Réaffirmant sa volonté de faire tenir le référendum sur ce projet de révision constitutionnelle vers le 22 mars, M. Sambi s'est dit peu surpris de l'attitude de l'opposition qui vilipende son projet. "Mais, a-t-il déclaré, il nous faut mettre fin aux multiples difficultés de notre constitution".
"Je suis prêt à écourter mon mandat si les autres (présidents des îles autonomes) sont disposés à organiser toutes les élections au même moment pour réduire les dépenses électorales", a dit M. Sambi pour couper court aux soupçons selon lesquels il voudrait s'éterniser au pouvoir.
Le président Sambi a dénoncé le coût élevé des institutions actuelles de l'archipel, fortement marquées par une kyrielle d'élections dont le financement pèserait lourd sur le budget de l'Etat "pour un pays sans beaucoup de ressources".
"Ce sont les textes, leur complexité et les multiples pouvoirs qui posent problème et non pas les hommes", a-t-il ajouté, justifiant le sens de sa démarche en dénonçant une charpente institutionnelle où manque un contrôle du législatif sur l'exécutif et où le président ne peut dissoudre le Parlement.
Ahmed Abdallah Sambi s'est, enfin, déclaré "disposé au dialogue qui ne remettrait pas en cause l'organisation du référendum", faisant allusion à la conférence nationale proposée par la communauté internationale.
A noter que le ministre mozambicain, Francisco Madeira, envoyé spécial du président de la Commission de l'Union africaine, a séjourné début février à Moroni et a rencontré toutes les parties en vue de concilier les positions sur la révision de la constitution.
Le président de l'île de Mohéli, Mohamed Ali Saïd, rejette ce projet de révision de la constitution, craignant que le président Sambi veuille prolonger son mandat aux dépens de l'île de Mohéli à laquelle échoit la présidence au terme du mandat de ce dernier.
Moroni - 11/02/2009
Pana
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