Dans l'avant-projet de texte de révision constitutionnelle qui leur a été remis le 23 janvier dernier, les présidents des îles prendront l'appellation de gouverneurs et verront leurs pouvoirs réduits, tandis que les assemblées des îles deviendront les conseils des îles, alors que les élus et les députés s'appelleront conseillers.
Dans l'hypothèse où le projet de M. Sambi est approuvé, son mandat se trouvera du coup prolongé d'une année, tandis que celui des présidents des îles actuels sera réduit d'un an pour harmoniser les élections et les faire tenir au même moment en 2011.
Apparemment, les craintes des Mohéliens que la présidence tournante de l'Union des Comores soit abolie à leurs dépens ne semblent pas fondées dans la mesure où la Constitution en maintient le principe.
Aux termes du projet, l'Islam devient "religion d'Etat", alors qu'il ne l'est pas dans la Constitution actuelle qui donne seulement l'Islam comme l'inspirateur des règles et principes qui régissent l'Union des Comores.
La grande nouveauté est que le président peut dissoudre l'Assemblée (disposition qui ne figure pas dans le texte en vigueur), alors que les députés n'ont pas ce pouvoir-là, même si le nouveau texte leur permet de faire une pétition contre un ou plusieurs membres du gouvernement.
Par Mohamed Hassani, correspondant de la PANA
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