Visite du président Ahmadinejad : Un accueil populaire
Moroni, mercredi 25 février 2009 (HZK-Presse) – Le président de la république islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, est arrivé à Moroni ce mercredi, à 16 heures, en provenance de Nairobi,
pour une visite de travail de 24 heures. Le numéro un iranien a été très chaleureusement accueilli dès sa descente d’avion, à l’aéroport international Prince Said Ibrahim, en présence des plus
hautes autorités de l’Etat et d’une foule nombreuse brandissant des petits drapeaux iraniens et des banderoles de bienvenue.
On remarquera toutefois l’absence des exécutifs des îles autonomes de Ngazidja et de Mwali ainsi que des présidents des Assemblées de l’Union et de l’île de Ngazidja. Une absence prévisible, dit-on, en raison du climat politique tendu lié au référendum constitutionnel du 22 mars prochain, initié par le président Sambi mais que l’opposition a décidé de boycotter, soupçonnant ce dernier de vouloir s’éterniser au pouvoir et de remettre en cause la présidence tournante et l’autonomie des îles.
La visite du président iranien n’a été pourtant officiellement annoncée que la veille de son arrivée, alors que le gouvernement avait déjà indiqué dans un communiqué daté du 19 février la venue à Moroni d’une « mission de haut rang, composée notamment de quatre ministres ».
Parlant au nom de la notabilité, le cadi d’Itsandra Said Mohamed Othmane, rendra même hommage à Ahmed Abdallah Sambi, d’être « le premier président à avoir su prouver que notre Etat peut garder un secret », avant de lui demander de « poursuivre encore son œuvre de développement qu’il a entamé ».
Le chef de l’Etat, visiblement très ému, s’est dit « heureux » d’accueillir son « frère de la république islamique d’Iran qui a tenu personnellement à aller à la rencontre du peuple comorien ». Faisant une brève leçon d’histoire, le président Sambi rappelle à ses hôtes de marque que « les habitants de l’archipel des Comores sont d’origine africaine et arabe », mais l’on a parfois tendance à oublier que le sang « shirazien » [du nom des anciens habitants de la Perse] coule dans les veines de certaines familles comoriennes, depuis des siècles, notamment dans la ville de Domoni à Anjouan, où une mosquée porte encore le nom de Chiraze, dit-il.
Et le chef de l’Etat d’illustrer sa pensée en citant aussi l’exemple de la langue comorienne qui serait selon lui « un savant métissage de Swahili, arabe et farsi » [langue perse, parlée en Iran, ndlr]. Des mots tels que bandari (port), rangué (peinture), mbouzi (chèvre), etc., ont la même signification dans nos deux langues, affirme-t-il.
Le président Sambi, fier d’avoir effectué une partie de sa formation théologique au pays de l’Imam Khomeiny, a chaleureusement félicité son homologue Ahmadinejad, d’être à la tête d’un « grand pays dont la langue et la civilisation ont rayonné jusque dans notre région » où les Comores sont le seul pays musulman.
Un islam pratiqué par toute la population, y compris à Mayotte où seuls 3% des habitants sont de confession différente fait-il observer. Evitant soigneusement d’évoquer le débat houleux sur la propagation du « chisme » aux Comores, dont l’accusent ses détracteurs politiques, Ahmed Abdallah Sambi rappelle « l’attachement des Comoriens au rite sunnite de l’Imam Chafii, à travers ses différentes confréries soufi… »
Il félicite l’Iran et ses dirigeants, qui fêtent cette année le 30ème anniversaire de la révolution islamique, « pour avoir réussi son propre modèle de développement malgré de longues années d’embargo international, jusqu’à envoyer dans l’espace son premier satellite », dit-il. Et le président Sambi de conclure son discours en demandant à ce pays ami deux aides essentielles : « le savoir et l’argent ».
« Pas d’aide sous forme d’aumône, mais de fonds d’investissement mutuellement bénéfiques pour nos deux pays, ajoute-t-il », notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie automobile ou touristique.
Prenant à son tour la parole, le numéro un iranien a axé son discours sur la disponibilité de son pays « à accompagner et à soutenir le contient africain en général et l’Union des Comores en particulier à prendre en charge leur propre développement, après plusieurs décennies durant lesquelles les occidentaux ont pillé leurs richesses ».
Il dénoncera les anciennes puissances coloniales de n’avoir pas permis à ces « peuples exploités de bénéficier des bienfaits de leurs propres richesses, mais dès lors qu’ils se sont libérés et recouvré leur dignité et indépendance, tout devient maintenant possible », lance Ahmadinejad, sous les applaudissements d’une salle comble, et plusieurs fois interrompu par les appels à dieu [Alla akbar].
Selon lui, « malgré l’embargo l’Iran a atteint ses objectifs et n’attend rien de l’occident ». Il terminera son allocution, en plaidant la solidarité islamique, en déclarant que « seules la foi et la fraternité qui unissent nos deux peuples viendront à bout des difficultés, malgré la distance géographique qui nous sépare ».
La république d’Iran sera au coté des Comores, assure-t-il, avant de confirmer la signature d’importants accords de coopération multisectoriels, justifiant le déplacement avec lui à Moroni de cette forte délégation, comprenant plusieurs ministres, hauts fonctionnaires et techniciens.
Pour la circonstance, le chef de l’Etat comorien a décoré son homologue du « Grand Croissant de l’ordre du Croissant vert ». M. Mahmoud Ahmadinejad quittera Moroni demain jeudi à destination de Djibouti.
On remarquera toutefois l’absence des exécutifs des îles autonomes de Ngazidja et de Mwali ainsi que des présidents des Assemblées de l’Union et de l’île de Ngazidja. Une absence prévisible, dit-on, en raison du climat politique tendu lié au référendum constitutionnel du 22 mars prochain, initié par le président Sambi mais que l’opposition a décidé de boycotter, soupçonnant ce dernier de vouloir s’éterniser au pouvoir et de remettre en cause la présidence tournante et l’autonomie des îles.
La visite du président iranien n’a été pourtant officiellement annoncée que la veille de son arrivée, alors que le gouvernement avait déjà indiqué dans un communiqué daté du 19 février la venue à Moroni d’une « mission de haut rang, composée notamment de quatre ministres ».
Parlant au nom de la notabilité, le cadi d’Itsandra Said Mohamed Othmane, rendra même hommage à Ahmed Abdallah Sambi, d’être « le premier président à avoir su prouver que notre Etat peut garder un secret », avant de lui demander de « poursuivre encore son œuvre de développement qu’il a entamé ».
Le chef de l’Etat, visiblement très ému, s’est dit « heureux » d’accueillir son « frère de la république islamique d’Iran qui a tenu personnellement à aller à la rencontre du peuple comorien ». Faisant une brève leçon d’histoire, le président Sambi rappelle à ses hôtes de marque que « les habitants de l’archipel des Comores sont d’origine africaine et arabe », mais l’on a parfois tendance à oublier que le sang « shirazien » [du nom des anciens habitants de la Perse] coule dans les veines de certaines familles comoriennes, depuis des siècles, notamment dans la ville de Domoni à Anjouan, où une mosquée porte encore le nom de Chiraze, dit-il.
Et le chef de l’Etat d’illustrer sa pensée en citant aussi l’exemple de la langue comorienne qui serait selon lui « un savant métissage de Swahili, arabe et farsi » [langue perse, parlée en Iran, ndlr]. Des mots tels que bandari (port), rangué (peinture), mbouzi (chèvre), etc., ont la même signification dans nos deux langues, affirme-t-il.
Le président Sambi, fier d’avoir effectué une partie de sa formation théologique au pays de l’Imam Khomeiny, a chaleureusement félicité son homologue Ahmadinejad, d’être à la tête d’un « grand pays dont la langue et la civilisation ont rayonné jusque dans notre région » où les Comores sont le seul pays musulman.
Un islam pratiqué par toute la population, y compris à Mayotte où seuls 3% des habitants sont de confession différente fait-il observer. Evitant soigneusement d’évoquer le débat houleux sur la propagation du « chisme » aux Comores, dont l’accusent ses détracteurs politiques, Ahmed Abdallah Sambi rappelle « l’attachement des Comoriens au rite sunnite de l’Imam Chafii, à travers ses différentes confréries soufi… »
Il félicite l’Iran et ses dirigeants, qui fêtent cette année le 30ème anniversaire de la révolution islamique, « pour avoir réussi son propre modèle de développement malgré de longues années d’embargo international, jusqu’à envoyer dans l’espace son premier satellite », dit-il. Et le président Sambi de conclure son discours en demandant à ce pays ami deux aides essentielles : « le savoir et l’argent ».
« Pas d’aide sous forme d’aumône, mais de fonds d’investissement mutuellement bénéfiques pour nos deux pays, ajoute-t-il », notamment dans les domaines de l’énergie, de l’industrie automobile ou touristique.
Prenant à son tour la parole, le numéro un iranien a axé son discours sur la disponibilité de son pays « à accompagner et à soutenir le contient africain en général et l’Union des Comores en particulier à prendre en charge leur propre développement, après plusieurs décennies durant lesquelles les occidentaux ont pillé leurs richesses ».
Il dénoncera les anciennes puissances coloniales de n’avoir pas permis à ces « peuples exploités de bénéficier des bienfaits de leurs propres richesses, mais dès lors qu’ils se sont libérés et recouvré leur dignité et indépendance, tout devient maintenant possible », lance Ahmadinejad, sous les applaudissements d’une salle comble, et plusieurs fois interrompu par les appels à dieu [Alla akbar].
Selon lui, « malgré l’embargo l’Iran a atteint ses objectifs et n’attend rien de l’occident ». Il terminera son allocution, en plaidant la solidarité islamique, en déclarant que « seules la foi et la fraternité qui unissent nos deux peuples viendront à bout des difficultés, malgré la distance géographique qui nous sépare ».
La république d’Iran sera au coté des Comores, assure-t-il, avant de confirmer la signature d’importants accords de coopération multisectoriels, justifiant le déplacement avec lui à Moroni de cette forte délégation, comprenant plusieurs ministres, hauts fonctionnaires et techniciens.
Pour la circonstance, le chef de l’Etat comorien a décoré son homologue du « Grand Croissant de l’ordre du Croissant vert ». M. Mahmoud Ahmadinejad quittera Moroni demain jeudi à destination de Djibouti.
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