Opinion. Ouverture souveraine
‘‘Vous avez aujourd’hui, plus que jamais, marqué l’histoire de la Nation comorienne car vous avez fait la démonstration que notre Etat peut garder ses secrets. Mais Surtout, vous avez fait
une éclatante démonstration de souveraineté car vous n’avez eu à ‘‘consulter personne pour faire venir votre homologue iranien’’.
Si l’on devait retenir un mot et un seul de la venue du président de la République islamique d’Iran dans notre pays, se serait incontestablement celui-là : ‘‘souveraineté’’. Dans un pays sous domination coloniale pendant un siècle et demie et sous contrôle implacable et hostile depuis un tiers de siècle, il n’est pas étonnant que ces deux mots ‘‘Démonstration de souveraineté’’ se soient trouvés sur toutes les lèvres jusqu’à celles d’un notable. Avec cet évènement historique, les Comoriens, pour la première fois dans leur histoire, ont senti que leur pays a osé, qu’il a posé un acte fort en toute souveraineté. Ils sont compris que leur pays, peut être un pays libre qui peut se permettre d’ouvrir ses portes à qui il veut, comme il veut et, plus particulièrement, à ses frères et cousins d’ailleurs et néanmoins de même culture, de même religion et avec qui, parfois, il partage un pan de son histoire, sans qu’il ait besoin d’avoir le quitus de celui-ci et l’aval de celui-la. C’est la marque indélébile qui restera de cette autre journée d’indépendance.
Sa caractéristique vient de la manière dont elle a été conduite. En effet l’arrivé de cette haute personnalité que certaines niaiseries médiatiques et égocentriques ont pu qualifier, ici et ailleurs, d’‘‘encombrante’’ se passe à un moment où, parallèlement, nous recevons dans nos murs, en toute liberté et volontariste, des pays qui sur le plan international n’ont pas, nécessairement, les meilleures relations du monde avec elle. Cela ne fait que souligner le caractère de souveraineté de la décision du président de l’Union.
A ce égard, il faut, en effet, ‘‘rendre à Moussa Foumou, ce qui appartient à Moussa Foumou’’, pour paraphraser un adage célèbre : cette indépendance d’esprit et d’action est une chose nouvelle et, à la limite, jusque là unique chez des autorités politiques comoriennes trop systématiquement enclin à aller demander à gauche et à droite, ‘‘l’autorisation de se rendre au toilette’’ (passez moi l’expression), comme on dit sous nos cieux. Ouvrir les Comores à l’Iran de Ahmednejad tout en invitant l’Amérique d’Obama, sans complexe, est la marque d’un pays qui grandit et qui fonde sa coopération avec le monde au mieux des intérêts de son peuple.
On peut reprocher – peut-être avec raison – au Fundi national de ne pas se préoccuper suffisamment de notre bien pénible vie au quotidien ; on peut lui reprocher – pourquoi pas – de faire un peu trop souvent du clanisme familial une voie d’accès à la gestion des Affaires de l’Etat, ou encore – sans doute avec raison – de passer le plus clair de son temps à tirer à boulets rouges sur ces ministres et directeurs d’entreprise d’Etat trop souvent inefficaces, tout en les laissant continuer tranquillement leurs bien mauvais œuvres ; mais on ne peut lui refuser son indépendance d’esprit, sa fermeté et la confiance inébranlable dans ses propres choix et convictions.
Pour ces valeurs si rares sous nos cieux politiciens, on n’est bien obligé de mettre chapeau bas en priant un Yasin que ceux qui viendront après lui…
Madjuwani Hassani
madjuwani@gmail.com
Si l’on devait retenir un mot et un seul de la venue du président de la République islamique d’Iran dans notre pays, se serait incontestablement celui-là : ‘‘souveraineté’’. Dans un pays sous domination coloniale pendant un siècle et demie et sous contrôle implacable et hostile depuis un tiers de siècle, il n’est pas étonnant que ces deux mots ‘‘Démonstration de souveraineté’’ se soient trouvés sur toutes les lèvres jusqu’à celles d’un notable. Avec cet évènement historique, les Comoriens, pour la première fois dans leur histoire, ont senti que leur pays a osé, qu’il a posé un acte fort en toute souveraineté. Ils sont compris que leur pays, peut être un pays libre qui peut se permettre d’ouvrir ses portes à qui il veut, comme il veut et, plus particulièrement, à ses frères et cousins d’ailleurs et néanmoins de même culture, de même religion et avec qui, parfois, il partage un pan de son histoire, sans qu’il ait besoin d’avoir le quitus de celui-ci et l’aval de celui-la. C’est la marque indélébile qui restera de cette autre journée d’indépendance.
Sa caractéristique vient de la manière dont elle a été conduite. En effet l’arrivé de cette haute personnalité que certaines niaiseries médiatiques et égocentriques ont pu qualifier, ici et ailleurs, d’‘‘encombrante’’ se passe à un moment où, parallèlement, nous recevons dans nos murs, en toute liberté et volontariste, des pays qui sur le plan international n’ont pas, nécessairement, les meilleures relations du monde avec elle. Cela ne fait que souligner le caractère de souveraineté de la décision du président de l’Union.
A ce égard, il faut, en effet, ‘‘rendre à Moussa Foumou, ce qui appartient à Moussa Foumou’’, pour paraphraser un adage célèbre : cette indépendance d’esprit et d’action est une chose nouvelle et, à la limite, jusque là unique chez des autorités politiques comoriennes trop systématiquement enclin à aller demander à gauche et à droite, ‘‘l’autorisation de se rendre au toilette’’ (passez moi l’expression), comme on dit sous nos cieux. Ouvrir les Comores à l’Iran de Ahmednejad tout en invitant l’Amérique d’Obama, sans complexe, est la marque d’un pays qui grandit et qui fonde sa coopération avec le monde au mieux des intérêts de son peuple.
On peut reprocher – peut-être avec raison – au Fundi national de ne pas se préoccuper suffisamment de notre bien pénible vie au quotidien ; on peut lui reprocher – pourquoi pas – de faire un peu trop souvent du clanisme familial une voie d’accès à la gestion des Affaires de l’Etat, ou encore – sans doute avec raison – de passer le plus clair de son temps à tirer à boulets rouges sur ces ministres et directeurs d’entreprise d’Etat trop souvent inefficaces, tout en les laissant continuer tranquillement leurs bien mauvais œuvres ; mais on ne peut lui refuser son indépendance d’esprit, sa fermeté et la confiance inébranlable dans ses propres choix et convictions.
Pour ces valeurs si rares sous nos cieux politiciens, on n’est bien obligé de mettre chapeau bas en priant un Yasin que ceux qui viendront après lui…
Madjuwani Hassani
madjuwani@gmail.com
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