Le docteur Georges Tshilenge, vétérinaire
exerçant au projet à l’appui à la santé animale à Mdé en Grande-comore, révèle que ‘‘des prélèvements envoyés en Afrique du sud, effectués sur 112 vaches, classé en 2 catégories, la vache
locale et la vache importée démontrent que sur 30 échantillonnés des vaches locales, 23% présentaient les symptômes de la maladie. Et sur les vaches importées, sur 10 échantillonnés, 40%
sont atteintes. Au niveau des caprins, les 12 échantillonnés, 42% de cas ont été répertoriées’’. Des résultats qui démontent l’ampleur du phénomène aux Comores.
L’Institut de veille sanitaire publie une étude documentée sur les dix premiers cas de fièvre de la vallée du Rift (Fvr) apparus à Mayotte entre le 1er septembre 2007 et le 31 mai 2008.
En août 2007, la transmission du virus a été confirmée aux Comores, où un enfant comorien de 12 ans évacuée vers Mayotte souffrant d’encéphalite d’origine inexpliquée, s’est révélé à la
fin être atteint de fièvre de la vallée du Rift.
Le docteur Georges Tshilenge, vétérinaire exerçant au projet à l’appui à la santé animale à Mdé en Grande-comore, révèle que ‘‘des prélèvements envoyés en Afrique du sud, effectués sur
112 vaches, classé en 2 catégories, la vache locale et la vache importée démontrent que sur 30 échantillonnés des vaches locales, 23% présentaient les symptômes de la maladie. Et sur les
vaches importées, sur 10 échantillonnés, 40% sont atteintes. Au niveau des caprins, les 12 échantillonnés, 42% de cas ont été répertoriés’’. Des résultats qui démontent l’ampleur du
phénomène aux Comores.
La fièvre de la vallée du Rif (Fvr) est une maladie animale atteignant essentiellement les ruminants (ovins, bovins et caprins). Elle se transmet à l’homme par contact direct avec des
produits animaux contaminés (viande, avortons ou lait cru). Plus grave encore, la vache comme l’homme peut être infectée par piqûre d’arthropodes, dont principalement les moustiques (une
quarantaine d’espèces sont impliquées).
Selon l’étude l’Institut de veille sanitaire, chez une très faible proportion de patients (3 à 4%), l’infection évolue vers une pathologie très grave, prenant la forme de syndromes
oculaire, méningo-encéphalitique ou hémorragique. Au Kenya, en 2006-2007, une flambée épidémique a éclaté et s’est propagée dans les pays voisins dont les quatre îles des Comores.
Le docteur Georges Tshilenge affirme que la maladie provient des vaches importées de pays de l’Afrique de l’Est. Les résultats obtenus de cas recensés en Grande-comore confirment la thèse
mais démontrent aussi que les chiffres avoisinent les résultats des prélèvements effectués à Mayotte. Selon lui ‘‘les symptômes au niveau humain se manifestent par de fortes fièvres, un
état grippal, des maux de tête, qui vont jusqu’au coma. Du côté de l’animal, la manifestation de la maladie se distingue par une mortalité élevée des jeunes animaux, une fréquence
d’avortement’’. Il attire enfin l’attention sur la saison pluvieuse qui favorise la multiplication des insectes vectoriels.
Une surveillance biologique animale renforcée a été initiée à Mayotte. Parmi dix patients ayant une Fvr confirmée, neuf étaient des hommes âgés de 16 à 53 ans. La moitié des personnes
étaient nées à Mayotte, les autres venant d’une autre île de l’archipel. Les personnes contaminées ont eu de nombreux contacts avec les ruminants au cours d’activités familiales ou lors
des préparatifs de fêtes communautaires ou religieuses. Selon la même étude française, ‘‘la circulation du virus de la Fvr à Mayotte semble être une extension de l’épidémie est-africaine
comme l’était l’épidémie de chikungunya en 2005-2006, considérée comme ayant démarré à Lamu au Kenya’’.
Pour stopper la propagation de la maladie, on s’achemine aux Comores vers ‘‘l’identification d’abord des élevages, par la mise en place d’un système de troupeau sentinelle, c’est-à-dire
de troupeaux de référence’’. Un contrôle rigoureux sera exercé pour vacciner l’ensemble du cheptel, surveiller les cas présentant des résistances au vaccin pour déterminer les mesures
d’isolement ou d’élimination du cheptel à prendre dans telle ou telle zone.
Mariata Moussa et Ahmed Ali Amir
/image%2F0991960%2F20230906%2Fob_a5153a_received-1335959963886456.jpeg)