveraient financièrement de leur Ile respective. D’ailleurs il serait conseillé que les délibérations des dispositions législatives relevant de l’Union puissent se prendre à travers une Assemblée Nationale qui ne serait autre que des Congrès des Assemblées des Iles convoqués pour la circonstance par le Président de l’Union en exercice.<br /> Il serait trop illogique de revendiquer la parité au niveau des compositions des superstructures sans parité au niveau des prises en charge sur le fonctionnement.<br /> Aides Internationales<br /> Les aides Internationales doivent être reparties proportionnellement aux destinataires qui ne sont autres que les Comoriens.<br /> Il est entendu que si on parle parité politique, ça ne peut aucunement concerner une parité pour les Comoriens.<br /> Quand il s’agit des aides Internationales, elles sont destinées aux populations donc il doit y avoir parité mais au niveau des destinataires des aides, d’où un des quotas proportionnels au nombre d’habitant de chaque Ile.<br /> Armée –Sécurité<br /> Il n’y a plus de guerre en ces temps. De plus, les Comores ne peuvent se doter de moyens exclusifs pour se défendre en cas d’attaque étrangère. Avec un pays- archipel, seule la responsabilisation des Iles en matière de sécurité pourrait être efficace. La Force de Sécurité Intérieure peut être dotée de compagnies spécialisées pour les domaines Jugés plausibles.<br /> Une AND stationnée à Moroni sans transall, sans sous-marins, sans bateaux de guerre, sans même centrale de Télécommunications, on ne voit du tout pas son utilité si ce n’est « naïlé- yilalé », manger et dormir, et éventuellement la guerre contre ses propres citoyens dont ils ont la charge de défendre. Sinon se livrer au contrôle routier pour des rançons etc.<br /> Au fait, l’attribution de la Défense Extérieure des Comores à la France comme jadis reste une des Solutions les plus pragmatiques. On peut évoluer un jour vers une force Régionale de l’Océan Indien qui inclurait toujours la France par rapport à Mayotte et la Réunion.<br /> Jeunesse Anjouanaise Avertie <br /> <br /> UNION DES COMORES<br /> ---------------------<br /> COMORES /MAYOTTE- département français<br /> Pour SAMBI : l’argent du beurre et non le beurre.<br /> ---------------------------------<br /> J.A.A se sent à l’aise d’avoir opté pour le respect du choix mahorais de rester française ; même en politique il faut connaître dire tout haut ce qu’on pense et surtout ce qu’on ne peut s’y opposer. Un adage ridiculisant « détester le beurre tout en aimant l’argent du beurre ».<br /> J.A.A interpelle SAMBI<br /> 1- Si Mayotte n’était pas restée française, que seraient devenus les centaines d’anjouanais pourchassés par votre armée alliée aux mercenaires tanzaniens ? ils auraient succombés sous les coups des tortures, des séquestrations et des balles des kalaches-Nikov des assassins de l’AND, tanzaniens et soudanais. Mayotte avec son statut, ça a volé au secours de milliers de vies anjouanaises.<br /> Merci la France, merci Mayotte<br /> 2- En décembre 2008, sans avoir eu froid aux yeux, SAMBI vous avez réceptionné du matériel à l’hôpital El Maarouf de Moroni, matériel payé et convoyé à Moroni par le Conseil Général de Mayotte.<br /> Les arabes tant loués demeurent toujours à la pose des premières pierres de leurs investissements ; ils continuent à s’approprier ce qui existe déjà acquis par la Coopération Internationale transparente pendant que les comoriens crèvent de faim et de maladie.<br /> SAMBI, tu dois dire merci à la France, merci à Mayotte française.<br /> 3-SAMBI, tu dois avoir honte. L’épouse de ton chouchou Président d’ANJOUAN MOUSSA TOYBOU, a pris l’avion à ANJOUAN vers l’hôpital de Mamoudzou pour son accouchement la semaine dernière sous les yeux moqueurs des anjouanais présents à l’aéroport d’OUANI. MOUSSA TOYBOU lutte pour la Nationalité Française à son futur enfant en application du principe du droit de sol.<br /> SAMBI ! Tu dois dire merci à la France et aux mahorais.<br /> 4-SAMBI, tu as payé quatre mois d’arriérés de salaire avec l’argent du FMI dirigé par le français D.S.K. et de l’Union Européenne.<br /> Dis merci à la France.<br /> SAMBI où sont les dollars de tes apatrides arabes ?<br /> 5- SAMBI ! Un hôpital de référence est en projet pour ANJOUAN par des crédits du Conseil Général de Mayotte.<br /> SAMBI, tu dois dire merci à la France et aux mahorais.<br /> Aux mahorais qui hésiteraient encore pour un oui au référendum, réfléchissez plus d’une fois.<br /> Les anjouanais se battent pour être là où vous êtes aujourd’hui, ils n’y arrivent pas.<br /> En Union des Comores c’est le vrai désastre ; ce sont les comoro-français qui posent de problèmes sinon chez nous : privation de liberté, de grève ; la faim et la maladie sont les règles ; les détournements de deniers publics font rage ; les terroristes arabes deviennent maîtres du pays ; la Comorienneté est mise en vente, le territoire, les hommes, les femmes, les filles…<br /> J.A.A souhaite beaucoup de réussite aux mahorais au Référendum Départemental pour qu’ils puissent nous venir en aide à ANJOUAN.<br /> Que de bons vœux à Mayotte pour son admission comme 101 ème Département Français.<br /> Jeunesse Anjouanaise Avertie
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