Le président Sambi revoie sa copie après un tollé de critiques
10 Février 2009 , Rédigé par aimons les comores
Dans un grand rassemblement des partisans du référendum constitutionnel à Moroni, le chef de l’Etat a consenti à retirer la proposition relative à la nomination de délégués généraux dans les îles,
mais reste inflexible sur le reste du projet. Il faut dire que cette proposition a soulevé jusqu’ici un tollé général au sein de la classe politique nationale. Et pour cause : non seulement elle
réduisait sensiblement la marge de manœuvre et l’autonomie des îles, mais elle contredisait le souci du gouvernement de comprimer les dépenses institutionnelles.
Parlant de la prolongation de son mandat, le président Sambi a déclaré que le colonel Azali a « accompli sept ans ». Faut-il voir dans cette référence une volonté du chef de l’Etat d’égaler son prédécesseur, feignant d’oublier que l’homme du 29 avril 1999 avait d’abord commis un coup d’Etat avant de se confronter au suffrage universel en 2002. Loin d’apaiser ceux qui lui reprochent de vouloir se maintenir au pouvoir, cette malheureuse phrase est lourde de sens et donne du grain à moudre aux Mohéliens.
A Mohéli justement, l’on se prépare intensément dans la perspective de la prochaine réunion avec la communauté internationale. Selon un haut responsable de la Comuna, l’avant-projet de constitution du gouvernement comorien s’est largement inspiré de la loi fondamentale de Madagascar en date du 18 septembre 1992, avant sa révision en 2007 par l’actuel président, Marc Ravelomanana. « A partir de l’article 127, on retrouve le projet de Sambi avec un subtil changement de dénomination comme île au lieu de province, etc … » a-t-il dit.
Le grand rassemblement de ce lundi avait réuni un pléthore de notables acquis à la cause du référendum, mais aussi certains partis politiques, comme le PEC de Me Fahmi, le Pasoco de M. Mbalia, ainsi que le collectif qui milite en faveur du référendum constitutionnel.
Parlant de la prolongation de son mandat, le président Sambi a déclaré que le colonel Azali a « accompli sept ans ». Faut-il voir dans cette référence une volonté du chef de l’Etat d’égaler son prédécesseur, feignant d’oublier que l’homme du 29 avril 1999 avait d’abord commis un coup d’Etat avant de se confronter au suffrage universel en 2002. Loin d’apaiser ceux qui lui reprochent de vouloir se maintenir au pouvoir, cette malheureuse phrase est lourde de sens et donne du grain à moudre aux Mohéliens.
A Mohéli justement, l’on se prépare intensément dans la perspective de la prochaine réunion avec la communauté internationale. Selon un haut responsable de la Comuna, l’avant-projet de constitution du gouvernement comorien s’est largement inspiré de la loi fondamentale de Madagascar en date du 18 septembre 1992, avant sa révision en 2007 par l’actuel président, Marc Ravelomanana. « A partir de l’article 127, on retrouve le projet de Sambi avec un subtil changement de dénomination comme île au lieu de province, etc … » a-t-il dit.
Le grand rassemblement de ce lundi avait réuni un pléthore de notables acquis à la cause du référendum, mais aussi certains partis politiques, comme le PEC de Me Fahmi, le Pasoco de M. Mbalia, ainsi que le collectif qui milite en faveur du référendum constitutionnel.
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